mercredi 13 juin 2018

Swami Atmananda Udasin

Swami Atmananda Udasin donnera un satsang à Genève, les 12 et 13 juin 2018 (c/o Sandrine Pillon, au 150 route de Saint-Julien à Plan-les-Ouates) à 20h.

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Swami Atmananda Udasin, Laissez-vous vous perdre complètement (mai 2018)


L’enseignement est assumé par l’acharya de l’ashram, Swami Atmananda Udasin, Belge d’origine qui vit en Inde depuis 21 ans. Après des études de philosophie, théologie et religion comparée, et une brève carrière universitaire, il reçoit l’ordination monastique dans la tradition de l’Orient chrétien. Il se retire ensuite pendant plusieurs années dans un ermitage des monts de Judée. En 1997, il retourne en Inde du Nord pour vivre dans un ermitage des contreforts himalayens, près de Rishikesh. Au terme de quatre nouvelles années de solitude, il embrasse la sagesse pérenne du Sanatana Dharma et reçoit l’initiation au sannyasa de son maître, Sri Chandra Swami Udasin, rencontré à Haridwar en 1990.

S’inspirant de la vision qu’eut Swami Abhishiktananda (Henri Le Saux) de l’unicité de la Vérité ultime au-delà des grandes traditions religieuses, il fonde en 2003 l’Ajatananda Ashram qui tient son nom de celui qui fut le disciple réalisé d’Henri Le Saux, Swami Ajatananda Saraswati (Marc Chaduc), « disparu » dans le haut Himalaya en 1977.

Son enseignement s’inscrit dans la grande tradition de l’Advaita Védanta, dans la ligne de Sri Adi Shankaracharya. Outre les enseignements transmis directement par son Maître, et la vision transreligieuse de Swami Abhishiktananda et celle de Swami Ajatananda Saraswati, Swami Atmananda a aussi été profondément inspiré par Sri Ramana Maharshi, Sri Nisargadatta Maharaj, Sri Atmananda Krishna Menon et Sri H.W.L. Poonja (Papaji).

Répondant à un Appel intérieur, il enseigne depuis 2012 la voie directe de la Non-Dualité (Advaita) et intervient dans le cadre d’entretiens (satsangs) et de retraites en Inde, en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, et en Chine.
Source (et suite) du texte : Les amis d'Ajatananda

Nous ne sommes pas seulement des êtres humains conscients. Nous sommes la Pure Conscience Illimitée elle-même, qui se manifeste sous la forme de cet univers. C’est la Réalité ultime, sans commencement ni fin. Elle est au-delà de toute description, bien qu’elle ait été formulée de diverses manières, à des époques diverses, par toutes les grandes traditions religieuses du monde, et directement connue et expérimentée par les sages. Elle ne peut pas être saisie par l’intellect, mais elle peut être seulement reconnue comme notre vraie nature à travers le ‘non-mental’.
Source (et suite) du texte : Les amis d'Ajatananda

Sites officiels : Ajatasnanda ashram  / Les amis d'Ajatananda
 

Pôles magnétiques, le grand retournement



LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE  par Nicolas Martin
Pôles magnétiques, le grand retournement 12/06/2018
avec Jean-Pierre Valet, Géophysicien, spécialiste de l'histoire du champ magnétique terrestre, directeur de recherche au CNRS à l’IPGP.
Julien Aubert, Chercheur au CNRS et à l'Institut de Physique du Globe de Paris, directeur de l’équipe “Dynamique des fluides géologiques”

L'Art contemporain (officiel) ou la dévastation de la sensibilité

MAJ de la page : Art contemporain



LA GRANDE TABLE (2ÈME PARTIE)  par Olivia Gesbert
La beauté, un geste politique avec Annie Le Brun
Auteure de : Ce qui n'a pas de prix, Ed. Stock, 2018

Les artistes contemporains sont cyniques: en permanence, ils font passer la dévastation de la sensibilité et de toute réflexion esthétique qu'ils mènent pour quelque chose de risible et d'insignifiant.




Aude Lancelin recoit Annie Le Brun (Le Média, L'entretien libre, juin 2018)




Aude de Kerros, L'imposture de l'art contemporain, du discours à la finance (XerfiCanal, 2017)
Auteure de L'imposture de l'art contemporain: Une utopie financière, Ed. Eyrolles 2015
Voir aussi : L’art dévoré par l’argent. Entretien avec Nathalie Quintane (2017)
Lire aussi : Jean-Gabriel Fredet: «Ils ont transformé le marché de l'art en casino» (2017)




L'art contemporain par Franck Lepage (extrait de Incultures, 2016)




L'art contemporain par les Inconnus (2013)


Domestikator


Domestikator à Beaubourg (Le Point, octobre 2017)
Voir aussi : L’art contemporain (Les Reportages de Vincent Lapierre, 2017)




Thomas Deshays, Opening, documentaire sur l'art contemporain (2017)
  

lundi 11 juin 2018

Schopenhauer ou je fais un malheur !






LES CHEMINS DE LA PHILOSOPHIE  par Adèle Van Reeth
Schopenhauer ou je fais un malheur ! (4-8 juin 2018)

(1/4) L’art peut-il consoler ?
avec Michel Guérin, philosophe.
(2/4) Une vie de souffrance et d’ennui
avec Christophe Bouriau, Professeur des Universités en philosophie à l'Université Lorraine, Membre des Archives Poincaré (UMR 7117) et du Laboratoire lorrain de sciences sociales Directeur du département de philosophie de Metz
(3/4) De l’égoïsme à la pitié
avec Christophe Salaün, professeur de philosophie au lycée au lycée Darius Milhaud au Kremlin-Bicêtre
(4/4) Penser par le corps
avec Ugo Batini, professeur de philosophie en classes préparatoires (CPGE) à Paris

Des scientifiques ont créé un embryon hybride mi-humain mi-poulet

MAJ de la page : Chimère
Après les embryons hybrides homme-mouton, homme-cochon, voici l'homme-poulet !

Des scientifiques ont créé un embryon hybride mi-humain mi-poulet
par Sarah Koskievic, le 25 mai 2018 - Ulyce

Crédits : Université Rockefeller de New York

Un groupe de scientifiques américains pourrait bien être à l’origine d’une découverte médicale aussi majeure que sujette à controverse. Dans une étude menée par Ali Brivanlou, biologiste à l’université Rockefeller de New York, et publiée dans la revue scientifique Nature le 23 mai 2018, on apprend que lui et ses collègues ont réussi à mélanger des cellules humaines artificielles à des embryons de poulets. Le but de cette étrange expérience scientifique visait à comprendre la façon dont les cellules s’organisent au sein de l’embryon humain pour donner naissance à ses membres.

En effet, les cellules souches embryonnaires humaines sont pluripotentes, ce qui signifie qu’elles peuvent se différencier en n’importe quel type de cellules spécialisées de l’organisme – qui vont ensuite créer les os, le cerveau, les poumons, le foie, etc. Après avoir longtemps observé des cellules embryonnaires d’amphibiens ou de poissons, nous savions déjà que certaines cellules coordonnent la marche du reste des cellules. Pour ce faire, elles envoient des signaux moléculaires et commandent à ces cellules de se développer d’une façon ou d’une autre.

Pour des raisons éthiques évidentes – aux USA, il est par exemple interdit d’utiliser des embryons vieux de plus de 14 jours –, il était difficile jusqu’à présent de savoir si de telles cellules organisatrices existaient bel et bien chez l’être humain. Pour contourner ces règles, l’équipe d’Ali Brivanlou a donc cultivé en laboratoire des embryons humains artificiels dérivés de cellules embryonnaires humaines. Au quatorzième jour, les scientifiques ont greffé ces cellules humaines sur des embryons de poulet âgés de 12 heures (un stade de développement équivalent aux 14 jours de développement humain). C’est là que le spectacle a commencé.

Tout comme ce qui avait été observé chez les poissons ou les amphibiens, les cellules humaines ont pris le rôle d’organisatrices sur celles des poulets, créant une colonne vertébrale secondaire et un système nerveux. « À mon grand étonnement, la greffe n’a pas seulement survécu, mais elle a donné naissance à des structures merveilleusement organisées », expliquait le docteur Brivanlou au Sun. Les débuts du tissu nerveux qui formerait en fin de compte sa moelle épinière et son cerveau étaient composés exclusivement de cellules de poulet.

Pour Martin Pera, chercheur sur les cellules souches au Jackson Laboratory dans le Maine, ces résultats ouvrent de nouvelles pistes sur la façon dont les problèmes de développement précoce se produisent. Les chercheurs ont ainsi créé le premier hybride humain-poulet. Les embryons n’ont pas été conservés, mais que se passera-t-il le jour où ils décideront de contourner cette barrière éthique-là ?

De l’autosuffisance nationale, par John Maynard Keynes

Quelle surface de potager faut-il pour atteindre l’autosuffisance alimentaire ?
4 août 2016 - Vivre demain


Est-il possible de subvenir à ses besoins alimentaires avec son potager ? De quelle surface a-t-on besoin pour nourrir une personne grâce à son potager/verger ? Et de combien pour une famille entière ?

Si les prix alimentaires mondiaux sont au plus bas depuis sept ans, les prix en grandes surfaces ou à l’épicerie du coin restent quoi qu’il en soit élevés. L’utilisation des pesticides et des insecticides, très répandue dans l’agriculture traditionnelle, ne vient en rien vous rassurer sur ce que vous mangez. Ces deux constats ont suffit à vous motiver de faire pousser votre propre nourriture, mais vous vous demandez certainement la surface de terre nécessaire pour vous nourrir vous et votre famille toute l’année.

Il faut savoir que ce chiffre peut varier, en fonction de la quantité de nourriture dont vous avez besoin, et de comment vous organisez votre potager. Mais nous avons tenté de répondre clairement à cette question afin que vous trouviez l’autosuffisance alimentaire, ou presque. Car elle n’est plus une utopie.



Permaculture, mon jardin potager urbain, 2015
Source (et suite) du texte : Vivre demain

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De l’autosuffisance nationale, par John Maynard Keynes
“National Self-Sufficiency”, a été publié par The Yale Review, vol.22, n˚ 4 (juin 1933), p. 755-769..
Les Crises, 11 juin 2018

John Maynard Keynes (/keɪnz/), né le 5 juin 1883 à Cambridge et mort le 21 avril 1946 dans sa ferme de Tilton à Firle, est un économiste, haut fonctionnaire et essayiste britannique. Sa notoriété est mondiale. Il est le fondateur de la macroéconomie keynésienne. Le keynésianisme, la nouvelle économie keynésienne, le néokeynésianisme ou le post-keynésianisme sont issus de son œuvre. Considéré comme l'un des plus influents théoriciens de l'économie du xxe siècle1, il fut, en tant que conseiller officiel ou officieux de nombreux hommes politiques, l'un des acteurs principaux des accords de Bretton Woods, après la Seconde Guerre mondiale.
Source (et suite) du texte : wikipedia

 Comme la plupart des Anglais, j’ai été élevé dans le respect du libre-échange, considéré non seulement comme une doctrine économique qu’aucune personne rationnelle et instruite ne saurait mettre en doute, mais presque comme une composante de la morale. Je considérais les entorses à ce principe comme stupides et scandaleuses. Je pensais que les inébranlables convictions de l’Angleterre en matière de libre-échange, maintenues depuis près d’un siècle, expliquaient sa suprématie économique devant les hommes et sa justification devant Dieu. En 1923, j’écrivais encore que le libre-échange s’appuyait sur des “vérités” fondamentales qui, énoncées avec les réserves d’usage, ne pouvaient être contestées par quiconque comprend le sens des mots.

Quand je relis ce que j’écrivais alors à propos de ces vérités fondamentales, je ne pense pas être en contradiction avec moi-même. J’ai cependant changé d’orientation, comme beaucoup de mes contemporains. Ma connaissance de la théorie économique a de fait évolué, et je n’accuserais plus Monsieur Baldwin, comme je le faisais alors, d’être“une victime de l’erreur protectionniste dans sa forme la plus grossière” parce qu’il pensait, dans les conditions qui étaient celles de l’époque, que des droits de douane pouvaient aider à réduire le chômage dans notre pays. Mais c’est autre chose qui m’a fait changer d’avis : mes espoirs, mes préoccupations et mes craintes ont changé, comme ceux de beaucoup, voire de la plupart des gens de notre génération, dans le monde entier. C’est un long processus, que celui de s’arracher à des modes de pensée qui étaient ceux d’avant la guerre, ceux du XIXe siècle. Il est surprenant de constater combien un esprit traîne d’oripeaux obsolètes même après avoir changé ses conceptions centrales. Mais aujourd’hui enfin, après avoir parcouru un tiers du XXe siècle, nous sommes, pour la plupart d’entre nous, en train de sortir du précédent, et d’ici que nous arrivions à la moitié de ce siècle, il se peut que nos façons de penser et nos préoccupations soient aussi différentes des méthodes et des valeurs du XIXe que chaque siècle a pu l’être du précédent.[…]

L’ouverture internationale n’est pas facteur de paix

D’abord, la question de la paix. Nous sommes aujourd’hui pacifistes avec une telle force de conviction que si les tenants de l’internationalisme économique pouvaient l’emporter sur ce point, ils retrouveraient vite notre appui. Mais il n’est pas évident que concentrer ses efforts sur la conquête de marchés étrangers, introduire dans les structures économiques d’un pays les ressources et l’influence de capitalistes étrangers et dépendre étroitement des politiques des autres pour sa propre vie économique garantisse la paix entre les nations. L’expérience et la prévoyance nous permettraient même d’affirmer le contraire. La protection par un pays de ses intérêts à l’étranger, la conquête de nouveaux marchés, le développement de l’impérialisme économique, sont les éléments incontournables de la politique de tous ceux qui veulent maximiser la spécialisation internationale et la diffusion géographique du capital, où que soit installé celui qui le possède. Si l’on pouvait éviter les fuites de capitaux, les politiques intérieures seraient plus faciles à déterminer. Il y a un véritable divorce entre les propriétaires et les vrais gestionnaires lorsque, par suite de la forme juridique des entreprises, leur capital est réparti entre d’innombrables individus qui achètent des actions aujourd’hui, les revendent demain et n’ont ni la connaissance ni la responsabilité de ce qu’ils ne possèdent que peu de temps. C’est déjà grave à l’intérieur d’un pays, mais les mêmes pratiques étendues à l’échelle internationale deviennent intolérables en période de tension – je ne suis pas responsable de ce que je possède et ceux qui gèrent mon bien n’ont pas de comptes à me rendre. Un calcul financier peut montrer qu’il est avantageux pour moi d’investir quelque part dans le monde où l’efficacité marginale du capital est maximale ou bien le taux d’intérêt le plus élevé. Mais on voit à l’expérience que le fait que le propriétaire soit éloigné de la gestion est préjudiciable aux relations entre les hommes, et que cela provoque tôt ou tard des tensions et des inimitiés qui finissent par réduire à néant les calculs financiers.

Je me sens donc plus proche de ceux qui souhaitent diminuer l’imbrication des économies nationales que de ceux qui voudraient l’accroître. Les idées, le savoir, la science, l’hospitalité, le voyage, doivent par nature être internationaux. Mais produisons chez nous chaque fois que c’est raisonnablement et pratiquement possible, et surtout faisons en sorte que la finance soit nationale. Cependant, il faudra que ceux qui souhaitent dégager un pays de ses liens le fassent avec prudence et sans précipitation. Il ne s’agit pas d’arracher la plante avec ses racines, mais de l’habituer progressivement à pousser dans une direction différente.

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