lundi 20 février 2017

La philosophie et la vie

MAj de la page : André Compte-Sponville / Michael Foessel



Répliques par Alain Finkielkraut
La philosophie et la vie (13 aout 2016)
avec André Comte-Sponville, philosophe, membre du Comité National Consultatif d'éthique et Michaël Foessel, philosophe, professeur à l’école Polytechnique.

Pierre Hadot et Michel Foucault nous ont rappelé, il y a peu, que la philosophie, pour les anciens, n’était pas seulement théorie. Elle ne consiste pas dans un acte de pure connaissance ou de réflexion sur les conditions de la connaissance mais dans une attitude concrète, dans un style de vie qui engage.
Source (et suite) du texte : FC




Les Chemins de la philosophie par Adèle Van Reeth
La nuit : vivre sans témoin (17 février 2017)
avec Michaël Foessel
A propos de son dernier livre La nuit : vivre sans témoin, Ed.
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Michael Foessel, Le Temps de la consolation, Ed. Seuil, 2015 - librairie Mollat
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Bienvenu dans le pire des mondes



Jean Michel Quatrepoint, journaliste économique, Le cycle néolibéral c'est fini (XerfiGroupe, janvier 2017)
A propos de son dernier livre, co-écrit avec le Comité Orwell, Bienvenue dans le pire des mondes, Ed. Plon, 2016

A Pékin, Moscou, Ankara ou Ryad, des oligarchies confisquent le pouvoir au nom du parti communiste, de la Sainte Russie, d'Allah. Cela, c'est l'image que la très grande majorité des médias occidentaux diffuse pour éviter de devoir balayer devant leurs portes. Car le même phénomène est à l'œuvre en Occident, dans ce que l'on appelle encore les démocraties occidentales.
George Orwell, imprégné des horreurs du nazisme et des dérives du communisme, avait dépeint, dans 1984, ce que pouvait devenir notre quotidien dans un monde régi par un totalitarisme absolu. A contrario, le seul rempart contre de telles dérives reposait sur l'idéal démocratique et ses quelques libertés fondamentales.
Or, insensiblement, nos sociétés que l'on croyait démocratiques le sont de moins en moins. Nous basculons dans un totalitarisme mou.
Quel est ce système ? C'est celui où, grâce à la technologie et au contrôle des flux financiers et commerciaux, quelques dizaines de multinationales, la plupart américaines, entendent organiser, orienter, régenter notre vie quotidienne. Pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur ? C'est effectivement ce que nous ont apporté ces nouvelles technologies : smartphone, Internet, nano technologies, progrès de la médecine... Le pire ? C'est le nivellement par le bas, la société du tweet, la surveillance, la captation de notre argent, la normalisation de nos goûts, l'uniformisation de nos besoins. Le pire, c'est aussi que cette dérive se fait souvent avec le consentement de ceux qui en sont victimes... sans s'en rendre compte.
Le champ de nos libertés individuelles se rétrécit sérieusement et un jour, peut-être pas si lointain, nos fiches détaillées nourries des milliers de données récupérées par les multinationales, seront mises au service d'un système totalitaire de moins en moins soft.
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Jean Michel Quatrepoint : « Le système financier mondial marche sur la tête » (IDDE - Institute for Direct Democracy in Europe, juillet 2016)
 

Remodelage du Moyen-Orient, et crise de la démocratie



Gabriel Galice, président de l’Institut international de recherches pour la paix à Genève (RTS, Infrarouge, Syrie, notre honte ? 10 octobre 2016 - Extrait)

Je dis que les américains ont un plan qui a été de remodeler le Grand Moyen-Orient, je n’ai pas entendu une seule fois ce mot dans les commentateurs depuis des mois sur cette question là. Et ce projet c’est un projet de prise du pouvoir et de faire tomber tous les états qui étaient : baasist, indépendants, tortionnaires on est d’accord, mais avec un chaos beaucoup plus grand depuis qu’on a dégommé Saddam, dégommé Kadhafi et qu’on essaie de dégommer Bachar. (à partir de 1'20'')



RTS, Infrarouge, Syrie, notre honte ? 10 octobre 2016
Avec Gabriel Galice, Guy Mettan, Jean Ziegler, Carla Del Ponte, Tawfik Chaama, Robert Mardini.




Wesley Clark, général américain, démocrate (3 octobre 2007) - Sous-titres fr

Il m'a dit "Je viens de recevoir ce memo du bureau du secrétaire à la défense qui dit que nous allons attaquer et détruire les gouvernements dans 7 pays, en 5 ans. On va commencer avec l'Irak, ensuite on passera à la Syrie, au Liban, la Lybie, la Somalie, le Soudan et l'Iran". (à partir de 2'20'')




Alison Weir, journaliste américaine, fondatrice et directrice exécutive de l’organisation à but non lucratif If Americans Knew, (2016)

"La guerre en Irak a été pensée par 25 néoconservateurs, juifs pour la plupart, qui poussent le président Bush a changé le cours de l'histoire." (à partir de 1'50'')
Source : Haaretz (3 avril 2003), journal israélien

* * *



L'invité de la rédaction - Gabriel Galice (RTS, 18 novembre 2016)

Samuel Huntington écrit (dans La crise de la démocratie, premier rapport de la Trilatérale, publié en 1975), et ce n'est pas un complot caché, c'est écrit noir sur blanc : "De même qu'il faut mettre des limites à la croissance économique, il faut mettre des limites à la démocratie." (à partir de 10')


Christopher Lash, La révolte des élites et la trahison de la démocratie (1996), Ed. Flammarion, 2010 (mentionné par Gabriel Galice).

"Il fut un temps où ce qui était supposé menacer l'ordre social et les traditions civilisatrices de la culture occidentale, c'était la Révolte des masses. De nos jours, cependant, il semble bien que la principale menace provienne non des masses, mais de ceux qui sont au sommet de la hiérarchie." Christopher Lasch montre ici comment des élites hédonistes assoient leur pouvoir sur un culte de la marge et sur un fantasme de l'émancipation permanente. Alors qu'elles sont responsables des normes imposées à la société, leurs comportements consistent à feindre d'être hors norme. Cette dialectique mensongère de la nonne et de la marge, remarquablement démontée clans ces pages, est celle de notre temps. Voici un livre qui devrait faire réfléchir tous ceux qui s'inquiètent de l'évolution d'un espace public et médiatique où les élites émancipées se mettent le plus souvent du côté de la transgression en imaginant un ordre moral, un éternel retour de la censure qui ne sont que la contrepartie de leurs transgressions imaginaires. Le testament d'un grand intellectuel anticonformiste, politiquement très incorrect, inclassable et dérangeant.
Quatrième de couverture
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Pour comprendre le moment populiste actuel, il faut lire Christopher Lasch
Par Kévin Boucaud, le 19 février 2017 - Slate 

Montée des mouvements identitaires d’extrême droite dans les pays occidentaux, Brexit, élection de Donald Trump, défaites de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et Manuel Valls lors des primaires... Les analystes politiques ont de plus en plus de mal à comprendre les votes populaires. L'œuvre de Christopher Lasch, sociologue et historien américain décédé il y a vingt-trois ans, anticipait déjà largement ce moment populiste que nous vivons actuellement.

Le 14 février 1994, Christopher Lasch décède d’une leucémie, dix jours seulement après avoir achevé son testament politique, La révolte des élites et la trahison de la démocratie (Climats, 1996), qui sera publié à titre posthume. Le sociologue américain, héritier du marxisme de l’école de Francfort (Theodor W. Adorno, Max Horkheimer, etc.) et lecteur de George Orwell, y critique durement les nouvelles élites du capitalisme, coupables selon lui d’avoir trahi l’idéal démocratique.

Lasch analyse le fossé qui se creuse alors entre le haut et le bas de l’échelle sociale aux États-Unis, phénomène qui s’est reproduit presque à l’identique dans les pays d’Europe de l’Ouest. Mais si l’œuvre de Lasch est intéressante, c’est pour son caractère visionnaire. Lire La révolte des élites et les livres qui l'ont précédé permet de comprendre la séquence politique que nous vivons, caractérisée par un rejet des élites par les classes populaires.

La démocratie mise en danger par ses élites

dimanche 19 février 2017

Otto Weininger et la question du génie



La Conversation scientifique par Etienne Klein
Otto Weininger et la question du génie (18 février 2017)
avec Jacques-Antoine Malarewicz, psychiatre
A propos de son livre : L'énigme Otto Weininger, Ed. nouvelles Cécile Defaut, 2017
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Malgré tous les hommages qu’il a reçus, Weininger est quasiment inconnu en France en raison du caractère antisémite et antiféministe de son œuvre qui l'a rendu infréquentable.
Le 3 octobre 1903, un tout jeune philosophe, Otto Weininger, se suicida à Vienne d’une balle en plein cœur, dans une chambre qu’il avait louée dans l’immeuble où Beethoven était mort trois quart de siècle plus tôt. Il n’avait que 23 ans. Il venait tout juste de faire paraître un ouvrage étrange, inclassable, provocateur et même scandaleux, intitulé Geschlecht und Charakter, autrement dit, Sexe et Caractère.

Il y parlait de presque tout, du génie, de la « génialité », de la musique, du sentiment de décadence, de la haine de soi, de la sexualité de l’homme et surtout de celle de la femme. Ce livre marqua les plus grands esprits et ne laissa presque personne indifférent. Il connut de très nombreuses rééditions – trente-six jusqu’en 1925 – et également de très nombreuses traductions. Il faut dire qu’à côté des outrances, des contradictions, des aphorismes bizarres et des théories bancales qui y foisonnent, il est parsemé de constats sur la société moderne qui continuent de nous percuter.
Sigmund Freud considérait qu’Otto Weininger était un pur génie, Ludwig Wittgenstein le tenait en grande estime, tout comme Karl Kraus, Stefan Zweig, Robert Musil, James Joyce, Franz Kafka, Georges Bataille ou encore Emil Cioran. Mais d’autres considérèrent que ce chaman de l’intelligence n’avait été qu’un enragé victime de ses problèmes, un aliéné, un individu possédé par des forces qui le débordent.

D’où la question : qu’est-ce que le génie ? Quel lien a-t-il (ou n’a-t-il pas) avec la folie ? Ceux qui pensent ce que les autres ne pensent pas, ou qui voient au-delà des réalités empiriques, seraient-ils condamnés à éprouver l’angoisse d’un exilé chez les araignées, la pulsion irrépressible de plier bagage, un désir fou d’errance définitive ?
Source : FC

Sur la route des particules fines

MAJ de la page : Particules fines



Sur la route par Julie Gacon
Sur la route… des particules fines, en Haute-Savoie (18 février 2017)
avec Anne Lassman-Trappier : Présidente de l'association Environn'Mont Blanc.




Pollution, la France irrespirable (France 5, octobre 2016)

La pollution de l'air serait responsable de 42 000 morts prématurées chaque année dans l'Hexagone. Partout en France, la pollution laisse des traces, dans les grandes villes, à la campagne ou même à la montagne. Champion de cette pollution de l'air, le pourtour de l'Etang-de-Berre, près de Marseille. Des centaines d'usines déversent dans l'air des milliers de polluants. Mais parfois, la pollution se trouve là où l'on y attend le moins. Ainsi, dans la vallée de l'Arve, en région Rhône-Alpes, les normes européennes fixant les valeurs limites de niveau de polluants sont dépassées tous les ans. En cause, la géographie de la région, le transport routier et le chauffage au bois. Simon Métral, un militant du pays, a déclaré la guerre aux poids lourds. Enfin, à Imphy, dans le centre de la France, l'activité d'une usine de recyclage de déchets industriels génère des envolées de poussières.
Source : France5


La pollution aux particules fines
Par Olivier Berruyer, le 24 jnvier 2017- Les Crises

Les particules

Le terme particules est une expression générique qui désigne un mélange de polluants solides et/ou liquides en suspension dans un milieu gazeux. La notion d’aérosol désigne à la fois les particules et le gaz dans lequel elles se trouvent en suspension. La taille de ces particules peut s’étendre sur près de 6 ordres de grandeur, de 0,005 et 100 micromètres (1 micromètre µm = 0,001 millimètre) et leur composition chimique est très variable, ce qui en fait l’un des constituants les plus complexes de l’atmosphère.

Celles mesurant moins de 50 micromètres de diamètre (environ) ont une masse tellement faible que la gravité joue très peu sur elles : elles restent en suspension dans l’air ; on les nomme microparticules ou matières particulaires (Particulate Matter, PM) ; elles se comportent en fait comme des gaz. On appelle poussières les particules solides de dimensions et de provenances diverses pouvant rester un certain temps en suspension dans un gaz ; celles supérieures à environ 50 µm finissent par chuter par gravité, et on les qualifie alors de poussières sédimentables.
Source (et suite) du texte : Les Crises


Index de la série “Pollution de l’air” 
Par Les Crises, 2017 (en cours) - Les Crises

1. La pollution de l’air cause 48 000 morts par an en France (+ présentation des polluants)
2. La pollution aux particules fines
3. Les graves effets des particules sur la santé
4. La pollution de l’air dans le monde
5. La pollution de l’air en Europe I (+ les morts du charbon)
6. La pollution de l’air en Europe II
7. La pollution de l’air en France
8. Le très polluant chauffage au bois
9. Le choix mortifère de la France pour le diesel (mais le diesel a changé…)
10. Arrêtons avec les “centrales à charbon allemandes”…
11. La pollution de l’air en Île-de-France (hors particules)
12. La pollution aux particules en Île-de-France
13. L’origine des particules en Île-de-France
14. Les épisodes de pollution aux particules en Île-de-France
15. Qualité de l’air en Île-de-France et épisodes de pollution récents
16. La pollution dans le métro
17. La pollution de l’air à la maison
18. Suivi en direct de la pollution
19. Quelques suggestions…
20. Documents
21. Synthèse de la série Pollution de l’air
La série complète est consultable ici : Les Crises

Le coeur du système

And as I've mentioned, we've all been quite content to demean government, drop civics and in general conspire to produce an unaware and compliant citizenry.
Nous avons tous été assez satisfaits de dégrader le gouvernement, de laisser tomber le civisme et en général de conspirer à produire des citoyens ignares et obéissants.

Extrait d'un mail de Bill Ivey (responsable culturel sous Bill Clinton) à John Podesta (directeur de campagne de Hillary Clinton), le 13 mars 2016.
Source : wikileaks
A propos de John Podesta voir aussi : #Pizzagate

* * *

Le cœur du Système
Par Slobodan Despot, le 12 février 2017 - Antipress

«La propagande sert davantage à nous justifier nous-mêmes qu’à convaincre les autres; plus nous avons de raisons de nous sentir coupables, et plus fervente sera notre propagande.» (Eric Hoffer, The True Believer: Thoughts on the Nature of Mass Movements)

Dans Le Maître et Marguerite, le chef-d’œuvre de Mikhaïl Boulgakov, le Diable apparaît en personne sous la cape du magicien Woland. Le Diable est joueur: il s’amuse à tester la vanité et la crédulité des hommes. Et il sait qu’il n’est d’humains plus crédules que les incrédules de métier. C’est ainsi que son premier interlocuteur, Berlioz, vedette littéraire du Moscou soviétique et athée militant, finira décapité par un tramway, exactement comme le magicien le lui a prédit. Ah! S’il avait un seul instant pris au sérieux l’existence du Tentateur qui venait, justement, de lui offrir une cigarette…

Des blagues à ne pas faire en société

«Qu'est-ce que le Système?» me demandent sans cesse les idiots utiles du Système. (Tweet, 5.2.2017)

Nous sommes témoins d’une plaisanterie semblable lorsque nous parlons du «Système». Il m’arrive ainsi de lancer des aphorismes à ce sujet dont les échos sont connus d’avance: «Complotiste!», me répliquent aussitôt des sceptiques venus de divers horizons culturels et politiques, mais qui ont généralement en commun un binôme de caractéristiques paradoxal: d’un côté, la foi dans le rationalisme et le «fact-checking», et de l’autre des convictions morales et politiques d’une naïveté extrême. Ils s’attribuent à la fois une haute capacité de discernement, une mission de «vigilance citoyenne» et une position critique vis-à-vis du pouvoir. Dans le langage ras-du-sol des services, ce sont de parfaits idiots utiles.

L’idiot utile est celui qui croit qu’il ne croit pas ce qu’il croit, mais qu’il le sait. Que sa subjectivité n’y est pour rien. Que sa connaissance ne lui vient pas par un quelconque canal d’influence ou d’endoctrinement, mais de la vérité des choses elle-même. Sans filtre. Sans intermédiaire. Sans diable ni système.

Le Système, selon eux, n’existe pas. Ou, s’il existe, il n’a ni malice ni intention particulière. Il fait partie du paysage comme le climat ou la course des astres et obéit aux décrets des institutions comme la charrue au laboureur. Ce qui existe, pour cette catégorie d’esprits, c’est l’«Antisystème», à savoir tous ces milieux étranges et «sulfureux» qui, sous couvert de «résistance» contre un spectre de leur invention, complotent pour renverser la démocratie. Quelquefois, souvent même, ces innocents décrètent que le Système, c’est justement ça: l’Antisystème. Tout comme les étiquettes, les causes et les effets s’intervertissent facilement. Pour que l’«Antisystème» soit moralement condamnable, pour qu’on puisse le censurer et le liquider sans états d’âme, il est nécessaire que sa cause soit une illusion. Mais entre ces deux termes, lequel découle de l’autre? La nécessité de bâillonner l’opposition à cause de ses mensonges, ou la nécessité de prouver que ses vues sont des mensonges afin de la bâillonner?

C’est celui qui dit qui est!

Les comploteurs dénoncent les complotistes. Quoi de plus normal ? (Tweet, 31.1.2017)

Et de même: où se situe le crime de complot, si complot il y a? La divulgation massive, par WikiLeaks, des e-mails de Mme Clinton et de son entourage montre que la direction du parti Démocrate avait été accaparée par des gens qui, littéralement, passaient leur temps à comploter en coulisses: contre la Libye, pour la destruction de l’enseignement et de la conscience civique, pour les intérêts du complexe militaro-industriel, et j’en passe. Le déchaînement même du milieu médiatico-politique face à cette divulgation montre que les tractations secrètes avec des agents d’influence sans investiture démocratique sont un mode de gouvernement admis et protégé. Ainsi le complot a-t-il été attesté comme une réalité indiscutable et omniprésente par ses protagonistes et défenseurs mêmes! Mais par un extraordinaire renversement rhétorique, le crime de complot a été rejeté sur ceux qui, justement, le dévoilaient au grand jour — ainsi que sur leurs hypothétiques alliés russes (car le mot «russe» est un utile déclencheur réflexe qui associe immédiatement à l’espionnage, à la propagande et à la désinformation). En effet, le seul moyen de berner le public et de détourner son attention du complot indiscutable qu’il avait sous les yeux était de pointer du doigt un complot bien plus menaçant, d’autant plus menaçant qu’on ne pouvait en montrer qu’une ombre: celui liant Poutine à Trump via Julian Assange!

Et voici donc les comploteurs devenus complotistes à leur tour en dénonçant le complot des complotistes visant à faire éclater leur propre complot!

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