samedi 22 juillet 2017

Le mythe de la singularité. Faut-il craindre l’intelligence artificielle ?

MAJ de la page : transhumanisme



Skynet, l'Eveil de la conscience artificielle (22 juillet 2017) - à partir de 10'
Avec Jean-Michel Truong, Psychologue, philosophe et écrivain
Jacques Pitrat, Ingénieur, spécialiste de l’intelligence artificielle, directeur de recherche émérite au CNRS
Blaise Mao, Rédacteur en chef adjoint du magazine Usbek & Rica

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Problème avec le lecteur : écouter sur France Culture

Les Discussions du soir par Antoine Garapon
Démythifier l'intelligence artificielle et ses prédictions apocalyptiques (22 juillet 2017)
Avec Jean-Gabriel Ganascia
A propos de son livre :
Le mythe de la singularité. Faut-il craindre l’intelligence artificielle ?, Ed. Seuil, 2017.

L'intelligence artificielle va-t-elle bientôt dépasser celle des humains ? Ce moment critique, baptisé " Singularité technologique ", fait partie des nouveaux buzzwords de la futurologie contemporaine et son imminence est proclamée à grand renfort d'annonces mirobolantes par des technogourous comme Ray Kurzweil (chef de projet chez Google !) ou Nick Bostrom (de la vénérable université d'Oxford). Certains scientifiques et entrepreneurs, non des moindres, tels Stephen Hawking ou Bill Gates, partagent ces perspectives et s'en inquiètent.
Menace sur l'humanité et/ou promesse d'une transhumanité, ce nouveau millénarisme est appelé à se développer. Nos machines vont-elles devenir plus intelligentes et plus puissantes que nous ? Notre avenir est-il celui d'une cybersociété où l'humanité serait marginalisée ? Ou accéderons-nous à une forme d'immortalité en téléchargeant nos esprits sur les ordinateurs de demain ?
Voici un essai critique et concis sur ce thème à grand retentissement par l'un de nos meilleurs experts des humanités numériques.

Jean-Gabriel Ganascia est professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie, où il mène des recherches sur l'intelligence artificielle au Laboratoire informatique de Paris 6 (LIP6). Il est président du comité d'éthique du CNRS et a publié divers ouvrages dont le précurseur L'Âme machine, au Seuil en 1990.

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La finance, ou le royaume des fake news ?



Philippe Béchade : la finance, ou le royaume des fake news ? (Radio Sputnik, 19 juillet 2017)
 

Non, l’antisionisme n’est pas un antisémitisme réinventé

Non, l’antisionisme n’est pas un antisémitisme réinventé
Par Sylvain Cypel, le 19 juillet 2017 - Orient XXI


« Nous ne céderons rien aux messages de haine, à l’antisionisme parce qu’il est la forme réinventée de l’antisémitisme ». On ne sait si, par ces mots, le président Emmanuel Macron a simplement espéré gagner opportunément les faveurs de Benyamin Nétanyahou, qu’il accueillait aux cérémonies de commémoration de la déportation des juifs parisiens en juillet 1942, ou s’il a énoncé une conviction plus profonde. Mais dans les deux cas, il a eu tort. Espérer séduire Nétanyahou en cédant à son verbe n’est qu’un leurre — demandez à Barack Obama ce qu’il en pense. Quant au fond, l’assimilation de l’antisionisme à une nouvelle mouture de l’antisémitisme est une erreur funeste. Cette assertion est l’une des clefs de voûte depuis des décennies de la hasbara, la communication israélienne. Et plus Israël s’enfonce dans la domination coloniale d’un autre peuple, les Palestiniens, plus l’assertion « antisionisme égal antisémitisme » est répétée pour stigmatiser quiconque critique cette domination.

En soi, la méthode consistant à délégitimer la critique en démonisant son auteur est vieille comme la politique. Ainsi Joseph Staline et ses émules assimilaient-ils toute critique du communisme soviétique à du « fascisme ». Si les fascistes étaient viscéralement anticommunistes, cela ne faisait pas de tous les contempteurs du régime soviétique des fascistes. Mais les staliniens continuaient à vilipender leurs adversaires, sans distinction, sous ce vocable infamant. Aujourd’hui, un Robert Mugabe, au Zimbabwe, qualifie régulièrement ses adversaires de « défenseurs de l’apartheid ». Que des racistes patentés figurent parmi les dénonciateurs de l’autocrate zimbabwéen est évident. Mais que tous soient des nostalgiques de la ségrégation raciale est une accusation délirante et dérisoire. On pourrait multiplier les exemples.

Il en va de même de l’idée selon laquelle l’antisionisme serait la version moderne de l’antisémitisme. D’abord parce que l’antisionisme n’est pas une idéologie très définie. Historiquement, il a consisté à récuser l’idée d’une solution nationaliste à la question juive. Aujourd’hui, il y a en Israël des gens qui se disent antisionistes par simple hostilité à une occupation des Palestiniens menée au nom même du sionisme. D’autres se disent « post-sionistes » parce qu’à leurs yeux, l’ambition du sionisme étant la constitution d’un État juif, son existence annule d’autorité la nécessité du sionisme. Je connais enfin des Israéliens tout à fait sionistes qui sont si révulsés par la politique de Nétanyahou qu’ils se disent honorés d’être traités d’« antisionistes » par un gouvernement d’extrême droite raciste et colonialiste. Ces derniers remplissent par exemple les rangs d’une ONG comme Breaking the Silence, qui regroupe des soldats dénonçant les crimes commis par leur armée contre des Palestiniens et dont plusieurs des dirigeants sont des officiers et aussi des juifs pieux. Ils ne sont pas antisémites. Ils sont même l’honneur d’Israël. Quant à moi, je considère le sionisme comme une question philosophiquement désuète. En revanche, si le sionisme, comme le prône Nétanyahou, consiste à exiger la reconnaissance d’Israël pour mieux empêcher le droit des Palestiniens à l’autodétermination, alors je suis antisioniste. Serais-je donc antisémite ?

Bref, que l’on trouve parmi les antisionistes d’aujourd’hui des gens projetant sur Israël leur antisémitisme atavique ou récent ne fait aucun doute. Mais que l’antisionisme soit en tant que tel une idéologie antisémite est une idée infamante et erronée. Et puis, il y a plus grave. Il y a chez Nétanyahou non seulement cette utilisation abusive de l’accusation d’antisémitisme, mais aussi cette sidérante propension à s’entendre avec de vrais antisémites lorsque ça l’arrange. Au moment où vous-même, M. le Président, cautionniez sa thèse, le New York Times publiait un article d’opinion d’une journaliste et traductrice israélienne, Mairav Zonszein, accusant ouvertement son premier ministre de collusion avec celui de la Hongrie, Viktor Orban, un homme qui laisse proliférer l’antisémitisme parmi ses partisans.

jeudi 20 juillet 2017

Souveraineté (et liberté) alimentaire

MAJ de la page : Alyna Rouelle / Matthieu Ricard



Interview des intervenants du Sommet Nationale de la Souveraineté Alimentaire : Alyna Rouelle (Itinérance Film, 2017)



Interview des intervenants du Sommet Nationale de la Souveraineté Alimentaire : Matthieu Ricard (Itinérance Film, 2017)

Sites officiels :
Alyna Rouelle / Matthieu RicardSommet National de la Souveraineté Alimentaire (Crowdfunding)


Objectifs du Sommet :
- Rendre visible les solutions qui existent qui vont dans le sens de la souveraineté alimentaire concernant les 5 axes abordés (voir les 5 thématiques ci-dessous).
- Permettre au public de mesurer les différents degrés d’impacts des choix et pratiques alimentaires de chacun.
- Favoriser le développement d’initiatives et de projets communs locaux (ou à plus grandes échelles).
- Faciliter et accompagner la transition alimentaire des citoyens volontaires.
- Atteindre un nombre conséquent de personnes du grand public et de professionnels concernés par les métiers de l’alimentation, qu'ils puissent contribuer.

5 Thématiques abordées :
- Préservation des semences paysannes, des terres fertiles et la biodiversité
- Le métier de producteurs, les enjeux d'aujourd'hui et les solutions d'avenir
- Les fournisseurs d'alimentation saine et éthique
- Les dynamiques collectives qui favorisent la souveraineté alimentaire
- Les approches respectueuses de la santé et l'environnement.
Source (et suite) du texte : Itinérances Film

L'homme qui sort de son corps à volonté

MAJ de la page : Nicolas Fraisse / Sylvie Dethiollaz



Nicolas Fraisse et Sylvie Déthiollaz (Salut les terriens, le 25 mars 2017)





La science au confins de la conscience (Alternative santé, juin 2017) - en 2 parties



Nicolas Fraisse raconte ses voyages Astraux (BTLV, juin 2017)

A propos du livre de Sylvie Dethiollaz et Claude Charles Fourrier : Voyage aux confins de la conscience, Ed. Guy Trédaniel, 2016.
Commande sur Amazon : Voyage aux confins de la conscience : 8 années d'exploration scientifique des sorties hors du corps : Le cas Nicolas Fraisse


Nicolas Fraisse, l'homme qui sort de son corps à volonté
Le 28 juin 2017 - L'Illustré

Nicolas Fraisse, 34 ans, pratique 
la «décorporation» depuis son 
enfance. Il s’extrait de son corps avec sa conscience et y revient avec des informations très précises. 
Deux chercheurs genevois ont 
testé ses incroyables capacités.

Mike Horn arpente les étendues sauvages, Colomb a découvert l’Amérique, lui parcourt les confins de la conscience au même titre que ces deux explorateurs. Mais ce grand brun a beau avoir un physique taillé pour le mouvement, c’est en restant sur place qu’il découvre de nouveaux horizons. Nicolas Fraisse est un habitué des OBE (out-of-body experiences), un phénomène de «décorporation» que l’on peut rapprocher des fameuses NDE, ces sorties du corps à l’approche de la mort.

Sortir de son corps est d’ailleurs devenu presque aussi naturel pour ce trentenaire que respirer ou dormir. «Je croyais que tout le monde avait cette capacité», sourit-il. Gosse, il allait vérifier le menu de la cantine pour ses copains ou décrivait à l’un d’entre eux son anniversaire auquel il n’avait pu participer, content encore de constater en rentrant de l’école que son père avait bien réparé le mur du jardin comme il l’avait vu durant son OBE. «Autant de preuves que je n’étais pas sujet à des hallucinations», précise-t-il lors de notre rencontre à Genève. Aujourd’hui, ses proches en profitent un peu: contrôler à l’avance que le resto n’est pas bondé, retrouver un portable égaré... Lui-même en fait un usage très pratique dans sa profession d’infirmier: «Je n’ai pas besoin de me rendre dans les chambres des patients pour savoir si tout va bien!»

La terre a été polluée de 8,3 milliards de tonnes de plastiques en soixante-cinq ans

La terre a été polluée de 8,3 milliards de tonnes de plastiques en soixante-cinq ans
Le 20 juillet 2017 - Le Temps


Une étude publiée par Science Advances chiffre les rejets de matières plastiques dans la nature. Sur le total, 6,3 milliards de tonnes sont devenues des détritus très peu biodégradables

Notre planète est submergée par des milliards de tonnes de déchets plastiques accumulés depuis les années 1950, une situation qui empire en l’absence d’un recyclage efficace, selon une étude publiée mercredi dans la revue américaine Science Advances.

Les chercheurs des Universités de Géorgie et de Californie ont déterminé que 8,3 milliards de tonnes de plastique avaient été produites entre 1950 et 2015 parmi lesquelles 6,3 milliards de tonnes sont devenues des détritus très peu biodégradables. Sur ces 6,3 milliards de tonnes, seulement 9% ont été recyclés, 12% incinérés et 79% se sont accumulés dans les décharges ou dans la nature, en particulier dans les océans où plus de huit millions de tonnes de plastiques sont déversées tous les ans.

La part des plastiques dans les déchets solides des décharges municipales des pays développés et à revenu intermédiaire a bondi de 1% du volume total en 1960 à plus de 10% en 2005.

Une réflexion sur la gestion des déchets recommandée

Si le rythme actuel persiste, il y aura quelque 12 milliards de tonnes de déchets plastiques dans les dépôts d’ordures ou dans la nature d’ici 2050, soit l’équivalent de 35 000 fois la masse de l’Empire State Building de New York, prédisent les auteurs de l’étude.

«La plupart des matières plastiques ne sont pas vraiment biodégradables, ce qui fait qu’elles pourraient persister des centaines voire des milliers d’années» dans l’environnement, explique Jenna Jambeck, professeure adjointe d’ingénierie à l’Université de Géorgie, l’une des coauteurs de cette étude. «Nos estimations montrent la nécessité de mener une réflexion plus critique sur les matériaux que nous utilisons et la manière dont nous gérons nos déchets», estime-t-elle.

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