samedi 11 juillet 2020

Crise du coronavirus : des nouvelles mesures pour quoi faire ?

MAJ de la page : Coronavirus



Taranta del Gargano par Canzoniere Grecanico Salentino (2016)



Vivaldi, Vaga sei nè sdegni tuoi par Roberta Mameli (2013)

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Pr. Yoram Lass, médecin, chercheur, ancien directeur du ministère de la santé en Israël : L'épidémie Covid-19 est finie (124, juillet 2020)
Lire aussi : Non, il n'y a pas de deuxième vague en France (et il n'y en aura probablement pas), 10 juillet 2020, Mediapart

Tout indique par ailleurs que le confinement généralisé n’était pas la meilleure réponse. Des pays ayant procédé à un semi-confinement ou réagi avec des moyens techniques sans confinement (comme la Corée du Sud, Hong-Kong ou Taïwan) ont obtenu de bien meilleurs résultats. Confiner sans dépister ni suivre ou traiter les personnes infectées est problématique.
Extrait de : Jean-Dominique Michel: «Tout indique que le confinement généralisé n’était pas la meilleure réponse», par Marine Carballet, 10 juillet 2020, FigaroVox
Lire aussi : Censuré en Suisse, invité en France : la presse suisse donne-t-elle dans le journalisme de connivence ?, par Jean-Dominique Michel, 11 juillet 2020, Anthropo-logique

Me Di Vizio revient dans cette tribune sur un sujet d'une importance cruciale pour le libre exercice de la médecine : un ministre peut-il interdire d’une façon générale et absolue la prescription d’un médicament ?
Source (et suite) du texte : Plaquenil : ce que personne n’a vu, ce que personne n’a dit !, 2 juin 2020, caducee


Port du masque : une hystérie collective ?
Par Christophe de Brouwer, 11 juillet 2020 - Contrepoints

Aujourd’hui, nous sommes face à une pression populaire extrêmement forte pour le port d’un masque, n’importe lequel. Et si on regardait la situation de façon rationnelle ?
Que l’on croie ou non dans les vertus d’un masque pour se protéger contre les virus et plus particulièrement le covid-19, n’empêche nullement d’avoir une réflexion sur son intérêt. Depuis le Lancet-gate, il devient difficile de faire confiance aux articles « scientifiques » de circonstance.
Il y a cependant une littérature, peu nombreuse, portant sur l’efficacité du masque d’avant la crise du Lancet. Apparemment, dire que les masques aux normes (les autres ?) protègent peut-être ou peut-être pas, pose un évident problème d’acceptation.
Pour nourrir cette réflexion, il suffit d’aller sur medline (la plus grande base de données scientifiques notamment pour le domaine de la santé) et de taper les mots clés suivant : mask/transmission/virus (ou influenza).
Vous trouverez systématiquement à peu près ceci : « Il y a peu de données pour montrer que l’utilisation de masques simples ou de masques-respirateurs (en dur, avec éventuellement une cartouche type N95 ou FFP2) prévient l’infection à venir. De nouvelles études sur les infections naturelles en milieu contrôlé ou d’études dans des établissements de soins ou communautaires sont nécessaires pour mieux définir l’efficacité des masques faciaux et des masques-respirateurs dans la prévention de la transmission du virus influenza (grippe classique). »
Par exemple cet article-ci, sous lequel on trouve d’autres articles de qualité disponibles d’avant la crise covid-19.

L’OMS

Jusque récemment, aucune étude réellement scientifique -il n’y en a pas beaucoup- n’a été concluante, dans un sens comme dans l’autre, quant au bénéfice du port d’un masque (de qualité, je ne parle pas des autres). Bref, on ne savait toujours pas. C’est pourquoi (et c’est vraiment pourquoi) l’OMS était très prudente dans ses conseils :
« Quand utiliser un masque ? Si vous êtes en bonne santé, vous ne devez utiliser un masque que si vous vous occupez d’une personne présumée infectée par le 2019 nCoV. Portez un masque si vous toussez ou éternuez. Le masque n’est efficace que s’il est associé à un lavage des mains fréquent avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon. Si vous portez un masque, il est important que vous sachiez l’utiliser et l’éliminer correctement. »

Le 10 juin, l’OMS vient de changer ses recommandations. Elle se base sur un travail qu’elle a financé, paru dans le Lancet (!), le 1er juin, concernant les milieux de soins et communautaires (c’est-à-dire avec des masques ad-hoc agréés).
On ne comprend pas bien la méthodologie, puisque pour cette revue et méta-analyse, sur 20 013 études étudiées (?!) réalisés sur 6 continents, 19 834 sont exclues pour en retenir 179 en revue systématique et parmi celles-ci, 44 pour la méta-analyse.
Source (et suite) du texte :  Contrepoints




Gérard Mordillat, Le Covid-19 a été [est toujours] un test incroyable de soumission à l'autorité (Le Média, 1 juin 2020)

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Une des choses qui caractérise l’être humain, c’est cette première respiration du nouveau-né, qui est une souffrance, peut être aussi une extase, en tout cas, un passage radical. La vie est métamorphose, elle commence avec ce risque. L’homme est un néotène, un être inachevé qui a besoin d’être protégé pour sa survie, contrairement à d’autres espèces animales. Si, au départ, il n’est pas entouré de soins et de parole, il est en danger de mort. Ces premiers temps de notre être sont marqués par cette association vie - survie et ancrés dans notre mémoire, puis refoulés ensuite. Quand on fait appel à la menace et à la peur, je crois qu’une part de nous revient à ce premier temps de la vie, à sa vulnérabilité fondamentale.

Comment évacuer ce sentiment de peur ?
Je n’ai pas la réponse. D’un point de vue analytique, il y a un apprivoisement possible de la peur en l’accueillant. Quand on admet sa peur, sa finitude, une confiance peut renaître à partir de cette vulnérabilité. Si on fait de la peur quelque chose de négatif, on la verrouille. Comme les mécanismes d’anxiété ou névrotiques, la peur est formatée par le passé, elle considère l’avenir à partir du vécu. La névrose a horreur de l’inédit. On peut déjà désarmer la peur si on identifie ce mécanisme de renvoi au passé, de répétition systématique. Parfois, il faudrait pouvoir refuser une proposition sécuritaire. Qu’il y ait un appel à la vigilance d’accord mais tout en restant dans la confiance. Quelqu’un qui ne va pas renoncer à se risquer dehors et à agir alors que sur son trajet il a été bombardé, c’est quelqu’un qui pose une pierre importante, à son échelle, contre la terreur.

Comment expliquer cette injonction paradoxale : vouloir plus de sécurité tout en souhaitant conserver ses libertés ?
Cette injonction n’est pas tellement paradoxale, elle est plutôt infantile. Elle nous ramène à cet âge de la vie qui veut à la fois le cocon protecteur et l’ivresse des expériences un peu transgressives. Le goût de la liberté est très partagé mais la force d’en supporter le risque, beaucoup moins.
Extrait de : Anne Dufourmantelle «La sécurité engendre plus la peur que l’inverse», 14 septembre 2015, Libération

La pandémie de Covid-19 a ouvert un nouveau front dans la bataille pour la défense des libertés fondamentales. Officiellement, l’état d’urgence sanitaire s’achève ce vendredi. En réalité, dès samedi, il s’inscrit largement dans notre droit commun. En 2017, déjà, la loi SILT avait mis fin à l’état d’urgence terroriste tout en pérennisant ses principales mesures.
Source (et suite) du texte : L’extension sans fin du domaine du sécuritaire, par Jérôme Hourdeaux, 10 juillet 2020, Mediapart

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Crise du coronavirus: des nouvelles mesures pour quoi faire ?
Par Catherine Riva et Serena Tinari, 11 juillet 2020 - Bon pour la têteRe-check.ch


Il y a un peu moins de quatre mois, nous sommes entrés dans un paradigme délirant et nos autorités nous fait savoir le 1er juillet dernier qu’elles entendaient le prolonger ad libitum.

Souvenons-nous, pourtant.

En mars, elles nous avaient expliqué que tout ça (la suspension des libertés fondamentales, le bouclage des frontières, l’injonction «Restez chez vous» et toutes les stratégies de «social distancing»), c’était pour empêcher les hôpitaux d’être débordés. Résultat: même dans les cantons qui ont enregistré le plus grand nombre d’hospitalisations liées au COVID-19, comme Genève, Zurich et le Tessin, à aucun moment les hôpitaux n’ont été débordés, contrairement à ce que nous prédisaient les éminents générateurs de simulations (lien), ceux-là mêmes qui aujourd’hui nous recommandent d’installer une app de traçage.

Hôpitaux vides

Il s’est même produit le contraire: de nombreux hôpitaux sont restés à moitié vides pendant tout le mois d’avril (liens 1 et 2) et ont dû recourir au chômage partiel. Ainsi, en avril, le SECO annonçait que 181 330 demandes de chômage partiel avaient été déposées ce même mois dans le secteur de la santé et du travail social (lien). Dans le même temps, des centaines de personnes n’ont pas pu recevoir les soins dont elles avaient besoin parce que les capacités étaient réservées pour la déferlante COVID-19 qui n’allait pas manquer de nous submerger dans tous les cantons.

Heureusement, rien de tel n’est arrivé. Et la Suisse n’est pas une exception: au Pays de Galles, par exemple, sur les 17 hôpitaux de campagne qui ont été mis en place pour traiter 6000 patients COVID-19, un seul a été utilisé pour 46 patients et aujourd’hui il est vide, lui aussi. L’exercice a coûté 166 millions de livres sterling (lien). Même en Lombardie, la région italienne la plus touchée, l’hôpital COVID-19 Fiera di Milano, qui a coûté 20 millions d’euros, n’a finalement traité qu’une vingtaine de patients (liens 1 et 2).

Lourdes conséquences sociales

Et ce n’est pas tout. Alors qu’il n’y a aucune preuve que le raz-de-marée annoncé sur les hôpitaux ait été empêché ce printemps grâce aux mesures ordonnées par le Conseil fédéral, il est clair que ces mêmes mesures ont fait beaucoup de mal: des pans entiers de la société sont dans la détresse, une bonne partie de la jeunesse continue d’être privée de son droit à l’éducation, les finances publiques ont été lourdement grevées, les maisons de retraite ont été transformés en prisons et les liens dans la population sont plus distendus que jamais, minés par la défiance. De fait, aujourd’hui, la question qui devrait nous occuper est celle de savoir si les mesures qui ont été prises au nom de la protection de la population étaient proportionnelles et adéquates.

Mais au lieu d’ouvrir ce débat indispensable au bon fonctionnement d’une démocratie, le Conseil fédéral nous a remis le couvert depuis le 1er juillet, au motif que le nombre de cas testés positifs augmentait. En réalité, les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) disponibles au 8 juillet (lien, voir PDF «Rapport sur la situation épidémiologique en Suisse et au Liechtenstein») montrent que les seules variables qui présentent une augmentation spectaculaire depuis la mi-juin sont celle du nombre de tests effectués et celle du nombre de tests revenus négatifs. Lorsqu’on examine les graphiques de l’OFSP qui présentent le nombre de tests revenus positifs rapporté au nombre de tests revenus négatifs, il faut presque une loupe pour apercevoir la part des positifs – laquelle est par ailleurs stable, oscillant depuis le 11 mai entre 0% et 1% (lien, voir PDF «1.7.2020, rapport hebdomadaire, semaine 26»). Les données n’indiquent en revanche aucune augmentation du nombre d’hospitalisations, ni du nombre de décès, des indicateurs qui nous ont pourtant été présentés au cours des mois derniers comme étant des variables clés.


Les statistiques de l’Office fédéral de la statistique (OFS), elles, montrent que, depuis la mi-mai, la mortalité en Suisse (y compris pour les 65 ans et plus) est tantôt à la limite inférieure de la valeur statistiquement attendue, tantôt en-dessous (lien).


Depuis le début de l’année, la mortalité n’a dépassé la limite supérieure de la valeur statistiquement attendue que dans la catégorie d’âge des 65 ans et plus, et ce uniquement entre la troisième semaine de mars et la troisième semaine d’avril. Dans la classe d’âge des 0 à 64 ans, en revanche, à aucun moment la mortalité ne s’est écartée des valeurs attendues.

Enfin, une récente analyse des données de l’OFS des cinq dernières années effectuée par le magazine alémanique K-tipp a mis en évidence qu’il n’y a pas eu de surmortalité en Suisse au cours des cinq premiers mois de 2020, comparé à la même période des cinq dernières années (lien, données présentées aussi ici).

Peur infondée

Pourtant, alors que tous les indicateurs officiels sont rassurants, des adultes de toutes les classes d’âge, et même des enfants, craignent d’être contaminés, de tomber malades et de mourir du COVID-19. Cette peur infondée pose forcément la question de la responsabilité de celles et ceux qui l’ont répandue et continuent de l’entretenir. Pourquoi les données rassurantes dont on dispose aujourd’hui ne font-elles pas les gros titres? A quoi rime cette volonté de rappeler constamment au public que les restrictions pourraient être réimposées très bientôt?

En termes de politique de santé publique, la menace d’un nouveau «lockdown» n’est désormais plus justifiée par le souci de ne pas voir les infrastructures hospitalières débordés, mais par le nombre d’individus asymptomatiques ou légèrement symptomatiques dont les tests reviennent positifs. Or, comme Infosperber (lien) le rappelait récemment, ces cas positifs ont de bonnes chances d’être en réalité des faux-positifs. Les tests PCR actuellement utilisés présentent en effet une marge d’erreur de 1,8%. Cela signifie que sur 10 000 tests, il y aura 180 faux positifs. Or depuis le 11 mai, la part des tests positifs en Suisse est restée stable à 1%. Avec des chiffres aussi réduits, la possibilité qu’il s’agisse de faux positifs ne peut donc être exclue. Dans une analyse parue mi-juin, Beda Stadler, professeur émérite et ancien directeur de l’Institut de virologie et d’immunologie de l’Université de Berne, rappelait aussi qu’une grande partie ces «cas d’infection» pouvaient en réalité être des personnes déjà immunisées contre le virus encore porteuses de «débris viraux» dans leur organisme (en allemand et en anglais).

Pour nos autorités, cependant, cette situation nécessite soudain de rendre obligatoire le port du masque dans les transports publics (sans produire la preuve que cette mesure fera plus de bien que de mal), de menacer de reboucler les frontières ou encore de dresser une liste de pays «à risque». L’arbitraire de cette sélection apparaît de manière frappante lorsqu’on tente de comprendre pourquoi nos autorités fédérales ont décidé d’y faire figurer la Suède. Apparemment, elles n’ont pas pris note du fait que le 25 juin dernier, l’OMS avait dû admettre, après les protestations des autorités suédoises, que la Suède n’avait absolument pas perdu le contrôle de l’épidémie de coronavirus, que si le nombre de cas testés positifs y augmentait, c’était parce que les capacités de tests avaient été massivement étendues et qu’elle avait donc été classée à tort comme un pays à risque (lien). Que nos autorités n’aient pas tenu compte de cette importante information tient peut-être à la décision des agences de presse internationales de ne pas relayer les mails que l’OMS a envoyé aux médias suédois où elle précisait sa position – seul Bloomberg l’a fait (lien). Nonobstant, Berne menace d’une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 francs toute personne qui contreviendra à la règle des dix jours de quarantaine au retour de ce pays – quarantaine durant laquelle, d’ailleurs, la personne qui aura séjourné en Suède ne pourra pas prétendre à son salaire.

Quelle finalité?

Tous ces constats soulèvent une question: quelle est la finalité de ces nouvelles mesures?
Abaisser à moins de 1% le nombre de cas «testés positifs» – dont une bonne partie a de grandes chances de n’être que des faux-positifs ou des cas déjà immunisés – tout en continuant de multiplier les tests?
Faire reculer la mortalité en Suisse encore plus au-dessous de la limite inférieure de la valeur statistiquement attendue?
Ou juste entretenir la panique et s’assurer de la soumission de la population?

Cette dernière hypothèse doit être envisagée pour plusieurs raisons.
D’abord à cause de l’incohérence qui caractérise les mesures en place (dont certaines sont dénuées de fondement scientifique solide) et la manière dont le comportement des habitants est analysé par les experts et les médias. Les quelques dizaines de citoyens qui manifestaient début mai contre les décisions du Conseil fédéral ont été qualifiées d’irresponsables qui menaçaient la santé publique et allaient générer une deuxième vague. Rien ne s’est produit. Là, c’est le comportement des personnes qui ont fréquenté des clubs que l’on criminalise, alors que personne ne s’est ému des milliers de manifestants qui ont envahi à la même période les rues des grandes villes suisses pour protester contre le racisme, ni des consommateurs qui ont couru les actions sitôt les centres commerciaux réouverts.
Dans les rangs des politiques et des journalistes, personne ne semble s’étonner non plus du glissement majeur qui a été opéré en catimini: de l’objectif initial «aplatir la courbe», on est apparemment passé à «éradiquer Sars-Cov-2», une entreprise impossible par définition. Personne ne s’émeut non plus quand Dick Marty, un expert des menaces qui pèsent sur les libertés fondamentales, thématise les problèmes que l’app SwissCovid pose sur de nombreux plans (lien).

Qui gouverne?

Enfin, il y aurait lieu de s’interroger sur la place grandissante que s’arrogent les membres de la Swiss National COVID-19 Science Task Force. Rappelons que le mandat de ce groupe d’experts est de conseiller «la cellule de crise du Conseil fédéral, l’OFSP/DFI et le SEFRI/DEFR en s’appuyant sur ses connaissances scientifiques afin d’apporter le soutien du monde académique et de la recherche aux autorités et aux responsables politiques appelés à prendre des décisions» et de se tenir «à la disposition des autorités cantonales pour toute question d’ordre scientifique» (lien). Non de gouverner à la place des autorités fédérales et cantonales, ni de torpiller leurs décisions en lançant des appels à la population. Pourtant, c’est bien ce que ces chercheurs ont fait le 3 juillet en appelant les habitants du pays à ne pas se rendre dans les bars, les discos et les clubs (liens 1, 2 et 3), alors que le Conseil fédéral avait explicitement déclaré que ces derniers pouvaient rester ouverts, autrement dit que la population pouvait continuer à les fréquenter. Or au lieu de poser la question «En Suisse, qui a désormais la charge de la santé publique? Les cantons? Le Conseil fédéral? Ou la Swiss National COVID-19 Science Task Force?», les médias ont légitimé ce choquant passage en force en l’analysant comme une «manifestation de pur désespoir» (lien) au regard de l’incapacité prétendue des cantons et de l’administration fédérale à gérer la situation. Cette manière de donner un blanc-seing à un groupe d’experts non élus et dont les membres ont été recrutés en fonction de critères opaques témoigne d’une méconnaissance et d’un mépris des institutions pour le moins ahurissants. Elle fait douter une fois encore de la capacité des médias à informer le débat démocratique durant cette crise (lien).

Deux questions fondamentales sont toujours sans réponse: quel est l’objectif des nouvelles mesures prises par le Conseil fédéral? Et qu’est-ce qui l’a poussé à changer de stratégie? Les citoyens ont droit à des explications.

Lire aussi : Le Conseil fédéral veut des pouvoirs spéciaux jusqu’en 2022, 9 juillet 2020, Bon pour la têteLa loi Covid priverait le Parlement de ses pouvoirs, craignent plusieurs élus, 10 juillet 2020, RTS Info




Bruno Citono, Chitarra Battente (2012)
    

Black Lives Matter c'est l'instrumentalisation néolibérale de la cause noire

MAJ de la page : Kemi Seba



Kémi Séba critique le mouvement Black Lives Matter (MediapacTV, 27 juin 2020)



Kemi Séba, Black Lives Matter c'est l'instrumentalisation néolibérale de la cause noire (BBC, 25 juin 2020)
Lire aussi : Black Lives Matter : comment les globalistes manipulent la question raciale par Pierre-Antoine Plaquevent, 7 juillet 2020, Strategika



Kémi Séba sur la pseudo fin du Franc CFA (22 mai 2020)



Kemi Seba, Mes expulsions reflètent toutes les tares de la France Afrique (mars 2020)
Chaine Youtube : Kemi Séba

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476 - 1375 : Au-delà du désert | Les routes de l'esclavage Partie 1

Domination, violence, profit : le système criminel de l’esclavage a marqué l’histoire du monde et de l’humanité. Au fil de ses routes, cette série documentaire retrace pour la première fois la tragédie des traites négrières. Captivant et implacable. Premier volet : de la chute de Rome en 476 à la fin du XIVe siècle.
Après la chute de Rome en 476, les peuples (Wisigoths, Ostrogoths, Berbères, Slaves, Byzantins, Nubiens et Arabes) se disputent les ruines de l’Empire. Tous pratiquent l’asservissement – "esclave" viendrait du mot "slave". Mais au VIIe siècle émerge un Empire arabe. Au rythme de ses conquêtes se tisse, entre l’Afrique et le Moyen-Orient, un immense réseau de traite d’esclaves, dont la demande ne cesse de croître et qui converge vers Bagdad, nouveau centre du monde. Après la révolte des Zanj – des esclaves africains –, qui s’achève dans un bain de sang, le trafic se redéploie vers l’intérieur du continent. Deux grandes cités commerciales et marchés aux esclaves s’imposent : Le Caire au nord, et Tombouctou au sud, place forte de l’Empire du Mali d’où partent les caravanes. Au fil des siècles, les populations subsahariennes deviennent la principale "matière première" de ce trafic criminel.
Source du texte : Arte
Suite (partie, 2, 3, 4) : Les routes de l'esclavage Youtube
 

vendredi 10 juillet 2020

CoronAnalyse

MAJ de la page : Coronavirus / Emmanuel Todd / Slobodan Despot



Bob Dylan, False Prophet (22 juin 2020)



Bob Dylan, My Own version of you (18 juin 2020)



Bob Dylan, Crossing the Rubicon (18 juin 2020)



Bob Dylan, Mother of Muses (18 juin 2020)



Bob Dylan, Murder Most Foul (26 mars 2020)

Bob Dylan, né Robert Allen Zimmerman le 24 mai 1941 à Duluth, dans le Minnesota, est un auteur-compositeur-interprète, musicien, peintre, sculpteur et poète américain. Il est l'une des figures majeures de la musique populaire occidentale.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Site officiel : Bob Dylan

Endless Highway 2017 by Bob Dylan



Bob Dylan, Blowing in the Wind (1963)

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Quartier libre avec Emmanuel Todd (QGTV, 7 juillet 2020)



La Grande Table par Olivia Gesbert
Emmanuel Todd : le souverainisme réhabilité par la crise ? (24 avril 2020)

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Slobodan Despot, Liberté de penser. (Ema Krusi, 7 juillet 2020)



Infodémie, quand l'info tue l'info. Débat entre Slobodan Despot et Pierre Ruetschi (CSP, 15 juin 2020)
Voir aussi : Le billet de Slobodan Despot, Lettre aux jeunes sur la liberté, 7 juin 2020, RTSLe billet de Slobodan Despot, Le docteur Haury, 19 avril 2020, RTS
Lire aussi : Slobodan Despot, Lettre au coauteur suisse de l’étude rétractée du Lancet, le Prof Frank Ruschitzka


Loi fédérale sur la lutte contre les maladies transmissibles de l’homme (Loi sur les épidémies, LEp) du 28 septembre 2012 (Etat le 25 juin 2020)
(...) 2 Le Conseil fédéral peut, après avoir consulté les cantons:
a. ordonner des mesures visant des individus;
b. ordonner des mesures visant la population;
c. astreindre les médecins et d’autres professionnels de la santé à participer à la lutte contre les maladies transmissibles;
d. déclarer obligatoires des vaccinations pour les groupes de population en danger, les personnes particulièrement exposées et les personnes exerçant certaines activités.
3 Le Département fédéral de l’intérieur (DFI) coordonne les mesures de la Confédération.
(...)  Art. 7 Situation extraordinaire
Si une situation extraordinaire l’exige, le Conseil fédéral peut ordonner les mesures nécessaires pour tout ou partie du pays.
  Art. 22 Vaccinations obligatoires
Les cantons peuvent déclarer obligatoires des vaccinations pour les groupes à risques, pour les personnes particulièrement exposées et pour les personnes exerçant certaines activités, pour autant qu’un danger sérieux soit établi.
  Art. 23 Certificat international de vaccination ou de prophylaxie
1 Le Conseil fédéral peut soumettre au régime de la déclaration ou de l’autorisation les vaccinations nécessitant un certificat international attestant une vaccination ou une autre mesure de prophylaxie au sens de l’art. 36 du Règlement sanitaire international (2005) du 23 mai 20051.
2 Le Conseil fédéral exerce les tâches suivantes:
a. il désigne l’autorité compétente;
b. il arrête les conditions à remplir et la procédure d’autorisation;
c. il arrête les méthodes de vaccination ainsi que les vaccins autorisés.
(...) Art. 68 Répartition des coûts
1 Dans le cas d’une vaccination recommandée, la Confédération et le canton où a eu lieu la vaccination assument chacun la moitié des coûts de l’indemnisation ou de la réparation morale.
2 Dans le cas d’une vaccination obligatoire, la totalité des coûts liés à l’indemnisation ou à la réparation morale sont supportés:
a. soit par la Confédération, si elle a déclaré la vaccination obligatoire;
b. soit par le canton qui a déclaré la vaccination obligatoire.

Remarque :
La vaccination obligatoire peut donc être le fait du Conseil Fédéral ou des Cantons. Toutefois elle ne concerne pas l'ensemble de la population mais "les groupes de population en danger" ou "les groupes à risques", [en l’occurrence les personnes atteintes de comorbidité sinon les personnes âgées - dont le système immunitaire ne supporte pas les vaccins] "les personnes particulièrement exposées [notamment les soignants] et les personnes exerçant certaines activités [probablement du fait de leur contact avec la population]". A priori les enfants et les adolescents échappent à cette obligation.
Mais l'article 7 laisse une libre interprétation au Conseil fédéral pour "ordonner des mesures nécessaires" (lesquelles pourrait consister dans une plus grande extension de la vaccination obligatoire).

La prophétie de deux non-médecins :

Un vaccin sera nécessaire (Alain Berset, 28 mars 2020)

Mais si l’on veut créer une immunité générale, 
ce vaccin devra pouvoir être distribué dans le monde entier, 
soit auprès de milliards de personnes (Bill Gates)



Peu de monde prête attention aux aspects juridiques de la crise. Intéressants pourtant. Le gouvernement suisse a pris dans l’urgence toutes sortes de mesures, justifiées ou pas, à chacun d’en juger, mais il a pu le faire grâce au droit d’urgence prévu par la Constitution. Pour aller au-delà du délai prévu, il soumet au pas de charge une loi au Parlement qui lui permettrait d’agir quasiment sans freins jusqu’au 31 décembre 2022.
Extrait de : Le Conseil fédéral veut des pouvoirs spéciaux jusqu’en 2022 par Jacques Pilet, 9 juillet 2020, Bon pour la tête

Remarque :
La Suisse n'échappe pas à la tendance générale consistant à vouloir profiter de cette crise sanitaire (cf. la Stratégie du choc de Naomi Klein) pour pérenniser un nouveau pouvoir gouvernemental qui échappe au contrôle démocratique.
On peut se demander si cela à un rapport non seulement avec une obligation vaccinale mais aussi ID2020 (promotion d'une Identité numérique) ou/et The Great Reset (WEF, FMI, ONU et divers Corporations), annoncé pour janvier 2021, destiné à mettre en place la Révolution industrielle 4.0 (plus de détail dans un prochain post).

Un exécutif dont les conférences de presse sont accessibles uniquement en streaming et lors desquelles les seules questions que les journalistes ont le droit de poser sont celles qu’ils ont envoyées au moins une heure à l’avance par e-mail. Des points de presse du gouvernement auxquels seule une poignée de correspondants est autorisée à se rendre en personne. Des journalistes qui doivent obtenir une permission de la police pour interviewer des médecins et sont escorté>s par un agent durant leur travail. Ces instantanés ne sont tirés ni d’une science-fiction dystopique, ni d’un rapport dénonçant les conditions imposées aux journalistes par un autocrate: ils décrivent la nouvelle normalité des médias suisses à l’époque du coronavirus. 
Source (et suite) du texte : Le journalisme en mode pandémique: «embedded», complaisant et incapable d’informer le débat démocratique par Catherine Riva, Serena Tinari, 22 avril 2020, Re-Check.ch 

Nous observons avec préoccupation que la couverture médiatique actuelle de l’épidémie de coronavirus est avant tout anxiogène et émotionnelle. Cela tient au moins à deux facteurs: d’un côté, à une présentation des chiffres qui ne permet pas de se faire une idée aussi réaliste que possible de la gravité de l’épidémie et de la manière dont elle évolue en Suisse; de l’autre, à la tendance à monter en épingle des cas individuels peu représentatifs ou des situations très particulières comme celle de Bergame (Italie), sans mise en perspective.
De fait, le public suisse ne dispose pas des informations nécessaires dont il aurait besoin pour juger si les mesures prises au nom de sa protection lui semblent acceptables et justifiées, notamment au regard des effets négatifs que lesdites mesures déploient déjà et déploieront de plus en plus, entre autres sur la santé des habitants.
Les autorités fédérales ne fournissent pas certains indicateurs qui permettraient d’analyser la situation sur les meilleures bases possibles et, malheureusement, dans la grande majorité des cas, les médias ne les leur réclament pas.
Source (et suite) du texte : Médias suisses et coronavirus: cesser de nourrir la peur par Catherine Riva, 5 avril 2020, Re-Check.ch



Gestion politico-médiatique du Covid-19
    

mercredi 8 juillet 2020

Covid-19. Des mots et des chiffres

MAJ de la page : Coronavirus



Zorro, série TV avec Guy Williams, scène de danse flamenco (1957-61)



Zorro, série TV avec Guy Williams, Générique original en anglais (1957)



Zorro, série TV avec Guy Williams, S01 E01 (1957)
Suite : Youtube

Zorro (mot qui signifie « renard » en espagnol) est un personnage de fiction créé en 1919 par Johnston McCulley (1883-1958) : c'est un justicier masqué vêtu de noir qui combat l'injustice dans la ville de Los Angeles, en Californie espagnole (Alta California) (1769-1821) au sein de la Nouvelle-Espagne, à l'époque où Monterey en était la capitale. Son costume entièrement noir comprend une cape, un chapeau connu sous le nom de sombrero cordobés, et un masque domino qui couvre la partie supérieure de son visage.
Source (et suite) du texte : wikipedia




Et maintenant ?

Le virus est parti pour l'instant. Il reviendra probablement en hiver, mais ce ne sera pas une deuxième vague, juste un rhume. 
Les jeunes et les personnes en bonne santé qui se promènent actuellement avec un masque sur le visage auraient intérêt à porter un casque à la place, car le risque de chute de quelque chose sur leur tête est plus grand que celui de contracter un cas grave de Covid-19.
Pr. Beda M. Stadler, ancien directeur de l'Institut d'immunologie de l'Université de Berne, biologiste et professeur émérite (Extrait de l'article en bas de page : Coronavirus : pourquoi tout le monde avait tort, 10 juin 2020, Weltwoch)

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Pr Didier Raoult, Des mots et des chiffres (IHU, 7 juin 2020)
Parler ne suffit pas pour faire croire que l'on a raison. Il faut regarder les chiffres. 

L'intoxication sur la toxicité de l'HCO est maintenant terminé. (...) 
La censure des journaux est inédite mais on ne peut pas éternellement empêcher la vérité de sortir. On commence à avoir toute une série de travaux publiés qui montrent une efficacité dans le traitement :  
- Effet protecteur
- Diminution de la charge virale (et du temps de portée de celle-ci)
- Diminution du temps d'hospitalisation
- Diminue de la mortalité (c'est le seul médicament qui le fait) 
On peut donc prendre en charge cette maladie normalement (...) pour un prix ridicule [10 à 20 euros pour un traitement de 10 jours] par rapport au Remdesivir [plus de 4 680 dollars pour un traitement de 10 jours] qui n'a jamais éviter la moindre mortalité.
Lire aussi : Deux études rétrospectives américaines concluent à l’efficacité de l’hydroxychloroquine, 5 juillet 2020, France Soir /
(MAJ 9) Les médecins peuvent-ils préscrire le Plaquenil ? Me Krikorian répond. 9 juillet 2020, France Soir


 (MAJ) Tweet de Didier Raoult, 9 juillet 2020

  
Les citoyennes et citoyens intéressés à penser par eux-mêmes ne peuvent qu'être estomaqués par la guerre des médicaments en cours. Après de mois de manœuvres puissamment relayées par les grands médias pour disqualifier l'hydroxychloroquine, après la publication dans les grandes revues médicales d'une avalanche d'études bidouillées ou même falsifiées pour démontrer sa prétendue inefficacité, la partie semble gagnée pour le laboratoire pharmaceutique Gilead et son remdesivir, approuvé précipitamment par les autorités de santé (dont bien sûr Swissmedic !) en dépit de sa toxicité et de l'absence de tout résultat probant.
Les mêmes vertueux intégristes qui expliquaient qu'il ne fallait surtout pas prescrire un remède très sûr dès lors que l'on n'était pas absolument certain de son efficacité (au risque de laisser mourir des dizaines de milliers de patients) cautionnent désormais sans vergogne l'adoption de cette nouvelle molécule dans des conditions qui s'apparentent ni plus ni moins à une monstre magouille.
Source (et suite) du texte : Hydroxychloroquine versus Remdesivir : la guerre du médicament n’est pas terminée, par Jean-Dominique Michel, 8 juillet 2020, Anthropo-logique


Les agences européennes et françaises du médicament favorisent le produit de l'industriel pharmaceutique Gilead, sans preuve de son intérêt dans la lutte contre le Covid et à un coût très élevé. Dans le même temps, les études se multiplient en faveur de l'efficacité de l'hydroxychloroquine, molécule hors brevet qui ne coûte presque rien et qui est d'usage courant dans la plupart des pays du monde.
L’industriel pharmaceutique Gilead peut se frotter les mains. La vaste opération commerciale qu’il prépare depuis plusieurs années avec son traitement antiviral – le Remdesivir – est en passe de réussir. Après avoir reçu dès le mois de janvier 2020 le soutien de l’OMS, dès le mois de février celui du National Institute of Allergy et de son célèbre directeur Anthony Fauci aux États-Unis, et dès le mois de mars celui des plus influents membres du Conseil scientifique puis celui du Haut Conseil de la Santé Publique en France, le Remdesivir a obtenu le 25 juin dernier la recommandation de l'Agence européenne des médicaments (EMA) puis une commande massive du gouvernement américain. Du coup, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) s’est empressée de faire savoir que « La France s'est assurée de la disponibilité de doses suffisantes » de ce médicament. On crée le besoin, puis on laisse entrevoir un risque de pénurie, et ainsi l’acheteur se précipite pour faire son stock « au cas où ». Le business plan est bien rôdé (et il n'est pas sans rappeler celui qui conduisit au scandale du vaccin contre la grippe H1N1 sous le ministère Bachelot). Dans le même temps on communique à tout va pour déconsidérer toute solution alternative. Au final, malgré les études contestant son efficacité voire soulignant ses effets indésirables, les malades hospitalisés seront orientés vers le Remdevisir.
Si l’on suit le Wall Street Journal (cité ici par Le Parisien) la dose de médicament est produite pour un coût d’environ 10 $, mais « Gilead a fixé le prix à 390 $ par flacon dans tous les pays développés, soit 2 340 $ pour un traitement normal de six flacons en cinq jours » [soit le double pour un traitement de 10 jours dont on parle également]
Source (et suite) du texte : Hydroxychloroquine versus Remdesivir : la guerre du médicament n’est pas terminée, par Laurent Mucchielli, 8 juillet 2020, Mediapart



Les médias se sont focalisés sur le débat binaire scénarisé autour de l’usage de l'hydroxychloroquine. Entretemps, le Veklury© (remdesivir) a été plébiscité pour devenir le remède idoine malgré une quasi-inefficacité thérapeutique.
Ces derniers jours, on apprend que les États-Unis auraient fait main basse sur les stocks de Veklury© et que l'Agence Européenne du Médicament (EMA) donnait une autorisation de mise sur le marché (AMM) de ce médicament pour les formes graves de Covid-19, AMM restant à valider par les états membres.

Nous sommes très surpris par ces décisions, et ce à plusieurs titres.
L'efficacité du Veklury© contre la Covid-19 n'a pas été démontrée et la seule étude à lui prêter une « modeste » efficacité conclut, de manière hasardeuse, que son usage permettrait une sortie d'hospitalisation plus rapide de quelques jours, critère d’évaluation qui ne figurait d’ailleurs pas dans la version initiale du protocole.  Nous vous invitons à vous reporter à notre analyse de cette étude pour apprécier par vous-même la faiblesse des conclusions. (...)
La toxicité de la molécule, la GS-5734, et de son métabolite le GS-441524 n'a pas été sérieusement étudiée et les données quant à son métabolisme dans l'organisme sont non seulement lacunaires mais de surcroît reposent sur un modèle biologique mal défini, en tout cas incomplet.
Extrait de : L'entreprise Gilead aurait-elle dissimulé la vraie toxicité du Veklury© (remdesivir) ?, 8 juillet 2020, France Soir
Lire aussi : Remdesivir : l'Agence Européenne du Médicament met-elle en danger notre santé ?, 5 juillet 2020, France Soir  "Remdesivir pour quelques milliards de plus" de Gilead avec l'Agence Européenne du Medicament ?, 7 juillet 2020, France Soir /
(MAJ 9) : Remdesevir : l’argent prime-t-il vraiment sur la santé ?, 9 juillet 2020, France Soir

Coronavirus: remise en question du taux R, 6 juillet 2020, France Soir Chronique Covid N°4 – Une controverse scientifique à propos de la pertinence du confinement, qui a échappé aux médias français, 6 juillet 2020, France SoirChronique Covid N°5 – Le confinement généralisé, contre-intuitif, n’était pas une bonne idée, 7 juillet 2020, France Soir / Chronique Covid N°6 – « Le grand âge : 1er facteur de risque de mortalité par virus respiratoires » , 8 juillet 2020, France SoirLa Suède, le Covid-19 et le confinement, par le Dr. Gérard Delépine, 5 juillet 2020, Riposte laicSégur de la santé, un funeste conte, fallait-il en attendre autre chose ?, 6 juillet 2020 ,France Soir




Pr. Didier Raoult, Uppercut final - Dernière question/réponse de son audition devant la commission d'enquête parlementaire. (24 juin 2020)
Version intégrale voir la page : Covid-19. Confusion des rôles entre le politique et le médecin
Lire aussi : Randomized Controlled Trial (wikipedia)



Guy Courtois : Didier Raoult avait raison sur 90% des points (7 juillet 2020)
Auteur de : Et si Raoult avait raison ? éd. Investigation, 2020

Lire aussi : Le jeu des tests: une brique de plus dans la désinformation Covid-19, 25 juin 2020, MondialisationLes tests: talon d’Achille du château de cartes Covid-19, 28 mai 2020, Mondialisation« Alerte rouge » à l’OMS, 27 juin 2020, Dr Gérard Maudrux /

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Suisse : mortalité annuelle cumulée proche de zéro
30 juin 2020 - Swiss Policy Research

La Suisse connaît une mortalité relative depuis la semaine 17. Le taux de mortalité annuel cumulé devrait atteindre zéro d'ici la fin de juillet, ce qui est inférieur à la plupart des vagues de grippe au cours des dix dernières années (voir le graphique ci-dessous).
La raison de la mortalité globale relativement faible est due à l'hiver doux de la grippe et à l'âge médian très élevé des décès par corona, qui à 84 ans est supérieur à l'espérance de vie en Suisse. 50% à 75% des décès sont survenus dans des maisons de soins infirmiers.
Le confinement suisse n'est intervenu - comme dans la plupart des pays - qu'après la vague d' infections de la mi-mars et n'a donc pas été efficace d'un point de vue épidémiologique ou - en raison de l'insuffisance médicale générale - voire contre-productif.
Au cours des dernières semaines, l'activité des tests dans la population générale à faible risque a considérablement augmenté et le nombre de tests positifs a légèrement augmenté. Le taux positif est toujours inférieur à 1% et se situe donc dans la plage du taux de faux positifs PCR.
Dans la Suède, pays analogue nordique, qui a connu la pandémie du coronavirus sans confinement et sans avoir besoin d'un masque, le taux de mortalité global cumulé est actuellement de 3,6% inférieur à la moyenne à long terme ajustée en fonction de la population et de l'ordre d'une vague de grippe moyenne.


Courbes de mortalité cumulée, de 2010 à 2020

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Radio Classique, symphonie des gestes barrières (2020)

L'article original a été publié dans le magazine suisse Weltwoche (Semaine mondiale) le 10 juin. L'auteur, Beda M Stadler est l'ancien directeur de l'Institut d'immunologie de l'Université de Berne, biologiste et professeur émérite. Stadler est un important professionnel de la santé en Suisse, il aime également utiliser un langage provocateur, ce qui ne devrait pas vous dissuader des points extrêmement importants qu'il soulève.
Cet article concerne la Suisse et ne suggère pas que la situation soit exactement la même dans le monde. Je plaide pour des mesures locales en fonction des situations locales. Et je préconise de regarder des données réelles plutôt que des modèles abstraits. Je suggère également de lire jusqu'à la fin, car Stadler fait des remarques cruciales sur les tests de Sars-CoV-2.

Coronavirus: pourquoi tout le monde avait tort
Par Beda M Stadler, biologiste, 10 juin 2020 - Weltwoche Medium (trad. automatique)

Le coronavirus recule lentement. Que s'est-il réellement passé ces dernières semaines? Les experts ont raté les connexions de base. La réponse immunitaire contre le virus est beaucoup plus forte que nous ne le pensions.

Ce n'est pas une accusation, mais un bilan impitoyable [de la situation actuelle]. Je pouvais me gifler parce que je regardais Sars-CoV2 trop longtemps avec panique. Je suis également un peu ennuyé par nombre de mes collègues en immunologie qui, jusqu'à présent, ont laissé la discussion sur Covid-19 au virologue et à l'épidémiologiste. Je pense qu'il est temps de critiquer certaines des déclarations publiques principales et complètement fausses sur ce virus.
Premièrement, il était faux de prétendre que ce virus était nouveau. Deuxièmement, il était encore plus faux d'affirmer que la population ne disposerait pas déjà d'une certaine immunité contre ce virus. Troisièmement, c'était le couronnement de la stupidité de prétendre que quelqu'un pouvait avoir Covid-19 sans aucun symptôme ou même transmettre la maladie sans montrer aucun symptôme.
Mais regardons cela un par un.

1. Un nouveau virus ?

Fin 2019, un coronavirus, considéré comme nouveau, a été détecté en Chine. Lorsque la séquence du gène, c'est-à-dire le schéma directeur de ce virus, a été identifiée et a reçu un nom similaire à celui des Sars identifiés en 2002, à savoir Sars-CoV-2, nous aurions déjà dû nous demander dans quelle mesure [ce virus] est lié à d'autres coronaviri, qui peut rendre les êtres humains malades. Mais non, au lieu de cela, nous avons discuté de quel animal dans le cadre d'un menu chinois le virus aurait pu surgir. Dans l'intervalle, cependant, beaucoup plus de gens croient que les Chinois ont été assez stupides pour se libérer de ce virus dans leur propre pays. Maintenant que nous parlons de développer un vaccin contre le virus, on voit soudain des études qui montrent que ce soi-disant nouveau virus est très fortement lié à Sars-1 ainsi qu'à d'autres bêta-coronaviri qui nous font souffrir chaque année sous forme de rhume. Outre les homologies pures dans la séquence entre les différents coronaviri qui peuvent rendre les gens malades, [les scientifiques] travaillent actuellement à identifier un certain nombre de zones sur le virus de la même manière que les cellules immunitaires humaines les identifient. Il ne s'agit plus de la relation génétique, mais de la façon dont notre système immunitaire voit ce virus, c'est-à-dire quelles parties d'autres coronaviri pourraient potentiellement être utilisées dans un vaccin.
Donc: Sars-Cov-2 n'est pas si nouveau, mais simplement un virus du rhume saisonnier qui a muté et disparaît en été, comme le font tous les virus du froid - ce que nous observons actuellement dans le monde. Soit dit en passant, le virus de la grippe mute beaucoup plus et personne ne prétendra jamais qu'une nouvelle souche de virus de la grippe est complètement nouvelle. De nombreux médecins vétérinaires étaient donc agacés par cette prétention de nouveauté, car ils vaccinent depuis des années des chats, des chiens, des porcs et des vaches contre le coronavirus.

samedi 4 juillet 2020

Jnani

MAJ de la page : Ramana Maharshi



Kirtan, Arunachala Shiva (2015)



Jnani, Le silence du sage d'Arunachala (documentaire 2016)



Randonnée sur Arunachala (2011)


Ramana Maharshi

Police de la pensée (contre le RIC) ?

MAJ de la page : Etienne Chouard



Etienne Chouard auditionné à la PJ suite à une dénonciation de la LICRA pour Contestation de crime contre l'humanité pour ne pas avoir répondu à une question (hors sujet) sur les chambres à gaz ! (4 juillet 2020) - cf. Interview du Média ci-dessous



Cartes sur table avec Etienne Chouard (Le Média, 10 juin 2019)
Denis Robert : Est-ce que tu as un doute, toi, personnel, sur l’existence des chambres à gaz  ? 
Etienne Chouard : Mais qu’est-ce que c’est que cette question-là  ? C’est pas mon sujet, j’y connais rien moi ! 
- Tu ne peux pas répondre que tu n'y connais rien. 
- Mais bien sûr que si  ! Alors je vais te dire  : 'Oui, je n’ai aucun doute. Juste, j’y connais rien'. Je vais te dire ça, parce que sinon je suis un criminel de la pensée  ? Il y a un truc déconnant là. On demande aux gens d’avoir une certitude sur un sujet qu’ils ne connaissent pas. (à partir de 41'30'')



Etienne Chouard, Evidemment que nous ne sommes pas en démocratie (3 janvier 2019)



Chouard et Lepage en Centre Bretagne, Une soirée d'éducation populaire (12 février 2020) 




La Liberté d'expression en question avec Jean Bricmont (Eurêka, 16 septembre 2019)
Son dernier livre : Les Censeurs contre la République, préface d'Etienne Chouard, éd. Jeanne, 2020


Police de la pensée
  
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