samedi 18 mai 2019

Vesak

MAJ de la page : Les Chemins du bouddhisme / Bouddhisme

Lumbini, Népal, lieu de naissance officiel du Buddha historique

L'anniversaire de Siddhartha Gautama (Bouddha) est une fête traditionnelle du bouddhisme. Au-delà de la seule célébration de la naissance du Bouddha historique, Vesak célèbre les trois grandes étapes de son existence : sa naissance, son éveil (Bodhi) et sa mort (Parinirvana).
Vesak est le plus souvent célébré à la pleine lune de mai [18 mai 2019], plus rarement dans les premiers jours du mois de juin, dans le calendrier grégorien. La date précise varie cependant selon les années et les pays considérés.
Il est traditionnellement célébré dans l'Asie de l'Est le 8e jour du 4e mois du calendrier lunaire chinois. C'est un jour de fête officiel à Hong Kong, à Macao et en Corée du Sud.
Source (et suite) du texte : wikipedia


Si les coutumes diffèrent d’un pays à l’autre, la lumière joue invariablement un rôle central dans la fête de Vesak. Ainsi, au Sri Lanka, pour représenter l’éveil du Bouddha, on allume des lampions dans toutes les maisons, alors qu’en Corée les fidèles les disposent dans les arbres. En Thaïlande, des processions aux lanternes sont organisées par les laïques qui tournent trois fois autour des pagodes. Vesak est d’abord une fête religieuse; mais elle est aussi pour les familles l’occasion de se retrouver.
Source (et suite) du texte : Calendrier des religions


Temple de Borobudur, Indonesia

« La Naissance du bouddhisme », un film de Christophe Boula et Pascal Zabus
tourné en Inde et au Népal et diffusé en quatre parties (2008) :



Lumbini : la naissance du prince Siddharta



Bodhgaya : l’Eveil du Bouddha



Sarnath : le 1er enseignement du Bouddha



Kushinagar : le pari nirvana du Bouddha







France culture, Les Chemins de la Connaissance
Les monde du Buddha (6-10 décembre 2004)
(1/5) Les routes du bouddhisme avec Philippe Cornu
(2/5) Inde, berceau de l'éveillé avec Véronique Crombé
(3/5) Satori à Paris avec Eric Romuluère
(4/5) Au pays des neiges avec Jean Paul Ribes
(5/5) La modernité avec Paul Namia et Philippe Cornu



Histoire du Bouddhisme par Olivier Germain-Thomas (France culture, 2007)
(1/15) La vie du Bouddha
Suite : Playlist Resonance



Bouddha (vers 566-486 av. J.C.), Une vie, une oeuvre (France culture, 2013)
 

S'adapter à une société malade ?

MAJ de la page : Barbara Stiegler



Barbara Stiegler, philosophe, S'adapter à une société malade ?

"Ce n’est pas un gage de bonne santé que d’être bien intégré dans une société profondément malade". Jiddu Krishnamurti

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Acte 27 des Gilets jaunes :  «On a eu des gazages sans aucune raison» (18 mai 2019)
Lire aussi : À Reims, une femme tombe au passage des policiers, BFMTV suspend l’image, 18 mai 2019, Sputniknews /


Lire aussi : Les gaz lacrymogènes : dangereux pour la santé, mais... silence d’État !, par Nicolas de la Casinière (Reporterre), 15 mars 2018 / Ce qu’il faut savoir sur les lacrymo, Desarmons-les, 6 avril 2019 /
Exigeons l'amnistie des gilets jaunes : Signez la pétition 



Gilets jaunes, La révolte inattendue (RT, 17 mai 2019)
 

L'Europe, des origines au temps présent



De Gaulle et l'Europe (INA)
Alors, il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politiques autrement que sur des réalités. Bien entendu on peut sauter sur sa chaise, comme un cabri en disant : l'Europe, l'Europe,  l'Europe, mais ça n'aboutit à rien.

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Coralie Delaume, Union Européenne pour ou contre ? (Thinkerview, 10 mai 2019)



Coralie Delaume, Pierre Manent, Le projet européen de Macron est-il mort ? (23 décembre 2019)



François Boulo, L'article 50 est-il un piège ? (16 mai 2019)

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François Asselineau, Les origines cachées de l'Union européenne (2014)



Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris 7, Denis Diderot, Des origines de l'UE au temps présent (8 avril 2019)

Lire aussi : « Philippe de Villiers n’a pas le droit de falsifier l’histoire de l’UE au nom d’une idéologie » [article du Monde et réponse de Philippe de Villiers], Les Crises, 18 mai 2019 / Europe : Guy Mettan sur Maire, Proche et Moyen Orient, 13 mai 2019 /
A propos des livres :
Philippe de Villers, J'ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu, Ed. Fayard, 2018
Guy Mettan, Le continent perdu. Plaidoyer pour une Europe démocratique et souveraine, Ed. des Syrtes, 2019

La réponse de Philippe de Villiers aux historiens
« Un collectif d’universitaires a publié dans Le Monde daté du 28 mars une tribune en riposte à mon dernier livre, J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu. Il le qualifie de « complotiste », tout en expliquant que les pièces inédites que je publie seraient bien connues, et m’attaque pour des propos que je n’ai pas tenus. Ce faisant, il reprend la ligne de la note officielle que vient de diffuser la Commission européenne contre mon livre. Où est donc passé le professeur libre d’esprit et de plume ? Où se cache-t-il, parmi les titulaires des 500 chaires Jean Monnet, 1 500 séminaires et autres modules subventionnés, celui dont les travaux ne reflètent pas la position de Bruxelles ? Sans soutien institutionnel, une idéologie ne tient pas. J’affirme, moi, que les crises multiples, la montée d’un climat insurrectionnel et la désunion européenne d’aujourd’hui sont le résultat d’un déni historique.
On m’invente d’abord des propos. Je n’ai ainsi jamais écrit que la construction européenne serait d’inspiration nazie. Je dis que le choix de faire l’Europe par l’intégration plutôt que par la coopération était celui exigé par le département d’Etat américain. Il fut porté avec conviction par trois personnalités – Monnet, Schuman et Hallstein – qui avaient pour points communs de haïr De Gaulle, de vouloir une Europe postnationale et atlantiste et de s’être diversement compromis avant 1945.
De même, je n’ai jamais dit que Hallstein avait eu sa carte au parti nazi. J’affirme en revanche qu’il a bien volontairement et précocement adhéré à la Ligue nazie des enseignants et à la Fédération des juristes nazis. Il a collaboré avec le ministre Hans Frank à la nazification juridique, au rapprochement avec le droit fasciste et aux bases d’un Reich européen. Enfin, et contrairement à la plupart de ses collègues, il fut choisi comme officier instructeur en national-socialisme, sorte de commissaire politique dans la Wehrmacht. Où sont-ils, les indignés ? Pourquoi a-t-il été sélectionné pour être « rééduqué » à Fort Gettyen 1945, être nommé recteur à Francfort en 1946, négocier les traités puis présider la Commission ?
Les cosignataires expliquent ensuite que mon livre n’apporte, à leurs yeux, rien de nouveau. Pour ma part, j’ignorais que certains articles des traités de Paris et de Rome avaient été rédigés à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. J’ignorais que le choix des présidents de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), d’Euratom et de la Communauté économique européenne (CEE) était validé à Washington. J’ignorais que c’est une agence américaine qui servit de modèle à la Haute Autorité devenue la Commission, ou que la méthode Monnet des « petits pas » avait été inventée par l’école fonctionnaliste américaine.
J’ignorais qu’un autre récit des origines de l’intégration européenne se nichait dans une vingtaine de boîtes d’archives conservées en Californie, dans le Missouri et en Suisse. J’ignorais que la Fondation Ford faisait autre chose que de la philanthropie et qu’il existât un American Committee for United Europe ouvertement dirigé par les patrons de la CIA, finançant diverses opérations en Europe jusqu’en 1960. J’ignorais que les Mémoires de Monnet n’étaient pas de Monnet et résultaient d’une commande d’outre-Atlantique.
J’ignorais que M. Schuman, contrairement à de très nombreux Lorrains, dont ceux de ma propre famille, s’était toujours trompé de camp, en 1914 comme en 1940. J’ignorais que Jean Monnet avait été d’abord un banquier d’affaires, sauvé de plusieurs faillites par ses amis de Wall Street, ou qu’il s’était marié à Moscou au moment des purges staliniennes. J’ignorais qu’il avait tenté d’empêcher l’appel du 18 juin à la BBC et recommandé, dans une note au conseiller de Roosevelt, en 1943, de « détruire De Gaulle ». J’ignorais que deux de ses collaborateurs avaient trouvé la panoplie sémantique de la supranationalité à Uriage, sous Vichy. J’ignorais décidément tout ce qu’une historiographie officielle avait oublié de nous dire.

La simplicité d'accès au Soi



Pelican Learns To Fly (GoPro, 2014)

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MAJ de la page : José Le Roy / Douglas Harding



José Le Roy : La simplicité d'accès au Soi d'après Ramana Maharshi et Douglas Harding (11 mai 2019)



Serge Durand et José Le Roy (29 avril 2019)



José Le Roy : Temps et éternité chez Spinoza, Ramana Maharshi, Eckhart et Harding (28 février 2019)



José Le Roy : Qu'est-ce que l'éveil ? (27 mars 2019)



José Le Roy : Commencer par l'éveil (4 janvier 2019)



José Le Roy : Une voie directe vers l'éveil (23 décembre 2018)

Autres vidéos : Chaine Youtube
Blog : Eveil et philosophie

Bien que de plus en plus de personnes s'intéressent aujourd'hui à la méditation, au bouddhisme, au yoga, l'éveil demeure encore largement ignoré dans notre culture contemporaine. Pourtant l'éveil spirituel (appelé nirvana, satori, illumination, moksha, etc.) est le but ultime des traditions spirituelles d'Orient ou d'Occident. Il est censé apporter une connaissance de l'absolu et une vie de béatitude et de paix. Les plus grands maîtres et les plus grands textes de l'humanité en parlent depuis des millénaires. Mais qu'est-ce que l'éveil spirituel ? Comment le définir ? À quoi correspond-il ? Est-il un mythe, une légende, une illusion ? Ou correspond-il vraiment à une réalité ?
Pour répondre à ces questions, José Le Roy s'appuie sur de nombreux témoignages de personnes ayant connu un tel basculement de la conscience, ainsi que sur les textes des grandes traditions spirituelles. Il s'intéresse aussi à ce que les neurosciences, la psychologie et la philosophie occidentale nous disent de l'éveil. Pour l'auteur, l'éveil n'est pas destiné uniquement à des personnes exceptionnelles, mais il est le développement naturel des facultés de l'esprit humain. L'éveil spirituel change la vie en profondeur ; il apporte une liberté et une paix nouvelles, il nous ouvre à la compassion. L'éveil pourrait être la solution à bien des problèmes qui menacent aujourd'hui l'humanité en nous faisant découvrir une vie au-delà de l'égoïsme. Ce livre est la première étude générale sur l'éveil spirituel.
" L'éveil est un événement, la plus colossale et la plus décisive des révolutions que puisse connaître le "dedans' d'un homme. " Stephen Jourdain
Quatrième de couverture
José Le Roy, L'Eveil spirituel, Ed. Almora, 2018
Autres livres : Bibliographie (Almora)
 

Le Bonheur était pour demain

Même au fin fond des Pyrénées, il pleut du plastique
Par Tristan Vey, le 23/04/2019 - Le Figaro


Des chercheurs ont retrouvé 365 particules de microplastiques par jour et par mètre carré dans une station météorologique reculée des Pyrénées. Preuve que la pluie et la neige peuvent les transporter sur de grandes distances.

Il pleut du plastique. Littéralement. Partout. Tout le temps. Des centaines de microplastiques retrouvés quotidiennement dans une zone reculée des Pyrénées françaises le prouvent, rapporte ainsi une étude parue la semaine dernière dans Nature Geoscience.
Source (et suite) du texte : Le Figaro

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LA GRANDE TABLE IDÉES  par Olivia Gesbert
Ecologie : pourquoi la technologie ne nous sauvera pas ? 15/05/2019
avec Philippe Bihouix, ingénieur centralien, membre du conseil d’administration de l’Institut Momentum
auteur de : Le Bonheur était pour demain. Les rêveries d'un ingénieur solitaire. Ed. du Seuil, 2019

Pendant des siècles, les chantres du progrès par la technique et la science appliquée ont promis à l’humanité le bonheur pour demain, ou au plus tard après-demain. L’emballement numérique, la perspective de technologies « révolutionnaires » ou « disruptives », les limites sans cesse repoussées, les annonces tonitruantes de milliardaires high-tech ont redonné un nouveau souffle aux promesses d’un monde technologique meilleur, d’abondance et de bonheur pour tous, de l’immortalité à la conquête spatiale, en passant par les énergies « propres » et la capacité à « réparer » une planète bien fatiguée.
Non content de tailler en pièces ce « technosolutionnisme » béat, du passé comme du présent, ignorant les contraintes du monde physique et de ses ressources limitées, l’auteur questionne aussi les espoirs de changement par de nouveaux modèles économiques plus « circulaires » ou le pouvoir des petits gestes et des « consomm’acteurs », face aux forces en présence et à l’inertie du système.
Une fois balayées les promesses mystificatrices ou simplement naïves, rien n’empêche de rêver, mais les pieds sur terre : nous pouvons mettre en œuvre, dès maintenant et à toutes les échelles, une foule de mesures salutaires.
Et si, finalement, le bonheur était bien pour demain ?
Quatrième de couverture




Philippe Bihouix : Prophète de l’apocalypse ? (Thinkerview, 14 mai 2019)
   

Macronpette



Marc Endeweld, La face cachée du système Macron (Le Média, 13 mai 2019)
Auteur de : Le grand manipulateur, Ed. Stock, 2019

Tout s’est joué au cours de la campagne présidentielle.
Pour gravir la plus haute marche du pouvoir sans carrière politique, ni même un parti derrière lui, Emmanuel Macron a utilisé les réseaux plus ou moins avouables de la République… Lobbys divers et variés, agents d’influence, communicants rois, “intermédiaires”, barbouzes, barons locaux et loges franc-maçonnes. Tous se sont empressés.
Le candidat puis le président les a accueillis avec un large sourire, utilisés, parfois manipulés et ensuite souvent oubliés.
Quatrième de couverture




Jeremy Lecomte, Macronpette elle est crô chouet... (12 mai 2019)
Lire aussi : « Main basse sur nos forêts », le nouveau livre de la collection Reporterre, par Gaspard d’Allens, 16 mai 2019 / Sites classés : le gouvernement veut ouvrir la voie au béton, par Marie Astier, Reporterre, 11 mai 2019


Une loi contre la haine anti-macron ?  
9 mai 2019 - La Quadrature du net


Il y a 6 semaines, la députée En Marche Laetitia Avia déposait une proposition de loi « contre la haine sur Internet ». Sa mesure phare est d’exiger des grandes plateformes qu’elles suppriment en 24 heures les propos de nature « haineuse » et « manifestement » illicites que leur signaleront le public ou la police, sous peine d’une amende de 4% de leur chiffre d’affaire.

Le but est purement et simplement de remplacer la justice publique par Facebook, Google et Twitter, en les laissant seuls maîtres de ce qui peut ou non être dit sur le Web. C’était déjà exactement la démarche prise dans le règlement antiterroriste récemment adopté en première lecture au Parlement européen (lire notre bilan sur ce texte).

Avant de quitter le secrétariat d’État au numérique, Mounir Mahjoubi actait déjà aux côtés de Marlène Schiappa cette alliance de l’État dans les bras de Facebook, présenté comme héros de l’Internet à la sagesse duquel nous devrions évidemment tous nous soumettre ! (lire notre analyse) Son successeur, Cédric O, n’a manifestement rien à redire à la trahison opérée par cette loi « anti-haine ». L’ensemble des députés brillent aussi par un silence coupable.

De son côté, le ministère de la justice, entièrement humilié et mis de côté dans ce grand chantier, vient de lancer son chant du cygne. Dans une circulaire publiée en avril dernier, il appelle à recourir davantage au juge pour lutter contre la haine en ligne, dénonçant l’ « usage abusif » pouvant être fait des « dispositions permettant d’engager la responsabilité des acteurs d’Internet ». En effet, alors que le gouvernement propose de contourner le juge pour gagner en « efficacité », cette circulaire constate que le ministère public ne saisit que bien trop peu la justice dans ces affaires.

Alors pourquoi confier la mission de justice à Facebook et Google, leur donnant autant de légitimité et de pouvoirs alors même qu’ils n’ont de cesse de violer la loi, de mentir et de détruire notre écosystème numérique ? L’analyse du règlement antiterroriste, qui repose sur la même volonté politique, donne une première piste : la notion européenne de « terrorisme » est tellement vague que ce règlement pousserait notamment Facebook et Google à censurer largement les revendications des mouvements sociaux (voir notre analyse appliquée aux gilets jaunes, dont les propos en ligne pourraient tomber sous la censure « anti-terroriste »).


Quand la police demande aux géants de défendre Macron
Un autre événement, cette fois-ci en matière de « haine », est encore plus éclairant : en début d’année, nos amis de NextInpact révélaient que la police française avait signalé à Google une caricature présentant Emmanuel Macron et son gouvernement sous les traits du dictateur Pinochet et de ses proches. Nous avons fait une demande CADA à la police pour comprendre les raisons de ce signalement et venons d’en recevoir la réponse.
Source (et suite) du texte : La Quadrature du net

Lire aussi : Macron et Zuckerberg : les dessous de leur croisade contre les “fake news”, par Arnaud Benedetti, Valeurs actuelles, le 13 mai 2019 / La France accueille «l’Appel de Christchurch» pour intensifier la censure de l’Internet, par Will Morrow, WSWS, 17 mai 2019 /
17 ONG dénoncent les menaces de poursuites contre des journalistes enquêtant sur les armes françaises au Yémen, Ligue des Droits de l'Homme, 14 mai 2019




Lire aussi : Le cofondateur de Facebook appelle au démantèlement de l'entreprise. Une tribune qui fait mal, par Michel Beck, Les Numériques, le 10 mai 2019 /


Il est admis que 1984 et La Ferme des animaux d'Orwell permettent de penser les dictatures du XXe siècle. Je pose l'hypothèse qu'ils permettent également de concevoir les dictatures de toujours.
Comment instaurer aujourd'hui une dictature d'un type nouveau ?
J'ai pour ce faire dégagé sept pistes : détruire la liberté ; appauvrir la langue ; abolir la vérité ; supprimer l'histoire ; nier la nature ; propager la haine ; aspirer à l'Empire. Chacun de ces temps est composé de moments particuliers.
- Pour détruire la liberté, il faut : assurer une surveillance perpétuelle ; ruiner la vie personnelle ; supprimer la solitude ; se réjouir des fêtes obligatoires ; uniformiser l'opinion ; dénoncer le crime par la pensée.
- Pour appauvrir la langue, il faut : pratiquer une langue nouvelle ; utiliser le double langage ; détruire des mots ; oraliser la langue ; parler une langue unique ; supprimer les classiques.
- Pour abolir la vérité, il faut : enseigner l'idéologie ; instrumentaliser la presse ; propager de fausses nouvelles ; produire le réel.
- Pour supprimer l'histoire, il faut : effacer le passé ; réécrire l'histoire ; inventer la mémoire ; détruire les livres ; industrialiser la littérature.
- Pour nier la nature, il faut : détruire la pulsion de vie ; organiser la frustration sexuelle ; hygiéniser la vie ; procréer médicalement.
- Pour propager la haine, il faut : se créer un ennemi ; fomenter des guerres ; psychiatriser la pensée critique ; achever le dernier homme.
- Pour aspirer à l'Empire, il faut : formater les enfants ; administrer l'opposition ; gouverner avec les élites ; asservir grâce au progrès ; dissimuler le pouvoir.
Qui dira que nous n'y sommes pas ?
Quatrième de couverture
Michel Onfray, Théorie de la dictature, Ed. Robert Laffont, mai 2019

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Raphaël Glucksmann, ancien candidat déclaré d'Alternative Libérale (Les Crises, mai 2019)
Lire aussi : Raphaël Glucksmann, ancien candidat déclaré d’Alternative Libérale (et il n’assume pas du tout…), Les Crises, 17 mai 2019Un autre Macron est possible, par Pierre Rimbert, Le Monde diplomatique, décembre 2018
 
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