Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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jeudi 16 avril 2015
Quand les langues disparaissent...
QUAND LES LANGUES DISPARAISSENT...
Des cultures à préserver
Quand une langue disparaît, c'est une partie de notre humanité qui s'efface. Démonstration de l'Alaska à la Papouasie-Nouvelle Guinée. Cette seconde partie souligne ce que l'humanité perdra avec la disparition des langues indigènes.
Cette deuxième partie souligne ce que l'humanité perdra avec la disparition des langues indigènes. Car la langue n'est pas seulement un vecteur de communication : c'est aussi un musée vivant de la culture des hommes, le réceptacle de leur savoir, de leurs traditions, de leurs modes de vie et de leurs émotions. En Micronésie, la forêt humide abrite des plantes à l'origine d'un quart de la pharmacopée mondiale. Des chercheurs ont découvert que le nom des plantes dans les langues indigènes révélait intrinsèquement leurs propriétés médicinales. En Corée, des expériences menées par des linguistes à partir de traductions montrent à quel point la richesse d'une culture passe par la langue. En Australie, le professeur Nick Evans, qui travaille sur les aborigènes, rappelle que les langues sont une source d'information extraordinaire : elles nous renseignent sur les peuples, leur histoire, l'origine de leurs concepts… Enfin, à San Francisco, nous visitons la fondation Rosetta, qui répertorie toutes les langues parlées sur la terre.
Source : Arte
lundi 9 février 2015
Quand les langues disparaissent...
QUAND LES LANGUES DISPARAISSENT...
Des voix qui s'éteignent (Corée du Sud, 2011)
Quand une langue disparaît, c'est une partie de notre humanité qui s'efface. Démonstration de l'Alaska à la Papouasie-Nouvelle Guinée. Cette première partie s'intéresse au processus qui conduit à la disparition rapide des langues et des cultures.
Cette première partie s'intéresse au processus qui conduit à la disparition rapide des langues et des cultures. En Alaska, le mode de vie ancestral des Yupiks est modifié en partie à cause du réchauffement climatique, qui a entraîné la disparition des rennes. Seules quelques personnes âgées parlent encore le yupik. En Papouasie-Nouvelle Guinée, là où s'élevait la forêt humide, s'étendent désormais des exploitations d'ananas : celles-ci ont favorisé l'émergence d'un nouveau système d'échange et obligé les gens de la forêt à délaisser leur langue originelle. En Micronésie, un ensemble d’îles du Pacifique nord-ouest, le constat est identique : là où l'homme se contentait pour vivre de ce que lui prodiguait son environnement, un système économique plus complexe a introduit l'argent. Finalement, la population s'en trouve appauvrie et les plus âgés ne transmettent plus aux jeunes la langue des ancêtres. En Australie, sur les deux cents cinquante langues aborigènes, seulement trente sont aujourd'hui encore parlées par des enfants. En Sibérie, le peuple Negidal s'est vu interdire la pratique de sa langue par le régime soviétique. À Khabarovsk, nous rencontrons la dernière femme parlant le negidal. Elle a 73 ans...
Source : Arte
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