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jeudi 22 septembre 2016

« Le complexe sécuritaro-numérique menace de prendre le contrôle »

MAJ de la page : Pourquoi il faut dire NON/NEIN à la Loi sur le renseignement !



Sébastien Fanti : la LRens, un Patriot Act à la suisse ? (Antipresse, 2016)

Lire aussi : La nouvelle loi sur le renseignement créerait un Etat fouineur selon ses opposants, Le Temps, 27 juin 2016 / Non à la nouvelle loi sur le renseignement !, HumanRights, 24 août 2016

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« Le complexe sécuritaro-numérique menace de prendre le contrôle »
Interview d' Ignacio Ramonet par Pierre Chaillan, le 15 janvier 2016 - L'Humanité



Dans son dernier ouvrage, l’Empire de la surveillance, où il reproduit les entretiens du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, et de l’intellectuel étasunien, le linguiste Noam Chomsky, l’ancien directeur du Monde diplomatique, aujourd’hui directeur de son édition en espagnol, Ignacio Ramonet alerte sur une surveillance privatisée et généralisée lourde de conséquences pour la démocratie.
Commande sur Amazon : L'Empire de la surveillance (Ed. Galilée, 2015)

La mise en place d’un « État d’exception » s’inscrit dans ce que vous appelez la « société de contrôle ». Quelle analyse faites-vous de la volonté de constitutionnaliser l’état d’urgence ?

Ignacio Ramonet : Le contrôle de la société – savoir qui est qui, qu’est-ce qu’il fait, où il est, qui il fréquente... – est une des obsessions permanentes des gouvernants, de tous les gouvernants. C’est pour cela qu’on a inventé les statistiques, la sociologie... et les services de renseignements. Le prétexte de cette volonté de savoir, bien entendu, c’est de mieux connaître la société pour mieux la servir, mieux ­répondre à ses besoins, à ses carences... Mais, à l’inverse des dictatures, un pouvoir démocratique ne peut pas aller trop loin dans ce contrôle inquisiteur sans empiéter sur le périmètre des libertés individuelles. Il a donc besoin, ­objectivement, de « secousses de frayeur collective », comme celles que provoque le terrorisme, pour renforcer au maximum son contrôle des populations. Constitutionnaliser l’état d’urgence est une façon, dans l’arsenal des mesures sécuritaires possibles, de pérenniser l’avancée en matière de contrôle que permettent les récents actes terroristes.

Dans votre récent ouvrage, l’Empire de la surveillance (1), vous publiez un entretien avec Noam Chomsky dans lequel l’intellectuel étasunien réaffirme que « l’ennemi principal de tout gouvernement est son propre peuple ». Les démocraties changent-elles de nature ?

Ignacio Ramonet : Ce que dit Chomsky est une évidence lorsqu’il s’agit de dictatures. Mais ce qui change, avec la mise en place des « sociétés de contrôle et de surveillance », c’est que désormais ce sont les démocraties qui regardent avec méfiance et appréhension leur propre société. Tous les dispositifs répressifs dont on parle – Patriot Act, loi sur le renseignement, etc. – visent à contrôler, voire à châtier le peuple, tout le peuple, au prétexte que pourraient se nicher en son sein quelques terroristes. On ne peut donc plus parler de démocraties tout court, mais de « démocraties sécuritaires » ou d’« États de contrôle ».

vendredi 16 septembre 2016

Pourquoi il faut dire NON/NEIN à la Loi sur le renseignement !



Loi sur le renseignement – Votations du 25 septembre 2016 (Easynote, 2016)

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Votation : Pourquoi il faut dire NON/NEIN à la Loi sur le renseignement !
Par Liliane Held-Khawam, le 15 septembr2016 - LHK


Les dérapages en matière de traitement des données personnelles ne se comptent plus en Suisse. Dès 2006, le conseiller fédéral Deiss signe un protocole pour instaurer un accord avec les US. Le nom de cet accord: «U.S.-Swiss Safe Harbor Framework». Son principe est d’autoriser le transfert des données vers les Etats-Unis par des entreprises américaines.


Ce  système comporte « une autocertification pour des entreprises souhaitant importer des données de la Suisse aux Etats-Unis. Les garanties de protection des données qu’il contient n’engagent cependant que les entreprises certifiées proprement dites, mais pas les autorités publiques. Il n’existe aucune autre réglementation contractuelle ou nationale limitant les accès des autorités à ces données. » (Source: Préposé à la protection des données)

Il a fallu attendre qu’il soit invalidé par la Cour de justice européenne en 2015. La décision de la cour est motivée par le fait que les Etats-Unis n’offrent pas une protection suffisante aux données personnelles des citoyens européens !

Safe Harbor n’est toutefois pas mort en Suisse! Le Préposé à la protection des données a demandé en… décembre 2015 au Conseil fédéral de renégocier le Safe harbor avec les Etats-Unis…. La chose est en cours.

En attendant, si vous voulez vous opposer à ceci, vous devez aller au tribunal civil et attendre son jugement. C’est donc à vous et non plus à l’Etat de faire respecter vos données personnelles.

Finma aussi avait transmis en 2009, hors procès, des noms de clients et collaborateurs de banques à un pays tiers! Des innocents avaient été donnés en pâture et ont dû payer les frais d’avocats et de justice pour faire valoir leurs droits!

Mais aujourd’hui, il y a pire. La généralisation, la banalisation et la commercialisation des données personnelles ainsi que leur compilation sont admises hors de toute réalité légale! Des élus, fans de la technologie dépensent des fortunes pour récupérer des données téléphoniques PERSONNELLES ET PRIVEES de citoyens.

Ainsi, un partenariat entre la ville de Pully et Swisscom permet la récupération de données IMPOSEE aux habitants (article ci-dessous)! Impossible de s’y opposer! Le but: créer une commune « intelligente » abusivement appelée « smart ». il n’y a rien de smart à s’approprier les données de la vie PRIVEE d’autrui!

RIEN NE JUSTIFIE LA SUPPRESSION DES LIBERTES!!!

mardi 7 avril 2015

France - Le gouvernement légalise la surveillance de masse

MAJ de la page : Vers un Patriot Act à la française



Conférence Commune "Loi Renseignement" (28 mars 2015) - Playlist 7 parties
par différentes organisations (Amnesty International France, L'Observatoire des Libertés et du Numérique, CREIS-Terminal, La Ligue des Droits de l'Homme, La Quadrature du Net, Le Syndicat de la Magistrature, Le Syndicat des avocats de France, Le CECIL, Reporters sans frontières) ayant exprimé leur inquiétude face au projet de loi sur le Renseignement présenté par le gouvernement.


Le projet de loi relatif au Renseignement met en danger les libertés fondamentales.

Quels problèmes pose-t-il ?
Surveillance de masse des citoyens
Le projet de loi Renseignement contient deux articles qui permettent une interception de l'ensemble des données de tous les citoyens français en temps réel sur Internet, dans le but de faire tourner dessus des outils de détection des comportements « suspects ». Cette surveillance massive de l'ensemble de la population est inadmissible : c'est une pratique dangereuse pour la démocratie et les libertés d'expression, de réunion, de pensée, d'action.
Nous ne voulons pas d'une copie de la NSA en France !

Pas de contrôle des services de renseignement
Le projet de loi était prévu pour être une « loi d'encadrement du Renseignement ». En réalité, sur bien des points le contrôle est inexistant : la commission de contrôle n'a qu'un avis consultatif, le recours effectif des citoyens contre les services de renseignement sont inapplicables, aucune sanction n'est prévue pour les agents qui abuseraient de leur pouvoir.
Notre démocratie doit garantir des contre-pouvoirs forts pour protéger les citoyens !

Légalisation des pratiques illégales
Le gouvernement a décidé de légaliser sans argument et sans contrôle les pratiques illégales des services de renseignement. L'étude d'impact du projet de loi et la communication du gouvernement ne justifient jamais cette légalisation massive, extra-judiciaire et quasiment sans contrôle de la surveillance.
Nous ne pouvons accepter sans contrôle une légalisation massive des pratiques des services de renseignement !
Source (site dédié au projet de loi sur le Renseignement) : Sous-surveillance


Le gouvernement légalise la surveillance de masse
Par Pierric Marissal, le 1 avril 2015

Examiné à partir d’aujourd’hui en commission à l’Assemblée nationale, le projet de loi sur le renseignement, censé être une arme antiterroriste, confère à l’exécutif des pouvoirs de surveillance exorbitants, 
sans contrôle judiciaire. Décryptage.

Un Patriot Act à la française ? Sous couvert de lutter contre le terrorisme, le projet de loi sur le renseignement, présenté à partir d’aujourd’hui en commission à l’Assemblée nationale, et examiné en séance le 13 avril, risque d’entraîner la France dans une véritable dérive sécuritaire. C’est en tout cas la crainte de multiples associations et syndicats qui dénoncent depuis plusieurs semaines ce texte, initié dans la foulée des attentats de Paris et pour lequel le gouvernement a décrété la procédure d’urgence, gage d’un examen à grande vitesse et d’un débat public sacrifi é. Une précipitation coupable, tant les mesures imaginées par le député PS Jean- Jacques Urvoas, rapporteur du projet, marquent un véritable tournant dans le droit français. Il offre l’impunité aux agents du renseignement, légalise la surveillance de masse, ou encore confère au premier ministre un pouvoir de contrôle exorbitant.

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