mardi 20 novembre 2012

Baruch Spinoza ou Bento de Espinosa ou Benedictus de Spinoza








Baruch Spinoza, également connu sous les noms de Bento de Espinosa ou Benedictus de Spinoza, né le 24 novembre 1632 à Amsterdam, mort le 21 février 1677 à La Haye, est un philosophe néerlandais dont la pensée eut une influence considérable sur ses contemporains et nombre de penseurs postérieurs.
Source (et suite) du texte : wikipedia

"Le sang de Spinoza coule dans mes veines" Nietzsche


Bibliographie :
- Oeuvres complètes, Ed. Gallimard, La Pléiade, 1955.
comprenant :
- Court traité de Dieu, de l'homme et de la béatitude (vers 1660, découvert en 1852)
- Traité de la réforme de l'entendement (1661, publié en 1677)
- Principes de la philosophie de Descartes (1663)
- Pensées métaphysiques (1663)
- Traité Théologico-Politique (1670)
- Éthique (publié en 1677)
- Traité politique (publié en 1677)
- Abrégé de grammaire hébraïque (publié en 1677)
- 84 Lettres
Disponibles aussi en collections de poche.
Etudes : voir wikipedia
En ligne :
- l'Ethique, trad. Sasset (1842) : wikisource / trad. Appuhn : hyper Spinoza (RTF)
- Autres textes : wikisource / hyper Spinoza
Sites dédiés :
hyper Spinoza / AAS (Association des Amis de Spinoza) / Spinoza et nous (...)
Voir aussi les pages : Cogito selon Spinoza / Le bonheur selon Spinoza / Spinoza (tag)



ETHIQUE
PARTIE 1, DE DIEU -
DÉFINITIONS
I - Par cause de soi j'entends ce dont l'essence enveloppe l'existence, c'est-à-dire ce dont la nature ne peut être conçue que comme existante.
II - On dit qu'une chose est finie en son genre quand elle peut être limitée par une autre chose de même nature. On dit qu'un corps, par exemple, est fini parce que l'on peut toujours concevoir un corps plus grand. De même une pensée est limitée par une autre pensée. Mais un corps n'est pas limité par une pensée, ni une pensée par un corps.
III - Par substance j'entends ce qui est en soi et est conçu par soi, c'est-à-dire ce dont le concept n'exisge pas le concept d'une autre chose, à partir duquel il devrait être formé.
IV - Par attribut j'entends ce que l'entendement perçoit d'une substance comme constituant son essence.
V - Par mode j'entends les affections d'une substance, c'est-à-dire ce qui est en autre chose, par quoi en outre il est conçu.
VI - Par Dieu j'entends un être absolument infini, c'est-à-dire une substance constituée par une infinité d'attributs, chacun d'eux exprimant une essence éternelle et infinie.
(...)
PROPOSITION 8
Toute substance est nécessairement infinie. 
DÉMONSTRATION
La substance d'un certain attribut ne peut exister que comme substance unique (par la Prop. 5) et il appartient à sa nature d'exister (par la Prop. 7). Il sera donc dans sa nature d'exister ou comme finie, ou comme infinie. Mais elle n'existera pas comme finie. Car (par la Déf. 2) elle devrait être limitée par une autre de même nature, qui devrait aussi exister nécessairement (par la Prop. 7), et par suite deux substances de même attribut seraient données, ce qui est absurde (par la Prop. 5). Elle existe donc comme infinie.
(...)
PROPOSITION 11
Dieu, c'est-à-dire une substance constituée par une infinité d'attributs, dont chacun exprime une essence éternelle et infinie, existe nécessairement. 
(...)
PROPOSITION 13
Une substance infinie est indivisible. 
(...)
PROPOSITION 14
En dehors de Dieu, aucune substance ne peut ni être donnée ni être conçue. 
(...)
COROLLAIRE 1
De là il suit très clairement : 1) que Dieu est unique, c'est-à-dire (par Déf. 6) que dans la Nature il n'existe qu'une seule substance et qu'elle est absolument infinie, comme nous l'avons déjà indiqué dans le Scolie de la Proposition 10.
(...)
PROPOSITION 15
Tout ce qui est, est en Dieu, et rien sans Dieu ne peut ni être ni être conçue.

(...)

APPENDICE
Par les analyses précédentes, j'ai expliqué la nature de Dieu et ses propriétés. Il existe nécessairement, il est unique, il est et il agit par la seule nécessité de sa nature, il est la cause libre de toutes choses, j'ai dit en quel sens, toutes choses sont en Dieu et dépendent de lui de telle sorte que sans lui, elles ne peuvent ni être ni êtres conçues, toutes choses, enfin, furent prédéterminées par Dieu, non pas certes par la liberté de sa volonté, c'est-à-dire son bon plaisir absolu, mais par sa nature absolue, c'est-à-dire sa puissance infinie. (...)

PARTIE IV, DE LA SERVITUDE HUMAINE -
Aussi, la raison ou la cause, par laquelle Dieu ou la Nature agit, et celle par laquelle il existe sont une seule et même chose.  (...)

PARTIE V, DE LA LIBERTÉ HUMAINE -
(...)
PROPOSITION 42 [dernière proposition de l'Ethique]
La Béatitude n'est pas la récompense de la vertu, mais la vertu même, et nous n'en éprouvons pas la joie parce que nous réprimons nos désirs sensuels, c'est au contraire parce que nous en éprouvons la joie que nous pouvons réprimer ces désirs.
DÉMONSTRATION
La Béatitude consiste dans l'Amour envers Dieu (selon la Prop. 36 et son Scol.), Amour qui nait du troisième genre de connaissance (par le Corol. de la Prop. 32), (...)
SCOLIE
(...) Mais le sage au contraire, en tant que tel, est à peine ému, il est conscient de soi, de Dieu et des choses par une sorte de nécessité éternelle, et, ne cessant jamais d'être, il jouit toujours au contraire de la vraie satisfaction de l'âme. Si la voie dont j'ai montré qu'elle conduit à ce but semble bien escarpée, elle est pourtant accessible. Et cela certes doit être ardu qu'on atteint si rarement. Comment serait-il possible en effet, si le salut était tout proche et qu'on put le trouver sans grand travail, qu'il fut négligé par presque tous ? Mais tout ce qui est précieux est aussi difficile que rare.
Extrait de : Ethique (trad. Robert Misrahi)
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Autres émissions :
L'Ethique de Spinoza par Gilbert Deleuze / textes
Spinoza l'Epicurien par Michel Onfray



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