MAJ de la page : Burning Man
Antoine de Maximy, J'irai dormir chez l'homme qui brûle (France, 2013)
Pour une fois, Antoine de Maximy ne part pas sur les routes du monde dormir chez l'habitant mais réalise un incroyable voyage au «Burning Man», un gigantesque rassemblement de plusieurs dizaines de milliers de personnes qui se déroule aux Etats-Unis, à Black Rock City, une ville éphémère en plein coeur du désert du Nevada. Burning Man est indéfinissable : une concentration d'artistes mâtinée de rave-party, avec un soupçon de camp naturiste. Durant une semaine de folie, l'argent disparaît, les conventions sociales sont abolies et toutes les barrières tombent. Antoine de Maximy plante sa tente, ou plutôt son mobil-home pour vivre une expérience bien différente de celles connues jusqu'alors à travers une quarantaine de pays.
Source : France 5
Comme dans un carnaval surréaliste, on y danse, on y fait la fête, mais pas seulement : Burning Man est surtout un état d’esprit, un trip. Visite guidée avec une “burner” enthousiaste.
En 2012, Burning Man a compté 60 000 habitants, des burners (les habitués) et des virgins (les néophytes, sacrés au cours d’un rituel). C’est le festival d’un nouveau mode de relations, la version XXIe siècle de Woodstock. Premier étonnement : il n’y a pas d’échanges commerciaux, rien n’est acheté, tout est gratuit (sauf les glaçons). Il n’y a pas de troc, que des dons. On donne tout : des colliers et de la musique, des initiations au yoga ou au cunnilingus. On partage des kifs qui n’ont pas leur place dans notre société parce qu’ils n’ont pas d’utilité directe. En fait, on partage le rêve, on vient s’offrir un shoot de créativité, d’imagination. Ce n’est pas un hasard si toute la Silicon Valley s’y rend ! Trois semaines plus tôt, des bénévoles viennent construire la ville organisée en forme d’horloge. On habite à “16 h 30, rangée A”. Et ils préparent un programme, qui finalement ne sert à rien : Burning Man, c’est comme Internet, on se promène, on ne sait pas sur quoi on va tomber, on zappe d’un site à l’autre. Comme sur Internet, tout naît de la libre initiative. On s’entraide pour le plaisir, pour faire kiffer l’autre.
Source (et suite) du texte : Clés (Inès Weber, Burning Man - Les allumés du désert)
Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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mercredi 12 février 2014
lundi 30 décembre 2013
Burning Man - La Diaspora des burners
Sur les docks par Irène Omélianenko
Burning Man - La Diaspora des burners
Un documentaire d'Arnaud Contreras et Assia Khalid
Depuis 1986, se déroule chaque année dans le désert du Nevada un événement artistique hors du temps : Burning Man. « Le festival le plus fou de la planète », mais surtout une ville éphémère sur une mer de sel. Des dizaines de milliers de personnes affluent du monde entier et suivent à la lettre pendant sept jours des commandements dont les principaux sont l’inclusion radicale, la pratique du don, l’auto-suffisance, l’effort commun, ne pas laisser de trace.
L’isolement au milieu d’un désert balayé en permanence par des tempêtes, le manque de sommeil, la précarité des conditions de vie, la consommation de drogues parfois, la sollicitation permanente à tous les possibles, poussent à une hyper sensibilité comme à une expression radicale. Tous les participants deviennent récepteurs-émetteurs.
Source (et suite) du texte : FC
Site officiel : Burning man / images / vidéos
Photos 2013 : huffington / stuckincustoms
Burning man : wikipedia
Extrait de Allumez le feu (07.01) : malcolm
Voir aussi la page : J'irai dormir chez l'homme qui brûle
Drone's eye view of Burning Man 2013
Burning Man, 66 minutes, M6 (2010)
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