mardi 14 juillet 2020

L'imposture de la Grande réinitialisation (The Great Reset)



Sex Pistols, No Future (1977)



Sidilarsen, Zéro un zéro (avril 2019)



Wardruna, Lyfjaberg (Montagne de guérison) (juin 2020)

No Future with The Great Reset (WEF)

"On ne règle pas les problèmes avec ceux qui les ont créés" Albert Einstein

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Article du blog Donde Vamos, 13 juillet 2020

Le Grand Reset, réinitialiser le pouvoir mondial avant que les peuples ne le fassent




Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui emballe peu les foules : la finance. Et surtout cette "remise à zéro", que les dirigeants mondiaux appellent le "reset", prévue incessamment sous peu. Pour résumer : depuis des années la finance ne tient que sous perfusion d’argent frais, elle est à bout de souffle. La crise covid19 a permis de justifier des masses de nouveaux milliards transférés dans la finance, mais cela ne suffira pas. L’idée géniale des mondialistes est donc de tout remettre à zéro. De quoi s’agit-il ?
En la matière, comme dans tous les domaines de la politique et de l’économie, il y a la version officielle (en l’occurrence assez floue) et la réalité (également assez floue). Une chose est sûre : l'avenir qu'on nous prépare n'est pas réjouissant. En 2014, alors que la crise dite des "subprime" était derrière nous officiellement, Christine Lagarde avait parlé d’un "reset of the global currency"  (remise à zéro de la monnaie mondiale), laissant alors beaucoup de monde perplexe.

Sauver le système coûte que coûte

2020-07-13 17_54_51-Coronavirus En fait, à force de créer des milliards pour les injecter dans la finance et maintenir les cours de bourse, le dollar et l’euro ne valent plus grand-chose. Et les actions des entreprises, ainsi que les produits dérivés sont tellement surévalués qu’ils ne correspondent plus à grand-chose non plus, et les spéculateurs ne savent plus quels produits spéculatifs inventer ni quoi piller pour s’assurer des taux d’intérêt de 10 à 15% comme au bon vieux temps. La preuve : les taux d’intérêt négatifs depuis 2019 pour la dette de pays jugés bons payeurs comme la France et les prêts aux banques. Que faire alors ? Ces dernières années, les US comme l’Europe ont choisi d’alimenter la machine en milliards. Aux Etats-Unis, ces milliards créés ex nihilo pour racheter des actions qui ne valent plus rien sont désormais stockées par la FED, la banque centrale, pour ne pas trop créer d’inflation. En Europe, les milliards doivent être compensés par de l’austérité, la compression des salaires et la destruction des services publics, et ils sont injectés en grande partie dans des rachats de titres qui ne valent plus rien, à savoir de la dette de pays (Italie, Espagne, France…) et d’entreprises. Il n’est plus possible de mettre des dizaines de milliards chaque semaine dans le systèmen sauf à admettre qu'on ne remboursera jamais la dette, détenue pour ce qui concerne la France en grande partie dans les assurance vie. De toute manière, cela finirait par une méga inflation : les salaires ne vaudraient plus rien, les prix seraient astronomiques. 2020-07-13 18_03_38-Gordon Brown calls for global government to tackle coronavirus _ Politics _ The Alors l’idée de ces gens est la remise à zéro des réserves de monnaie. Avec un changement de monnaie à la clé, bien-sûr, pour une "monnaie mondiale" qui est censée résoudre tous les problèmes. Et qui dit monnaie mondiale, dit gestion mondiale de cette monnaie et donc de l’économie, et donc de la société mondiale toute entière. C’est là que revient sur la table le délire de "gouvernement mondial" si cher à ceux qui ne veulent pas perdre le pouvoir. Gordon Brown, l'ex premier ministre anglais, a profité de la crise Covid pour en appeler à un "gouvernement mondial".  Comme on ne sait pas trop quelle sera cette super monnaie mondiale, du moins officiellement, c’est depuis plusieurs années la course aux réserves d’or [1] (considéré comme une "valeur refuge"). On s'étonne alors que sarkoléon ait revendu 1/5e du stock franças à un prix aberrant[2] ou que Sylvie Goulard ait hypothéqué une autre partie de l’or français auprès de JP Morgan[3].  La monnaie est aujourd’hui un jeu de dupes. Presque tout le monde sait que le système monétaire ne tient plus, que la valeur des monnaies est en chute libre. Par exemple, en 2018, l’économiste chinois Xiang Songzuo expliquait que le système monétaire mondial n’avait plus d’équilibre et qu’il allait s’effondrer. Il faut rappeler qu’après la 2e guerre, les US ont imposé le système de Bretton Woods : les monnaies mondiales étaient calées sur le dollar, et le dollar sur l’or. Puis en 1971 les US ont déclaré que désormais le dollar n’était plus convertible en or (fin de l’étalon-or) et en 1973 que les taux de change n’étaient plus fixes mais "flottants". Par contre, les monnaies mondiales devaient rester calées sur le dollar. A partir de là, le dollar et les autres monnaies ont perdu tout corrélation à la réalité économique. 90300694_2786047224950172_6333245069717405696_o Aujourd’hui, si tout le monde voulait convertir en or ses euros ou ses dollars, il n’y aurait pas assez d’or. En fait, il y a beaucoup trop de dollars en circulation, et encore beaucoup trop en dette et en réserves. Le dollar ne vaut que parce que cela arrange tout le monde de faire comme s’il valait quelque chose. On voit donc apparaître depuis 2014, ici et là, des prises de position en faveur d’une nouvelle monnaie mondiale pour remplacer le dollar, qui ne vaut plus rien mais permet toujours aux US de dicter leur loi au monde entier en matière économique et commerciale, donc politique. En effet, un mondialiste du milieu financier, Jacques de Larosière, qui a toujours milité pour l’absence de régulation de la banque et de la finance[4], considère qu'il faut "une organisation centrale qui disposerait d’un dispositif de sanctions" contre les Etats récalcitrants –et leurs populations. Selon lui cette monnaie mondiale devrait faire un mix du dollar, de l’euro, du yen japonais et de la livre sterling, qui représentaient en 2019 environ 90% des échanges mondiaux dont 62% rien que pour le dollar. Il existe déjà une espèce de monnaie que le FMI utilise discrètement pour financer les Etats via des prêts, les DTS, pour "droits de tirage spéciaux" [5]. Cette monnaie est calculée sur un panier de devises dont le yuan chinois introduit en 2015. Le DTS n’est adossé à aucune monnaie, mais peut être échangé contre des dollars ou des euros. Peu utilisés avant la crise des subprime, les DTS sont de plus en plus utilisés car ils permettent aux Etats de s’endetter discrètement sans passer par un vote du parlement. En parallèle, tous les financiers sont en train de s’organiser pour garder le dessus. Dans un contexte où Trump doit, pour les mondialistes, être éliminé, beaucoup aimeraient couler le dollar et se rabattre sur une monnaie jugée plus sûre. En 2019, le Bilderberg a par exemple planché sur des sujets comme "un ordre stratégique stable" ou "l’avenir du capitalisme". Bruno Le Maire était d’ailleurs l’un des invités, tout comme la nouvelle présidente de la commission européenne (élue 2 mois après le Bilderberg, en juillet 2019[6]), Ursula von der Leyen. 2020-07-13 20_51_52-The Great Reset - YouTube - Opera En plus du Bitcoin, dont on ne sait toujours pas trop qui le pilote, Facebook se positionne aussi avec sa cryptomonnaie le Libra, pour en faire LA monnaie des échanges de faible valeur, afin de contrer les chinois qui ont déjà mis au point leur cryptomonnaie. Et ça tombe bien, Microsoft vient justement de déposer une licence permettant nous transformer en porte-crypotmonnaie vivants. Les monnaies principales, dollar et euro, sont déjà en train de chuter, mais le phénomène risque fort de s’accélérer. Des crises économiques, on en a déjà connu. D’un coup il y a trop (déflation) ou plus assez de liquidités (inflation des prix mais pas des salaires), et les gens veulent retirer leur argent mais un matin ce n’est plus possible. C’est qu’il se passe au Liban depuis plusieurs mois : les banques sont en faillite, le pays est en faillite (le Liban ne parvient plus à rembourser les échéances de sa dette), les retraits sont extrêmement limités, la monnaie subit une forte inflation et ne vaut plus rien par rapport aux monnaies étrangères, les salaires ne valent plus rien 2020-07-13 22_06_35-Le CAC 40 profite de nouvelles encourageantes sur un vaccin contre le Covid-19 _ La Grèce aurait connu le même scénario si elle n’avait pas été dans l’euro, mais pour la population la catastrophe est à peu près la même : baisse des salaires, Etat en faillite chronique. Cela peut arriver en Europe, car les lois permettant aux banques ou à l'Etat de ponctionner les comptes de leurs clients existent. C'est pour cela que les dépots sont officiellement garantis en-dessous de 100.000€. Mais à moins d'un nouveau choc brutal, nous n'en arriverons là qu'après un saignage à blanc comme l'Europe sait si bien le faire. Car parmi les nombreux prêts aux entreprises, petites et grosses, garantis à 90% par l'Etat et 10% par les banques, soit 500 milliards d'euros au total en France, tout ne sera pas remboursé. Or l'argent aura bien été dépensé. Qui va payer?

Lancement officiel du grand reset le 3 juin 2020


2020-07-13 11_34_47-La «grande réinitialisation» _ le Forum de Davos lance le monde d'après - Opera On dirait que le calendrier des mondialistes est fixé, et que le forum de Davos en janvier 2021 sera l’occasion de lancer concrètement le processus de reprise en main sur le plan économique. Le thème du forum (26-29 janvier 2021) est "la grande réinitialisation" (le grand reset, mais attention: il sera "green").  L’annonce de cette "grande réinitialisation" a été faite par le prince Charles et Klaus Schwab le 3 juin 2020. Schwab est un économiste allemand qui a contribué à la création du Forum de Davos à Genève[7], le prince Charles est le représentant de La City. Schwab est très occupé auprès des jeunes, et a créé deux fondations pour repérer les jeunes mondialistes, le Forum of Young Global Leaders financé par le forum de Davos et la Global Shapers Community financée par des multinationales comme Accenture, des fondations, mais surtout par le forum de Davos lui-même financé par des multinationales. Schwabb est un peu un Attali mondial, qui aime bien faire ce que les gens prennent pour des prédictions mais qui sont en fait des annonces. Par exemple en janvier 2020, il déclarait que "le monde est en état d’urgence" alors qu’officiellement le coronavirus n’était présent qu’en Asie, et annonçait que la prochaine édition du forum de Davos serait consacrée à réfléchir à un monde "durable"… Selon ses propos déjà à l’époque, "Ni un gouvernement, ni une entreprise, ni la société civile ne peuvent résoudre" les problèmes actuels. Il faut donc une force supérieure aux Etats et coordonnée, avec un pouvoir mondial. Pour rappel, le forum de Davos est une structure privée qui repose sur le "leadership" d’une centaine de multinationales et fondations[8] et de tout un réseau d’entreprises et de dirigeants politiques. Finalement, une bonne partie des multinationales mondiales est partenaire du forum de Davos d’une manière ou d’une autre. Toutes les entreprises polluantes, toutes les grosses banques et fonds spéculatifs du vieux monde en font partie. Le sujet 2021, annoncé par une charmante vidéo, sera donc "la grande réinitialisation", et selon Schwab et ses amis, il y a urgence.



Sur le communiqué en français, ils expliquent leur objectif, évidemment plein de bonnes intentions : "construire conjointement et de manière urgente les bases de notre système économique et social pour un avenir plus juste, plus durable et plus résistant", avec "un nouveau contrat social centré sur la dignité humaine et la justice sociale, dans lequel le développement économique n’empiète pas sur le progrès de la société". maxresdefault Le prétexte est tout trouvé : "la crise sanitaire mondiale" qui selon eux aurait "créé une crise sociale". On hésite entre la crise de rire et se taper la tête contre les murs en lisant de telles envolées lyriques. Car ce sont bien ces financiers et politiques fidèles du libéralisme ultra qui nous ont mis dans cette situation, et à l’heure où j’écris ils continuent à se gaver avec les derniers soubresauts des cours de bourse. Comment ces gens pourraient-ils impulser uns système plus juste ? Cela demanderait, dans l’absolu, de répartir correctement leur richesse, puisqu’ils ont capté la quasi totalité de la richesse créée ces dernières années. Cela demanderait qu’ils partagent leur pouvoir, et que leurs politiciens fidèles dégagent une bonne fois pour toutes. Bref, plus de justice sociale, ce serait la fin de leur monde. Et tout le monde a bien compris que là n’est pas leur objectif, au contraire leur but est de maintenir leur ordre établi le plus longtemps possible. ESrhJB9WsAIAXUJ Le discours du forum de Davos et de tous ses adeptes qui s’expriment sur le monde d’après, comme l’a tant fait le micron par exemple, est un double discours : en fait ils s’adressent à leurs congénères et les préviennent qu’il faudra un peu de vernis social pour accélérer le processus vers ce gouvernement mondial qu’ils désirent tant [9]. Quel est le problème avec le contrat social actuel de nos sociétés capitalistes, à part qu’il n’est pas respecté par nos dirigeants ? Le contrat social selon Rousseau qui a inventé le concept, c’est : le peuple souverain remet sa souveraineté aux représentants qu’il désigne, en échange de la sécurité et d’une gestion de la société dans l’intérêt collectif. Le peuple remplit sa part, largement : il n’a plus aucune souveraineté, peut à peine manifester et critiquer le pouvoir, paie des taxes et impôts écrasants, et continue à élire des représentants. Qui eux-mêmes n’ont plus de pouvoir, n’assurent plus la sécurité et depuis la "Révolution" n’ont en fait jamais géré la société dans l’intérêt général. Si quelqu’un doit demander la révision du contrat social, ce sont bien les citoyens et certainement pas les financiers. Le Forum 2021 invitera aussi 10.000 young leaders, ces jeunes prometteurs pour les élites mondialistes, dont ils espèrent qu’ils prêcheront la bonne parole dans leurs pays respectifs. 2020-07-13 20_52_27-The Great Reset - YouTube - Opera Ces gens ont peur. Ils craignent un renversement brutal de leur pouvoir, des "mouvements massifs anti gouvernement", comme dit Schwabb, et de ne pas avoir prise sur la suite des événements. Pour garder le contrôle, ils doivent faire mine de lâcher du lest. La gestion post-crise de la micronie a été un parfait exemple de ce qui nous attend : maintenir le vieux système, la vieille hiérarchie, mais cette fois au nom du développement durable, qui n’est qu’un prétexte car aujourd’hui la question est davantage de s’adapter aux risques présents et à venir qu’à envisager une quelconque croissance "durable". Si les peuples maintiennent une très forte pression, peut-être obtiendront-ils quelques miettes. Mais ce n’est pas le programme. Ce qui est certain, pour eux comme pour les citoyens, c’est que si le système actuel perdure, les conflits vont s’accroitre : accès à l’eau, aux terres, aux matières premières, sécurité alimentaire seront des questions de plus en plus prégnantes même à l’échelle d’une région. 2020-07-13 11_52_39-Le prince Charles, le précurseur de la cause écologiste - Point de Vue - Opera En parallèle, les milliards injectés dans la finance, dont personne ne voit la couleur au niveau de l’économie réelle, vont être le prétexte pour détruire complètement les services publics, réduire les salaires, en résumé continuer les politiques d’austérité qui nous asphyxient mais permettent aux gros actionnaires de se remplir les poches [10]. Comme le notait France Inter le 8 juillet : "Malgré le covid, les riches sont encore plus riches que l’année dernière[11], et dix fois plus qu’en 1996 alors que le PIB (la richesse produite sur 1 an en France) n’a fait que doubler dans le même temps. Bref. Comment se fait-il alors que nos politiques nous annoncent tous le chaos ? Tout simplement parce que c’est notre productivité, l’argent qui aurait pu aller dans des investissements ou des services publics, nos taxes qui finissent, par le jeu de l’actionnariat et de la finance, dans la poche de ces milliardaires. La Banque Centrale Européenne rachète massivement des titres pourris bien au-dessus de leur valeur réelle. Comme la FED, elle alimente ainsi la machine à spéculation, donnant en plus la garantie que les pertes seront limitées même pour les spéculateurs les plus fous. Quand les milliards arrivent dans le système financier, les bourses remontent, les gros actionnaires revendent, les petits achètent, et au bout de quelques jours les cours baissent à nouveau, et c’est l’inverse. 2020-07-13 21_04_42-The Great Reset - YouTube - Opera C’est ce petit jeu que jouent les banques centrales depuis la crise des subprime de 2006-2008, et aujourd’hui les marchés financiers sont comme des junkies en attente d’un shoot, avant de subir une "descente" plus ou moins furieuse puis de reprendre une nouvelle dose. Le problème, c’est que quand la machine à cash va s’arrêter, quand on va commencer à comprendre, par exemple, que la France ne pourra pas rembourser toute sa dette, à ce moment tout le système va se gripper. On parle d’endettement perpétuel mais c’est déjà le cas puisque la France ne rembourse que les intérêts de sa dette, un de ses plus gros budgets. Les gens du forum de Davos veulent jouer comme l’orchestre du Titanic le plus longtemps possible, et pour cela ils n’ont qu’un modèle en tête : une société mondiale quasiment militarisée dans laquelle chaque individu est contrôlé numériquement. Ils ont un "global agenda", axé en ce moment sur les questions raciales aux Etats-Unis et ailleurs, l’environnement et la question soudain prégnante du "bonheur" à la suite de la crise du coronavirus. Pour faire taire les plus pauvres, ils sont même en train de réfléchir à un "revenu universel", qui sera payé par les classes moyennes surtaxées. Alors que la réflexion devrait être autour de la notion de travail et du sens de la vie.

Éléments de compréhension

2020-07-13 14_47_58-Bientôt un identifiant numérique pour tous _ _ Les Echos - Opera Les termes pour évoquer le big reset sont volontairement flous, et pourraient même être rassurants si on ne les met pas en contexte. Des processus sont en cours pour privatiser la décision mondiale (qui l’est déjà en grande partie), et pour contrôler et maintenir les populations dans la soumission, qu’elle soit volontaire ou non. On doit comprendre le délire de Davos 2021 dans le contexte d’un mouvement général mondialiste. Deux autres processus sont à prendre en compte : Event 201 qui a eu lieu en octobre 2019 sur la gestion mondiale d’une pandémie et de ses conséquences notamment en vaccinant massivement les populations, et ID2020 qui est une alliance de boites privées et d’institutions visant à créer une identité numérique pour tout le monde. Event 201 était organisé par Bill Gates, et on retrouve Microsoft dans l’organisation d’ID2020. Bill Gates est désormais le premier donateur de l’OMS, qu’on peut désormais considérer comme une filiale de son fondation. Pour des infos plus complètes sur ces deux événements, je renvoie vers cet autre article. ID2020 est un processus lancé en 2016 par Accenture, Microsoft et par le GAVI lui-même lié à la fondation Bill et Melinda Gates[12], à l’OMS et à la banque mondiale pour vacciner les populations et qui, par le biais de l’identité numérique et de la sécurité numérique, pourrait avoir une influence sur la totalité de nos existences. Le numérique, ce sera l’intelligence artificielle, la smart city, les objets connectés, la vie dans un cloud global avec la 5G, et surtout une vie numérique de la naissance à la mort. download-4 Aujourd’hui, nous avons des données numériques administratives, bancaires, de santé, pour le travail, liées à notre vie privée, aux renseignements généraux ou à la justice… ID2020 explique que tout cela doit être regroupé dans l’identité numérique de chaque individu, qui sera grâce à eux totalement sécurisée. Mastercard, par exemple, vient de rejoindre l’alliance, qui gonfle de mois en mois. Ces gens nous parlent même de "citoyenneté digitale", qui est aussi, étrangement, une marotte de la micronie. En gros il s’agit pour des start-up de créer des plateformes d’expression citoyenne. Selon eux, c’est aussi un droit pour les migrants et les SDF d’avoir accès à cette identité numérique. ID2020 a lancé une certification en janvier 2019, pour normaliser la gestion des données. Ils ont ainsi mené une expérimentation dans un camp de réfugiés de 35.000 personnes en Thaïlande, auxquelles une identité numérique permettant de se nourrir, de se soigner, d’être éduqué et d’être pisté a été fournie gracieusement. Cette identité numérique, selon ID2020, permet de mieux se soigner. Une autre expérimentation est menée en partenariat avec le Bangladesh pour fournir une identité numérique, principalement dans le domaine de la santé et de la vaccination, à cette population qui mange à peine à sa faim. 2020-07-13 14_57_13-The Dangers of Blockchain-Enabled “Immunity Passports” for COVID-19 _ by Elizabe On observe tout de même certaines dissensions internes, comme l’a montré la démission fin mai 2020 d’une conseillère technique de l'alliance ID2020, Elizabeth Renieris, en dénonçant l’opacité de l’organisation qui permet une influence trop forte des multinationales. Cette réaction est étonnante car il est évident que ce machin est fait pour servir les intérêts des multinationales et de leurs actionnaires. Cette dame aurait-elle été naïve? En tout cas, elle s’interrogeait aussi sur la légalité des "passeports d’immunité", que certains aimeraient nous imposer pour circuler ou avoir accès à certains lieux. La Chine est d’ailleurs en train d’expérimenter ledit passeport, avec un QR code dans les smartphones faisant office de laissez-passer. Selon Renieris, ces passeports ne sont pas légitimes, enfreignent les droits fondamentaux et les libertés civiles et violent les principes de nécessité et de proportionnalité. Quant à Event 201, bien qu’officiellement[13] personne ne savait que la pandémie de coronavirus allait survenir, il se trouve que les recommandations faites à l’issue de l’exercice pandémie dont le scénario était très similaire à celui qu’on a connu, ont toutes été mises en œuvre ou sont en cours de l’être. Notamment celles sur la propagande et le contrôle de l’information.  Event 201 était financé par la fondation John Hopkins, la fondation Gates et le forum économique de Davos. EcWbhmZWsAgYsKb D’ailleurs, les frères la truelle de France sont tout à fait raccord. Dans leur livre blanc sur la France d’après covid envoyé aux 1300 et quelques loges françaises, il est question de "souveraineté numérique", d’ "égalité", de "nouveau commerce mondial", d’ "utopie de la fraternité universelle" (justement le nom d’un groupuscule mystique assez obscur), de "fabriquer un commun vivable et respectable", et le débat est ouvert pour réunir les idées émises par les frangins. Enfin, mettons ces processus en parallèle avec les enseignements de la gestion de crise du coronavirus :
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samedi 11 juillet 2020

Crise du coronavirus : des nouvelles mesures pour quoi faire ?

MAJ de la page : Coronavirus



Taranta del Gargano par Canzoniere Grecanico Salentino (2016)



Vivaldi, Vaga sei nè sdegni tuoi par Roberta Mameli (2013)

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Pr. Yoram Lass, médecin, chercheur, ancien directeur du ministère de la santé en Israël : L'épidémie Covid-19 est finie (124, juillet 2020)
Lire aussi : Non, il n'y a pas de deuxième vague en France (et il n'y en aura probablement pas), 10 juillet 2020, Mediapart

Tout indique par ailleurs que le confinement généralisé n’était pas la meilleure réponse. Des pays ayant procédé à un semi-confinement ou réagi avec des moyens techniques sans confinement (comme la Corée du Sud, Hong-Kong ou Taïwan) ont obtenu de bien meilleurs résultats. Confiner sans dépister ni suivre ou traiter les personnes infectées est problématique.
Extrait de : Jean-Dominique Michel: «Tout indique que le confinement généralisé n’était pas la meilleure réponse», par Marine Carballet, 10 juillet 2020, FigaroVox
Lire aussi : Censuré en Suisse, invité en France : la presse suisse donne-t-elle dans le journalisme de connivence ?, par Jean-Dominique Michel, 11 juillet 2020, Anthropo-logique

Me Di Vizio revient dans cette tribune sur un sujet d'une importance cruciale pour le libre exercice de la médecine : un ministre peut-il interdire d’une façon générale et absolue la prescription d’un médicament ?
Source (et suite) du texte : Plaquenil : ce que personne n’a vu, ce que personne n’a dit !, 2 juin 2020, caducee


Port du masque : une hystérie collective ?
Par Christophe de Brouwer, 11 juillet 2020 - Contrepoints

Aujourd’hui, nous sommes face à une pression populaire extrêmement forte pour le port d’un masque, n’importe lequel. Et si on regardait la situation de façon rationnelle ?
Que l’on croie ou non dans les vertus d’un masque pour se protéger contre les virus et plus particulièrement le covid-19, n’empêche nullement d’avoir une réflexion sur son intérêt. Depuis le Lancet-gate, il devient difficile de faire confiance aux articles « scientifiques » de circonstance.
Il y a cependant une littérature, peu nombreuse, portant sur l’efficacité du masque d’avant la crise du Lancet. Apparemment, dire que les masques aux normes (les autres ?) protègent peut-être ou peut-être pas, pose un évident problème d’acceptation.
Pour nourrir cette réflexion, il suffit d’aller sur medline (la plus grande base de données scientifiques notamment pour le domaine de la santé) et de taper les mots clés suivant : mask/transmission/virus (ou influenza).
Vous trouverez systématiquement à peu près ceci : « Il y a peu de données pour montrer que l’utilisation de masques simples ou de masques-respirateurs (en dur, avec éventuellement une cartouche type N95 ou FFP2) prévient l’infection à venir. De nouvelles études sur les infections naturelles en milieu contrôlé ou d’études dans des établissements de soins ou communautaires sont nécessaires pour mieux définir l’efficacité des masques faciaux et des masques-respirateurs dans la prévention de la transmission du virus influenza (grippe classique). »
Par exemple cet article-ci, sous lequel on trouve d’autres articles de qualité disponibles d’avant la crise covid-19.

L’OMS

Jusque récemment, aucune étude réellement scientifique -il n’y en a pas beaucoup- n’a été concluante, dans un sens comme dans l’autre, quant au bénéfice du port d’un masque (de qualité, je ne parle pas des autres). Bref, on ne savait toujours pas. C’est pourquoi (et c’est vraiment pourquoi) l’OMS était très prudente dans ses conseils :
« Quand utiliser un masque ? Si vous êtes en bonne santé, vous ne devez utiliser un masque que si vous vous occupez d’une personne présumée infectée par le 2019 nCoV. Portez un masque si vous toussez ou éternuez. Le masque n’est efficace que s’il est associé à un lavage des mains fréquent avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon. Si vous portez un masque, il est important que vous sachiez l’utiliser et l’éliminer correctement. »

Le 10 juin, l’OMS vient de changer ses recommandations. Elle se base sur un travail qu’elle a financé, paru dans le Lancet (!), le 1er juin, concernant les milieux de soins et communautaires (c’est-à-dire avec des masques ad-hoc agréés).
On ne comprend pas bien la méthodologie, puisque pour cette revue et méta-analyse, sur 20 013 études étudiées (?!) réalisés sur 6 continents, 19 834 sont exclues pour en retenir 179 en revue systématique et parmi celles-ci, 44 pour la méta-analyse.
Source (et suite) du texte :  Contrepoints




Gérard Mordillat, Le Covid-19 a été [est toujours] un test incroyable de soumission à l'autorité (Le Média, 1 juin 2020)

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Une des choses qui caractérise l’être humain, c’est cette première respiration du nouveau-né, qui est une souffrance, peut être aussi une extase, en tout cas, un passage radical. La vie est métamorphose, elle commence avec ce risque. L’homme est un néotène, un être inachevé qui a besoin d’être protégé pour sa survie, contrairement à d’autres espèces animales. Si, au départ, il n’est pas entouré de soins et de parole, il est en danger de mort. Ces premiers temps de notre être sont marqués par cette association vie - survie et ancrés dans notre mémoire, puis refoulés ensuite. Quand on fait appel à la menace et à la peur, je crois qu’une part de nous revient à ce premier temps de la vie, à sa vulnérabilité fondamentale.

Comment évacuer ce sentiment de peur ?
Je n’ai pas la réponse. D’un point de vue analytique, il y a un apprivoisement possible de la peur en l’accueillant. Quand on admet sa peur, sa finitude, une confiance peut renaître à partir de cette vulnérabilité. Si on fait de la peur quelque chose de négatif, on la verrouille. Comme les mécanismes d’anxiété ou névrotiques, la peur est formatée par le passé, elle considère l’avenir à partir du vécu. La névrose a horreur de l’inédit. On peut déjà désarmer la peur si on identifie ce mécanisme de renvoi au passé, de répétition systématique. Parfois, il faudrait pouvoir refuser une proposition sécuritaire. Qu’il y ait un appel à la vigilance d’accord mais tout en restant dans la confiance. Quelqu’un qui ne va pas renoncer à se risquer dehors et à agir alors que sur son trajet il a été bombardé, c’est quelqu’un qui pose une pierre importante, à son échelle, contre la terreur.

Comment expliquer cette injonction paradoxale : vouloir plus de sécurité tout en souhaitant conserver ses libertés ?
Cette injonction n’est pas tellement paradoxale, elle est plutôt infantile. Elle nous ramène à cet âge de la vie qui veut à la fois le cocon protecteur et l’ivresse des expériences un peu transgressives. Le goût de la liberté est très partagé mais la force d’en supporter le risque, beaucoup moins.
Extrait de : Anne Dufourmantelle «La sécurité engendre plus la peur que l’inverse», 14 septembre 2015, Libération

La pandémie de Covid-19 a ouvert un nouveau front dans la bataille pour la défense des libertés fondamentales. Officiellement, l’état d’urgence sanitaire s’achève ce vendredi. En réalité, dès samedi, il s’inscrit largement dans notre droit commun. En 2017, déjà, la loi SILT avait mis fin à l’état d’urgence terroriste tout en pérennisant ses principales mesures.
Source (et suite) du texte : L’extension sans fin du domaine du sécuritaire, par Jérôme Hourdeaux, 10 juillet 2020, Mediapart

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Crise du coronavirus: des nouvelles mesures pour quoi faire ?
Par Catherine Riva et Serena Tinari, 11 juillet 2020 - Bon pour la têteRe-check.ch


Il y a un peu moins de quatre mois, nous sommes entrés dans un paradigme délirant et nos autorités nous fait savoir le 1er juillet dernier qu’elles entendaient le prolonger ad libitum.

Souvenons-nous, pourtant.

En mars, elles nous avaient expliqué que tout ça (la suspension des libertés fondamentales, le bouclage des frontières, l’injonction «Restez chez vous» et toutes les stratégies de «social distancing»), c’était pour empêcher les hôpitaux d’être débordés. Résultat: même dans les cantons qui ont enregistré le plus grand nombre d’hospitalisations liées au COVID-19, comme Genève, Zurich et le Tessin, à aucun moment les hôpitaux n’ont été débordés, contrairement à ce que nous prédisaient les éminents générateurs de simulations (lien), ceux-là mêmes qui aujourd’hui nous recommandent d’installer une app de traçage.

Hôpitaux vides

Il s’est même produit le contraire: de nombreux hôpitaux sont restés à moitié vides pendant tout le mois d’avril (liens 1 et 2) et ont dû recourir au chômage partiel. Ainsi, en avril, le SECO annonçait que 181 330 demandes de chômage partiel avaient été déposées ce même mois dans le secteur de la santé et du travail social (lien). Dans le même temps, des centaines de personnes n’ont pas pu recevoir les soins dont elles avaient besoin parce que les capacités étaient réservées pour la déferlante COVID-19 qui n’allait pas manquer de nous submerger dans tous les cantons.

Heureusement, rien de tel n’est arrivé. Et la Suisse n’est pas une exception: au Pays de Galles, par exemple, sur les 17 hôpitaux de campagne qui ont été mis en place pour traiter 6000 patients COVID-19, un seul a été utilisé pour 46 patients et aujourd’hui il est vide, lui aussi. L’exercice a coûté 166 millions de livres sterling (lien). Même en Lombardie, la région italienne la plus touchée, l’hôpital COVID-19 Fiera di Milano, qui a coûté 20 millions d’euros, n’a finalement traité qu’une vingtaine de patients (liens 1 et 2).

Lourdes conséquences sociales

Et ce n’est pas tout. Alors qu’il n’y a aucune preuve que le raz-de-marée annoncé sur les hôpitaux ait été empêché ce printemps grâce aux mesures ordonnées par le Conseil fédéral, il est clair que ces mêmes mesures ont fait beaucoup de mal: des pans entiers de la société sont dans la détresse, une bonne partie de la jeunesse continue d’être privée de son droit à l’éducation, les finances publiques ont été lourdement grevées, les maisons de retraite ont été transformés en prisons et les liens dans la population sont plus distendus que jamais, minés par la défiance. De fait, aujourd’hui, la question qui devrait nous occuper est celle de savoir si les mesures qui ont été prises au nom de la protection de la population étaient proportionnelles et adéquates.

Mais au lieu d’ouvrir ce débat indispensable au bon fonctionnement d’une démocratie, le Conseil fédéral nous a remis le couvert depuis le 1er juillet, au motif que le nombre de cas testés positifs augmentait. En réalité, les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) disponibles au 8 juillet (lien, voir PDF «Rapport sur la situation épidémiologique en Suisse et au Liechtenstein») montrent que les seules variables qui présentent une augmentation spectaculaire depuis la mi-juin sont celle du nombre de tests effectués et celle du nombre de tests revenus négatifs. Lorsqu’on examine les graphiques de l’OFSP qui présentent le nombre de tests revenus positifs rapporté au nombre de tests revenus négatifs, il faut presque une loupe pour apercevoir la part des positifs – laquelle est par ailleurs stable, oscillant depuis le 11 mai entre 0% et 1% (lien, voir PDF «1.7.2020, rapport hebdomadaire, semaine 26»). Les données n’indiquent en revanche aucune augmentation du nombre d’hospitalisations, ni du nombre de décès, des indicateurs qui nous ont pourtant été présentés au cours des mois derniers comme étant des variables clés.


Les statistiques de l’Office fédéral de la statistique (OFS), elles, montrent que, depuis la mi-mai, la mortalité en Suisse (y compris pour les 65 ans et plus) est tantôt à la limite inférieure de la valeur statistiquement attendue, tantôt en-dessous (lien).


Depuis le début de l’année, la mortalité n’a dépassé la limite supérieure de la valeur statistiquement attendue que dans la catégorie d’âge des 65 ans et plus, et ce uniquement entre la troisième semaine de mars et la troisième semaine d’avril. Dans la classe d’âge des 0 à 64 ans, en revanche, à aucun moment la mortalité ne s’est écartée des valeurs attendues.

Enfin, une récente analyse des données de l’OFS des cinq dernières années effectuée par le magazine alémanique K-tipp a mis en évidence qu’il n’y a pas eu de surmortalité en Suisse au cours des cinq premiers mois de 2020, comparé à la même période des cinq dernières années (lien, données présentées aussi ici).

Peur infondée

Pourtant, alors que tous les indicateurs officiels sont rassurants, des adultes de toutes les classes d’âge, et même des enfants, craignent d’être contaminés, de tomber malades et de mourir du COVID-19. Cette peur infondée pose forcément la question de la responsabilité de celles et ceux qui l’ont répandue et continuent de l’entretenir. Pourquoi les données rassurantes dont on dispose aujourd’hui ne font-elles pas les gros titres? A quoi rime cette volonté de rappeler constamment au public que les restrictions pourraient être réimposées très bientôt?

En termes de politique de santé publique, la menace d’un nouveau «lockdown» n’est désormais plus justifiée par le souci de ne pas voir les infrastructures hospitalières débordés, mais par le nombre d’individus asymptomatiques ou légèrement symptomatiques dont les tests reviennent positifs. Or, comme Infosperber (lien) le rappelait récemment, ces cas positifs ont de bonnes chances d’être en réalité des faux-positifs. Les tests PCR actuellement utilisés présentent en effet une marge d’erreur de 1,8%. Cela signifie que sur 10 000 tests, il y aura 180 faux positifs. Or depuis le 11 mai, la part des tests positifs en Suisse est restée stable à 1%. Avec des chiffres aussi réduits, la possibilité qu’il s’agisse de faux positifs ne peut donc être exclue. Dans une analyse parue mi-juin, Beda Stadler, professeur émérite et ancien directeur de l’Institut de virologie et d’immunologie de l’Université de Berne, rappelait aussi qu’une grande partie ces «cas d’infection» pouvaient en réalité être des personnes déjà immunisées contre le virus encore porteuses de «débris viraux» dans leur organisme (en allemand et en anglais).

Pour nos autorités, cependant, cette situation nécessite soudain de rendre obligatoire le port du masque dans les transports publics (sans produire la preuve que cette mesure fera plus de bien que de mal), de menacer de reboucler les frontières ou encore de dresser une liste de pays «à risque». L’arbitraire de cette sélection apparaît de manière frappante lorsqu’on tente de comprendre pourquoi nos autorités fédérales ont décidé d’y faire figurer la Suède. Apparemment, elles n’ont pas pris note du fait que le 25 juin dernier, l’OMS avait dû admettre, après les protestations des autorités suédoises, que la Suède n’avait absolument pas perdu le contrôle de l’épidémie de coronavirus, que si le nombre de cas testés positifs y augmentait, c’était parce que les capacités de tests avaient été massivement étendues et qu’elle avait donc été classée à tort comme un pays à risque (lien). Que nos autorités n’aient pas tenu compte de cette importante information tient peut-être à la décision des agences de presse internationales de ne pas relayer les mails que l’OMS a envoyé aux médias suédois où elle précisait sa position – seul Bloomberg l’a fait (lien). Nonobstant, Berne menace d’une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 francs toute personne qui contreviendra à la règle des dix jours de quarantaine au retour de ce pays – quarantaine durant laquelle, d’ailleurs, la personne qui aura séjourné en Suède ne pourra pas prétendre à son salaire.

Quelle finalité?

Tous ces constats soulèvent une question: quelle est la finalité de ces nouvelles mesures?
Abaisser à moins de 1% le nombre de cas «testés positifs» – dont une bonne partie a de grandes chances de n’être que des faux-positifs ou des cas déjà immunisés – tout en continuant de multiplier les tests?
Faire reculer la mortalité en Suisse encore plus au-dessous de la limite inférieure de la valeur statistiquement attendue?
Ou juste entretenir la panique et s’assurer de la soumission de la population?

Cette dernière hypothèse doit être envisagée pour plusieurs raisons.
D’abord à cause de l’incohérence qui caractérise les mesures en place (dont certaines sont dénuées de fondement scientifique solide) et la manière dont le comportement des habitants est analysé par les experts et les médias. Les quelques dizaines de citoyens qui manifestaient début mai contre les décisions du Conseil fédéral ont été qualifiées d’irresponsables qui menaçaient la santé publique et allaient générer une deuxième vague. Rien ne s’est produit. Là, c’est le comportement des personnes qui ont fréquenté des clubs que l’on criminalise, alors que personne ne s’est ému des milliers de manifestants qui ont envahi à la même période les rues des grandes villes suisses pour protester contre le racisme, ni des consommateurs qui ont couru les actions sitôt les centres commerciaux réouverts.
Dans les rangs des politiques et des journalistes, personne ne semble s’étonner non plus du glissement majeur qui a été opéré en catimini: de l’objectif initial «aplatir la courbe», on est apparemment passé à «éradiquer Sars-Cov-2», une entreprise impossible par définition. Personne ne s’émeut non plus quand Dick Marty, un expert des menaces qui pèsent sur les libertés fondamentales, thématise les problèmes que l’app SwissCovid pose sur de nombreux plans (lien).

Qui gouverne?

Enfin, il y aurait lieu de s’interroger sur la place grandissante que s’arrogent les membres de la Swiss National COVID-19 Science Task Force. Rappelons que le mandat de ce groupe d’experts est de conseiller «la cellule de crise du Conseil fédéral, l’OFSP/DFI et le SEFRI/DEFR en s’appuyant sur ses connaissances scientifiques afin d’apporter le soutien du monde académique et de la recherche aux autorités et aux responsables politiques appelés à prendre des décisions» et de se tenir «à la disposition des autorités cantonales pour toute question d’ordre scientifique» (lien). Non de gouverner à la place des autorités fédérales et cantonales, ni de torpiller leurs décisions en lançant des appels à la population. Pourtant, c’est bien ce que ces chercheurs ont fait le 3 juillet en appelant les habitants du pays à ne pas se rendre dans les bars, les discos et les clubs (liens 1, 2 et 3), alors que le Conseil fédéral avait explicitement déclaré que ces derniers pouvaient rester ouverts, autrement dit que la population pouvait continuer à les fréquenter. Or au lieu de poser la question «En Suisse, qui a désormais la charge de la santé publique? Les cantons? Le Conseil fédéral? Ou la Swiss National COVID-19 Science Task Force?», les médias ont légitimé ce choquant passage en force en l’analysant comme une «manifestation de pur désespoir» (lien) au regard de l’incapacité prétendue des cantons et de l’administration fédérale à gérer la situation. Cette manière de donner un blanc-seing à un groupe d’experts non élus et dont les membres ont été recrutés en fonction de critères opaques témoigne d’une méconnaissance et d’un mépris des institutions pour le moins ahurissants. Elle fait douter une fois encore de la capacité des médias à informer le débat démocratique durant cette crise (lien).

Deux questions fondamentales sont toujours sans réponse: quel est l’objectif des nouvelles mesures prises par le Conseil fédéral? Et qu’est-ce qui l’a poussé à changer de stratégie? Les citoyens ont droit à des explications.

Lire aussi : Le Conseil fédéral veut des pouvoirs spéciaux jusqu’en 2022, 9 juillet 2020, Bon pour la têteLa loi Covid priverait le Parlement de ses pouvoirs, craignent plusieurs élus, 10 juillet 2020, RTS Info




Bruno Citono, Chitarra Battente (2012)
    

Black Lives Matter c'est l'instrumentalisation néolibérale de la cause noire

MAJ de la page : Kemi Seba



Kémi Séba critique le mouvement Black Lives Matter (MediapacTV, 27 juin 2020)



Kemi Séba, Black Lives Matter c'est l'instrumentalisation néolibérale de la cause noire (BBC, 25 juin 2020)
Lire aussi : Black Lives Matter : comment les globalistes manipulent la question raciale par Pierre-Antoine Plaquevent, 7 juillet 2020, Strategika



Kémi Séba sur la pseudo fin du Franc CFA (22 mai 2020)



Kemi Seba, Mes expulsions reflètent toutes les tares de la France Afrique (mars 2020)
Chaine Youtube : Kemi Séba

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476 - 1375 : Au-delà du désert | Les routes de l'esclavage Partie 1

Domination, violence, profit : le système criminel de l’esclavage a marqué l’histoire du monde et de l’humanité. Au fil de ses routes, cette série documentaire retrace pour la première fois la tragédie des traites négrières. Captivant et implacable. Premier volet : de la chute de Rome en 476 à la fin du XIVe siècle.
Après la chute de Rome en 476, les peuples (Wisigoths, Ostrogoths, Berbères, Slaves, Byzantins, Nubiens et Arabes) se disputent les ruines de l’Empire. Tous pratiquent l’asservissement – "esclave" viendrait du mot "slave". Mais au VIIe siècle émerge un Empire arabe. Au rythme de ses conquêtes se tisse, entre l’Afrique et le Moyen-Orient, un immense réseau de traite d’esclaves, dont la demande ne cesse de croître et qui converge vers Bagdad, nouveau centre du monde. Après la révolte des Zanj – des esclaves africains –, qui s’achève dans un bain de sang, le trafic se redéploie vers l’intérieur du continent. Deux grandes cités commerciales et marchés aux esclaves s’imposent : Le Caire au nord, et Tombouctou au sud, place forte de l’Empire du Mali d’où partent les caravanes. Au fil des siècles, les populations subsahariennes deviennent la principale "matière première" de ce trafic criminel.
Source du texte : Arte
Suite (partie, 2, 3, 4) : Les routes de l'esclavage Youtube
 

vendredi 10 juillet 2020

CoronAnalyse

MAJ de la page : Coronavirus / Emmanuel Todd / Slobodan Despot



Bob Dylan, False Prophet (22 juin 2020)



Bob Dylan, My Own version of you (18 juin 2020)



Bob Dylan, Crossing the Rubicon (18 juin 2020)



Bob Dylan, Mother of Muses (18 juin 2020)



Bob Dylan, Murder Most Foul (26 mars 2020)

Bob Dylan, né Robert Allen Zimmerman le 24 mai 1941 à Duluth, dans le Minnesota, est un auteur-compositeur-interprète, musicien, peintre, sculpteur et poète américain. Il est l'une des figures majeures de la musique populaire occidentale.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Site officiel : Bob Dylan

Endless Highway 2017 by Bob Dylan



Bob Dylan, Blowing in the Wind (1963)

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Quartier libre avec Emmanuel Todd (QGTV, 7 juillet 2020)



La Grande Table par Olivia Gesbert
Emmanuel Todd : le souverainisme réhabilité par la crise ? (24 avril 2020)

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Slobodan Despot, Liberté de penser. (Ema Krusi, 7 juillet 2020)



Infodémie, quand l'info tue l'info. Débat entre Slobodan Despot et Pierre Ruetschi (CSP, 15 juin 2020)
Voir aussi : Le billet de Slobodan Despot, Lettre aux jeunes sur la liberté, 7 juin 2020, RTSLe billet de Slobodan Despot, Le docteur Haury, 19 avril 2020, RTS
Lire aussi : Slobodan Despot, Lettre au coauteur suisse de l’étude rétractée du Lancet, le Prof Frank Ruschitzka


Loi fédérale sur la lutte contre les maladies transmissibles de l’homme (Loi sur les épidémies, LEp) du 28 septembre 2012 (Etat le 25 juin 2020)
(...) 2 Le Conseil fédéral peut, après avoir consulté les cantons:
a. ordonner des mesures visant des individus;
b. ordonner des mesures visant la population;
c. astreindre les médecins et d’autres professionnels de la santé à participer à la lutte contre les maladies transmissibles;
d. déclarer obligatoires des vaccinations pour les groupes de population en danger, les personnes particulièrement exposées et les personnes exerçant certaines activités.
3 Le Département fédéral de l’intérieur (DFI) coordonne les mesures de la Confédération.
(...)  Art. 7 Situation extraordinaire
Si une situation extraordinaire l’exige, le Conseil fédéral peut ordonner les mesures nécessaires pour tout ou partie du pays.
  Art. 22 Vaccinations obligatoires
Les cantons peuvent déclarer obligatoires des vaccinations pour les groupes à risques, pour les personnes particulièrement exposées et pour les personnes exerçant certaines activités, pour autant qu’un danger sérieux soit établi.
  Art. 23 Certificat international de vaccination ou de prophylaxie
1 Le Conseil fédéral peut soumettre au régime de la déclaration ou de l’autorisation les vaccinations nécessitant un certificat international attestant une vaccination ou une autre mesure de prophylaxie au sens de l’art. 36 du Règlement sanitaire international (2005) du 23 mai 20051.
2 Le Conseil fédéral exerce les tâches suivantes:
a. il désigne l’autorité compétente;
b. il arrête les conditions à remplir et la procédure d’autorisation;
c. il arrête les méthodes de vaccination ainsi que les vaccins autorisés.
(...) Art. 68 Répartition des coûts
1 Dans le cas d’une vaccination recommandée, la Confédération et le canton où a eu lieu la vaccination assument chacun la moitié des coûts de l’indemnisation ou de la réparation morale.
2 Dans le cas d’une vaccination obligatoire, la totalité des coûts liés à l’indemnisation ou à la réparation morale sont supportés:
a. soit par la Confédération, si elle a déclaré la vaccination obligatoire;
b. soit par le canton qui a déclaré la vaccination obligatoire.

Remarque :
La vaccination obligatoire peut donc être le fait du Conseil Fédéral ou des Cantons. Toutefois elle ne concerne pas l'ensemble de la population mais "les groupes de population en danger" ou "les groupes à risques", [en l’occurrence les personnes atteintes de comorbidité sinon les personnes âgées - dont le système immunitaire ne supporte pas les vaccins] "les personnes particulièrement exposées [notamment les soignants] et les personnes exerçant certaines activités [probablement du fait de leur contact avec la population]". A priori les enfants et les adolescents échappent à cette obligation.
Mais l'article 7 laisse une libre interprétation au Conseil fédéral pour "ordonner des mesures nécessaires" (lesquelles pourrait consister dans une plus grande extension de la vaccination obligatoire).

La prophétie de deux non-médecins :

Un vaccin sera nécessaire (Alain Berset, 28 mars 2020)

Mais si l’on veut créer une immunité générale, 
ce vaccin devra pouvoir être distribué dans le monde entier, 
soit auprès de milliards de personnes (Bill Gates)



Peu de monde prête attention aux aspects juridiques de la crise. Intéressants pourtant. Le gouvernement suisse a pris dans l’urgence toutes sortes de mesures, justifiées ou pas, à chacun d’en juger, mais il a pu le faire grâce au droit d’urgence prévu par la Constitution. Pour aller au-delà du délai prévu, il soumet au pas de charge une loi au Parlement qui lui permettrait d’agir quasiment sans freins jusqu’au 31 décembre 2022.
Extrait de : Le Conseil fédéral veut des pouvoirs spéciaux jusqu’en 2022 par Jacques Pilet, 9 juillet 2020, Bon pour la tête

Remarque :
La Suisse n'échappe pas à la tendance générale consistant à vouloir profiter de cette crise sanitaire (cf. la Stratégie du choc de Naomi Klein) pour pérenniser un nouveau pouvoir gouvernemental qui échappe au contrôle démocratique.
On peut se demander si cela à un rapport non seulement avec une obligation vaccinale mais aussi ID2020 (promotion d'une Identité numérique) ou/et The Great Reset (WEF, FMI, ONU et divers Corporations), annoncé pour janvier 2021, destiné à mettre en place la Révolution industrielle 4.0 (plus de détail dans un prochain post).

Un exécutif dont les conférences de presse sont accessibles uniquement en streaming et lors desquelles les seules questions que les journalistes ont le droit de poser sont celles qu’ils ont envoyées au moins une heure à l’avance par e-mail. Des points de presse du gouvernement auxquels seule une poignée de correspondants est autorisée à se rendre en personne. Des journalistes qui doivent obtenir une permission de la police pour interviewer des médecins et sont escorté>s par un agent durant leur travail. Ces instantanés ne sont tirés ni d’une science-fiction dystopique, ni d’un rapport dénonçant les conditions imposées aux journalistes par un autocrate: ils décrivent la nouvelle normalité des médias suisses à l’époque du coronavirus. 
Source (et suite) du texte : Le journalisme en mode pandémique: «embedded», complaisant et incapable d’informer le débat démocratique par Catherine Riva, Serena Tinari, 22 avril 2020, Re-Check.ch 

Nous observons avec préoccupation que la couverture médiatique actuelle de l’épidémie de coronavirus est avant tout anxiogène et émotionnelle. Cela tient au moins à deux facteurs: d’un côté, à une présentation des chiffres qui ne permet pas de se faire une idée aussi réaliste que possible de la gravité de l’épidémie et de la manière dont elle évolue en Suisse; de l’autre, à la tendance à monter en épingle des cas individuels peu représentatifs ou des situations très particulières comme celle de Bergame (Italie), sans mise en perspective.
De fait, le public suisse ne dispose pas des informations nécessaires dont il aurait besoin pour juger si les mesures prises au nom de sa protection lui semblent acceptables et justifiées, notamment au regard des effets négatifs que lesdites mesures déploient déjà et déploieront de plus en plus, entre autres sur la santé des habitants.
Les autorités fédérales ne fournissent pas certains indicateurs qui permettraient d’analyser la situation sur les meilleures bases possibles et, malheureusement, dans la grande majorité des cas, les médias ne les leur réclament pas.
Source (et suite) du texte : Médias suisses et coronavirus: cesser de nourrir la peur par Catherine Riva, 5 avril 2020, Re-Check.ch



Gestion politico-médiatique du Covid-19
    

mercredi 8 juillet 2020

Covid-19. Des mots et des chiffres

MAJ de la page : Coronavirus



Zorro, série TV avec Guy Williams, scène de danse flamenco (1957-61)



Zorro, série TV avec Guy Williams, Générique original en anglais (1957)



Zorro, série TV avec Guy Williams, S01 E01 (1957)
Suite : Youtube

Zorro (mot qui signifie « renard » en espagnol) est un personnage de fiction créé en 1919 par Johnston McCulley (1883-1958) : c'est un justicier masqué vêtu de noir qui combat l'injustice dans la ville de Los Angeles, en Californie espagnole (Alta California) (1769-1821) au sein de la Nouvelle-Espagne, à l'époque où Monterey en était la capitale. Son costume entièrement noir comprend une cape, un chapeau connu sous le nom de sombrero cordobés, et un masque domino qui couvre la partie supérieure de son visage.
Source (et suite) du texte : wikipedia




Et maintenant ?

Le virus est parti pour l'instant. Il reviendra probablement en hiver, mais ce ne sera pas une deuxième vague, juste un rhume. 
Les jeunes et les personnes en bonne santé qui se promènent actuellement avec un masque sur le visage auraient intérêt à porter un casque à la place, car le risque de chute de quelque chose sur leur tête est plus grand que celui de contracter un cas grave de Covid-19.
Pr. Beda M. Stadler, ancien directeur de l'Institut d'immunologie de l'Université de Berne, biologiste et professeur émérite (Extrait de l'article en bas de page : Coronavirus : pourquoi tout le monde avait tort, 10 juin 2020, Weltwoch)

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Pr Didier Raoult, Des mots et des chiffres (IHU, 7 juin 2020)
Parler ne suffit pas pour faire croire que l'on a raison. Il faut regarder les chiffres. 

L'intoxication sur la toxicité de l'HCO est maintenant terminé. (...) 
La censure des journaux est inédite mais on ne peut pas éternellement empêcher la vérité de sortir. On commence à avoir toute une série de travaux publiés qui montrent une efficacité dans le traitement :  
- Effet protecteur
- Diminution de la charge virale (et du temps de portée de celle-ci)
- Diminution du temps d'hospitalisation
- Diminue de la mortalité (c'est le seul médicament qui le fait) 
On peut donc prendre en charge cette maladie normalement (...) pour un prix ridicule [10 à 20 euros pour un traitement de 10 jours] par rapport au Remdesivir [plus de 4 680 dollars pour un traitement de 10 jours] qui n'a jamais éviter la moindre mortalité.
Lire aussi : Deux études rétrospectives américaines concluent à l’efficacité de l’hydroxychloroquine, 5 juillet 2020, France Soir /
(MAJ 9) Les médecins peuvent-ils préscrire le Plaquenil ? Me Krikorian répond. 9 juillet 2020, France Soir


 (MAJ) Tweet de Didier Raoult, 9 juillet 2020

  
Les citoyennes et citoyens intéressés à penser par eux-mêmes ne peuvent qu'être estomaqués par la guerre des médicaments en cours. Après de mois de manœuvres puissamment relayées par les grands médias pour disqualifier l'hydroxychloroquine, après la publication dans les grandes revues médicales d'une avalanche d'études bidouillées ou même falsifiées pour démontrer sa prétendue inefficacité, la partie semble gagnée pour le laboratoire pharmaceutique Gilead et son remdesivir, approuvé précipitamment par les autorités de santé (dont bien sûr Swissmedic !) en dépit de sa toxicité et de l'absence de tout résultat probant.
Les mêmes vertueux intégristes qui expliquaient qu'il ne fallait surtout pas prescrire un remède très sûr dès lors que l'on n'était pas absolument certain de son efficacité (au risque de laisser mourir des dizaines de milliers de patients) cautionnent désormais sans vergogne l'adoption de cette nouvelle molécule dans des conditions qui s'apparentent ni plus ni moins à une monstre magouille.
Source (et suite) du texte : Hydroxychloroquine versus Remdesivir : la guerre du médicament n’est pas terminée, par Jean-Dominique Michel, 8 juillet 2020, Anthropo-logique


Les agences européennes et françaises du médicament favorisent le produit de l'industriel pharmaceutique Gilead, sans preuve de son intérêt dans la lutte contre le Covid et à un coût très élevé. Dans le même temps, les études se multiplient en faveur de l'efficacité de l'hydroxychloroquine, molécule hors brevet qui ne coûte presque rien et qui est d'usage courant dans la plupart des pays du monde.
L’industriel pharmaceutique Gilead peut se frotter les mains. La vaste opération commerciale qu’il prépare depuis plusieurs années avec son traitement antiviral – le Remdesivir – est en passe de réussir. Après avoir reçu dès le mois de janvier 2020 le soutien de l’OMS, dès le mois de février celui du National Institute of Allergy et de son célèbre directeur Anthony Fauci aux États-Unis, et dès le mois de mars celui des plus influents membres du Conseil scientifique puis celui du Haut Conseil de la Santé Publique en France, le Remdesivir a obtenu le 25 juin dernier la recommandation de l'Agence européenne des médicaments (EMA) puis une commande massive du gouvernement américain. Du coup, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) s’est empressée de faire savoir que « La France s'est assurée de la disponibilité de doses suffisantes » de ce médicament. On crée le besoin, puis on laisse entrevoir un risque de pénurie, et ainsi l’acheteur se précipite pour faire son stock « au cas où ». Le business plan est bien rôdé (et il n'est pas sans rappeler celui qui conduisit au scandale du vaccin contre la grippe H1N1 sous le ministère Bachelot). Dans le même temps on communique à tout va pour déconsidérer toute solution alternative. Au final, malgré les études contestant son efficacité voire soulignant ses effets indésirables, les malades hospitalisés seront orientés vers le Remdevisir.
Si l’on suit le Wall Street Journal (cité ici par Le Parisien) la dose de médicament est produite pour un coût d’environ 10 $, mais « Gilead a fixé le prix à 390 $ par flacon dans tous les pays développés, soit 2 340 $ pour un traitement normal de six flacons en cinq jours » [soit le double pour un traitement de 10 jours dont on parle également]
Source (et suite) du texte : Hydroxychloroquine versus Remdesivir : la guerre du médicament n’est pas terminée, par Laurent Mucchielli, 8 juillet 2020, Mediapart



Les médias se sont focalisés sur le débat binaire scénarisé autour de l’usage de l'hydroxychloroquine. Entretemps, le Veklury© (remdesivir) a été plébiscité pour devenir le remède idoine malgré une quasi-inefficacité thérapeutique.
Ces derniers jours, on apprend que les États-Unis auraient fait main basse sur les stocks de Veklury© et que l'Agence Européenne du Médicament (EMA) donnait une autorisation de mise sur le marché (AMM) de ce médicament pour les formes graves de Covid-19, AMM restant à valider par les états membres.

Nous sommes très surpris par ces décisions, et ce à plusieurs titres.
L'efficacité du Veklury© contre la Covid-19 n'a pas été démontrée et la seule étude à lui prêter une « modeste » efficacité conclut, de manière hasardeuse, que son usage permettrait une sortie d'hospitalisation plus rapide de quelques jours, critère d’évaluation qui ne figurait d’ailleurs pas dans la version initiale du protocole.  Nous vous invitons à vous reporter à notre analyse de cette étude pour apprécier par vous-même la faiblesse des conclusions. (...)
La toxicité de la molécule, la GS-5734, et de son métabolite le GS-441524 n'a pas été sérieusement étudiée et les données quant à son métabolisme dans l'organisme sont non seulement lacunaires mais de surcroît reposent sur un modèle biologique mal défini, en tout cas incomplet.
Extrait de : L'entreprise Gilead aurait-elle dissimulé la vraie toxicité du Veklury© (remdesivir) ?, 8 juillet 2020, France Soir
Lire aussi : Remdesivir : l'Agence Européenne du Médicament met-elle en danger notre santé ?, 5 juillet 2020, France Soir  "Remdesivir pour quelques milliards de plus" de Gilead avec l'Agence Européenne du Medicament ?, 7 juillet 2020, France Soir /
(MAJ 9) : Remdesevir : l’argent prime-t-il vraiment sur la santé ?, 9 juillet 2020, France Soir

Coronavirus: remise en question du taux R, 6 juillet 2020, France Soir Chronique Covid N°4 – Une controverse scientifique à propos de la pertinence du confinement, qui a échappé aux médias français, 6 juillet 2020, France SoirChronique Covid N°5 – Le confinement généralisé, contre-intuitif, n’était pas une bonne idée, 7 juillet 2020, France Soir / Chronique Covid N°6 – « Le grand âge : 1er facteur de risque de mortalité par virus respiratoires » , 8 juillet 2020, France SoirLa Suède, le Covid-19 et le confinement, par le Dr. Gérard Delépine, 5 juillet 2020, Riposte laicSégur de la santé, un funeste conte, fallait-il en attendre autre chose ?, 6 juillet 2020 ,France Soir




Pr. Didier Raoult, Uppercut final - Dernière question/réponse de son audition devant la commission d'enquête parlementaire. (24 juin 2020)
Version intégrale voir la page : Covid-19. Confusion des rôles entre le politique et le médecin
Lire aussi : Randomized Controlled Trial (wikipedia)



Guy Courtois : Didier Raoult avait raison sur 90% des points (7 juillet 2020)
Auteur de : Et si Raoult avait raison ? éd. Investigation, 2020

Lire aussi : Le jeu des tests: une brique de plus dans la désinformation Covid-19, 25 juin 2020, MondialisationLes tests: talon d’Achille du château de cartes Covid-19, 28 mai 2020, Mondialisation« Alerte rouge » à l’OMS, 27 juin 2020, Dr Gérard Maudrux /

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Suisse : mortalité annuelle cumulée proche de zéro
30 juin 2020 - Swiss Policy Research

La Suisse connaît une mortalité relative depuis la semaine 17. Le taux de mortalité annuel cumulé devrait atteindre zéro d'ici la fin de juillet, ce qui est inférieur à la plupart des vagues de grippe au cours des dix dernières années (voir le graphique ci-dessous).
La raison de la mortalité globale relativement faible est due à l'hiver doux de la grippe et à l'âge médian très élevé des décès par corona, qui à 84 ans est supérieur à l'espérance de vie en Suisse. 50% à 75% des décès sont survenus dans des maisons de soins infirmiers.
Le confinement suisse n'est intervenu - comme dans la plupart des pays - qu'après la vague d' infections de la mi-mars et n'a donc pas été efficace d'un point de vue épidémiologique ou - en raison de l'insuffisance médicale générale - voire contre-productif.
Au cours des dernières semaines, l'activité des tests dans la population générale à faible risque a considérablement augmenté et le nombre de tests positifs a légèrement augmenté. Le taux positif est toujours inférieur à 1% et se situe donc dans la plage du taux de faux positifs PCR.
Dans la Suède, pays analogue nordique, qui a connu la pandémie du coronavirus sans confinement et sans avoir besoin d'un masque, le taux de mortalité global cumulé est actuellement de 3,6% inférieur à la moyenne à long terme ajustée en fonction de la population et de l'ordre d'une vague de grippe moyenne.


Courbes de mortalité cumulée, de 2010 à 2020

* * *



Radio Classique, symphonie des gestes barrières (2020)

L'article original a été publié dans le magazine suisse Weltwoche (Semaine mondiale) le 10 juin. L'auteur, Beda M Stadler est l'ancien directeur de l'Institut d'immunologie de l'Université de Berne, biologiste et professeur émérite. Stadler est un important professionnel de la santé en Suisse, il aime également utiliser un langage provocateur, ce qui ne devrait pas vous dissuader des points extrêmement importants qu'il soulève.
Cet article concerne la Suisse et ne suggère pas que la situation soit exactement la même dans le monde. Je plaide pour des mesures locales en fonction des situations locales. Et je préconise de regarder des données réelles plutôt que des modèles abstraits. Je suggère également de lire jusqu'à la fin, car Stadler fait des remarques cruciales sur les tests de Sars-CoV-2.

Coronavirus: pourquoi tout le monde avait tort
Par Beda M Stadler, biologiste, 10 juin 2020 - Weltwoche Medium (trad. automatique)

Le coronavirus recule lentement. Que s'est-il réellement passé ces dernières semaines? Les experts ont raté les connexions de base. La réponse immunitaire contre le virus est beaucoup plus forte que nous ne le pensions.

Ce n'est pas une accusation, mais un bilan impitoyable [de la situation actuelle]. Je pouvais me gifler parce que je regardais Sars-CoV2 trop longtemps avec panique. Je suis également un peu ennuyé par nombre de mes collègues en immunologie qui, jusqu'à présent, ont laissé la discussion sur Covid-19 au virologue et à l'épidémiologiste. Je pense qu'il est temps de critiquer certaines des déclarations publiques principales et complètement fausses sur ce virus.
Premièrement, il était faux de prétendre que ce virus était nouveau. Deuxièmement, il était encore plus faux d'affirmer que la population ne disposerait pas déjà d'une certaine immunité contre ce virus. Troisièmement, c'était le couronnement de la stupidité de prétendre que quelqu'un pouvait avoir Covid-19 sans aucun symptôme ou même transmettre la maladie sans montrer aucun symptôme.
Mais regardons cela un par un.

1. Un nouveau virus ?

Fin 2019, un coronavirus, considéré comme nouveau, a été détecté en Chine. Lorsque la séquence du gène, c'est-à-dire le schéma directeur de ce virus, a été identifiée et a reçu un nom similaire à celui des Sars identifiés en 2002, à savoir Sars-CoV-2, nous aurions déjà dû nous demander dans quelle mesure [ce virus] est lié à d'autres coronaviri, qui peut rendre les êtres humains malades. Mais non, au lieu de cela, nous avons discuté de quel animal dans le cadre d'un menu chinois le virus aurait pu surgir. Dans l'intervalle, cependant, beaucoup plus de gens croient que les Chinois ont été assez stupides pour se libérer de ce virus dans leur propre pays. Maintenant que nous parlons de développer un vaccin contre le virus, on voit soudain des études qui montrent que ce soi-disant nouveau virus est très fortement lié à Sars-1 ainsi qu'à d'autres bêta-coronaviri qui nous font souffrir chaque année sous forme de rhume. Outre les homologies pures dans la séquence entre les différents coronaviri qui peuvent rendre les gens malades, [les scientifiques] travaillent actuellement à identifier un certain nombre de zones sur le virus de la même manière que les cellules immunitaires humaines les identifient. Il ne s'agit plus de la relation génétique, mais de la façon dont notre système immunitaire voit ce virus, c'est-à-dire quelles parties d'autres coronaviri pourraient potentiellement être utilisées dans un vaccin.
Donc: Sars-Cov-2 n'est pas si nouveau, mais simplement un virus du rhume saisonnier qui a muté et disparaît en été, comme le font tous les virus du froid - ce que nous observons actuellement dans le monde. Soit dit en passant, le virus de la grippe mute beaucoup plus et personne ne prétendra jamais qu'une nouvelle souche de virus de la grippe est complètement nouvelle. De nombreux médecins vétérinaires étaient donc agacés par cette prétention de nouveauté, car ils vaccinent depuis des années des chats, des chiens, des porcs et des vaches contre le coronavirus.

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