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mardi 27 janvier 2015

L’alternative de Syriza : passer sous la table ou la renverser

Chappatte (2015)

Feux d’artifice et drapeaux de toutes les couleurs flottent dans la nuit à Propilaia, l’esplanade de l’université d’Athènes, raconte Euronews. Il y a là environ 8000 personnes. Elles composent une foule hétéroclite, une foule en liesse qui affiche le sourire et l’espoir: «On vient d’assister aux élections les plus importantes de l’histoire contemporaine de la Grèce. Et nous les jeunes, on a ouvert la voie. La Grèce va changer, l’Europe va changer. Un avenir prospère démarre demain pour la Grèce et pour nous», s’enthousiasme une jeune fille.
Source : Euronews (26.01.2015)


L’alternative de Syriza : passer sous la table ou la renverser
lundi 19 janvier 2015, par Frédéric Lordon

Ce dimanche 25 janvier ont lieu en Grèce des élections législatives qui pourraient s’avérer historiques : Syriza, la coalition de gauche d’Alexis Tsipras, est en tête des sondages. Mais pour Frédéric Lordon, l’étau allemand et les inconséquences de la formation grecque condamnent celle-ci à des acrobaties douloureuses…

Il y a maintenant longtemps que l’Europe s’est enfermée elle-même dans la nasse constitutionnelle des traités libéraux, d’où elle n’a plus laissé que deux voies de sortie, et deux seulement : 1) l’effondrement financier de la construction sous le poids de ses contradictions internes, ou bien 2) un accident politique qui renverse la table. La première issue ayant été – temporairement – enrayée par l’annonce du programme OMT de la Banque centrale européenne (BCE) [1], il ne reste que la seconde, raison qui conduit le grand parti institutionnel-européiste à regarder la démocratie, non comme un état normal de la vie politique, mais comme une source permanente de menaces, dont l’étouffement justifie tous les moyens.

Grèce : milliardaires et multinationales se partagent le gâteau des privatisations

Grèce : milliardaires et multinationales se partagent le gâteau des privatisations
par Olivier Petitjean (23.01.2015)


En échange de l’aide financière internationale, la Grèce s’est vue imposer un vaste programme de privatisations. Transport, énergie, loterie nationale, gestion de l’eau, infrastructures, patrimoine culturel... C’est la braderie générale ! Investisseurs russes, chinois ou azéris, multinationales françaises ou allemandes, et surtout les oligarques grecs, se ruent sur ces bonnes affaires, sur fond d’irrégularités et de soupçons de corruption. Au détriment des simples citoyens étouffés par les plans d’austérité. En cas de victoire électorale ce 25 janvier, le mouvement de gauche Syriza saura-t-il inverser la tendance ? Et s’appuyer sur les résistances citoyennes, qui ont par exemple réussi à réinventer un service public de l’eau ?

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