jeudi 19 juillet 2018

Grande Traversée : Mohamed Ali

MAJ de la page : Cassius Clay, Mohamed Ali







GRANDE TRAVERSÉE : MOHAMED ALI, COMBATS  par Judith Perrignon
16-20 juillet 2018

Champion du Monde
Mohamed Ali, champion du monde des poids lourds en 1964. Et pourtant à l'époque, personne n'aurait parié sur lui, pas même Robert Lipsyste, jeune journaliste sportif et témoin du fameux combat qui lança la légende.
La Matrice
Comment Cassius Clay est-il devenu Mohamed Ali ? Qu'est-ce qui a poussé l'icône à se convertir à l'islam et à prôner la séparation raciale entre les noirs et les blancs ?
L'Insoumis
La conversion et le changement de nom de Cassius Clay en Mohamed Ali sont vécus comme une provocation pour l’Amérique conservatrice blanche. Déjà bien connue, sa réputation ne fait qu'augmenter et sa légende commence.
Ali Bomayé! 
La décennie change et avec elle, Mohamed Ali. En bon boxeur, il lutte contre sa sentence de prison, il lutte pour revenir sur les rings, il lutte pour redevenir champion du monde. Et c'est sûrement pour cela qu'on se le rappelle.
Silence et tremblements
"Par une étrange ironie du sort, tout s'est arrêté lorsque cet homme si loquace s'est soudain transformé en masque et n'a plus pu parler." Robert Lipsyte

Mohamed Ali à 12 ans

Comment parler de “13 Reasons Why” avec votre ado

MAJ de la page : Le suicide, pourquoi il faut en parler

De jeunes suisses hospitalisés après avoir visionné la série "13 Reasons Why"
Le 9 juillet 2018 - RTS
Une quarantaine de jeunes ont été pris en charge dans une clinique psychiatrique zurichoise après avoir visionné la série de Netflix "13 Reasons Why", qui raconte le suicide d'une adolescente. Des cas ont aussi été observés à Genève.
La série controversée "13 Reasons Why", dont la saison 2 est disponible depuis le 18 mai sur Netflix, met un visage sur le suicide chez les jeunes: celui d'Hannah Baker, 17 ans, incarnée par l'actrice australienne Katherine Langford. La jeune fille laisse des indices à son entourage pour expliquer les motivations de son acte.
Source (et suite) du texte : RTS




"13 Reasons Why, Beyond the reasons", Les 13 raisons pour lesquelles je me suis suicidé, au delà des raisons, Netflix 2017
Bande annonce saison 1 : Youtube


Comment parler de “13 Reasons Why” avec votre ado
Par Charlotte Frossard, journaliste, vice-présidente de Stop Suicide, le 31 mai 2018 - Le Temps

Viol, harcèlement, suicide, exclusion, adolescents livrés à eux-mêmes et adultes défaillants : la deuxième saison de “13 Reasons Why” vient de sortir. Depuis sa création, la série à succès qui met en scène le difficile quotidien adolescent suscite de nombreuses inquiétudes – chez les parents comme chez certains professionnels de la santé – quant aux effets qu’elle pourrait avoir sur ses jeunes téléspectateurs.
La crainte d’imaginer son enfant regarder cette série alors qu’il pourrait être confronté aux mêmes problématiques est compréhensible. Et ce d’autant plus que la consommation de séries se fait, chez les adolescents et jeunes adultes, de façon solitaire et parfois compulsive, bien loin des soirées familiales autour de la télé d’autrefois, échappant de fait à tout contrôle parental.

Qu’en pensent les jeunes ?

"On doit faire mieux. La façon dont on se traite les uns les autres
et... dont on veille les uns sur les autres.
On doit faire mieux d'une manière ou dûne autre".
Une étude a été réalisée suite à la première saison de “13 Reasons Why” auprès de 5400 adolescents, jeunes adultes et parents d’adolescents dans quatre pays (Etats-Unis, Royaume-Uni, Brésil et Nouvelle-Zélande) afin de comprendre comment la série avait influé sur eux ; ce qu’elle avait changé au niveau comportemental et relationnel ; ce qu’elle avait généré comme intérêt ou comme compréhension.

Conclusion : les jeunes interrogés ont rapporté que la série leur avait permis de mieux comprendre et identifier les problématiques soulevées (dépression, anxiété, harcèlement moral, physique ou sexuel, cyber-harcèlement, pensées suicidaires, orientation sexuelle, etc.), qui leur semblaient conformes à la réalité qu’ils vivaient. La complexité du processus suicidaire, très bien démontrée par la série, leur a fait également prendre conscience que leurs actes avaient des conséquences sur autrui, bien que le suicide ne puisse jamais être imputé à une seule cause. Ils ont témoigné que leur empathie vis-à-vis de leurs pairs avaient augmenté suite au visionnement de “13 Reasons Why”, et qu’ils réfléchissaient davantage à la façon dont ils traitaient les autres.

Et, contrairement aux nombreuses critiques émises de la part de professionnels suite à la diffusion de la première saison, la majorité des adolescents de l’étude ont estimé que le fait de montrer le suicide de Hannah de façon réaliste, dans toute sa violence, était nécessaire pour bien saisir la gravité de la problématique du suicide.
Enfin, près de la moitié des jeunes interrogés ont affirmé que la série leur avait donné envie d’obtenir plus d’informations sur les difficultés rencontrées par les personnages.

Qu’en pensent les parents ?

La moitié des parents interrogés ont rapporté que la série leur avait permis d’engager le dialogue avec leur enfant sur des sujets habituellement tabous et difficiles. Ils ont indiqué que l’épisode supplémentaire Beyond the Reasons (voir ci-dessous) les y avait aidés. Ils ont manifesté également de l’intérêt à accéder à davantage de ressources informatives autour de la série et demandé à ce que les acteurs sortent de leur rôle pour parler prévention (c’est désormais chose faite dans plusieurs vidéos thématiques, à visionner ici),
Autant de témoignages qui peuvent encourager les parents inquiets à profiter de l’opportunité de cette série pour engager le dialogue avec leur(s) enfant(s), adolescents ou jeunes adultes.

Alors, comment en parler ?

Voici plusieurs pistes sur la façon d’engager la discussion avec votre enfant, adolescent ou jeune adulte, basées sur les conseils de Stop Suicide et un guide de discussion proposé par Netflix, producteur de la série.

1. Engager la conversation : être attentif au moment où son enfant mentionne la série, un acteur ou un élément y ayant trait, et rebondir dessus.
2. L’encourager à s’écouter : dans son visionnement de la série, encourager son enfant à s’écouter et à chercher du soutien si certaines scènes le mettent mal à l’aise : lui rappeler qu’il peut mettre l’épisode sur pause pour en discuter au fur et à mesure, que vous vous tenez à sa disposition, qu’il peut sauter les parties trop difficiles à regarder.
3. Faire résonner la série avec sa réalité : l’encourager à se questionner sur les rapports entre la fiction et la réalité. La série lui semble-t-elle correspondre à sa vie à lui ? Est-ce que les personnages se comportent de la même façon que les personnes de son entourage ? A-t-il déjà vécu les mêmes situations, ressenti les mêmes émotions ? A-t-il déjà observé des événements similaires ?
4. Encourager au dialogue : aider votre enfant à questionner ce qui se présente à lui, ce que les personnages montrent et comment ils agissent ; discuter avec lui l’histoire de la série. Est-ce que tel personnage aurait pu réagir différemment ? Si oui, qu’aurait-il pu faire ? Est-ce que les personnages expriment toujours ce qu’ils vivent et ressentent à l’intérieur ? Est-ce que les adultes ont le comportement que l’on attend d’eux ? Comment les personnages auraient-il pu mutuellement s’entraider ?
5. Parler de suicide sans le dramatiser ni le banaliser : a-t-il repéré des signes d’alerte dans la série ? Connaît-il quelqu’un qui a déjà eu ou fait part d’envies suicidaires ? Lui-même a-t-il déjà eu de telles pensées ? Sait-il où trouver des ressources d’aide (des adultes, des médecins, des activités) pour lui-même ou pour autrui le cas échéant ?
6. Fournir des ressources d’aide : pour les téléspectateurs de la série, Netflix a centralisé sur le site 13reasonswhy.info les ressources d’aide en fonction du pays de résidence. En Suisse romande, de nombreuses ressources existent aussi : les plus jeunes peuvent contacter le 147 (ligne d’aide de ProJuventute), tandis que le 143 (la Main Tendue) est à disposition pour les adultes.

BESOIN D’AIDE ? NUMEROS D’AIDE GRATUITS EN SUISSE, 24h/24 et 7j/j
147 (ProJuventute, Ecoute et conseils jeunes)
143 (La Main Tendue, Ecoute et conseils adultes)
144 (Ambulance, Urgences)
117 (Police, Urgences)

France : Ministère des Solidarités et de la Santé
Belgique :  Prévention suicide 
Quebec : Association québécoise de prévention du suicide

Pour poursuivre la réflexion sur la série “13 Reasons Why”: lire la prise de position de STOP SUICIDE suite à la sortie de la première saison.

Références
1. Cette étude réalisée par un institut a été mandatée par Netflix : ses résultats sont donc à nuancer, sachant que toutes les thématiques liées au suicide n’ont pas été couvertes par l’étude. Voici sa référence complète : Lauricella, A. R., Cingel, D. P., & Wartella, E, (2018). Exploring how teens and parents responded to 13 Reasons Why: Global Report. Evanston, IL: Center on Media and Human Development, Northwestern University.
https://www.forbes.com/sites/careypurcell/2018/03/21/study-reports-controversial-content-in-13-reasons-why-sparks-conversations-and-inspires-empathy/2/#53ab3cd228e5
www.13reasonswhy.info

Charlotte Frossard
Charlotte Frossard est vice-présidente du comité de STOP SUICIDE. Parallèlement à son engagement bénévole auprès de cette association, elle poursuit une carrière de journaliste.
  

«En 2018, il faut aller sur une chaîne russe pour de vrais débats»

Cruel retournement, moins de trente ans après la chute de l'Union soviétique l'Occident joue le rôle du totalitarisme soft.  Les médias privés sont (presque tous) dans les mains d'oligarques et les gouvernements votent des lois pour restreindre les libertés, confisquer le débat démocratique, et augmenter la surveillance de leurs citoyens au prétexte de lutte contre les fake-news ou le terrorisme.
En France, après la tentative de supprimer Cash Investigation des chaines publiques, Frédéric Taddei est contraint de s'exiler sur la chaine Russia Today (que le gouvernement français rêve d'interdire) pour pouvoir organiser de vrais débats contradictoires.




Lavrov s'inquiète de la loi française contre les Fake-News "Si ce n'est pas de la censure, si ce n'est pas une tentative de limiter l'espace de libre expression, alors je ne comprends pas grand chose à la vie" (RT, 16 juillet 2018)

Lire aussi : Frédéric Taddeï animera quatre émissions hebdomadaires sur RT France, le 16 juil. 2018 - RT


Frédéric Taddeï rejoint Russia Today France : «Les injures, je m’en fiche»
Par Paul Géli, le 18 juillet 2018 - Le Parisien

Le journaliste rejoint à la rentrée la chaîne controversée RT France et assume son choix.
Après avoir été évincé de l’émission « D’art d’art » sur France 2 et relégué en week-end sur Europe 1, Frédéric Taddeï, 57 ans, rejoint en septembre la rédaction de Russia Today (RT) France, chaîne financée par le gouvernement russe. Il s’explique sur cette arrivée inattendue.

Pourquoi avoir rejoint RT France ?
C’est la seule chaîne qui m’ait donné carte blanche pour faire ce que je préfère à la télévision : une vraie émission culturelle avec de vrais débats, comme à l’époque de « Ce soir ou jamais » sur France 3 et France 2. La question que l’on devrait se poser, c’est pourquoi, en 2018, il faut aller sur une chaîne russe pour pouvoir le faire.

À quoi ressemblera cette nouvelle émission ?
Rien n’est encore défini, pas même le nom, mais ce sera une heure de talk-show à partir de 19 heures, du lundi au jeudi.

Ça ne vous pose pas un problème de travailler pour un média financé et contrôlé par le Kremlin ?
Je ne suis pas le premier. Larry King, l’ex-intervieweur vedette de CNN, est sur RT America depuis cinq ans. De célèbres journalistes américains de gauche y animent des talk-shows, comme Chris Hedges, lauréat du prix Pulitzer 2002, qui est très anti-Trump. Sur RT France, il y a déjà Jean-Marc Sylvestre. Et Jean-Luc Hees, l’ancien président de Radio France, est président du comité d’éthique. Ils m’ont dit qu’il n’y avait pas de problème, que je pouvais venir. Les gens qui me reprochent d’aller animer des débats sur RT sont ceux qui aimeraient bien qu’il n’y ait plus de débats du tout. J’aurai une totale liberté sur le choix des sujets et des invités, comme je l’ai toujours eue. Le jour où il y aura un débat sur la Russie, j’inviterai des pro-Poutine, ce que j’ai toujours fait et que mes confrères ne font pas, et, bien entendu, des anti-Poutine.

Ne craignez-vous pas de perdre la liberté que vous aviez ailleurs ?
Pas du tout. J’ai animé « Ce soir ou jamais » pendant dix ans sur une chaîne d’État. Je n’ai pas fait la propagande du gouvernement pour autant. J’anime des débats, j’invite tout le monde.

RT France a déjà été mis en demeure par le CSA pour manquement à la diversité des points de vue et à l’honnêteté.
La mise en demeure du CSA visait une voix mal synchronisée, une erreur de montage, purement technique. Toutes les chaînes françaises ont été un jour ou l’autre mises en demeure par le CSA. On en parle davantage parce que RT France est très « observée ». L’Élysée refuse d’accréditer les journalistes de RT, ce qui est un peu ridicule. Ça rappelle le FN qui faisait la même chose avec « le Petit Journal » de Yann Barthès. Le SNJ, premier syndicat des journalistes, a dénoncé « la guerre puérile », je le cite, menée par l’Élysée contre RT France. Il a même parlé de « censure d’État ». En ce qui me concerne, respecter la diversité des points de vue est une spécialité. On me l’a suffisamment reproché ! J’ai toujours été libre. « Ce soir ou jamais » m’a valu beaucoup d’éloges, mais aussi pas mal d’injures. Ce sera pareil sur RT. Je m’en fiche. J’ai ma conscience pour moi. RT respecte les lois en vigueur dans mon pays, c’est tout ce qui m’importe.

La visibilité de RT reste nettement moins forte que France 2 ou France 3…
La chaîne est diffusée sur la Freebox, sur Fransat, sur plusieurs satellites, et en clair sur YouTube et sur RtFrance.tv. Quand je faisais « Paris Dernière » sur Paris Première, ce n’était pas non plus une très forte visibilité. L’émission a tout de même marqué pas mal de gens.

Qu’allez-vous faire sur Europe 1 à la rentrée ?
Je passe d’une quotidienne à une hebdomadaire. Je reprends l’émission de Nikos Aliagas le dimanche de 11 heures à 12h30, qui va assurer la matinale du lundi au vendredi.

Que pense Europe 1 de votre arrivée sur RT ?
Ils me font confiance. Je suis l’un des plus anciens sur Europe 1. Ils m’ont toujours soutenu.

Vous ne présenterez plus « D’art d’art » sur France 2 à la rentrée. Que s’est-il passé ?
J’ai appris trois semaines avant l’enregistrement que je ne faisais plus l’émission (NDLR : désormais animée par Adèle Van Reeth). C’est le producteur qui m’a averti. Je n’ai pas cherché à en savoir plus.
 

lundi 16 juillet 2018

Dans la trajectoire de Marx et de Debord

MAJ de la page : Francis Cousin / Guy Debord



Francis Cousin, Dans la trajectoire de Marx et de Debord, Contre toutes les falsifications du spectacle marchand (juin 2018)



Entretien avec Francis Cousin (juin 2018)

Auteur de : L'être contre l'avoir : Pour une critique radicale et définitive du faux omniprésent..., Ed. Le Retour aux Source, 2012 / Commentaires sur l'extrême radicalité des temps derniers : critique de la dictature démocratique du spectacle de la marchandise terminale..., Ed. Le Retour aux Source, 2016 / Véridique rapport sur les dernières nécessités de préservation et d'extension de la domination américaine sur le monde - Nouvelle édition : Avant-propos et épilogue de Francis Cousin, Ed. Le Retour aux Source, 2018




La reprise du travail aux usines Wonder ou Wonder mai 68 - évoquée par Francis Cousin dans sa conférence.
Dialogues entre syndicalistes CGT et grevistes :
- Alors tes camarades, tout le monde (sic), a décidé de rentrer... 
- Non, moi je rentrerai pas, non je rentrerai pas d'dans, non ! Je mettrai plus les pieds dans cette taule, hein... 




Francis Cousin, L'amour vrai et l'amour faux (compilation)
Autres vidéos : Retour aux Sources
Site internet officiel : Cabinet de Philo-Analyse

L'obsolescence de l'homme

Gunther Anders, extrait de : L'obsolescence de l'homme, 1956 / Tome 2, Ed. l'Encyclopédie des Nuisances.

Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes.

L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.

Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux.
 


En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir.

Voir aussi : La question nucléaire, à l'origine d'une nouvelle pensée : le catastrophisme, par Frédérick Lemarchand, 2017 - Canal-U

«Autrement». En 1930, Günther, poète, essayiste, mais aussi peintre et musicien, brigue un poste d’esthétique de la musique à l’université de Francfort. Las, les places sont déjà réservées aux nazis. Brecht lui dégote un job de «garçon à tout faire» au Börsen-Courier de Berlin, mais il fait tellement tout que sa signature remplit les colonnes du journal. Le directeur s’en émeut : «Eh bien, vous n’avez qu’à m’appeler autrement», répond Stern qui, désormais, signera aussi Anders, c’est-à-dire «autrement» en allemand.
Source (et suite) du texte : Libération

Günther Anders (né Günther Siegmund Stern) est un penseur, journaliste et essayiste allemand puis autrichien, né en 1902 à Breslau et mort à Vienne en 1992. Ancien élève de Husserl et Heidegger et premier époux de Hannah Arendt, il est connu pour être un critique de la technologie important et un auteur pionnier du mouvement antinucléaire. Le principal sujet de ses écrits est la destruction de l'humanité.
Source (et suite) du texte : wikipedia
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L'UE pourra conclure ses accords commerciaux sans Parlements nationaux

Déni de démocratie, suite.


L'UE pourra conclure ses accords commerciaux sans Parlements nationaux
Le 22 mai 2018 - Le Figaro

Les ministres du Commerce de l'UE ont validé mardi une nouvelle approche dans la conclusion des futurs accords commerciaux de l'Union qui permettra de se passer, selon les cas, de leur ratification par les Parlements nationaux afin d'accélérer les discussions.

Cette approche permettra à l'Union européenne d'éviter que les traités qu'elle négocie puissent être stoppés par un seul Parlement national ou régional, comme ce fut le cas dans le passé pour l'accord avec le Canada, le CETA. Opposé à certains dispositions du CETA, le seul Parlement de la région belge francophone de Wallonie avait bloqué, fin 2016, sa signature pendant plusieurs jours, engendrant une mini-crise diplomatique avec Ottawa.

A l'avenir, la Commission proposera donc de scinder les accords commerciaux en deux: d'un côté les dispositions purement commerciales qui ne nécessiteront que l'approbation du Parlement européen pour entrer en vigueur; de l'autre, un accord d'investissement qui devra être ratifié par tous les Parlements.
Il appartiendra cependant aux Etats membres de décider, "au cas par cas, de la scission des accords commerciaux" en fonction de leur contenu, souligne le Conseil de l'UE dans son communiqué.

* * *




Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, saoul lors du dernier sommet de l'Otan à Bruxelles (12 juillet 2018)

[Exemple de Fake news officielle :]
Titubant au sommet de l'Otan, Jean-Claude Juncker souffre d'une sciatique
Le 12 juillet 2018 - FranceTVInfo 

Des images tournées mercredi 11 juillet à l'occasion d'un sommet de l'Otan à Bruxelles montrent le chef de la Commission européenne en difficulté.
"Une performance honteuse." Un député eurosceptique allemand a publié, jeudi 12 juillet, une vidéo montrant le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, la veille, "apparemment ivre", aidé dans ses déplacements par des chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Bruxelles (Belgique) à l'occasion d'un sommet de l'Otan. Un message partagé et commenté par des milliers d'internautes, trompés par le contenu mensonger du message.
Selon la RTBF, Jean-Claude Juncker a réagi à ces images en disant souffrir d'une "sciatique qui affecte parfois ses mouvements". Le Premier ministre portugais, Antonio Costa, et son homologue néerlandais, Mark Rutte, ont évoqué "un problème de dos".
"Je ne suis pas saoul"
Fin juin, s'exprimant devant le Sénat irlandais, le patron de la Commission européenne avait déjà évoqué ses difficultés de déplacement, comme le montrent des images sur le site du Daily Express (en anglais). "Je ne suis pas saoul, j'ai une sciatique, avait-il dit, en souriant. Je préférerais être saoul !"

Remarque :
En l'occurence (pour les chaines publiques, FranceTV et RTBF - et de nombreux autres médias) une fake news n'est pas une fausse information mais une information contredisant l'information officielle ! Le penchant pour l'alcool (euphémisme) de Jean-Claude Juncker est de notoriété publique et ce n'est pas la première fois qu'on le voit saoul dans l'exercice de ses fonctions - une sciatique ne fait pas tituber, ni sourire celui qui en souffre ou ceux qui en sont témoin.

Lire aussi : « Jean-Claude Juncker saoul. C’est l’Europe qui titube. » L’édito de Charles Sannat, le 16 juillet 2018


Sciatique 2.0
Contrairement à la sciatique ordinaire, la sciatique 2.0 ne provoque pas de douleur 
mais une euphorie communiquante, surtout après quelques pas en arrière. 
Joues rouges et embonpoint en sont les nouveaux symptômes ainsi que 
          
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