vendredi 14 février 2020

Antonio Gramsci, marxiste à l'italienne



Rosalia, Juro Que (janv. 2020)



Rosalia, Aunque es de noche (nov. 2017)



Rosalia y Refree, Suena Guarnica (avril 2017)
Chaîne Youtube : Rosalia



India Martinez, La Gitana (nov. 2019)



India Martinez (nov. 2019)
Chaîne Youtube de : India Martinez
Voir aussi les pages : Flamenco / Rosalia

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Anna Matykiewicz, Authenticity



Anna Matykiewicz, Secret Garden

Anna Matykiewicz est une jeune artiste polonaise qui vit et travaille actuellement en Irlande. Ses peintures et aquarelles sont en vente sur : Saatchiart 

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LES CHEMINS DE LA PHILOSOPHIE par Adèle Van Reeth et Géraldine Mosna-Savoye
Antonio Gramsci, marxiste à l'italienne (10-14 février 2020)
(1/4) Comment s’unir pour renverser le pouvoir ?
avec Romain Descendre, professeur d'études italiennes et d'histoire de la pensée politique à l'ENS de Lyon, membre de l'Institut universitaire de France
(2/4) Une autre révolution est possible
avec Jean-Claude Zancarini, professeur émérite d’études italiennes à l’Ecole normale supérieure de Lyon
(3/4) "Tout homme est philosophe"
avec Christophe Mileschi, professeur en études italiennes (littérature contemporaine) à l’Université Paris Nanterre, co-directeur du CRIX, Centre de recherche italienne de l'Université Paris Nanterre, traducteur, écrivain
(3/4) De gauche à droite, le philosophe de tous les fantasmes
avec Anthony Crézégut, doctorant du centre d'histoire de Sciences-Po, agrégé d'histoire




LES CHEMINS DE LA PHILOSOPHIE par Adèle Van Reeth
Qui est Antonio Gramsci ? 24/02/2017
avec Nathan Sperber, Enseignant au département de sociologie de l’université Fudan à Shanghai.



LA GRANDE TABLE (1ÈRE PARTIE) par Caroline Broué
Gramsci l'indigné 28.01.2013
A partir du recueil de textes Pourquoi je hais l’indifférence, éd. Rivage.
avec Avec Geneviève Brisac , Marin De Viry et Michaël Foessel .

« Je hais les indifférents. Je crois comme Friedrich Hebbel que « vivre veut dire être partisan». On ne peut être seulement homme, étranger à la cité. Qui vit vraiment ne peut pas ne pas être citoyen, et partisan. L'indifférence est aboulie, parasitisme, lâcheté; elle n'est pas vie. C'est pourquoi je hais les indifférents. L'indifférence est le poids mort de l'histoire. C'est le boulet que doit traîner le novateur, c'est la matière inerte en laquelle il n'est pas rare que se noient les plus beaux enthousiasmes, c'est le marais qui entoure la vieille ville et qui la défend mieux que les remparts les plus épais, mieux que les poitrines de ses guerriers, en engloutissant les assaillants dans ses sables mouvants, en les décimant et en les décourageant, et en les faisant parfois renoncer à leur entreprise héroïque. L'indifférence agit vigoureusement dans l'histoire. Elle agit passivement, mais elle agit. Elle se fait fatalité; elle est ce quelque chose que l'on n'attendait point; ce quelque chose qui bouleverse les programmes, renverse les plans les mieux établis; la matière brute qui se rebelle devant l'intelligence et l'étrangle. Les événements, le mal qui s'abat sur tous, le bien que pourrait engendrer un acte héroïque (de valeur universelle), ne dépendent pas tant de l'initiative du petit nombre qui agit, que de l'indifférence, de l'absentéisme de la multitude. (…) Mais, si je hais les indifférents, c'est aussi parce que leurs pleurnicheries d'éternels innocents me sont insupportables. "
Antonio Gramsci, Extrait de Je hais les indifférents (février 1917)

Antonio Gramsci Écouter, né le 22 janvier 1891 à Ales (Sardaigne) et mort le 27 avril 1937 à Rome, est un philosophe, écrivain et théoricien politique italien.
Source (et suite) du texte : wikipedia

Textes en libre téléchargement : UQAC
 

Free Assange



Angeles Toledano, Fandango (2018)



Angeles Toledano, Bulerias (2018)
Chaîne Youtube de : Angeles Toledano

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Anna Matykiewicz, Conjuring

Anna Matykiewicz est une jeune artiste polonaise qui vit et travaille actuellement en Irlande. Ses peintures et aquarelles sont en vente sur : Saatchiart 

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MAJ de la page : Julian Assange



LA GRANDE TABLE IDÉES par Olivia Gesbert
Juan Branco : Assange, figure d'un nouvel ordre mondial ? 11/02/2020

Pour son dernier livre : Assange, l'anti-souverain, éd. du Cerf, 2020
Hier célébré pour son combat démocratique, l'homme de Wikileaks est aujourd'hui abandonné à l'arbitraire juridique. Dans cette plaidoirie qui est aussi le récit philosophique d'un engagement, son avocat, Juan Branco, pourfend nos lâches renoncements à une démocratie authentique. Un brûlot à lire et à relire. Juan Branco, proche conseiller de Julian Assange, prend la plume afin de raconter l'odyssée du fondateur de Wikileaks, menacé de 175 ans de prison pour avoir dit la vérité. En 2010, alors qu'il révèle sur Internet faits de corruption, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, Assange est courtisé par les médias, invité par des universités, honoré par des ONG, nommé pour le prix Nobel de la Paix. Il reçoit une dizaine de prix de journalisme. En 2019, après 2 487 jours à Londres, et surveillé 24h/24 par la CIA, Julian Assange est exfiltré de l'ambassade de l'Équateur où il avait cru pouvoir se réfugier. Des hommes en noir le mènent à la prison antiterroriste de Belmarsh. Depuis, selon l'ONU, il est soumis à une torture incessante. Que s'est-il passé en dix ans, pour qu'un hérault de la liberté devienne l'ennemi public numéro un ? Qu'a commis Assange de si terrible pour qu'on accepte ainsi le renversement de son destin ? En quoi se différencie-t-il d'Edward Snowden, que les révélations sur la NSA et la CIA ont propulsé sur tous les écrans, se voyant même récompensé par deux films hagiographiques. En s'appuyant sur ses expériences au Quai d'Orsay comme à la Cour pénale internationale, et tour à tour généreux, remonté, agacé, Juan Branco revient sur le parcours incroyable du plus grand lanceur d'alerte de notre époque, qui s'est peut-être brûlé les ailes, mais que nous pouvons encore sauver.
Quatrième de couverture

Site de : Wikileaks 




«Pour notre bien à tous» : Corbyn demande à Jonhson de ne pas extrader Assange vers les Etats-Unis (RTFrance, 13 février 2020)


«Pour notre bien à tous» : Corbyn demande à Jonhson de ne pas extrader Assange vers les Etats-Unis 13 févr. 2020 - RTFrance

Jeremy Corbyn a demandé au Premier ministre britannique de refuser l'extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis. S'il n'a pas voulu se prononcer sur ce cas, Boris Johnson n'a toutefois pas fermé la porte à cette éventualité. Voilà de quoi redonner un peu d'espoir aux soutiens de Julian Assange : le 12 février, un échange au Parlement britannique à propos de la situation du lanceur d'alerte a mis sur le tapis la pertinence de son extradition vers les Etats-Unis. C'est la première fois que le cas de Julian Assange est au cœur d'un débat à un tel niveau.
Source (et suite) du texte : RTFrance


"Un système meurtrier est en train de se créer sous nos yeux"
Interview de Nils Melzer, rapporteur spécial des Nations Unies contre la torture, le 31 janv. 2020 - Le Grand Soir


Julian Assange

Une allégation de viol inventée et des preuves fabriquées en Suède, la pression du Royaume-Uni pour ne pas abandonner l’affaire, un juge partial, la détention dans une prison de sécurité maximale, la torture psychologique - et bientôt l’extradition vers les États-Unis, où il pourrait être condamné à 175 ans de prison pour avoir dénoncé des crimes de guerre. Pour la première fois, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, parle en détail des conclusions explosives de son enquête sur le cas du fondateur de Wikileaks, Julian Assange.

1. La police suédoise a monté de toutes pièces une histoire de viol

Nils Melzer, pourquoi le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture s’intéresse-t-il à Julian Assange ?
C’est une question que le ministère allemand des affaires étrangères m’a également posée récemment : Est-ce vraiment votre mandat principal ? Assange est-il victime de la torture ?

Quelle a été votre réponse ?
L’affaire relève de mon mandat de trois manières différentes : Premièrement, Assange a publié des preuves de torture systématique. Mais au lieu des responsables de la torture, c’est Assange qui est persécuté. Deuxièmement, il a lui-même été maltraité au point qu’il présente maintenant des symptômes de torture psychologique. Et troisièmement, il doit être extradé vers un pays qui maintient des personnes comme lui dans des conditions de prison qu’Amnesty International a décrites comme de la torture. En résumé : Julian Assange a découvert la torture, a été lui-même torturé et pourrait être torturé à mort aux États-Unis. Et un tel cas n’est pas censé faire partie de mon domaine de responsabilité ? Au-delà de cela, l’affaire a une importance symbolique et touche chaque citoyen d’un pays démocratique.

Pourquoi n’avez-vous pas pris en charge l’affaire beaucoup plus tôt ?
Imaginez une pièce sombre. Soudain, quelqu’un éclaire l’éléphant qui se trouve dans la pièce - sur les criminels de guerre, sur la corruption. Assange est l’homme qui a le projecteur braqué sur l’éléphant. Les gouvernements sont brièvement sous le choc, mais ensuite ils retournent les projecteurs en l’accusant de viol. C’est une manœuvre classique lorsqu’il s’agit de manipuler l’opinion publique. L’éléphant disparaît une fois de plus dans l’obscurité, derrière les projecteurs. Et c’est Assange qui devient le centre d’attention, et on commence à se demander si Assange fait du skateboard dans l’ambassade ou s’il nourrit correctement son chat. Soudain, nous savons tous qu’il est un violeur, un hacker, un espion et un narcissique. Mais les abus et les crimes de guerre qu’il a découverts s’évanouissent dans l’obscurité. J’ai également perdu ma concentration, malgré mon expérience professionnelle, ce qui aurait dû me conduire à être plus vigilant.

Commençons par le début : Qu’est-ce qui vous a amené à vous occuper de cette affaire ?
En décembre 2018, ses avocats m’ont demandé d’intervenir. J’ai d’abord refusé. J’étais surchargé par d’autres requêtes et je ne connaissais pas vraiment l’affaire. Mon impression, largement influencée par les médias, était également influencée par le préjugé selon lequel Julian Assange était d’une certaine manière coupable et qu’il voulait me manipuler. En mars 2019, ses avocats m’ont approché pour la deuxième fois parce qu’il y avait de plus en plus d’indications qu’Assange serait bientôt expulsé de l’ambassade équatorienne. Ils m’ont envoyé quelques documents clés et un résumé de l’affaire et je me suis dit que mon intégrité professionnelle exigeait que je jette au moins un coup d’œil à ces documents.

Et ensuite ?
Il m’est rapidement apparu que quelque chose n’allait pas. Qu’il y avait une contradiction qui n’avait aucun sens pour moi, compte tenu de ma grande expérience juridique : Pourquoi une personne serait-elle soumise à neuf ans d’enquête préliminaire pour viol sans qu’aucune accusation n’ait jamais été portée contre elle ?

Est-ce que c’est inhabituel ?
Je n’ai jamais vu un cas comparable. N’importe qui peut déclencher une enquête préliminaire contre quelqu’un d’autre en allant simplement à la police et en accusant l’autre personne d’un crime. Les autorités suédoises n’ont cependant jamais été intéressées par le témoignage d’Assange. Elles l’ont délibérément laissé dans l’incertitude. Imaginez que vous soyez accusé de viol pendant neuf ans et demi par tout un appareil d’État et par les médias sans jamais avoir la possibilité de vous défendre parce qu’aucune accusation n’a jamais été portée.
Source (et suite) du texte : Le Grand Soir

Lire aussi : Julian Assange ne doit pas être extradé vers les USA. Amnesty International condamne fermement l'extradition de Julian Assange, arrêté le 11 avril, vers les Etats-Unis.
Facebook : Tous ensemble à Londres (le 23 février 2020) pour soutenir Assange




Le scandale de l'affaire Assange avec Viktor Dedaj (Eureka, 4 janv. 2020)



Interview de Julian Assange par Darius Rochebin (RTS, Pardonnez-moi, 16 mars 2015)
 

L'indécence des inégalités



Carmen Goett, La Llorona (nov. 2019)



Angela Aguilar, Llorona (nov. 2018)



Chavela Vargas, La Llorona (2012)



Joan Baez, La Lorona (1974)

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Anna Matykiewicz, Retrospection

Anna Matykiewicz est une jeune artiste polonaise qui vit et travaille actuellement en Irlande. Ses peintures et aquarelles sont en vente sur : Saatchiart 

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Didier Fassin, L'inégalité des vies (Collège de France, 2019)
Pour son dernier livre, La Vie mode d'emploi critique, éd. du Seuil 2020
Lire aussi : De l’inégalité des vies, par Mark Hunyadi, 26 janvier 2020, Le Temps

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MAJ de la page : Oxfam

Oxfam dénonce l’indécence des inégalités mondiales
20 janv. 2020 - Oxfam

Quand l’ultra-richesse prospère au détriment des plus pauvres et des femmes
A la veille de l’ouverture du Forum économique mondial de Davos, véritable symbole d’un système économique accaparé par une minorité ultra-privilégiée, Oxfam fait paraître son rapport annuel sur les inégalités mondiales, « Celles qui comptent ». A travers son constat chiffré des écarts abyssaux de richesses, Oxfam dénonce un système économique injuste et sexiste, profitant en très grande partie à une infime minorité de riches hommes blancs, au détriment d’une très grande partie de la population, et en premier lieu des plus pauvres, des femmes et des filles.

Les chiffres de l’indécence : des inégalités mondiales hors de contrôle

Dans son nouveau rapport, Oxfam s’est attachée à calculer les inégalités mondiales pour mieux les dénoncer. Et les chiffres donnent le vertige, mettant en lumière un fossé abyssal entre une minorité d’ultra-riches et le reste de l’humanité. Les femmes et les filles sont les premières à payer le prix de ce système économique injuste et défaillant. Dans ce constat, la France est loin d’être épargnée et s’engage elle-aussi sur la voie des inégalités croissantes.

Des écarts de richesses qui donnent le vertige
Les chiffres que fait paraître Oxfam dans son rapport “Celles qui comptent” illustrent à eux-seul l’ampleur des inégalités mondiales :
- La richesse des 1% les plus riches de la planète correspond à plus de fois la richesse de 90 % de la population mondiale, soit 6,9 milliards de personnes.
- Les milliardaires du monde entier, qui sont aujourd’hui au nombre de 2 153, possèdent plus de richesses que 4,6 milliards de personnes, soit 60% de la population mondiale.
- Les deux tiers des milliardaires tirent leur richesse d’un héritage, d’une situation de monopole ou de népotisme.

Dans le même temps, près de la moitié de la population mondiale, soit près de 3,8 milliards de personnes, vit toujours avec moins de 5 dollars par jour. Le rythme de réduction de la pauvreté s’est ralenti de moitié depuis 2013.
L’accaparement des richesses mondiales par une minorité se fait au détriment des plus vulnérables, bien plus nombreuses et nombreux, qui se voient piégé-e-s dans la plus grande pauvreté.

Les femmes et les filles, grandes perdantes d’une économie injuste et sexiste
Dans son rapport, Oxfam met particulièrement en lumière les conséquences de ce système économique sur les femmes et les filles :
- Dans le monde, les hommes détiennent 50 % de richesses en plus que les femmes.
- Les femmes représentent les deux tiers des travailleurs dans le secteur du soin.
- Les femmes assurent plus des trois quarts du travail domestique non-rémunéré. Ménage, cuisine, gestion du budget, soin des proches, collecte de bois et d’eau dans les pays du « Sud », la valeur monétaire de ce travail représente au moins 10 800 milliards de dollars chaque année, en prenant en compte celui réalisé par les femmes de 15 ans et plus. C’est trois fois la valeur du secteur du numérique à l’échelle mondiale !
- Dans le monde, 42 % des femmes ne peuvent pas avoir un travail rémunéré en raison de la charge trop importante du travail domestique et de soin qu’elles doivent porter chez elles.

La France n’est pas épargnée : lorsque les inégalités prennent le pas sur le modèle social français
Le système social français, basé sur le principe de redistribution, avait jusque-là permis de lutter contre les inégalités et la pauvreté. Mais il est danger à cause de choix politiques qui réduisent la participation des plus riches à l’effort de solidarité par l’impôt et fragilisent le financement des services publics. La situation s’est aggravée depuis la réforme fiscale de 2017 qui privilégie clairement les intérêts des très riches au détriment des plus précaires. Résultat : depuis 2018, les inégalités sont reparties à la hausse, et la pauvreté aussi.
Source (et suite) du texte : Osfam


  

jeudi 13 février 2020

Christelle Bessou

MAJ de la page : NDE / Inédie



Entrevue François Lemay et Christelle Bessou (17 janv. 2020)



Christelle Bessou, Se nourrir en conscience, faire le plein d'énergie (janvier 2020)



Echange entre Alice Bruyant et Christelle Bessou (30 janv. 2020)



Christelle Bessou, L'alchimie et ses trés'OR cachés (juin 2017)

Après une douzaine d’années à accompagner l’être humain dans la fonction RH en multinationales ainsi que la conduite du changement humain en cabinet conseil, un sévère burnout suivi d’une expérience de mort imminente toute particulière impulse chez Christelle une nouvelle conscience et un tournant majeur de son existence.
Fin 2012, animée par une toute nouvelle forme de service, elle crée une démarche d’accompagnement holistique guidé. Coaching 2(de) Vie Intuitif (Inspiré) Energétique et Spirituel.
Elle découvre progressivement la capacité de l’être humain d’expérimenter en pleine conscience et dans un accueil infini le pouvoir alchimique permettant de transmuter la Matière (les parts d’ombre de l’être humain) en Pure Lumière (dons, talents, inspiration).
Christelle dédie depuis début 2010 le plus clair de son temps à faire émerger la Conscience UNifiée par la voie Alchimique, indépendamment de toute connotation & croyance religieuse, de tout dogme et pratique sectaire.
Source (et suite) du texte : Honesty

Site de Christelle Bessou :  Unification Word  / Facebook
Autres vidéos : Youtube / Viméo
 

Le temps changé en espace



Yana Kramneva ou Kremushka, Rasa (déc. 2017)

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MAJ de la page : René Guénon

Extrait de : Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, Chapitre XXIII : Le temps changé en espace.

Comme nous l’avons dit précédemment, le temps use en quelque sorte l’espace, par un effet de la puissance de contraction qu’il représente et qui tend à réduire de plus en plus l’expansion spatiale à laquelle elle s’oppose ; mais, dans cette action contre le principe antagoniste, le temps lui-même se déroule avec une vitesse toujours croissante, car, loin d’être homogène comme le supposent ceux qui ne l’envisagent qu’au seul point de vue quantitatif, il est au contraire « qualifié » d’une façon différente à chaque instant par les conditions cycliques de la manifestation à laquelle il appartient. Cette accélération devient plus apparente que jamais à notre époque, parce qu’elle s’exagère dans les dernières périodes du cycle, mais, en fait, elle existe constamment du commencement à la fin de celui-ci ; on pourrait donc dire que le temps ne contracte pas seulement l’espace, mais qu’il se contracte aussi lui-même progressivement ; cette contraction s’exprime par la proportion décroissante des quatre Yugas, avec tout ce qu’elle implique, y compris la diminution correspondante de la durée de la vie humaine. On dit parfois, sans doute sans en comprendre la véritable raison, qu’aujourd’hui les hommes vivent plus vite qu’autrefois, et cela est littéralement vrai ; la hâte caractéristique que les modernes apportent en toutes choses n’est d’ailleurs, au fond, que la conséquence de l’impression qu’ils en éprouvent confusément.

À son degré le plus extrême, la contraction du temps aboutirait à le réduire finalement à un instant unique, et alors la durée aurait véritablement cessé d’exister, car il est évident que, dans l’instant, il ne peut plus y avoir aucune succession. C’est ainsi que « le temps dévorateur finit par se dévorer lui-même », de sorte que, à la « fin du monde », c’est-à-dire à la limite même de la manifestation cyclique, « il n’y a plus de temps » ; et c’est aussi pourquoi l’on dit que « la mort est le dernier être qui mourra », car, là où il n’y a plus de succession d’aucune sorte, il n’y a plus de mort possible (1). Dès lors que la succession est arrêtée, ou que, en termes symboliques, « la roue a cessé de tourner », tout ce qui existe ne peut être qu’en parfaite simultanéité ; la succession se trouve donc en quelque sorte transmuée en simultanéité, ce qu’on peut encore exprimer en disant que « le temps s’est changé en espace » (2). Ainsi, un « retournement » s’opère en dernier lieu contre le temps et au profit de l’espace : au moment même où le temps semblait achever de dévorer l’espace, c’est au contraire l’espace qui absorbe le temps ; et c’est là, pourrait-on dire en se référant au sens cosmologique du symbolisme biblique, la revanche finale d’Abel sur Caïn.

Une sorte de « préfiguration » de cette absorption du temps par l’espace, assurément fort inconsciente chez ses auteurs, se trouve dans les récentes théories physico-mathématiques qui traitent le complexe « espace-temps » comme constituant un ensemble unique et indivisible ; on donne d’ailleurs le plus souvent de ces théories une interprétation inexacte, en disant qu’elles considèrent le temps comme une « quatrième dimension » de l’espace. Il serait plus juste de dire qu’elles regardent le temps comme comparable à une « quatrième dimension », en ce sens que, dans les équations du mouvement, il joue le rôle d’une quatrième coordonnée s’adjoignant aux trois coordonnées qui représentent les trois dimensions de l’espace ; il est d’ailleurs bon de remarquer que ceci correspond à la représentation géométrique du temps sous une forme rectiligne, dont nous avons signalé précédemment l’insuffisance, et il ne peut pas en être autrement, en raison du caractère purement quantitatif des théories dont il s’agit. Mais ce que nous venons de dire, tout en rectifiant jusqu’à un certain point l’interprétation « vulgarisée », est pourtant encore inexact : en réalité, ce qui joue le rôle d’une quatrième coordonnée n’est pas le temps, mais ce que les mathématiciens appellent le « temps imaginaire » (3) ; et cette expression, qui n’est en elle-même qu’une singularité de langage provenant de l’emploi d’une notation toute « conventionnelle », prend ici une signification assez inattendue. En effet, dire que le temps doit devenir « imaginaire » pour être assimilable à une « quatrième dimension » de l’espace, ce n’est pas autre chose, au fond, que de dire qu’il faut pour cela qu’il cesse d’exister réellement comme tel, c’est-à-dire que la transmutation du temps en espace n’est proprement réalisable qu’à la « fin du monde » (4).

(1) Comme Yama est désigné d’autre part dans la tradition hindoue comme le « premier mort », et comme il est assimilé à la « Mort » elle-même (Mrityu), ou, si l’on préfère employer le langage de la tradition islamique, à l’« Ange de la Mort », on voit que, ici comme sous beaucoup d’autres rapports, le « premier » et le « dernier » se rejoignent et s’identifient en quelque sorte dans la correspondance des deux extrémités du cycle.
(2) Wagner a écrit dans Parsifal : « Ici, le temps se change en espace », et cela en relation avec Montsalvat qui représente le « centre du monde » (nous reviendrons sur ce point un peu plus loin) ; il est d’ailleurs peu probable qu’il en ait vraiment compris le sens profond, car il ne semble guère mériter la réputation d’« ésotériste » que certains lui ont faite ; tout ce qui se trouve de réellement ésotérique dans ses œuvres appartient en propre aux « légendes » qu’il a utilisées, et dont il n’a fait trop souvent qu’amoindrir le sens.
(3) En d’autres termes, les trois coordonnées d’espace étant x, y, z, la quatrième coordonnée est, non pas t qui désigne le temps, mais l’expression t√−1.
(4) Il est à remarquer que, si l’on parle communément de la « fin du monde » comme étant la « fin du temps », on n’en parle jamais comme de la « fin de l’espace » ; cette observation, qui pourrait sembler insignifiante à ceux qui ne voient les choses que superficiellement, n’en est pas moins très significative en réalité.
Source (et suite) du texte : Esprit universel

Un Jeffrey Epstein à la française

MAJ de la page : pédocriminalité



Gérard Fauré (Sud radio, janv. 2020)
Interviewer : Il y a une accusation extrêmement grave, puisque c'est l'une des révélations les plus choc de ce nouveau tome, elle porte sur la pédophilie, le chapitre 7 s'intitule Les élites pédophiles parlant d'un Jeffrey Epstein à la française, un homme qui fut le pourvoyeur du tout Paris pédophile en prostitué mineur et qui était protégé par des membres de la police, Bernard L. 
Gérard Faure : Il était protégé par un grand commissaire (qui aujourd'hui est en prison), (...) celui-là je le laisse pas parce que c'était la pire des saloperie qui existe sur la terre (...) 



Gérard Fauré nous parle d'histoire . Notamment que le frère de Hassan II a kidnappé, violé et tué des enfants, et sera simplement interdit de territoire pour dix ans. (Fréquence radio, février 2020)

Son nouveau livre, Le Prince de la coke: Dealer du tout-Paris... la suite, éd. Nouveau Monde, 2020
Après Dealer du Tout-Paris, Gérard Fauré poursuit le récit explosif de sa vie et continue à dévoiler ses anciens clients. Il nous plonge dans l'intimité des élites parisiennes qui ont fait de la cocaïne une drogue mondaine et populaire : acteurs, politiques, journalistes, animateurs télé, artistes, intellectuels, businessmen, avocats…
Il évoque des épisodes inédits de sa carrière comme son séjour à Londres, où il a fourni de grandes figures du rock. Il dénonce un réseau pédophile qui a alimenté en toute impunité dans les années 1980 diverses personnalités du monde des affaires et du spectacle. Il dévoile aussi des épisodes plus récents de sa vie, comme sa collaboration avec la DEA (Drug Enforcement Administration) américaine ou encore sa liaison avec un top-modèle qui voulait l’employer comme tueur à gages.
Gérard Fauré ne s’excuse pas pour son passé de voyou, il a purgé sa peine. En revanche, il veut mettre les points sur les i, dénoncer l’hypocrisie des élites et mettre en garde contre l’usage de la cocaïne.
Quatrième de couverture

Gérard Fauré, Fatale confiance: La vérité sur la mort de Mohammed V Kindle, Amazon, 2018
Cet ouvrage est la biographie de Gérard Fauré.
Les faits qui y sont relatés sont vrais.
En mil neuf cent cinquante-huit, la vie de Jean Fauré bascule dans l’horreur. Ex-médecin et confident du Roi du Maroc Mohammed V, devenu Directeur du Contrôle Sanitaire aux frontières, il subit un chantage politique mettant sa famille en danger de mort : il doit favoriser l’assassinat de Mohammed V ! Celui-ci meurt d’un arrêt cardiaque lors d’une opération, selon la version officielle. En réalité la complicité de Jean et d’autres médecins aboutit à une asphyxie.
Source (et suite) du texte : Amazon 



Gérard Fauré,  pour son livre Dealer du tout-Paris (Sud radio, nov. 2018)



Gérard Fauré le dealer des stars (TVL, 24 janv. 2019)

Gérard Fauré, Dealer du tout-Paris, Le fournisseur des stars parle, éd. Nouveau Monde, 2018
Dernier survivant des grands voyous qui ont tenu le haut du pavé dans les années 1970-1980, Gérard Fauré a décidé de parler. Le film de sa vie dépasse toutes les fictions. Actrices vedettes, mannequins, princesses, animateurs télé, stars d'Hollywood : Gérard Fauré porte avec le recul un regard cruel sur les vices des stars dont il fut le fournisseur privilégié et le compagnon des nuits parisiennes et cannoises. Il évoque également les politiques de haut niveau qui furent ses clients, tout en réclamant publiquement que l’on durcisse la lutte contre la drogue. Il avoue enfin les liens troubles du Milieu avec le SAC (Service d’Action civique) de l’époque Pasqua et les « contrats » d’assassinats réalisés sur commande pour des objectifs politiques.
Quatrième de couverture
 
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Des organismes canadiens (Stella et PIaMp) défendent la prostitution des mineurs comme une possible "source d'émancipation" (Stu-Dio, 12 février 2020)
Sur les Droits sexuels voir aussi : Ariane Bilheran, l'imposture des droits sexuels (livre et vidéos) et sur l'actualité de la pédocriminalité : Donde Vamos


Exploitation sexuelle des mineurs : un groupe dénonce le paternalisme de la commission
22 janvier 2020 - Radio Canada

À contre-courant des discours entendus depuis lundi à la commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs, les organismes Stella et PIaMp ont dérogé à l’unanimité ambiante et ont surpris, voire perturbé quelques députés, mardi.
D’entrée de jeu, la directrice du Projet d’intervention auprès des mineur.e.s prostitué.e.s (PIaMp), Mathilde Bombardier, a dénoncé le paternalisme et le ton moralisateur qu’elle croit avoir décelés durant les travaux de cette commission, dont elle a également écorché le côté théâtral et sensationnel.
Elle a insisté sur la notion de libre arbitre, préférant parler d’échanges de services sexuels, plutôt que de dynamique d’abuseur-victime.
Mme Bombardier convient qu’il existe des rapports coercitifs, mais elle ne veut pas que la notion de l’exploitation sexuelle se résume à cela, sans tenir compte des échanges sexuels consentis.
Invitant les députés à saisir la complexité de la chose, elle a souligné que ces échanges consentis peuvent être une source d’émancipation pour les jeunes, qu’il serait maladroit de victimiser systématiquement ou d’enfermer dans une seule catégorie.
Source (et suite) du texte : Radio Canada
Lire aussi : « Je n’ai pas choisi de devenir prostituée à 14 ans », 22 janvier 2020, Radio Canada / Prostitution et esclavage sexuel, «au Canada, Montréal est la Bangkok de l’Est» nov. 2019, Sputniknews / Les plus sales petits secrets américains …les garçons et les filles vendus pour le sexe vingt fois par jour, par John W. Whitehead, 28 janvier 2020, Le Saker / En Amérique, la plupart des États autorisent toujours le mariage des enfants, nov. 2017, Le Figaro
 
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