vendredi 24 mars 2017

Prendre soin de soi, des autres et du monde

MAJ de la page : Françoise Bonardel



Les Discussions du soir par Leili Anvar
Prendre soin de soi, des autres et du monde (22.03.2017)
Avec Françoise Bonardel : professeur de Philosophie à l'Université Paris I.

Prendre soin de soi - enjeux et critiques d'une nouvelle religion du bien-être, Ed. Almora, 2016
Héritée des Grecs, puis remise à l’ordre du jour par des philosophes contemporains comme Pierre Hadot (1922-2010) et Michel Foucault (1926-1984), l’idée que tout être humain ait à prendre soin de lui-même est devenue centrale aujourd’hui, en témoigne la pensée américaine du «care». Mais que signifie «prendre soin de soi-même» ? Retrouver le calme, se sentir en sécurité, redécouvrir son corps, développer sa créativité et pourquoi pas renouer avec le sacré ? Le but de l’ouvrage est de donner une assise philosophique, psychologique et spirituelle à ce besoin de «soin». Françoise Bonardel nous rappelle que ce soin à soi-même était déjà présent dans la philosophie antique et elle nous dresse le développement de la notion jusqu’à l’époque moderne. Elle se demande aussi si cet intérêt à soi ne cache pas finalement un égoïsme voire une forme de dandysme ; elle s’attache donc à nous montrer comment entretenir ce réel souci de soi dans le quotidien et notamment dans les périodes de crise. L’auteur ouvre enfin la question du soin de soi à la dimension religieuse et sacrée ; pour les mystiques cette expression de soin de soi-même revient à inscrire son devenir dans un processus de transformation et de maturation jusqu’à une ouverture vers la splendeur du Grand Soi. Ce livre nous présente pour la première fois en français une perspective complète et pratique sur le soin de soi-même.
Quatrième de couverture
Commande sur Amazon : Prendre soin de soi : Enjeux et critiques d'une nouvelle religion du bien-être
  

Lettre au général « X »

MAJ de la page : La sagesse du Petit Prince

“Je hais mon époque de toutes mes forces” (par Antoine de Saint-Exupéry) 
21 mars 2017 - Le Partage


Ci-après, les derniers écrits connus d'Antoine de Saint-Exupéry. D'abord, quelques extraits de sa lettre au général X [lettre intégrale en fin de page] qu'il écrivit le 30 juillet 1944. Le lendemain, 31 juillet 1944, il est abattu au combat au-dessus de la Méditerranée.

[…] Ceci est peut-être mélancolique, mais peut-être bien ne l’est-ce pas. C’est sans doute quand j’avais vingt ans que je me trompais. En Octobre 1940, de retour d’Afrique du Nord où le groupe 2 – 33 avait émigré, ma voiture étant remisée exsangue dans quelque garage poussiéreux, j’ai découvert la carriole et le cheval. Par elle l’herbe des chemins. Les moutons et les oliviers. Ces oliviers avaient un autre rôle que celui de battre la mesure derrière les vitres à 130 kms à l’heure. Ils se montraient dans leur rythme vrai qui est de lentement fabriquer des olives. Les moutons n’avaient pas pour fin exclusive de faire tomber la moyenne. Ils redevenaient vivants. Ils faisaient de vraies crottes et fabriquaient de la vraie laine. Et l’herbe aussi avait un sens puisqu’ils la broutaient.

Et je me suis senti revivre dans ce seul coin du monde où la poussière soit parfumée (je suis injuste, elle l’est en Grèce aussi comme en Provence). Et il m’a semblé que, toute ma vie, j’avais été un imbécile…

Tout cela pour vous expliquer que cette existence grégaire au cœur d’une base américaine, ces repas expédiés debout en dix minutes, ce va-et-vient entre les monoplaces de 2600 chevaux dans une bâtisse abstraite où nous sommes entassé à trois par chambre, ce terrible désert humain, en un mot, n’a rien qui me caresse le cœur. Ça aussi, comme les missions sans profit ou espoir de retour de Juin 1940, c’est une maladie à passer. Je suis “malade” pour un temps inconnu. Mais je ne me reconnais pas le droit de ne pas subir cette maladie. Voilà tout. Aujourd’hui, je suis profondément triste. Je suis triste pour ma génération qui est vide de toute substance humaine. Qui n’ayant connu que les bars, les mathématiques et les Bugatti comme forme de vie spirituelle, se trouve aujourd’hui plongée dans une action strictement grégaire qui n’a plus aucune couleur.

On ne sait pas le remarquer.

[…] Aujourd’hui nous sommes plus desséchés que des briques, nous sourions de ces niaiseries. Les costumes, les drapeaux, les chants, la musique, les victoires (il n’est pas de victoire aujourd’hui, il n’est que des phénomènes de digestion lente ou rapide), tout lyrisme sonne ridicule et les hommes refusent d’être réveillés à une vie spirituelle quelconque. Ils font honnêtement une sorte de travail à la chaîne. Comme dit la jeunesse américaine, “nous acceptons honnêtement ce job ingrat” et la propagande, dans le monde entier, se bat les flancs avec désespoir.

Le scandale originel

Scandales
Par Jacques Sapir, le 22 mars 2017 - RussEurope


La démission de Bruno Le Roux vient conclure un quinquennat qu’avait inauguré la démission de Jérôme Cahuzac. Un scandale de plus, après l’affaire Thévenoud et quelques autres ; un scandale de trop. On dira qu’il était normal que le roux vire au marron. Mais n’oublions pas que l’homme était ministre de l’intérieur, un poste décisif dans les circonstances actuelles.

Alors qu’il ne reste plus que quelques semaines à vivre à ce gouvernement, le voici à nouveau éclaboussé par ce qui aura été décidément la marque de fabrique du quinquennat de François Hollande : le mensonge, la rapine, le goût de l’argent et le mépris du peuple.

L’exemple vient de haut

Car, l’exemple vient de haut. Le Président de la République ne s’est jamais complètement relevé de l’incident des « sans dents », lui qui n’hésitait pas à jeter des beefsteaks à la poubelle quand ils ne lui convenaient pas. Ces incidents furent révélés par son ancienne compagne, certes toute à la colère d’une femme outragée, mais elle n’eut pas à noircir le tableau.

Oui, l’exemple vient de haut, et l’on s’en est rendu compte avec la publication, en 2016 du livre « Un Président ne devrait pas dire ça »[1], qui révélait un homme vantard et faible à la fois, tenant des propos plein de mépris en privé pour les couvrir de la plus hypocrites bien-pensance dès qu’il était en public. Ce livre surtout révélait en François Hollande un homme plus soucieux de paraître que d’être, un homme plus intéressé par les discussions avec les journalistes que par les taches de l’Etat.

Le scandale originel

Ce nouveau scandale conclut donc le quinquennat. Mais, il n’est que le prolongement logique, quoique anecdotique, d’un autre scandale. Elu pour combattre la « finance », François Hollande s’est fait son plus fidèle serviteur. Elu sur le projet d’une renégociation du traité dit « Merkozy » (Merkel-Sarkozy), il n’a eu de cesse, à peine élu, de le faire ratifier sous la forme du TSCG. Dans Le Roi s’amuse, Victor Hugo fait dire à Triboulet, le bouffon du Roi « Sire, je ne viens pas redemander ma fille/Quand on n’a plus d’honneur/On n’a plus de famille.. ». Il y a là une terrible vérité. Quand les hommes politiques n’ont plus d’honneur, et l’honneur ici est de servir le bien commun et la communauté nationale, ils n’ont plus de probité.

On perçoit mieux, alors, le rôle fondamental de la souveraineté. Elle lie les dirigeants à leur peuple, elle leur confère le pouvoir mais elle les oblige aussi à la responsabilité devant ce même peuple. C’est cela le sens très profond de la souveraineté, sens qui s’exprime de manière particulièrement évidente dans la forme moderne prise par ce principe de souveraineté populaire. Mais François Hollande n’est même pas Triboulet, et ses saillies ne font rire que ses obligés.

François Hollande, comme Nicolas Sarkozy avant lui, a mis la souveraineté du peuple à l’encan. Et c’est là la racine profonde, la racine cachée, mais la racine évidente des multiples scandales qui ont entaché les quinquennats de l’un comme de l’autre.

Clarification

François Hollande, devant son bilan désastreux, a décidé de ne pas se représenter. Mais, aujourd’hui, il fait tout pour favoriser celui qui est son héritier réel, même s’il n’est pas son héritier politiquement légitime : Emmanuel Macron. Ce dernier fait partie du sérail hollandiste depuis des années, comme conseiller d’abord, ministre ensuite. Il porte une large part de responsabilité dans la politique économique catastrophique de François Hollande, une politique qui a mis le chômage au plus haut. Son élection signifierait la répétition des mêmes maux, mais aussi des mêmes scandales. Il n’y a qu’à voir la nature de ses soutiens politiques. Est-ce cela que les français veulent ?

Commencé par un scandale, ce quinquennat fut fondé sur un scandale et il s’achève par un scandale. Au moins, les choses sont claires…

[1] Davet G. et Lhomme F., Un Président ne devrait pas dire ça, Paris, Stock, 2016.

mercredi 22 mars 2017

Ali Akbar Khan : Raag Bhairavi



Ali Akbar Khan : Mother Goddess, Bhairavī.
Extrait de l'album : "Garden of dreams" (1993)



Ali Akbar Khan : Raga Bhairavi (Live in Amsterdam, 1985)



Ustad Ali Akbar Khan and Pandit Nikhil Banerjee Jugalbandi : Raag Bhairavi (1978)

Ali Akbar Khan, né le 14 avril 1922 au Bengale de l’Est (actuel Bangladesh) et mort le 19 juin 2009 à San Francisco1, était un musicien et compositeur indien de musique hindoustanie, et un joueur renommé de sarod. Il était considéré en Inde comme un trésor vivant. Il est le fils et l'élève d'Allauddin Khan.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Site officiel : Ali Akbar

En marche ! vers la ploutocratie

MAJ de la page : Macron (tag)

Lire sur Anticor (Contre la corruption. Pour l'éthique en politique) :
Patrimoine d’Emmanuel Macron : Anticor saisit la HATVP, le 13 mars 2017
Organisation de la French Tech Night : Anticor demande une enquête, le 8 mars 2017 

Sur Les Crises :
[MERCI !] Comportement “explicite” des journalistes face à Macron, le 22 mars 2017
[No News] La fausse “fausse affaire des trois millions évanouis” de Macron, le 20 mars 2017
Macron en pré-campagne en 2016 à Las Vegas (381 000 € d’argent public), le 15 mars 2017




Macron dans ses œuvres - extrait du débat (TF1, 20 mars 2017)
Débat des "grands" candidats en entier : Youtube (20 mars 2017)
Protestation d'un des "petits" candidats : Youtube (18 mars 2017)




Présidentielle 2017 : Tout savoir (ou presque) sur le parcours de Macron. (Trouble fait, 19 mars 2017)



Macron : candidat de la finance ? (Osons causer, 22 mars 2017)

* * *

Macron est-il dangereux ? 
Par Régis de Castelnau, le 15 mars 2017 - Vu du droit

Pour avoir bien connu toutes les élections présidentielles au suffrage universel depuis 1965, je reste quand même sidéré cette fois-ci, au spectacle de la campagne de la mère de toutes les batailles électorales sous la Ve République.

Malgré La catastrophe politique  Hollande, le traumatisme de l’agression terroriste, une situation économique terriblement dégradée et l’attitude d’élites déshonorées arc-boutées sur leurs privilèges, dans l’attente de l’échéance majeure, le peuple français a été d’un calme étonnant. Pas sûr qu’il le reste devant une telle confiscation du scrutin, à base de manipulations, d’instrumentalisations des services de l’État, et de propagande éhontée d’un appareil médiatique qui fait bloc. Et face à mobilisation acharnée de la caste, illustrée par la litanie des ralliements à Macron, et la publication par Libération du « mur des traîtres ». Tout doit être fait pour envoyer le télévangéliste à une deuxième place au premier tour qui lui ouvrirait le second contre Marine Le Pen. Et là, utiliser l’argument du barrage, le vieux « no pasaran » utilisé contre le FN depuis 30 ans avec le succès que l’on connaît.

Et pourtant, comment ne pas partager l’opinion de Frédéric Lordon, ou de Jacques Rancière quand il dit : « Si Marine Le Pen devait l’emporter, ça ne serait pas gai, bien sûr. Mais il faut en tirer les bonnes conclusions. La solution est de lutter contre le système qui produit Marine Le Pen, non de croire qu’on va sauver la démocratie en votant pour le premier corrompu venu. J’ai toujours en tête ce slogan de 2002 : « votez escroc pas facho ». Choisir l’escroc pour éviter le facho c’est mériter l’un et l’autre et se préparer à avoir les deux ».

Le pire étant d’être contraint maintenant de se poser la question de savoir qui, entre les deux probables qualifiés du second tour est le plus dangereux. Et  malheureusement c’est Emmanuel Macron qui décroche la timbale.

Pédophilie dans l'Eglise : le poids du silence

MAJ de la page : Pédocriminalité (tag)



Pédophilie dans l'Eglise : le poids du silence - (France 2, Cash Investigation, mars 2017)

Pendant près d'un an, l'équipe d'Elise Lucet, en partenariat avec Mediapart, a travaillé sur l'un des secrets les mieux gardés de l'Eglise de France, le fléau de la pédophilie, qui fait vaciller l'institution. Des religieux, condamnés, seraient toujours en activité, parfois même au contact d'enfants. L'enquête révèle que des hauts responsables de l'Eglise ont couvert certains agissements et protègent des prêtres accusés d'agressions sexuelles sur mineurs en les déplaçant de pays en pays, notamment en Afrique. Cash Investigation a cartographié ces exfiltrations internationales. L'équipe s'est rendue au Vatican, à la rencontre du pape François.
Source : FranceTV
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