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dimanche 10 septembre 2017

"Président raté"

MAJ de la page : Emmanuel Macron

"Président raté" : la tribune du New York Times qui accable Emmanuel Macron
Le 9 septembre 2017 - Sudouest


Une tribune publiée dans le prestigieux quotidien juge sévèrement les premiers mois à l’Élysée du président français…

C’est ce qui s’appelle ne pas mâcher ses mots. Dans une tribune publiée ce jeudi dans le prestigieux New York Times, Chris Bickerton, un enseignant de politique européenne à l’université de Cambridge, assassine le président français et sa politique.
"Emmanuel Macron will be yet another failed french president", titre le quotidien américain, estimant qu’Emmanuel Macron sera lui aussi un "président français raté". Au mois de mai dernier pourtant, l’élection du président avait été largement saluée par le journal. Mais quatre mois plus tard, les choses ont changé.
Pour l’auteur de la tribune, si la cote du président français a autant dégringolé depuis élection,  c’est avant tout parce que son projet est faible et bien "trop centré sur sa personnalité", ce qu’il appelle : le macronisme.

"Tout le projet politique du président français s’est concentré sur sa propre personne. Son attrait vient essentiellement de sa jeunesse, de son dynamisme, de son allure et de ses qualités oratoires. Mais une fois que le charme est rompu, il ne reste rien à ses soutiens pour l’apprécier et c’est ce qui est en train de se produire". Chris Bickerton

Une attitude arrogante 

Pour Chris Bickerton, Emmanuel Macron, "l’enfant chéri de l’élite libérale mondiale" a perdu de son aura à cause de son attitude arrogante vis-à-vis du pouvoir. Il cite alors en exemple, sa déclaration au sujet d’une présidence jupitérienne, son discours au Congrès de Versailles ou encore ses propos sur la loi Travail. "Beaucoup de français se sont hérissés de ces accents monarchiques", note-t-il.

Il se montre particulièrement septique concernant la réforme du Code du travail. "La politique économique d’Emmanuel Macron favorise les employeurs par rapport aux salariés et ébrèche ce qui reste de l’État providence français", écrit-il.
Source (et suite) du texte : Sud Ouest

Lire aussi sur TdG : Le maquillage grand luxe de Macron passe mal, le 25 aout 2015

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Tatiana Ventôse, Qui sont les fainéants, cyniques et extrêmes ? (8 septembre 2017)


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Macron: le dérapage de trop
Par Jacques Sapir, le 8 septembre 2017 - RUssEurope

Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, vient une nouvelle fois de déraper en public et d’insulter les Français. Du moins, ceux qui ne pensent pas comme lui. Il a, dans les jardins de l’EFA à Athènes, ce vendredi, réaffirmé la nécessité de la réforme mais avec des mots d’une violence inouïe : « Je serai d’une détermination absolue, je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes »[1]. Que le Président dise qu’il ne cèdera rien, c’est son droit. C’est une manière de gouverner, et l’on sait désormais ce que valent ses promesses de « dialogue social ». Néanmoins, c’est son droit. Aux opposants d’en tirer toutes les conséquences. Mais, qu’il le fasse en décrivant ceux qui ne sont pas de son avis de « fainéants, (…) cyniques, (…) extrêmes», ne me semble pas avoir de précédant. La violence verbale dont il a ainsi fait preuve appelle, et justifie par avance, d’autres violences. Au point que l’on se demande s’il a conscience de ce qu’il a dit.

Quand Emmanuel Macron persévère…

Ce n’est pas, hélas, la première fois qu’Emmanuel Macron se rend ici coupable de tels dérapages. Il avait commis un autre impair de la même veine depuis les jardins de l’ambassade de France à Bucarest[2], ajoutant à l’insulte le fait de la proférer sur un sol étranger. Pourtant, c’était le même Emmanuel Macron qui avait déclaré qu’il ne ferait aucun commentaire sur la politique française depuis l’étranger. On l’a déjà dit, il est parfaitement faux d’affirmer, que ce soit à Athènes ou à Bucarest, que les français se refusent aux réformes. Que ces dernières soient globales ou qu’elles concernent la sphère du travail, les français ont été soumis, et ont accepté, depuis ces vingt dernières années un nombre incalculable de réformes. Ce que les français refusent, c’est une réforme particulière, celle qui concerne le droit du travail. Or, cette réforme est justement hautement discutable comme on l’a montré sur ce carnet[3]. On peut la considérer comme néanmoins nécessaire ; mais il importe, alors, de respecter ceux qui ne pensent pas comme vous.

Et ceci d’autant plus quand on a été élu sur un quiproquo, avec un faible nombre de voix. Emmanuel Macron est un président par défaut. Tout le monde le sait à l‘évidence, sauf lui-même semble-t-il…

Or, ne voilà-t-il pas qu’Emmanuel Macron récidive. Il le fait au lendemain de son discours qui se voulait programmatique sur l’Europe et qui ne fut qu’étalage de platitudes. Il le fait dans des mots qui, cette fois, sont directement insultants et ce à un degré des plus extrêmes. Quand on considère l’effondrement qu’il subit dans les sondages depuis maintenant deux mois[4], c’est folie. Mais, « Bien que ce ne soit folie, il y a là de la méthode»[5].

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