jeudi 25 août 2016

« On peut me reconnaître un certain goût pour l’informulé. »



Bhagavad Gîtâ, La dextérité dans l'action, lu par Michael Lonsdale



Nietzsche, Ainsi Parlait Zarathoustra, Prologue 1-3, lu par Michael Lonsdale



L'Etranger d'Albert Camus, lu par Michael Lonsdale


Michael Lonsdale est un acteur français né le 24 mai 1931 dans le 16e arrondissement de Paris. Principalement connu pour ses rôles au théâtre et au cinéma, il a également prêté sa voix à divers projets audiovisuels, comme des dramatiques radiodiffusées ou des livres audios.
Source (et suite) du texte, filmographie (...) : wikipedia

« Avant de jouer, je ne travaille pas les rôles, la façon dont je vais dire les phrases. Je n’en sais rien. Je suis de la famille des instinctifs. »
(...) Absolument ! Je n’ose pas trop le dire parce que les gens vont croire que je ne suis pas sérieux… Mais voilà, le sens me vient quand je lis, et je m’ennuie beaucoup pendant les répétitions parce que j’ai envie de jouer tout de suite. Le cinéma, c’est un art de l’instant. Je n’ai pas besoin de préparer, rien. Sauf quand le metteur en scène me demande une chose plutôt qu’une autre, alors je me plie à ses volontés.
Source (et suite) de l'interview : Standard magazine




Jésus, Michael Lonsdale, et ses Amis (KTOTV 2016)



C'est quoi Michael Lonsdale ? (Blow-up 2016)

Hollywood Confidential, Les égouts du paradis


HOLLYWOOD CONFIDENTIAL (France, 2016)

Les égouts du paradis

Comment, des années 1920 à nos jours, l'usine à rêves, par ses excès privés et ses audaces filmiques, a suscité la censure et rusé avec elle. Avec les témoignages du cinéaste Peter Bogdanovich et de l'historien du cinéma Peter Biskind, et des extraits de "Scarface" de Hawks, "La mort aux trousses" et "Psychose" d'Hitchcock, "Orange mécanique" de Kubrick ou "Taxi driver" de Scorsese.

Vers le temps fort
Dès les années 1920, l'industrie naissante du cinéma forge ses propres règles. Dans ce petit monde à part, les excès privés font écho aux audaces affichées à l'écran et horrifient les puissantes ligues de vertu. Une décennie plus tard, leur mobilisation contre ce qu'elles considèrent comme une nouvelle Sodome est si forte qu'elle met en danger les profits des studios. Ceux-ci adoptent alors le code de censure Hays qui, de 1934 au milieu des années 1960, obligera les scénaristes et les réalisateurs à rivaliser de sophistication pour évoquer sans les montrer directement la violence, l'addiction ou le sexe. Un moralisme qui commence à vaciller dès les années 1950, sous les influences conjuguées de la télévision, du cinéma européen et de la liberté d'expression croissante. Avec l'avènement du Nouvel Hollywood, en 1967 et après, acteurs et réalisateurs attaquent frontalement le code Hays. Une parenthèse de liberté échevelée que les lois du marché se chargeront de refermer. Voici venue l'ère des blockbusters, où le grand spectacle se doit d'être aussi consensuel que possible...

Le miroir de l'Amérique
À travers les témoignages du cinéaste Peter Bogdanovich et de l'historien du cinéma Peter Biskind, et en s'appuyant sur des films emblématiques comme Scarface de Hawks, La mort aux trousses et Psychose d'Hitchcock, L'homme au bras d'or d'Otto Preminger, Orange mécanique de Kubrick ou Taxi driver de Scorsese, ainsi que sur les trajectoires individuelles de figures comme Judy Garland, dont la toxicomanie fut cyniquement instrumentalisée par les studios, ce film déroule un siècle de scandales cinématographiques. Un miroir qui reflète aussi, en creux, l'évolution de la société américaine.
Source : Arte




Corey Feldman, La pédophilie à Hollywood (août 2011)
 

Elijah Wood dénonce les réseaux pédophiles organisés à Hollywood
Par Alice Develey, le 24 mai 2016 - Le Figaro

La star du Seigneur des Anneaux a décidé de rompre l'omerta. Dans un entretien accordé cette semaine au Sunday Times, l'artiste qui a débuté sa carrière à l'âge de 8 ans, a accusé l'industrie du cinéma de protéger les pédophiles.

Sidération, dissociation et mémoire traumatique





La sidération psychique avec Muriel Salmona (Marine, 2016)



Les Conséquences des Violences sur la Santé par Muriel Salmona (Association Resonantes, 2016)

Muriel Salmona, née le 21 juin 1955 à Chennevières-sur-Marne, est une psychiatre française. Elle est la fondatrice en 2009 de l'association Mémoire traumatique et victimologie, organisme d'information et de formation destinées aux victimes de violences dont elle est l'actuelle présidente.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Site officiel : Mémoire traumatique



Conférence de Muriel Saloma, Les psychotraumatismes : leur impact sur la santé et la scolarité (Afpssu, 2016)



Pourquoi parle-t-on de dissociation lors d'un viol ? (France 5, Le magazine de la santé, 2011)

lundi 22 août 2016

Le poète du feu



Les Passeurs de science : les grandes expéditions scientifiques par Arnaud Contreras
Les terrains d’Haroun Tazieff (21 août 2016)
Avec Marcel Bof : ingénieur chercheur et
Frédéric Lavachery : auteur et fils d’Haroun Tazieff
pour son livre Un volcan nommé Haroun Tazieff, Ed. Archipel, 2014
Commande sur Amazon : Un volcan nommé Haroun Tazieff



La guerre des volcans : duel Haroun Tazieff - Claude Allègre (France 5, 2015)


Haroun Tazieff, né à Varsovie le 11 mai 1914 et mort à Paris le 2 février 1998, est un ingénieur agronome, ingénieur géologue, ingénieur des mines, volcanologue et écrivain de nationalité russe naturalisé successivement belge puis français. (...)
Après la guerre, alors qu'il travaille au Congo belge, il a l'occasion d'observer au plus près l'éruption d'un volcan né quelques jours auparavant, qu'il baptise du nom du lieu-dit le plus proche, Kituro, cratère voisin du Nyamulagira et de découvrir le lac permanent de magma du Nyiragongo. C'est une révélation pour lui et, dès lors, il se consacre à la volcanologie, inaugurant avec son ami Armand Delsemme, un astronome belge rencontré à l'université de Liège, d'audacieuses descentes dans la bouche des volcans pour y effectuer des prélèvements de lave et de gaz et y effectuer, par les soins de Delsemme, les premières spectrographies de flammes volcaniques jamais réalisées.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Sites dédiés : Centre Haroun Tazieff pour les Sciences de la Terre / Lave volcan



L'homme du Stromboli (INA, 1963)

«Il y a du Soljenitsyne dans le discours de Poutine»

Reflexions sur la croisade idéologique de Poutine
Interview de Mathieu Slama par Pascal Boniface, le 1 août 2016 - Mediapart
A propos de son dernier livre, La Guerre des Mondes, Ed. de Fallois,
Commande sur Amazon : Mathieu Slama - La guerre des mondes: Réflexions sur la croisade idéologique de Poutine contre l'Occident


Mathieu Slama intervient de façon régulière dans les médias sur les questions de politique internationale. Il a publié plusieurs articles sur la stratégie de Poutine vis-à-vis de l’Europe et de l’Occident.  

1.Vous évoquez une incompréhension entre l’Europe et la Russie sur le terrain des valeurs et de la religion qui expliquerait en partie nos différends géopolitiques. Pouvez-vous développer ? 

Mon intuition est la suivante : ce qui se joue entre la Russie de Poutine et les pays occidentaux est beaucoup plus fondamental qu’un simple conflit d’intérêts autour des questions syrienne et ukrainienne. Selon moi, il y a en arrière-plan de ce conflit une opposition entre deux grandes visions du monde concurrentes.

La vision occidentale, pour résumer, est libérale au sens où elle définit avant tout la communauté politique comme une organisation permettant de garantir les libertés individuelles. La patrie, la communauté, les traditions particulières sont dans cette vision des vestiges appartenant au passé. La vision de Poutine est traditionnaliste : la communauté politique est pour lui le produit d’une histoire et d’une culture particulières qui priment sur les libertés individuelles. Il y a là, donc, deux langages très différents qui se font face.

La question religieuse, que vous évoquez, me semble assez bien illustrer cette opposition idéologique. Quand le groupe ultra-féministe Pussy Riots fait irruption dans la cathédrale de Moscou en proférant des injures, elles sont condamnées aussi bien du point de vue pénal que du point de vue de l’opinion publique. Pour expliquer cette condamnation, Hélène Carrère d’Encausse avait assez bien résumé les choses : pour les Russes et pour Poutine, il y a des choses qui ne se font pas, tout simplement. En France, l’action des Femen dans la cathédrale Notre-Dame n’avait guère choqué ni l’opinion publique ni les autorités. Nous avons perdu tout sens du sacré : au nom de la liberté, tout peut être profané, en particulier les symboles religieux (cf. les caricatures de Mahomet…). Evoquer nos racines chrétiennes ? vous n’y pensez pas ! De son côté, Poutine n’a de cesse d’exalter la tradition orthodoxe de son pays. Il s’est récemment rendu à une cérémonie célébrant le millième anniversaire de la présence russe au Mont Athos en Grèce, la « Sainte Montagne » orthodoxe où des moines vivent et prient depuis le Xème siècle. Le symbole est immense.

Il me semble que Poutine a compris une chose essentielle (quoi qu’on pense de l’homme) : la politique, ce n’est pas seulement une affaire de règles de droits garantissant les libertés individuelles. La politique, c’est autre chose : l’habitation d’un espace particulier, l’héritage de mythes fondateurs, de traditions et de symboles qui inscrivent un pays dans une trajectoire historique qui lui est propre. Si tout n’est que droits, alors il n’y a plus de communautés particulières. Et donc plus de politique. La force de Poutine est de nous confronter à ce terrible renoncement.

«Nous transférons notre pouvoir aux machines»

«Nous transférons notre pouvoir aux machines»
Interview de Gerd Leonhard par Emmanuel Garessus, le 21 août 2016 - Le Temps


Face aux suppressions massives d’emplois, le futuriste Gerd Leonhard, un des 100 leaders les plus influents en innovation technologique, craint que l’homme ne devienne de plus en plus une machine
 
Ancien guitariste professionnel en Californie, Gerd Leonhard, basé à Zurich, a très tôt anticipé la quasi-suppression de l’industrie de la musique. A l’inverse du futurologue, lequel prévoit l’avenir, le futuriste rassemble des informations sur l’avenir et conseille les entreprises, dont d’innombrables médias, comme le New York Times, sur la meilleure manière de se préparer à l’avenir. Le 8 septembre aura lieu, à Londres, le vernissage de son nouveau livre «Technology versus Humanity». Celui-ci plaide pour un comité d’éthique en technologie et la création de nouveaux droits humains comme le droit d’être inefficient et lent, le droit d’engager des hommes plutôt que des machines et le droit d’être déconnecté.

Le Temps: TripAdvisors, AirBnB, GoogleMap nous aident quotidiennement. Pourquoi craignez-vous que nous nous transformions en machine?

Gerd Leonhard: Ces instruments ne transforment pas l’homme en machine tant qu’ils sont extérieurs à nous. Mais s’ils sont non seulement meilleurs, plus rapides et présents sur notre corps, comme le sont les technologies portables, ils se substituent progressivement à notre propre cerveau. Le remplacement de la communication humaine par la machine est extrêmement rapide. Les apps de sites de rencontre évitent aux gens de faire connaissance directement, ce qui est compliqué et exigeant, et permettent d’aller droit au but. Comme le développement technologique est exponentiel, en vertu de la loi de Moore, nous nous comporterons progressivement comme des machines dans cinq ans.

- Nous pouvons nous adapter. Pourquoi ne pas adopter une stratégie de «laisser-faire»?

- Si la technologie se développe de façon exponentielle, les problèmes de sphère privée ou de protection des données seront remplacés par des débats beaucoup plus graves. Avec les futures technologies, dans les cinq ans à venir, dans les supermarchés, les taxis et les centres d’appel, 80% des employés seront licenciés et remplacés par des machines. Les effets secondaires seront d’autant plus forts en l’absence d’argent liquide, par exemple sur le traçage des individus, la protection des données et la surveillance. Les petits soucis actuels seront 1000 fois plus aigus. Pensez à la manipulation du public par les réseaux sociaux! Grâce a son algorithme, le plus grand média au monde, Facebook, ne dispose que d’une dizaine de rédacteurs. Mais on parle peu des aspects humains liés aux risques de manipulation à grande échelle. Aujourd’hui, les gens estiment prendre garde à leurs informations sur Facebook, mais ils n’ont aucune idée du «comment» et du «pourquoi» certaines informations arrivent sur leur fil d’actualités. Nous sommes au tout début de la courbe, mais nous externalisons déjà de plus en plus de décisions. Dans l’armement, des robots tuent des hommes sans intervention humaine. Nous sommes en train de transférer l’autorité aux machines. IBM dispose déjà d’une machine capable de décider s’il faut licencier des collaborateurs («people analytics»).

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