mercredi 16 août 2017

Un alchimiste raconte

MAJ de la page : Patrick Burensteinas



Autobiographie d'un alchimiste, Patrick Burensteinas (France Inter, Etat d'Esprit, 2017)

A écouter sur RTL : La matière a-t-elle une âme (août 2017) / téléchargement (mp3)





Extraits du film documentaire « Un Alchimiste raconte » avec Patrick Burensteinas (2017)
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C'est aussi un livre : Un alchimiste raconte, Ed. Massot 2017
Ils sont rares, on en compte dix par siècle. Patrick Burensteinas est l'un d'eux. Mais oubliez l'image du vieux barbu en cape violette. Scientifique de formation, il a passé des années dans son laboratoire à faire des expériences d'alchimie opérative au creuset. D'abord, pour se prouver à lui-même que " ça ne marchait pas "... et puis parce que ça a marché. L'impossible est devenu possible. Il y aurait donc une âme derrière la matière ? C'est vers un or tout autre que s'est tournée sa quête. Une quête de lumière d'ordre métaphysique. Car c'est en oeuvrant à être soi-même " aligné " que l'on parvient à la pierre philosophale. Aujourd'hui, c'est cet éveil qu'il souhaite transmettre au plus grand nombre. Après avoir réalisé des documentaires filmés, de nombreuses conférences et des voyages initiatiques sur des lieux sacrés, il est désormais contacté pour du conseil par des grandes marques, soucieuses de donner du sens à leurs produits. L'alchimie a beau être multimillénaire, c'est un art qu'il souhaite mettre au coeur de la cité des hommes et en prise avec notre époque. Ce livre raconte le parcours de ce chercheur d'or, ce qui a présidé à sa création, pourquoi nous sommes là, ce qui nous attend après la mort, mais aussi ce qui gouverne nos émotions et de quelle façon nous pouvons tendre, nous aussi, vers la lumière qu'est la paix intérieure. Une leçon de sagesse ordinaire qui passe par les méandres de l'extraordinaire.
Quatrième de couverture
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Deux ascensions de l’Everest en une semaine

MAJ de la page : Killian Jornet



L’« ultra-terrestre » Kilian Jornet raconte ses deux ascensions de l’Everest en une semaine (juin 2017)

Kilian Jornet est un amoureux du sport et de la montagne. Course à pied, ski, alpinisme, ski-alpinisme, le Catalan allie ses passions avec pour objectif de se dépasser.
Dans la nuit du 21 au 22 mai, il a accompli une ascension de l’Everest exceptionnelle, sans oxygène et sans corde, en vingt-six heures. Plus de 3 800 mètres de dénivelé positif, dont 30 kilomètres de moraines, et 2 300 mètres d’ascension sur une pente à plus de 50 degrés.
Et comme une fois ne suffisait pas, il a réitéré l’exploit trois jours plus tard, en dix-sept heures. Son matériel : 7 kg sur le dos, dont une combinaison, des moufles, une lampe frontale, deux litres d’eau, deux bâtons et un piolet.
Cette ascension, considérée comme plus difficile que par la voie népalaise, prend en moyenne entre trois et cinq jours à un alpiniste acclimaté. Non sans quelques difficultés. Pour Le Monde, Kilian Jornet revient sur ces exploits et sur nombreuses aventures.
Source : Le Monde



Killian Jornet, L'alpinisme de l'extrême,

Son dernier livre, La frontière invisible, Ed. Arthaud, 2017
Après le succès international de son premier ouvrage " Courir ou Mourir ", Kilian Jornet a repris sa plume et propose " La frontière invisible ". Un livre où le prodige catalan expose sans ambages sa passion de la montagne, son attirance pour les sommets et pour les nouveaux défis les plus insensés : records d'ascension du Mont-Blanc, du Cervin, etc. A travers le récit parfois poignant de ses expéditions dans les plus grand massifs de la planète, l'athlète ibérique réalise aussi une véritable introspection sur sa personnalité, son besoin de solitude, la notion de risque et de mise en danger, et sur ses doutes liés à sa passion dévorante pour la montagne. Jornet renoue ici avec un style étonnant où il mêle harmonieusement fiction et réalité, pour exprimer encore mieux la complexité de son personnage. Un ouvrage fort, intense, et riche en émotions, attendu par un public nombreux
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Deux ascensions de l’Everest en une semaine pour Kilian Jornet, sans oxygène
30 mai 2017 - Le Monde

Dimanche, la légende de l’alpi-trail s’est de nouveau attaquée au toit du monde, et a atteint le sommet en dix-sept heures, contre vingt-six lors de sa première ascension.

Pourquoi ne grimper qu’une seule fois l’Everest quand on peut le faire deux fois dans la même semaine ? Visiblement, l’Espagnol Kilian Jornet n’a pas trouvé de réponse satisfaisante à cette question. Dimanche 28 mai, le sportif s’est de nouveau attaqué au toit du monde, et a atteint le sommet en dix-sept heures, contre vingt-six lors de sa première ascension.

« Je suis tellement heureux d’avoir atteint le sommet à nouveau ! Aujourd’hui je me sens bien, même si c’était vraiment venteux et que j’avais du mal à avancer vite », a nuancé le grimpeur espagnol. Avant de se satisfaire de sa performance : « Monter deux fois l’Everest sans oxygène en une semaine ouvre un nouveau champ de possibilités en alpinisme. »

Comme six jours plus tôt, Kilian Jornet, régulièrement baptisé « l’ultra-terrestre », a choisi de n’utiliser ni oxygène ni corde fixe. Il a quitté le camp de base avancé, situé à 6 500 mètres d’altitude, le 27 mai à 21 heures, heure locale. Il y est revenu seulement vingt-neuf heures et trente minutes plus tard. Les alpinistes acclimatés mettent normalement au moins trois jours pour accomplir le trajet par cette voie, la face nord, par le Tibet.

« Aventurier de l’année »

Avec ce double exploit, le Catalan achève en beauté ainsi son projet Summits of my Life, qui lui a permis d’affoler les chronomètres sur les points culminants de chaque continent (monts Cervin, McKinley, Aconcagua, Kilimandjaro, etc.). En 2014, son expérience extrême lui avait valu le titre d’« aventurier de l’année » décerné par le magazine américain National Geographic.

En France, l’ambassadeur de l’alpitrail avait même réussi à grimper deux fois en une journée le mont Blanc — sachant que l’ascension moyenne nécessite deux journées entières. Douze heures d’effort et près de 6 700 m de dénivelé positif. « Un bon entraînement en altitude », avait conclu le sportif, qui réside désormais en Norvège.

La tracé parcouru par Kilian Jornet

Le capitalisme totalitaire contre la démocratie

Le tyran (dé)masqué : la mission d’un homme pour détruire la démocratie
Par George Monbiot, le 19 juillet 2017 - The Guardian / Les Crises (trad.)

‘ Buchanan a développé un programme caché pour supprimer la démocratie pour le compte des très riches. Il refaçonne la politique. Illustration: Sébastien Thibault’

La vision de James McGill Buchanan d’un capitalisme totalitaire a infecté les politiques publiques aux Etats-Unis. Aujourd’hui, elle est en train de s’exporter.

C’est le chapitre manquant : une clé pour comprendre la politique de la dernière moitié du vingtième siècle. Lire le nouveau livre de Nancy Mac Lean: “Democracy in chains : The Deep History of the Radical Right’s Stealth Plan for America”, c’est voir ce qui jusqu’alors était demeuré invisible.

Le travail du professeur d’histoire sur le sujet commença par accident. En 2013, elle tomba sur une maison coloniale abandonnée sur le campus de l’université George Mason en Virginie. Celle-ci était remplie d’archives non classées appartenant à un homme mort cette année là et dont le nom ne vous est probablement guère familier : James McGill Buchanan. Elle affirme que la première chose qu’elle récupéra fut un lot de lettres confidentielles concernant des millions de dollars transférés à l’université par le milliardaire Charles Koch.

Ses découvertes dans cette maison des horreurs révèlent comment Buchanan, avec l’aide de magnats des affaires et des instituts financés par ces derniers, développèrent un programme secret pour supprimer la démocratie au bénéfice des ultra-riches. Ce programme est en train de remodeler la sphère politique et pas seulement aux Etats-Unis.

Buchanan fut fortement influencé à la fois par le néolibéralisme de Friedrich Hayek et de Ludwig von Mises ainsi que par le défenseur du primat de la propriété John C. Calhoun, lequel défendit dans la première moitié du XIXème siècle l’idée selon laquelle la liberté consiste à avoir le droit absolu d’utiliser votre propriété (y compris vos esclaves) comme vous le souhaitez ; toute institution qui empiète sur ce droit est un agent d’oppression, exploitant les possédants pour le compte de la masse.

James Buchanan réalisa la synthèse de ces influences pour créer ce qu’il appela la théorie du choix public. Selon cette dernière, une société ne peut être considérée comme libre à moins que chaque citoyen n’ait la possibilité de mettre un veto sur les décisions prises par celle-ci.

Pour Buchanan, cela voulait dire concrètement que personne ne devait être imposé contre sa volonté. Or, selon lui, les riches étaient exploités par ceux qui utilisent leur vote pour leur extorquer de l’argent et qui l’utilisent pour financer, via l’impôt, la dépense publique et les systèmes de protection sociale. Autoriser les travailleurs à créer des syndicats et mettre en place des niveaux d’imposition progressifs sur le revenu était l’exemple d’une législation « discriminatoire ou différentielle » envers les détenteurs du capital.

Tout conflit entre “la liberté » (autoriser les riches à agir comme bon leur semble) et la démocratie devait être résolu en faveur de la liberté. Dans son livre, « The Limits of Liberty », Buchanan notait que « le despotisme pourrait être la seule forme d’organisation alternative à la structure politique telle que nous l’observons. »

Le despotisme au nom de la défense de la liberté.

Sa solution à ce problème était une “révolution constitutionnelle” : créer des contraintes irrévocables pour limiter le choix démocratique. Sponsorisé durant toute sa carrière par des fondations appartenant à des milliardaires et de grandes entreprises, il développa un cadre théorique pour présenter à quoi ressemblerait sa révolution constitutionnelle ainsi que la stratégie pour la mettre en œuvre.

Il expliqua comment les politiques de déségrégation dans les écoles du sud des Etats-Unis pourraient être mises en échec en créant un réseau d’écoles privées soutenues par les états. Il fut le premier à proposer de privatiser les universités et d’imposer aux étudiants de payer l’intégralité des frais de scolarité : son but initial était d’écraser le militantisme étudiant.

Il appela à privatiser la sécurité sociale et de nombreuses autres fonctions de l’Etat. Il chercha à rompre les liens entre le peuple et le gouvernement et à réduire à néant la confiance envers les institutions. Pour résumer, son objectif était de sauver le capitalisme de la démocratie.

mardi 15 août 2017

Le Requiem de Mozart par Bartabas


Le Requiem de Mozart par Bartabas (France, 2017)

Rencontre entre la musique sacrée mozartienne, dirigée par Marc Minkowski, et l'art équestre chorégraphié par Bartabas. Un spectacle éblouissant, donné dans le Manège des rochers de Salzbourg, avec ses quatre-vingt-seize arcades creusées à même la montagne.

Le cadre éblouissant du Manège des rochers de Salzbourg et ses quatre-vingt-seize arcades, creusées à même la montagne, à la fin du XVIIe siècle, a de nouveau été le théâtre d'un ballet équestre grandiose, enregistré lors de la "Semaine Mozart" de Salzbourg, en janvier 2017. Après "Davide penitente", acclamé par le public en 2015, la baguette experte de Marc Minkowski s'est à nouveau alliée aux chorégraphies envoûtantes des chevaux de Bartabas. Les deux artistes se sont emparés cette fois d'un chef-d'œuvre mozartien : son "Requiem en "ré" mineur", considéré comme l'une de ses dernières œuvres. Les solistes, le chœur et l'orchestre, répartis dans les loges étagées, semblent chanter cette messe pour les chevaux, menés d'une main de maître par leurs cavaliers.

"Nous vivons dans 1984, vous savez"

MAJ de la page : Roger Waters



Roger Waters, guitariste et auteur-compositeur des Pink Floyd, invité dans les studios de RT, estime que la réalité se rapproche chaque jour un peu plus des œuvres de Huxley et Orwell.

"Nous vivons dans 1984, vous savez. (...) Je pense que tous les enfants devraient lire Huxley [Le meilleur des monde] et Orwell [1984]. (...) Aujourd'hui la propagande joue un rôle plus important que les faits, beaucoup plus important."
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Interview entière (non sous-titrée), Pink Floyd’s Roger Waters: US escalation around the world 'desperately dangerous' (RT août 2017)

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Roger Waters, Is the life we really want? (2017)

Roger Waters, Is this life we really want? (2017)

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Les dessous de la crise des pétromonarchies



Les Chroniques de Bassam N°1 Avril 2017
1. Bombardement d'un convoi sur le sol syrien
2 . Le concept du croissant Chiites
3. Le rôle de la Jordanie



Les Chroniques de Bassam N°2 Juin 2017
Les dessous de la crise des pétromonarchies
1. Les dessous de la crise des pétromonarchies
2. Le royaume Saoudite : Wahhabisme et Frère musulmans
3. Le Qatar et ses frères ennemies
 
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