mercredi 30 septembre 2020

Covid-19. Manipulation des chiffres au service d'une seconde vague


MAJ de la page : Coronavirus


La jeunesse éveillée (27 septembre 2020) 


Covid. La partie n'est pas finie (L'Impertinent, 27 septembre 2020) 


Arrestation arbitraire du Pr. Heiko Schöning lors de la manifestation à Londres le 26 septembre 2020 et interview par la BBC. Le Pr. Heiko Schöning est à la tête d'une "Commission d'Enquête extraparlementaire sur la gestion de la Covid-19 en Allemagne, ACU 2020, qui a inspirer des initiatives semblables dans d'autre pays. Co-fondateur du collectif "Médecins pour la Vérité" regroupant plusieurs milliers de professionnels de santé en Allemagne et ailleurs, notamment en Espagne.  
Nous avons un mouvement pacifique très fort en Allemagne, parce que, comme vous le savez, nous avons déjà eu cette expérience [dérive totalitaire] dans les années 30 en Allemagne et donc beaucoup de gens sont conscient de ce qui se passe quand l'histoire officielle ne respecte plus la réalité.  



Eric Remacle, Dilution de la responsabilité : pourquoi peu de personnes osent résister à l'absurdité ? (20 septembre 2020)



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L'absence de transparence en ce qui concerne la spécificité des tests PCR (déterminant le pourcentage de faux positifs), le nombre de cycles d'amplification, Ct, et la détermination de la cause principale des décès attribués à la Covid permet toutes les manipulations (y compris de déclarer décès Covid une personne ayant eu un faux positif). Le prouve cette semaine la chute libre des nouveaux cas en Espagne, simple réajustement d'un Ct beaucoup trop élevé, ainsi que les propos d'un ministre de l'intérieur, reconnaissant, sinon une manipulation, un flou dans la comptabilité des décès. La ministre des sports qu'en à elle parle de mesures prises non pas en fonction de la réalité "mais pour dire qu’il faut continuer à être disciplinés comme vous l’êtes" (sic).


Olivier Véran, ministre de l'intérieur, auditionné devant le Sénat (24 septembre 2020) 
Probablement un certain nombre [lequel ?] de personnes décédées porteurs du Covid ne sont pas nécessairement décédées du Covid. 

Cette tribune devait initialement paraître dans le JDD ce dimanche 27 septembre 2020. Cela ne fut pas le cas et à la place, le choix éditorial du JDD fut de publier une tribune d'un collectif de 7 médecins qui mettaient en garde contre une éventuelle seconde vague et demandait des mesures sanitaires radicales dès ce weekend pour des vacances de la Toussaint sereines. Ces médecins sont parmi ceux que l'on retrouve sur les plateaux de télévision depuis le début de la pandémie Karine Lacombe, Gilbert Deray, Bruno Megarbane.  Un choix éditorial aux connotations politiques et sanitaires, perpétuant ainsi le discours anxiogène du gouvernement qui depuis plusieurs semaines est à la recherche d’une hypothétique seconde vague. Rappelons que Laurent Toubiana (un des signataires de la tribune censurée) a déclaré que cette seconde vague était une épidémie de tests.  En second lieu, les liens d'intérêts ne sont jamais loin et ces sept médecins ont reçu plus de 432 000 euros des laboratoires dont 222 000 pour la seule Karine Lacombe et 160 000 euros pour Gilbert Deray avec plus 25% des conventions qui ne sont pas renseignées. (...) 

Tandis que le gouvernement prépare une nouvelle loi (la quatrième en 6 mois !) prolongeant le « régime d’exception » qui a remplacé « l’état d’urgence » sanitaire, le ministère de la Santé a encore annoncé mercredi 23 septembre des mesures restrictives des libertés individuelles et collectives qu'il prétend fondées scientifiquement sur l'analyse de l'épidémie de coronavirus. Cette prétention est contestable. Nous pensons au contraire que la peur et l’aveuglement gouvernent la réflexion, qu'ils conduisent à des interprétations erronées des données statistiques et à des décisions administratives disproportionnées, souvent inutiles voire contre-productives.

Que savons-nous de cette épidémie et de son évolution ?
Le SARS-CoV-2 menace essentiellement les personnes dont le système immunitaire est fragilisé par le grand âge, la sédentarité, l'obésité, des comorbidités cardio-respiratoires et des maladies sous-jacentes de ces systèmes. Il en découle que la priorité sanitaire est de protéger ces personnes fragiles : le respect des gestes barrières et le lavage des mains en sont deux des clés.
Le SARS-CoV-2 circule dans le monde depuis environ un an. Il continuera à circuler, comme l'ensemble des autres virus qui vivent en nous et autour de nous, et auxquels nos organismes se sont progressivement adaptés. L'espoir de faire disparaître ce virus en réduisant à néant la vie sociale est une illusion. D’autres pays, en Asie comme en Europe, n’ont pas eu recours à ces pratiques médiévales et ne s’en sortent pas plus mal que nous.
Quant à l’évolution, l’idée d’une « deuxième vague » reproduisant le pic de mars-avril 2020 n’est pas un constat empirique. C’est une théorie catastrophiste issue de modélisations fondées sur des hypothèses non vérifiées, annoncée dès le mois de mars et ressortie des cartons à chaque étape de l’épidémie : en avril lors du soi-disant « relâchement » des Français, en mai avant le déconfinement, en juin pour la Fête de la musique, en été pour les « clusters » de Mayenne ou les matchs de foot, et à nouveau cet automne face à une augmentation des cas certes significative, mais lente et grevée d’incertitudes diagnostiques. Au final, cette prétendue « deuxième vague » est une aberration épidémiologique et l’on ne voit rien venir qui puisse être sérieusement comparé à ce que nous avons vécu au printemps dernier.

On ne compte plus les mêmes choses
Nous voyons enfin que, pour des raisons difficiles à cerner (panique, pression politique ou médiatique… ?), les autorités sanitaires françaises ne parviennent pas à stabiliser une communication honnête sur les chiffres de l'épidémie. Elles ont surtout abandonné l'indicateur fondamental, la mortalité, pour ne retenir que celui de la positivité de tests pourtant incapables de distinguer les sujets malades des personnes guéries. Cette politique du chiffre appliquée aux tests conduit à une nouvelle aberration consistant à s'étonner du fait qu'on trouve davantage aujourd'hui ce qu'on ne cherchait pas hier. Elle conduit par ailleurs à des classements des départements ou des régions en zones plus ou moins « dangereuses » à qui l’on donne de jolies couleurs qui cachent la fragilité et l’arbitraire du comptage : untel se retrouvera en « zone rouge » alors qu’il y a moins de dix patients en réanimation, un autre verra tous ses restaurants fermés sans que l’on ait la preuve que ce sont des lieux de contamination majeurs. Tout cela n’est guère cohérent.
Les autorités sanitaires ne s'interrogent pas non plus sur la surmortalité à venir des autres grandes causes de décès (cancers, maladies cardio-vasculaires) dont la prise en charge est délaissée, ni sur le fait qu'une partie des sujets classifiés parmi les personnes « décédées de la Covid » sont en réalité mortes en raison d’une autre pathologie mais classifiées Covid parce qu’elles étaient également porteuses du virus. Or des études récentes montrent que ce groupe pourrait constituer jusqu’à 30% des décès au Royaume Uni ces dernières semaines. Cette façon de compter de plus en plus comme « morts du Covid » des personnes en réalité atteintes avant tout d’autres maladies est probablement l’explication principale du fait que, comme cela est écrit en toutes lettres sur le site de l'INSEE : « depuis le 1ᵉʳ mai, on ne constate plus en France d’excédent de mortalité par rapport à 2019 ».
Il découle de tout ceci qu'il n'y a pas de sens à paralyser tout ou partie de la vie de la société en suivant des raisonnements qui sont parfois erronés dans leurs prémisses mêmes. Il est urgent d'arrêter l’escalade, d'accepter de remettre à plat nos connaissances scientifiques et médicales, pour redéfinir démocratiquement une stratégie sanitaire actuellement en pleine dérive autoritariste.
Signataire :


Dr. Edouard Broussalian, (Ema Krusi, 18 septembre 2020)
Dr. E. B. : Une amie dermatologue avec ses copains ont chopé des tests PCR tout neuf [des écouvillons], n'ayant pas servi, qu'ils ont envoyé au labo... 
Ema Krusi : Ne me dit pas qu'ils ont été positifs. 
Dr. B. : Si. (...) Je ne sais pas dans quelle proportion mais si. 

A ce jour,  aucune recommandation n'a été émise quant à l'interprétation des valeurs de Ct  et  des résultats faiblement positifs. Cependant, la distinction entre les situations à fort ou faible risque infectieux est importante pour  prioriser  les  efforts  et  les  précautions  à  mettre  en  place. Il  apparaît  pertinent de s’interroger sur la possibilité de mettre à disposition des biologistes médicaux des recommandations leur permettant d'orienter leur interprétation. (...)
Si  la  valeur de  Ct est  ≤ 33,  la présence d’ARN viral détecté est compatible avec une excrétion virale significative.
Si  la  valeur de Ct est  > 33,  la  présence d’ARN viral détecté est compatible avec une excrétion virale modérée voire très faible.

« Ce n’est pas une épidémie de covid-19 que nous vivons, mais une épidémie de tests » déclare le Dr Laurent Toubiana épidémiologiste.
Ces fameux tests PCR qui étaient absents en mars deviennent critiques en septembre au point d’engendrer des queues et des files d’attentes incroyables. L’IHU de Marseille a depuis le début de l’épidémie mis en place une politique sanitaire claire de dépistage afin d’identifier, d’isoler et de traiter les malades en tout début d’infection.  Dépister est donc essentiel.  Encore faut-il savoir que détecter et comment détecter ?


Roxana Maracineanu, la ministre des Sports en France : « Les décisions, aujourd’hui, ne sont pas prises en fonction d’une réalité qui serait celle de la circulation du virus, puisqu’on ne sait pas comment le virus se transmet… mais pour dire qu’il faut continuer à être disciplinés comme vous l’êtes ». A partir de 2'20'' (Europe 1, 28 septembre 2020)


Pr. Jean-Francois Toussaint recadre Coralie Dubost, députée LREM & compagne de Véran (CNews, 29 septembre 2020)
Inquiétant : la compagne du ministre de la santé confond (ou fait semblant de confondre) les cas positifs avec les malades. 
Emission entière : Youtube


Pr. Jean-François Toussaint, Ils assument publiquement des décisions qui ne sont plus fondées sur la réalité (Sud Radio, 28 septembre 2020)


Jean-Dominique Michel s'adresse à Olivier Véran et demande sa démission (27 septembre 2020)



Jean-Dominique Michel sur Radio Fribourg (Septembre 2020)

En outre, l’épidémie de grippe hivernale amorcée fin 2016 a entraîné un pic de décès exceptionnel en janvier 2017 : 67 000 décès en France métropolitaine ce mois-ci. [Soit deux fois plus que la Covid-19]
Extrait de : INSEE



Colère et inquiétudes d'un présentateur TV, Pascal Praud (CNews, septembre 2020) 



Espagne. Une seconde vague hautement fantaisiste provenant
d'une augmentation des tests couplés à un Ct excessif.
Source : worldometer

Après une flambée de nouveaux cas entre juillet et début septembre, l’Espagne vient d’observer une baisse des nouveaux cas de manière brutale depuis le 18 septembre. Ce chiffre est sujet à caution (...)
La politique des tests pourrait en fait compter pour beaucoup. En effet, le CT « seuil de cycle » qui représente le nombre de cycle pour identifier le virus pourrait avoir été abaissé à 30 à 35 cycles alors qu’en France ce chiffre est encore de 40 à 42. 

Le Dr Mike Yeadon, ancien vice-président et directeur scientifique de Pfizer [une des plus grande société pharmaceutique du monde] pendant 16 ans, affirme que la moitié, voire « presque tous » les tests COVID sont des faux positifs. Le Dr Yeadon affirme également que le seuil d’immunité collective peut être beaucoup plus bas que ce que l’on pensait auparavant, et qu’il a peut-être déjà été atteint dans de nombreux pays. (...)
« Sans les données de test que vous obtenez tout le temps à la télévision, vous concluriez à juste titre que la pandémie est terminée, car il ne s’est rien passé de bien important. Bien sûr, les gens se rendent à l’hôpital, à l’approche de la saison automnale de la grippe… mais aucune donnée scientifique ne permet d’affirmer qu’une deuxième vague devrait se produire. » (...)
Les deuxièmes vagues de coronavirus ne sont pas normales
Le Dr Yeadon a contesté l’idée que toutes les pandémies se déroulent en vagues successives, citant deux autres épidémies de coronavirus, le virus du SRAS en 2003 et le MERS en 2012. Ce qui peut sembler être deux vagues peut en fait être deux vagues uniques se produisant dans des régions géographiques différentes. Ils affirment que les données recueillies lors des épidémies relativement récentes du SRAS en 2003 et du MERS confirment leur thèse.

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Pr. Didier Raoult, Où en est-on à Marseille ? (IHU, 29 septembre 2020)
Il y a des endroits ou il y a eu une surmortalité [considérable à Paris] qui n'est pas lié à l'épidémie, à l'âge ou à l'urbanisation mais à la prise en charge. Ce qui s'est passé à Marseille et dans les Bouches du Rhône, ce n'est pas que l'épidémie ne nous a pas touchée, elle nous a touchée d'une manière comparable [à Paris et dans l'est de la France], c'est que la prise en charge est différente [traitement à l'HCQ]. 

Lire aussi : Il faut soigner tôt les aînés malades du COVID-19 et non les laisser mourir, 28 septembre 2020, Covexit

Pr. Didier Raoult, Covid-19 : Il y a trop de panique, trop d'affolement. (RTL, 28 septembre 2020)
Journaliste : Est-ce que la Science (sic) peut aller jusqu'à truquer une étude pour mettre sur le marché un médicament ? 
D. R. : "La Science" cela ne veut rien dire. (...) Ce n'est pas quelque chose de transcendant avec un grand S, c'est d'abord une pratique. Et parmi ceux qui la pratique il y a de tout. 

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Covid : les mesures restrictives de liberté face au test de proportionnalité
Par Laurent Mucchielli, 24 septembre 2020 - Médiapart

Dans cette tribune, une cinquantaine de juristes reviennent sur des décisions récentes du Conseil d’Etat et discutent la notion de proportionnalité. Ils estiment que l’exagération permanente de la menace sanitaire (que démentent les statistiques de mortalité) risque à tout moment de conduire à des mesures restrictives des libertés individuelles et collectives, et que ceci doit être contesté.

Le 6 septembre 2020, le Conseil d’État a partiellement infirmé les ordonnances de référé des tribunaux administratifs de Lyon et Strasbourg, enjoignant aux préfets du Rhône et du Bas-Rhin de revoir au plus vite - sous peine de suspension - leurs arrêtés imposant le port du masque de protection pour les personnes de 11 ans ou plus dans les lieux publics ouverts des villes de Lyon et de Villeurbanne d’une part, et dans les communes de plus de 10 000 habitants de l’Eurométropole de Strasbourg d’autre part. Cette décision en demi-teinte n’a pas empêché la multiplication, depuis lors, d’arrêtés du même type sur le territoire français, alors qu’elle semble procéder d’une application bien timide de l’exigence de proportionnalité.

Ainsi que le rappelle le Conseil d’État, ces arrêtés interviennent sur le fondement du II de l’article 1er du décret du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19, modifié le 30 juillet 2020, selon lequel : « Dans les cas où le port du masque n'est pas prescrit par le présent décret, le préfet de département est habilité à le rendre obligatoire, sauf dans les locaux d'habitation, lorsque les circonstances locales l'exigent ». Ce décret est lui-même pris dans le prolongement de la loi du 9 juillet 2020 organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire et prévoyant que lorsque des mesures sont prises par les préfets de département pour lutter contre la propagation de l’épidémie de covid-19, celles-ci doivent être « strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu. Il y est mis fin sans délai lorsqu'elles ne sont plus nécessaires ».

Qu’est-ce que l’exigence de proportionnalité ?

En inscrivant cette exigence de stricte proportionnalité dans la loi, le législateur rappelle à l’exécutif ce que le juge administratif lui impose de longue date : dans un Etat de droit, la liberté doit rester la règle et la restriction de police l’exception. Il en résulte que les mesures restrictives des droits et libertés ne sont légales que si elles répondent aux trois exigences inhérentes au principe de proportionnalité : la nécessité, l’adéquation et la proportionnalité. Ainsi, la mesure doit d’abord être nécessaire pour prévenir un risque pour l’ordre public, sanitaire par exemple. Faute de risque, elle est illégale. Ensuite, la mesure doit être apte à atteindre le but visé, faute de quoi elle n’est pas adéquate, ou pas appropriée. Ainsi, l’obligation de porter un masque de protection dans les lieux publics ouverts devrait être considérée illégale s’il était avéré que le masque ne présente pas d’utilité « dans les lieux extérieurs dans lesquels n’existe aucun risque particulier de contamination » (pour reprendre l’expression du juge lyonnais). De même, l’obligation du port du masque sans interruption dans les établissements scolaires à partir de l’âge de 11 ans (ce seuil ne reposant lui-même sur aucune donnée scientifique) devrait être considérée illégale s’il était avéré que, sauf exceptions, les enfants et les adolescents ne sont ni porteurs ni transmetteurs de la maladie. Enfin, les restrictions de police doivent être strictement proportionnées à la fin qui les justifie ; elles ne doivent pas attenter aux droits et libertés au-delà de ce qui est strictement nécessaire à la réalisation de l’objectif visé. C’est la raison pour laquelle les mesures générales et absolues encourent souvent la censure du juge administratif.

Comment apprécier la proportionnalité des mesures prises au regard des risques sanitaires ?
La menace que l’épidémie due à un nouveau coronavirus fait peser sur l’ordre public dans sa composante sanitaire ne saurait être appréciée au moyen de critères flous et contestables, d’opinions controversées, fussent-elles scientifiques, mais au moyen de faits incontestables, sans quoi les libertés ne seraient protégées que par des remparts de sable ou par des boucliers de papier.

Des mesures aussi restrictives des libertés individuelles que celles qui restreignent la circulation ou imposent la dissimulation du visage ne sauraient non plus être fondées sur des peurs de ce qui pourrait se passer dans l’avenir ou sur des prévisions plus ou moins fiables.

Ces mesures restrictives des libertés ne sauraient pas davantage se fonder sur des données procédant d’analyses diagnostiques ou de décisions thérapeutiques qui procèdent soit du colloque singulier qui doit présider à la relation entre le médecin et son patient, soit de contraintes techniques ou matérielles de nature à fausser l’information sur la réalité du danger sanitaire (comme l’absence de tests biologiques lors du pic épidémique du mars-avril 2020, le recours ou non à des soins intensifs, la décision d’hospitaliser ou non et le choix d’attribuer au décès telle ou telle cause déterminante dans un contexte où les comorbidités ont joué un rôle important).
On ne peut enfin justifier ces mesures restrictives sur le seul argument d’une augmentation du nombre de personnes testées positives au coronavirus si, primo cette augmentation procède essentiellement de l’augmentation des tests dans la population générale, secundo il est avéré que 95% des personnes testées positives sont peu ou pas symptomatiques (et ne nécessitent donc pas d’hospitalisation), tertio il est avéré que la légère remontée des hospitalisations constatée par ailleurs à la fin août/début septembre a procédé des flux touristiques saisonniers et de nouveaux diagnostics Covid parmi les malades hospitalisés pour d’autres pathologies.
On ne saurait en revanche contester le fait que la question de la surmortalité est au centre de l’appréciation de la gravité de l’épidémie et doit permettre d’apprécier objectivement la nécessité et la proportionnalité des mesures de police restrictives des libertés prises en France.

Quelles sont donc les statistiques de la mortalité en France ?
Les principales causes de décès en France sont 1) les tumeurs cancéreuses, 2) les maladies cardiovasculaires, 3) les maladies de l’appareil respiratoire, 4) les morts violentes (accidents, intoxications, suicides, homicides). En 2019, 612 000 personnes sont décédées en France. A ce jour, environ 31 000 décès sont attribués à l’épidémie de nouveau coronavirus en 2020, soit l’équivalent de 5% de la mortalité constatée en 2019.

Par ailleurs l’examen de la proportionnalité et de la nécessité des mesures de police administrative ne peut se faire sans un examen diachronique des données de mortalité toutes causes confondues. L’INSEE publie les données de mortalité qui font référence (voir les séries statistiques ici et là).

La comparaison des mortalités des années 2018, 2109 et 2020 indique que l’excédent de 2020 se concentre sur deux mois et demi : de mars à mi-mai. Depuis la mi-mai, la mortalité est similaire sur les trois années. Les effets de l’épidémie sur la mortalité sont donc terminés.
La comparaison avec la période épidémique de décembre 2016 à mai 2017 va dans le même sens. Pendant les six mois qu’a duré cette période, la France a connu 323 687 décès contre 342 000 sur la même période en 2019/2020, soit un excédent de 18 313 correspondant à moins de 3% de la mortalité annuelle. Or, en 2017, en 2018 et en 2019, aucune mesure de police administrative n’est venue pour des raisons sanitaires ou de santé restreindre de quelque façon que ce soit les libertés individuelles.

Conclusion
Les données sur la mortalité doivent inciter à davantage réfléchir sur la proportionnalité et la nécessité des mesures de police administrative qui ont suspendu et restreint, et restreignent encore, des libertés aussi fondamentales que la liberté d’aller et venir, le droit de chacun au respect de sa liberté personnelle, les libertés de réunion et de manifestation, la liberté du commerce et de l’industrie, etc. Gageons que les données ci-dessus rapportées y contribueront et que les autorités administratives françaises s’en empareront pour adapter à la réalité des risques sanitaires les mesures restrictives de libertés qu’elles ont prises ou prendront à l’avenir.

Les 51 premiers signataires
Source (et suite) du texte : Médiapart

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Karim Duval. Nouvelle religion : le covidisme (29 septembre 2020) 
    

lundi 28 septembre 2020

Covid-19. Mafia pharmaceutique.


MAJ de la page : Coronavirus


Amélie Paul rencontre Ghis. Dr. Guylain Lanctôt : Le malade ne devrait pas être au service du système de santé mais le système de santé au service du malade (28 août 2020) 
Auteur de : La Mafia médicale - Comment s'en sortir en vie et retrouver santé et prospérité, 2002

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Pr. Peter Gotzsche, Physicien et épidémiologiste, dénonce l'industrie pharmaceutique (2017)
Il y a deux ans (en 2015), j'ai découvert que nos prescriptions de médicaments étaient la troisième cause de mortalité après l'autisme et le cancer. Nos médicaments tuent environ 200 000 personnes chaque année aux Etats-Unis [soit autant sinon davantage que la Covid-19 chaque année], et la moitié de ces personnes meurent en suivant ce que leur dit leur médecin. 


« Cet ouvrage va provoquer un orage, car il apporte des preuves détaillées démontrant que le pouvoir d’intimidation de l'industrie pharmaceutique est colossal, ce qui explique la gravité des dégâts infligés partout. » Fernand Turcotte, médecin et traducteur
Description
Dans cet ouvrage révolutionnaire, Peter C. Gøtzsche lève le voile sur les comportements frauduleux de l’industrie pharmaceutique dans les domaines de la recherche et de la commercialisation et sur son mépris moralement répugnant pour la vie humaine. L’auteur établit des rapprochements convaincants entre l’industrie pharmaceutique et l’industrie du tabac et révèle l’extraordinaire vérité derrière les efforts déployés pour semer la confusion et détourner l’attention du public et des politiciens.
Le livre du Dr Gøtzsche a remporté le premier prix dans la catégorie « Basis of Medicine » en 2014 présenté par la British Medical Association.  Il a également reçu un prix de la Société internationale de psychologie éthique  et psychiatrie.


Pr Peter Gøtzsche. Les médicaments psychiatriques font plus de dégâts que de bien (2018) 

Le coronavirus est-il beaucoup plus mortel que le virus de la grippe ? Il ne semble pas. L’estimation à 3,4% de l’OMS est largement exagérée. La Corée du Sud a parfaitement fait face à la situation et elle a été leader pour le nombre de tests par habitant. Le taux officiel de mortalité n’est que de 0,9% et il doit être encore plus faible en réalité car nombre de gens atteints souffrent de symptômes bénins et n’ont pas été testés.

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Big Pharma, Les labos tout puissants (Arte, septembre 2020) 
Documentaire de Claire Lasko et Luc Hermann (France, 2018, 1h28mn)

Plus riches et plus puissantes que jamais, les firmes pharmaceutiques orientent la recherche et le remboursement des soins. Enquête sur une industrie hors de contrôle, dont les intérêts ne coïncident pas toujours avec les impératifs de santé publique.
On les surnomme les "Big Pharma" : à eux seuls, les suisses Novartis et Roche, les américains Pfizer et Johnson & Johnson, et le français Sanofi contrôlent la majeure partie de la fabrication de médicaments. Pour conserver leur monopole, ces grands laboratoires minimiseraient, voire occulteraient, certains effets indésirables causés par leurs produits. 
En Europe, la Dépakine, un antiépileptique responsable de malformations congénitales et de troubles neurodéveloppementaux chez des enfants exposés in utero, est au cœur d’un retentissant scandale. Soupçonné d’avoir tardé à alerter les autorités sanitaires et les consommateurs sur ces risques pourtant connus, Sanofi a été mis en examen pour "tromperie aggravée", "blessures involontaires" et "homicides involontaires". 
Aux États-Unis, où la crise des opioïdes fait des ravages (plus de cent morts par jour), les multinationales pharmaceutiques sont accusées d’avoir encouragé la prescription massive de ces antidouleurs en dissimulant leur caractère hautement addictif. 
En 2019, Johnson & Johnson a ainsi été condamné à payer 572 millions de dollars à l’État d’Oklahoma pour avoir mis en danger la vie de ses citoyens. 
Alors que l’industrie pharmaceutique bénéficie largement des innovations de la recherche publique, les prix des médicaments atteignent des sommets : facturé 84 000 dollars aux États-Unis, où la tarification n’est pas encadrée, le traitement contre l’hépatite C coûte 24 000 euros en France, quand la nouvelle thérapie génique contre la leucémie commercialisée par Novartis avoisine les 300 000 euros.
Entre intense lobbying et ententes illicites, les laboratoires déploient d’efficaces stratégies pour préserver leurs exclusivités, à l’instar du même Novartis, qui est parvenu à imposer sur le marché un médicament contre la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) quarante fois plus coûteux que son concurrent. 
Le 9 septembre 2020, Novartis, Roche et Genentech ont ainsi été condamnés par l’Autorité française de la concurrence à payer 445 millions d’euros pour pratiques abusives dans le traitement de la DMLA.  
Source : Arte


Big Pharma - Entretien avec Luc Hermann (Arte, septembre 2020)

L’industrie pharmaceutique tisse la toile de son pouvoir à travers le monde entier. Sa politique de contrôle et d’inflation des prix place les systèmes de santé publics en grande difficulté. La récente condamnation des laboratoires Roche, Novartis et Genentech envoie un signal encourageant pour l’avenir de la santé publique. Émilie Aubry s'entretient avec Luc Hermann, réalisateur du documentaire "Big Pharma, labos tout-puissants".
Source : Arte 


Big pharma, labos tout-puissants (France Culture, La Fabrique Médiatique, 12 septembre 2020)

Big Pharma, c’est le titre d’un documentaire de grande qualité qui sera diffusé mardi prochain sur Arte, et qui a pour objet l’un des plus puissants lobbys économiques de la planète, à savoir l’industrie pharmaceutique. Alors que les plus grands laboratoires mondiaux, le géant français Sanofi, les Suisses Novartis et Roche et les Américains Johnson & Johnson, Pfizer ou Gilead se battent aujourd’hui pour trouver un traitement et un vaccin contre le Coronavirus. Cette enquête éclairante, réalisée avant la crise sanitaire du moment, fruit d’un an de travail, fait froid dans le dos et jette un pavé dans la mare de la politique de santé publique. Luc Hermann, réalisateur.

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Remarque
La situation a encore beaucoup empiré depuis 2017, au point que l'on peut se poser la question si un tel reportage de la RTS (voir plus bas) serait encore possible aujourd'hui (probablement pas). 
Bill Gates est maintenant le premier donateur de l'OMS (certains salariés sont payés directement par la Fondation Bill Gates, de nombreux lobbyistes ont infiltrés l'Organisation, le directeur lui-même, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui n'est pas plus médecin que Bill Gates, a été élu avec le soutien de la Fondation Gates). GAVI (L'Alliance pour le Vaccin) est le second donateur de l'OMS (créé par la Fondation Gates dont il est aussi le premier donateur) et a obtenu un statut équivalent à la BRI (Banque des Règlements Internationaux) de la part de la Confédération helvétique (aucun impôts, immunité juridique totale de l'Organisation et de ses membres). 

A re(voir) : 


A (Re)lire : 

Les généreux donateurs de l'OMS orientent-ils sa politique ?

Le fondateur de Microsoft Bill Gates lors d'une assemblée au siège de l'OMS, à Genève.
[Anja Niedringhaus - Keystone]

Le financement de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) soulève de plus en plus de questions. Les dons représentent une part toujours plus importante du budget, influençant les priorités de l'organisation.

Avec ses 7000 collaborateurs dans le monde entier, l'OMS dirige et coordonne la santé mondiale, avec à sa disposition un budget annuel de 2,4 milliards de francs.
Depuis 1990, son budget a quasi triplé, alors que les cotisations des Etats membres – dont l'OMS peut disposer librement – sont restées stables. Ce sont en fait les dons qui ont explosé. Il s'agit de financements liés à des projets précis ou des causes spécifiques. Ces sommes sont versées par des gouvernements, des fondations privées ou des entreprises.

80% du budget provient de dons
Alors que les cotisations des pays membres représentaient 80% du budget dans les années 1970, le rapport s'est aujourd'hui complètement inversé. En 2016, près de 80% du budget total de l'OMS provient des dons, soit 1,7 milliards de francs.


En 2016, ceux qui ont donné le plus à l'OMS sur une base volontaire sont les Etats-Unis (plus de 310 millions de francs), la fondation Bill & Melinda Gates (280 millions), puis la Grande-Bretagne (près de 140 millions de francs).
En quatrième position se trouve GAVI Alliance  (près de 55 millions de francs), dont le principal financeur est la Fondation Bill & Melinda Gates. Suivent avec plus de 50 millions de francs de dons: le Japon, le National philantropic trust et le Rotary International. Cette dernière association est également financée en partie par la Fondation Bill & Melinda Gates.
Sur les trois dernières marches du top 10 figurent, avec près de 50 millions de dons, la Commission européenne, le Fonds central d'intervention d'urgence et l'Allemagne.

Questions de dépendance
Ce type de financement soulève des questions, notamment de dépendance de l'Organisation vis-à-vis de ses bailleurs de fonds. Or, dans ce top 10, il y en a un qui crispe beaucoup: Bill Gates. C'est l'homme le plus riche de la Terre. Il pèse 86 milliards de francs. Depuis 2008, le fondateur de Microsoft est devenu philanthrope, au sein de sa gigantesque fondation.
La position dominante de cette dernière interroge. Antoine Flahault, directeur de l'Institut de Santé Globale de la Faculté de Médecine à l'Université de Genève, craint que l'institution ne devienne un instrument pour servir les intérêts de ces donateurs privés. "Si un jour on éradique la polio de la planète, on pourra le devoir en grande partie à la Fondation Bill Gates. En revanche, l'OMS est moins libre, parce que les dons vont orienter la politique là où le donateur souhaite l'orienter, puisqu'il donne pour une cause. Il ne donne pas pour l'OMS".

37 cas de polio notifiés en 2016
Ainsi, la directrice de l'organisation Health innovation in practice (HIP), Nicoletta Dentico, souligne le fait que certains départements de l'OMS sont presque entièrement financés par la Fondation Bill & Melinda Gates. "Cela a inévitablement un impact. Pas forcément sur ce que dit l'OMS, mais plutôt sur ce que l'OMS décide de ne pas dire".
L'exemple le plus frappant est la lutte pour éradiquer la polio, cheval de bataille de Bill Gates. Il s'agit du programme de l'OMS dont le budget pour l'exercice 2016-2017 est le plus élevé, avec une enveloppe de 870 millions de francs pour les deux ans.


Selon les chiffres de l'OMS, seuls 37 cas de polio ont été notifiés en 2016, tandis que 1,1 million de personnes sont décédées d'une cause liée au VIH dans le monde, par exemple.


Depuis que l'OMS s'est fixée l'objectif d'éradiquer la polio, le nombre des cas a diminué de plus de 99%, évitant la paralysie à plus de 16 millions de personnes.

Pas de débat public
Pour Jean-Marie Kindermans, président de l'Agence Européenne pour le Développement et la Santé (AEDES), éradiquer la polio est certes un objectif de santé publique qui peut être envisagé, mais qui mobilise des ressources financières et humaines conséquentes. "Le gros problème est comment cette allocation de ressources est décidée, sans débat public, au regard d'autres priorités". On peut donc se poser la question de la pertinence de l'investissement pour éradiquer la polio par rapport à la lutte contre d'autres maladies.
Pour Jean-Marie Kindermans, l'enveloppe budgétaire de l'OMS devrait bénéficier à d'autres maladies qui tuent beaucoup plus à l'heure actuelle, et qui justifient d'être prioritaires, comme la tuberculose, le VIH, l'hépatite C, ou d'autres maladies négligées comme le paludisme, ou simplement les infections pulmonaires aiguës et les diarrhées de l'enfant.
L'Organisation mondiale estime de son côté que Bill Gates a le mérite de pallier un financement insuffisant de la part des Etats membres, comme l'affirme Gaudenz Silberschmidt, directeur ad interim de la mobilisation de ressources coordonnées à l'OMS: "S'il ne faisait pas ce travail, cela poserait un plus grand problème." Et le fait qu'il soit "relativement dominant", comme deux trois acteurs étatiques, est "un risque qu'on doit gérer et qu'on gère activement".
   

jeudi 24 septembre 2020

Covid-19. Le grand cirque des crachoirs.

MAJ de la page : Coronavirus
   

Aram Khachaturian - Valse de la Mascarade (2020)   
    
* * *

  
Sibeth Ndiaye « Je ne sait pas utiliser un masque »  (8 avril 2020) 
Apparemment elle n'est pas la seule, cinq mois après : 


Emmanuel Macron : comment porter un masque, le changer et respecter les gestes barrières ? (8 septembre 2020) 
Toussez dans votre masque plusieurs fois (sans le changer). Entre chaque éternuement prenez soin de vous gratter le nez. Enlevez le masque d'une seule main en le chiffonnant dans votre paume avant de le donner à autrui. Ne vous lavez pas les mains après avoir déposé le masque mais toussez dans votre poing plusieurs fois (sans oublier de vous toucher le nez). Si vous avez quelque chose en main donnez le à votre voisin le temps de mettre votre masque. Ne vous lavez surtout pas les mains avant de mettre le masque. Mettez-le en le tâtant pour vérifiez sa position sur votre visage. 

"Ils ne croient pas aux mesures qu'ils imposent" Pr. Jean-François Toussain

Shame on you. En France les enseignants doivent parler pendant toute la journée avec le masque et les enfants le porter (alors que les personnes de moins de 19 ans sont asymptomatiques et ne transmettent pas le virus). Idem pour les travailleurs, et les citoyens, dans les commerces et parfois même dans les rues (!) sous peine d'amende et de prison en cas de récidive. 

* * *


Un chirurgien parle du masque, de son utilisation et de son utilité au bloc opératoire (14 septembre 2020) 
Lavage des mains avant de le mettre. Dans une salle d'opération l'air est renouvelé et rafraichi constamment ce qui permet au chirurgien de le porter jusqu'à deux ou trois heures de suite. Les chirurgiens sont en bonne santé, sur le plan cardiaque et respiratoire, et ne font pas d'efforts physiques. Aussitôt l'opération finie le masque est baissé et le chirurgien se désaltère. Le masque protège seulement des projections (mais non d'une diffusion bactérienne ou virale).

On les appelle des « masques ». C’est évidemment inexact. Un masque représente un visage ou dissimule un visage. Nos masques covid, eux, doivent recevoir et garder les multiples particules bucco-nasales que nous rejetons en parlant ou en expirant. Ce sont donc bien des crachoirs.

Liste des effets nocifs / indésirables
Dans le grand public, le port du masque par des personnes en bonne santé peut notamment présenter les désavantages suivants :
   risque potentiellement accru d’auto-contamination dû au fait de manipuler un masque facial puis de se toucher les yeux avec des mains contaminées ;
   auto-contamination possible si un masque non médical humide ou sale n’est pas remplacé, favorisant ainsi la prolifération de microorganismes ;
   mal de tête et/ou difficultés respiratoires possibles selon le type de masque utilisé ;
Conseils sur le port du masque dans le cadre de la COVID-19 : Orientations provisoires
   lésions cutanées faciales, dermite irritative ou aggravation de l’acné en cas de port fréquent et prolongé du masque ;
   difficulté de communiquer clairement ;
   sensation possible d’inconfort ;
   fausse impression de sécurité pouvant conduire à un respect moins scrupuleux des mesures préventives qui ont fait leurs preuves comme la distanciation physique et l’hygiène des mains ;
   port du masque mal supporté, notamment par le jeune enfant ;
   problèmes liés à la gestion des déchets ; l’élimination sauvage des masques peut entraîner une augmentation du volume des déchets dans les lieux publics, présentant un risque de contamination des préposés au nettoyage des rues et des risques pour l’environnement ;
   difficultés de communiquer en cas de surdité et de dépendance de la lecture labiale ;
   désavantages et difficultés liés au port du masque éprouvés par les enfants, les personnes atteintes de troubles mentaux ou de déficiences développementales, les personnes âgées atteintes de déficiences cognitives, les asthmatiques ou les personnes souffrant d’affections respiratoires chroniques, les personnes ayant récemment subi un traumatisme facial ou une intervention chirurgicale orale ou maxillofaciale, ainsi que celles qui vivent dans un environnement chaud et humide.

Cela veut-il dire que cette mesure soit systématiquement mauvaise, dans tous les cas de figure ? Bien sûr que non ! Je me suis opposé au vocable "anti-masques" employé par une presse désormais incapable de s'abstenir de raccourcis problématiques en soulignant que l'expression ne veut rien dire : qui serait par exemple opposé au port du masque en salle d'opération ?!
La question n'est donc pas masque ou pas masque, mais quand, où, comment, pourquoi, dans quel objectif et avec quels risques ? Ce type de questionnement pourtant basique semble un lointain souvenir désormais hors d'atteinte dans l'extinction du débat démocratique ! (...) 


Les crachoirs sont des nids à bactéries. 



Témoignage de la mère d'une enfant (Sud Radio, 21 septembre) 

Ce n'est pas que je veux pas mettre le masque, je peux pas (...) C'est des enfants de deux ans et de trois ans qui quittent pour la première fois leurs parents, de leur imposer une personne masquée c'est juste inhumain. 

Qui met nos enfants en danger, le SRAS-CoV-2 ou les mesures de nos gouvernements ?
Par le Dr. Pascal Sacré
Les enfants et les adolescents sont-ils concernés par la COVID-19 ?
Port du masque obligatoire pour tous, notamment à l’école pour les enfants et adolescents à partir de 11 ans [1]. Distance sociale obligatoire. Lavements incessants des mains au moyen de gels hydroalcooliques.
Les jeunes doivent rester masqués et se tenir à distance de leurs camarades, sans compter la peur permanente de l’autre entretenue par toutes ces mesures extrêmes.
Plusieurs personnes compétentes, scientifiques, médecins, disent que la pandémie COVID-19 est terminée [2], que nous avons aujourd’hui un nombre élevé de tests PCR positifs parce que trop sensibles [3-4] mais que la maladie COVID, elle, disparaît comme en témoigne la diminution des décès et la disparition de malades graves ou même hospitalisés, notamment en raison des mutations du virus, devenu moins virulent [5-6]. 

Le gouvernement fait enfin mine de reconnaître que les enfants sont innocents du Covid[1], qu’ils en risquent moins que de la grippe et qu’ils ne transmettent pas le virus. Mais  -en même temps- le gouvernement diffuse un clip mensonger terrorisant les enfants qui veulent embrasser leurs grands-mères en prétendant qu’ils pourraient ainsi la tuer. Et -en même temps- le ministère de l’éducation maintient contre toute logique l’obligation du masque pour les enfants et adolescents. Il faut exiger du ministère de l’éducation nationale d’aller plus loin et rapidement pour mettre fin à l’obligation du masque pour les enfants et adolescents. 
Pendant qu’un collectif de professionnels de santé alerte le monde [2] et  qu’un collectif de parents[3] enfin s’organise pour porter plainte contre le port du masque par les enfants et adolescents pendant les cours, avec interdiction de prendre une bouffée d’air, même pendant les récréations, ou les intercours[4], de nombreuses voix, un peu partout, s’élèvent pour expliquer le danger du masque permanent chez l’enfant [5], au-delà de la mise en condition de soumission et d’esclavage.



Dans la série les fous du Covid. Des bébés avec visières portés par des mères masquées (Bangkok, 19 avril 2020)

La pédopsychiatre Nadia Bruschweiler-Stern souligne l’importance de l’interaction avec un visage entier dans le développement des enfants.
Le visage est un tout
Pour développer ces facultés, le jeune enfant a besoin d’échanges dynamiques avec une personne – au départ sa mère ou son père, ensuite les éducateurs de la crèche. «Or une personne est un ensemble d’éléments, relève Nadia Bruschweiler-Stern. Le visage n’est pas la simple addition d’une paire d’yeux, d’un nez et d’une bouche. C’est une «Gestalt», un tout où l’ensemble cohérent des éléments transmet le message.»
On sait que, dès sa naissance, le nourrisson manifeste une attirance pour la voix de sa mère et cherche le contact avec son visage. «Son regard recherche les trois points mobiles formés par les yeux et la bouche. Cette structure triangulaire mobile est celle qu’il préfère. Le triangle inversé l’intéresse beaucoup moins. Les mères sont très sensibles à cette quête de rencontre, poursuit la pédiatre. Elles se sentent reconnues et choisies par leur bébé. C’est le début d’une histoire d’amour qui fait le lit du développement.»
Quand un bébé interagit avec la personne qui s’occupe de lui, l’échange est riche. «Il passe par les expressions du visage, les modulations de la voix, les mouvements du corps et un contact tactile, suivi d’une pause. C’est comme dans un orchestre: la cohérence de l’ensemble fait la musique. Le bébé apprend à entrer dans la musique de l’autre puis, grâce à la pause, à jouer la sienne.»
Communication entravée
Dans un échange face à face, le bébé se concentre sur les mimiques du visage: il cherche à capter leur sens et apprend à les imiter. «Mais comment deviner un sourire qu’on ne voit pas? Si l’on cache la bouche, la communication est entravée. On prive l’enfant d’une information très importante pour l’apprentissage de la régulation de ses émotions, de ses conduites, de l’empathie et du langage», poursuit la pédopsychiatre.
L’expérience dite de la «still face» illustre l’importance du visage. Elle consiste à présenter un visage impassible à un bébé. Voir l’autre devenir inaccessible le plonge dans la détresse. «Pour les mêmes raisons, le masque, qui cache une partie essentielle du visage, déstabilise complètement le bébé. Dans le cas extrême des enfants à risque de trouble autistique, je pense qu’il est très dangereux de perdre la continuité d’une stimulation cohérente.»


Magritte 2020

 
De plus en plus de bébés et d’enfants de moins de 12 ans sont testés au covid pour un nez qui coule ou un mal de gorge. Les autorités, par prudence, incitent en général au dépistage. Mais les pédiatres estiment ces mesures disproportionnées, et les parents sont désarmés. (...) 
Divergences
D’autant qu’un test PCR n’est pas une partie de plaisir pour un petit enfant. «Même si l’écouvillon est plus fin et plus petit, le prélèvement peut être douloureux et, pour qu’il soit réussi, le bébé doit parfois être contenu, ce qui peut s’avérer être une expérience traumatisante, explique Pierre-Alex Crisinel, médecin spécialiste en pédiatrie et infectiologie pédiatrique, conseiller scientifique du nouveau site de dépistage pédiatrique du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). La plupart des pédiatres souhaitent qu’on allège les critères de dépistage et d’isolement. Tester et isoler les enfants de moins de 12 ans n’empêchera pas forcément le virus de circuler et alourdira la charge des familles.»



Covidences 2020, témoignages du Québec (6 septembre 2020) 
11 femmes courageuses nous offrent leurs confidences et perceptions sur ce qu'elles ont vécues, ainsi que les situations qu'elles ont observées durant le confinement relié aux mesures d'urgence sanitaire.

* * *


Marie-Sophie L. (...) autant se masquer d'une culotte (Instant Cru, 26 août 2020)
 
Masque obligatoire : vivons-nous déjà dans la science-fiction ?

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/opinions/78489-masque-obligatoire-vivons-nous-deja-science-fiction-eric-verhaeghe

mercredi 23 septembre 2020

Covid-19. Ce n'est plus la même maladie.

MAJ de la page : Coronavirus 


Shantel & Areti Ketime, Dysi Ki Anatoli (Est et Ouest) (2015) 

* * *


Dr Nicole Delepine, pédiatre, oncologue, Il ne faut pas faire de test lorsqu'on est asymptomatique (LCI, 17 septembre 2020) 
 

Dr Alexandra Henrion-Caude, généticienne. L’épidémie est terminée ! (10 septembre 2020)


Dr Alexandra Henrion-Caude, généticienne, La vaccination contre la grippe peut favoriser les infections respiratoires (RT France, 18 septembre 2020) 

L'interférence virale dérivée du vaccin était significativement associée au coronavirus


Dr Jean-Luc Gala, Infectiologue chef de clinique à l’UCL, Ce ne sont que des cas sporadiques (22 septembre 2020) 


Appel de 24 soignants belges. Stop à la politique de la peur et aux mesures disproportionnées (Initiatives citoyennes, 4 septembre 2020) 
Suite 2 / 3 


Pr. Jean-François Toussaint, On a connu quelque chose de 300 fois plus puissant en mars, voilà où nous en sommes (Sud Radio, 17 septembre 2020)


Pr. Christian Perronne, On instrumentalise la peur (Sud Radio, 22 septembre 2020)


Pr. Laurent Toubiana, Il y a ce que l'on appelle une traîne épidémique et des cas sporadiques. La théorie de la deuxième vague est une théorie complètement folle. (Radio Classique, 19 septembre 2020)




COVID19: Débunkage du narratif officiel
Par Agnès Bouria, pharmacienne
Chers amis et compagnons de ré-information,
Je vous propose 10 points de débunkage à propos du narratif officiel de la crise sanitaire et des croyances du grand public autour du Covid :
1) Le covid19 est un virus dangereux 
2) Le virus est inconnu 
3) Il n’y a pas de traitements 
4) Toutes les personnes touchées ont des séquelles 
5) Il va y avoir/ on assiste à une deuxième vague 
6) Il y a une augmentation des « cas » 
7) Il faut imposer des règles à tout le monde pour protéger les personnes vulnérables 
8) Le vaccin est LA panacée, notre « seule chance » 
9) Le confinement et le port du masque obligatoire sont des solutions efficaces 
10) Les autorités savent ce qu'elles font 
(...) C’est pourquoi, en conclusion, il est urgent de mettre fin à cette hystérie politico-médiatique ainsi qu’aux mesures sanitaires contre-productives, anti-démocratiques et sans fondements médicaux ni scientifiques.



Message d'alerte international de professionnels de santé aux Gouvernements et Citoyens du Monde (16 septembre 2020) 
  

TV hypnose (La 2e vague arrive, la 2e vague arrive, ...)


‘Il y a des preuves qui montrent que les Suédois possèdent une immunité contre le Covid-19. Grâce également aux autres mesures prises pour enrayer la propagation du virus, la maladie semble avoir été contenue.’
C’est en tous cas ce qu’affirme Kim Sneppen, professeur de biocomplexité à l’Institut Niels Bohr (Copenhague), dans le journal Politiken. L’Institut s’est notamment fait un nom grâce à ses études sur les ‘super-contaminateurs’. Il s’agit de petits groupes de personnes au sein d’une population qui infecte un nombre disproportionné d’autres personnes.
La pandémie serait donc terminée en Suède, même si le pays ne s’approche pas des 60% nécessaires pour atteindre l’immunité collective. Selon les chiffres de Our World in Data, la Suède a enregistré une moyenne de 23 cas par million d’habitants et par jour la semaine dernière, contre 61 au Danemark et 20 en Norvège, qui compte moitié moins de population.

* * *


Pr. Didier Raoult, Evolution de l’épidémie; Les mutants; Evaluation des tests PCR; L'HCQ dans le monde (IHU, 22 septembre 2020)
Source des données mondiales : 

En Europe il y a un phénomène particulier : l'augmentation de cas sans augmentation de la mortalité. (...) L'épidémie n'a plus rien à voir avec ce qu'on a vu au printemps, c'est une autre maladie. (...)

Comparaison entre le printemps de l'épidémie et l'automne.
Ce n'est pas la même maladie. 

En Afrique le taux de mortalité est incroyablement bas. (...) Tout le monde prend des antipaludéens et la plupart (que ce soit la quinine, la privaquine, l'artésimine, la chloroquine, l'hydroxychloroquine) ont une activité contre le virus. (...) Il y a 4,8 milliards de gens qui vivent dans des pays ou on recommande ou on accepte de donner de la chloroquine. (...) Il y a une différence de mortalité factuelle entre la Floride et Cuba, qui ont davantage de médecins et traite avec l'HCO. 
Faut pas dire qu'il n'y a pas de mutant, c'est pas vrai ! (*)
Une étude parue le 29 août (**) montre un mutant qui a perdu un gêne, ORF8, le même qui avait aussi disparu dans le premier SARS, on avait alors compris qu'il avait perdu sa pathogenèse avec le gêne. (...)

(*) La variante ∆382 du SRAS-CoV-2 semble être associée à une infection plus bénigne. Les effets cliniques observés des délétions dans ORF8 pourraient avoir des implications pour le développement de traitements et de vaccins.
(**) Je peux comprendre l'espoir nourri par certains experts d'un virus moins dangereux , mais aucun argument scientifique ne vient étayer cette théorie, hélas. Olivier Veran. 

Les 7 mutants "Marseillais" sont maintenant 33. 

Il semble y avoir des petites épidémies qui se font avec ces mutants puis qui disparaissent, avec des formes moins graves. Il y a des mutations avec cet ORF8, avec le gêne permettant de répliquer le virus, la polymérase, et d'autres jouant un rôle dans la pathogénicité, et donc il y a un phénomène de mutation accéléré, (...)
A Marseille, dans la population (***) depuis deux  trois semaines il n'y a changement ni en réanimation, ni dans les cas nouveaux, ni dans la mortalité. 

(***) Précision importante. (Les voyageurs étrangers, notamment en provenance du Maghreb, ne sont pas, et ne doivent pas être pris en compte pour avoir une photographie conforme à la situation régionale. Qu'en est-il à Paris ?)

 
Courbe des « Ct », ou « Cycle Threshold »
nombre de cycles d’amplification.

Chez nous le Pr. Bernard La Scola a cultivé 5 000 prélèvements pour isoler plus de  2 000 virus, afin de déterminer le bon nombre de Ct. C'est pourquoi depuis le début le Ct à Marseille est de 35, à partir de 35 on sait qu'il n'y plus de virus. (...) 
On peut voir sur cette courbe qu'au début on a 100% de prélèvements positifs, avec des Ct inférieurs à 16 Ct (on peut alors faire le génome directement dessus), à 26 Ct, 50% de gens portent encore des virus (800 000 particules virales par prélèvements), à 30 Ct, il y a encore 20% de culture positives. 
Les tests de dépistages doivent avoir une grande sensibilité (****), pour pouvoir détecter un maximum de cas, quitte ensuite à les contrôler, si vous laissez passer un grand nombre de personnes positives le test n'est pas un test de dépistage. 

(****) La spécificité des tests détermine le taux de faux positifs (une spécificité de 97% équivaut à 3% de faux positifs) et la sensibilité celui de faux négatifs. Dans de précédentes vidéos le Pr. Didier Raoult rapportait avoir constaté des Ct de 42 pratiqué par des labos externes en vérifiant jusqu'à 40 % de faux positifs. Ici il prend le contre-pied de ceux qui veulent au contraire diminuer le Ct en dessous de 35 (pour minimiser les faux positifs).


Méta-analyse des dérivés de la chloroquine sur la mortalité de la Covid-19. 

Dans les études cliniques le risque de mortalité est divisé par deux par l'utilisation des dérivés de la chloroquine. (...) Idem pour les excrétions virales qui sont également divisés par deux. 


Matthieu Millon, Hyrdoxychloroquine et COVID-19 : efficace seulement à Marseille ? (23 septembre 2020)

* * *

Baisser le seuil de détection des tests RT-PCR du Covid-19 pour mieux dépister les individus contagieux.
Par Xavier Boivinet, 15 septembre 2020 - Industrie Techno 

Tests de diagnotic ultra sensibles, les tests RT-PCR sortent positifs même pour des individus qui portent trop peu de virus pour être encore contagieux. Pour en faire de meilleurs tests de contagiosité, certains appellent à baisser leur seuil de détection. Est-ce une bonne idée ? Quelles sont les limites de cette solution ? Décryptage.

Pas de place pour la nuance. C’est positif ou négatif. Le résultat d’un test de dépistage du Covid-19 par RT-PCR est binaire, sans aucune indication sur la quantité de virus présent - la charge virale - et sans hiérarchisation.
Pour Sylvie Van der Werf, responsable du centre national de référence des virus respiratoires de l'Institut Pasteur, cela a quelque chose de « problématique » : « Un résultat positif proche du seuil de détection, donc avec très peu de virus, est rendu avec le même poids qu'un autre avec un Ct à 12 ou 15, synonyme d’une positivité certaine et d’une contagiosité potentiellement très forte. »
Ce qui est lourd de conséquences si l’on utilise la RT-PCR pour évaluer la contagiosité des individus : une analyse publiée par le New-York Times le 29 août estime que, sur des ensembles de cas testés positifs – et donc placés en isolement - cet été sur la côte Est des Etats-Unis, 85% à 90% n’étaient pas contagieux ! Si ces chiffres ne peuvent être généralisés, ils illustrent un écueil majeur de l'usage des tests RT-PCR de diagnostic comme tests de contagiosité.

Cycles d'amplification
Le « Ct », ou « Cycle Threshold » est le nombre de cycles d’amplification nécessaires afin d’atteindre une valeur seuil de fluorescence, qui permet de déclarer que l’échantillon est positif au Sars-CoV-2. C’est le principe d’une PCR : dupliquer des séquences génétiques virales contenues dans un échantillon prélevé chez un patient au cours de cycles d’amplification successifs, jusqu’à pouvoir les détecter grâce à des marqueurs fluorescents.
S’il y a beaucoup de virus dans l’échantillon d’origine, il suffira d’un petit nombre de cycles pour atteindre le seuil de fluorescence : le Ct sera petit. A l’inverse, une faible charge virale exigera un grand nombre de cycles : le Ct sera élevé. Tels que pratiqués aujourd’hui, les tests RT-PCR considèrent comme positif tout échantillon ayant un Ct allant jusqu’au maximum prévu par le fournisseur de la machine et du kit de réactifs, soit souvent plus de 40. [!]
Autrement dit, même une très faible charge virale donne un résultat positif. Cette haute sensibilité est bienvenue pour un diagnostic mais elle donne une information erronée pour identifier une personne contagieuse.

Baisser le Ct ? Oui mais à combien ?
Face à la trop haute sensibilité des tests RT-PCR pour un test de contagiosité, certains appellent à réduire le seuil au-delà duquel un patient est considéré comme positif. C’est le cas de chercheurs interrogés pour l’article du New York Times.
C’est aussi le cas de Bernard La Scola, professeur de microbiologie à l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée infection à Marseille, favorable à une révision des règles d’interprétation avant de rendre le résultat du test : « Je serais d'avis de définir un Ct au-delà duquel le patient n’est plus considéré comme positif, ajoute-t-il. Le résultat rendu doit être utile et aider à prendre des décisions pertinentes. »
A combien faudrait-il baisser le Ct seuil au-delà duquel un patient n’est plus considéré comme positif ? Ou plus exactement, considéré comme présentant un risque faible de transmettre le virus. Certaines recherches effectuées depuis le début de la pandémie offrent des premières pistes.

Comparaison avec une culture virale
Plusieurs études ont étudié la corrélation entre le Ct obtenu sur un prélèvement positif au Sars-CoV-2 et la possibilité de cultiver le virus présent dans l’échantillon sur des cellules in vitro – une condition nécessaire mais non suffisante pour que l’échantillon soit infectieux.
Un article pré-publié sur le site medRxiv en juillet dernier en fait la synthèse. « Aucune culture virale n’a été obtenue à partir d’échantillons […] avec des Ct inférieurs à 24 ou 34, indiquent les chercheurs. La possibilité de cultiver du virus décroit lorsque les Ct augmentent. »
Considérée dans cette synthèse, une étude réalisée à l’IHU Méditerranée infection à Marseille a été publiée le 27 avril dans la revue European Journal of Clinical Microbiology & Infectious Diseases. Premier auteur, Bernard La Scola explique que sur les 183 échantillons analysés, il n’est plus possible de cultiver du virus in vitro lorsque le Ct dépasse 34. « Nous avons poursuivi depuis et avons aujourd’hui beaucoup plus de prélèvements qui confirment ces résultats », assure-t-il.
Plus récemment, des résultats similaires ont été rapportés par des chercheurs de l’Agence de santé publique anglaise dans un article paru le 13 août dans Eurosurveillance : « La probabilité de cultiver du virus chute à 8 % dans des échantillons pour lesquels le Ct est supérieur à 35. »

Des Ct pas très accordés
Une difficulté empêche toutefois de graver dans le marbre une valeur de Ct au-delà de laquelle un patient pourrait être considéré comme non contagieux : « Les Ct ne sont pas des valeurs absolues », souligne M. La Scola.
« Pour un même échantillon, ils seront différents d’un laboratoire à l’autre et ne peuvent pas être comparés de manière systématique », ajoute Laurence Prots, directrice de l'Unité Fonctionnelle de Microbiologie Cerballiance Alpes Maritimes, pour qui vouloir tirer des conclusions concernant la contagiosité à partir des Ct est une « fausse bonne idée ».
En effet, les valeurs de Ct dépendent de nombreux paramètres qui vont de la qualité du prélèvement à la méthode d’extraction pour purifier l’ARN présent dans l’échantillon prélevé, en passant par le gène cible considéré, les réactifs et la machine PCR…

Symptômes, chronologie et biologie médicale
De plus, un écueil majeur de ce type de raisonnement vient du moment auquel est effectué le test par rapport à l’infection. Un patient testé trop tôt - avant l’apparition des symptômes - aura une charge virale faible et un Ct élevé.
Interpréter son test comme négatif serait une erreur majeure puisque ce même patient pourra avoir une charge virale beaucoup plus élevée et être très infectieux 48 heures plus tard, à l’apparition des symptômes.
« La contagiosité d’un patient doit être évaluée à partir des informations cliniques, de son historique, et des résultats de la biologie médicale », insiste Mme Prots.

La RT-PCR quantitative pour mettre tout le monde d’accord ?
La variabilité des Ct et la difficulté de comparer les résultats d’un laboratoire à l’autre sont d’ailleurs illustrées dans la synthèse de la littérature scientifique citée précédemment : les Ct au-delà desquels il devient difficile de cultiver du virus sur des cellules in vitro varient de 24 à 34…
Les scientifiques consultés s’interrogent tout de même sur la valeur de 24, qui paraît particulièrement basse. « Dans notre laboratoire, avec un Ct de 25 nous parvenons à cultiver le virus dans 70 % des cas, remarque M. La Scola. A l’évidence, les patients sont contagieux. »
Pour lever les incertitudes et comparer les résultats d’un laboratoire à l’autre, une solution pourrait venir de l’utilisation non pas du Ct, mais de la charge virale de l’échantillon - exprimée en nombre de copies du génome par millilitre - obtenue grâce à une analyse RT-PCR quantitative. De quoi, peut-être, mettre tout le monde d’accord.

  
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