MAj de la page : Alexandre Grothendieck
La Méthode scientifique par Nicolas Martin
L’héritage d’Alexandre Grothendieck (3 novembre 2016)
avec :
Pierre Cartier : Mathématicien, directeur de recherche émérite au CNRS, membre associé de l'université Paris Diderot, chercheur à l'Institut des hautes études scientifiques (IHES)
Claude Viterbo : Mathématicien, directeur du département de mathématiques de l’École normale supérieure
Anne-Sandrine Paumier : Post-doctorante
« Ce qui était intuitif pour la plupart des mathématiciens ne l’était pas pour lui, et ce qui était intuitif pour lui était incompréhensible pour eux ». Voilà qui résume en quelques mots la singularité et le génie d’Alexandre Grothendieck, disparu il y a tout juste deux ans, retiré de la recherche et du monde au début des années 90 pour mener une vie d’ermite, et qui laisse derrière lui des milliers de pages d’archives et d’écrits qui mêlent philosophie, science et poésie.
Source (et suite) du texte : FC
Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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mercredi 9 novembre 2016
dimanche 1 mai 2016
Alexandre Grothendieck : un mathématicien qui prit la tangente
MAJ de la page : Alexandre Grothendieck
Alexander Grothendieck, Allons-nous continuer la recherche scientifique? (CERN, 27 janvier 1972)
La Conversation scientifique par Etienne Klein
Alexandre Grothendieck : un mathématicien qui prit la tangente (30 avril 2016)
Avec Philippe Douroux : journaliste
A propos de son dernier livre : Alexandre Grothendieck - Sur les traces du dernier génie des mathématiques, Ed. Allary, 2016
Commande sur Amazon : Alexandre Grothendieck - Sur les traces du dernier génie des mathématiques
Pour respecter sa volonté d’effacement, on ne devrait même pas prononcer son nom ni parler de ses travaux. Alexandre Grothendieck a réussi l’exploit d’avoir été l’un des plus grands mathématiciens et d’être devenu le plus discret de tous.
Chercheur génial, écologiste radical au début des années 1970, ermite retiré du monde pendant 23 ans, il a eu trois ou quatre vies successives entre sa naissance, le 28 mars 1928 à Berlin, et sa mort, en 2014, quelque part dans l’Ariège.Le monde des mathématiques l’a découvert en 1958, au congrès mondial d’Edimbourg, où il présenta une refondation de la géométrie algébrique. La géométrie algébrique, ce sera sa grande œuvre, une sorte de cathédrale conceptuelle construite en collaboration avec deux autres mathématiciens, Jean Dieudonné et Jean-Pierre Serre. En quoi cela consiste-t-il ? Difficile de dire, mais en gros, si on trace un cercle avec un compas, on fait de la géométrie. Si on écrit x2 + y2 = 1, c’est-à-dire l’équation d’un cercle, on devient un algébriste. La géométrie montre, l’algèbre démontre.
Alexander Grothendieck, Allons-nous continuer la recherche scientifique? (CERN, 27 janvier 1972)
La Conversation scientifique par Etienne Klein
Alexandre Grothendieck : un mathématicien qui prit la tangente (30 avril 2016)
Avec Philippe Douroux : journaliste
A propos de son dernier livre : Alexandre Grothendieck - Sur les traces du dernier génie des mathématiques, Ed. Allary, 2016
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un cours donné par Alexandre Grothendieck en 1960
Chercheur génial, écologiste radical au début des années 1970, ermite retiré du monde pendant 23 ans, il a eu trois ou quatre vies successives entre sa naissance, le 28 mars 1928 à Berlin, et sa mort, en 2014, quelque part dans l’Ariège.Le monde des mathématiques l’a découvert en 1958, au congrès mondial d’Edimbourg, où il présenta une refondation de la géométrie algébrique. La géométrie algébrique, ce sera sa grande œuvre, une sorte de cathédrale conceptuelle construite en collaboration avec deux autres mathématiciens, Jean Dieudonné et Jean-Pierre Serre. En quoi cela consiste-t-il ? Difficile de dire, mais en gros, si on trace un cercle avec un compas, on fait de la géométrie. Si on écrit x2 + y2 = 1, c’est-à-dire l’équation d’un cercle, on devient un algébriste. La géométrie montre, l’algèbre démontre.
vendredi 28 novembre 2014
La vie du plus grand génie des mathématiques !
MAJ de la page : Alexandre Grothendieck
La Marche des sciences par Aurélie Luneau
Entre ombre et lumière, Alexandre Grothendieck ou la vie du plus grand génie des mathématiques ! 27.11.2014
La Marche des sciences par Aurélie Luneau
Entre ombre et lumière, Alexandre Grothendieck ou la vie du plus grand génie des mathématiques ! 27.11.2014
samedi 15 novembre 2014
Alexandre Grothendieck
Alexandre ou Alexander Grothendieck, né le 28 mars 1928 à Berlin, mort le 13 novembre 2014 à Saint-Girons, est un mathématicien apatride, naturalisé français en 1971, qui a passé la majorité de sa vie en France. Lauréat de la médaille Fields en 1966, refondateur de la géométrie algébrique, il est considéré comme l'un des plus grands mathématiciens du XXe siècle. Il est connu pour son intuition extraordinaire et sa capacité de travail phénoménale.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Bibliographie : wikipedia
En ligne :
Récoltes et semailles (Réflexions et témoignage sur un passé de mathématicien), 1983 : Lettre, introduction / Texte et lettre de 1000 pages (PDF)
Site dédié : Grothendieck circle (avec de nombreux textes) / Grothendieck, Sur les routes d'un génie
Dossier : CNRS Image des math / La Recherche
Pour le dire autrement : j’ai appris, en ces années cruciales, à être seul (*). J’entends par là : aborder par mes propres lumières les choses que je veux connaître, plutôt que de me fier aux idées et aux consensus, exprimés ou tacites, qui me viendraient d’un groupe plus ou moins étendu dont je me sentirais un membre, ou qui pour toute autre raison serait investi pour moi d’autorité. Des consensus muets m’avaient dit, au lycée comme à l’université, qu’il n’y avait pas lieu de se poser de question sur la notion même de "volume", présentée comme "bien connue", "évidente", "sans problème". J’avais passé outre, comme chose allant de soi - tout comme Lebesgue, quelques décennies plus tôt, avait dû passer outre. C’est dans cet acte de "passer outre", d’être soi-même en somme et non pas simplement l’expression des consensus qui font loi, de ne pas rester enfermé à l’intérieur du cercle impératif qu’ils nous fixent - c’est avant tout dans cet acte solitaire que se trouve "la création". Tout le reste vient par surcroît. (...)
Le petit enfant, lui, n’a aucune difficulté à être seul. Il est solitaire par nature, même si la compagnie occasionnelle ne lui déplaît pas et qu’il sait réclamer la totosse de maman, quand c’est l’heure de boire. Et il sait bien, sans avoir eu à se le dire, que la totosse est pour lui, et qu’il sait boire. Mais souvent, nous avons perdu le contact avec cet enfant en nous. Et constamment nous passons à côté du meilleur, sans daigner le voir. . .
Si dans Récoltes et Semailles je m’adresse à quelqu’un d’autre encore qu’à moi-même, ce n’est pas à un "public". Je m’y adresse à toi qui me lis comme à une personne, et à une personne seule. C’est à celui en toi qui sait être seul, à l’enfant, que je voudrais parler, et à personne d’autre. Il est loin souvent l’enfant, je le sais bien. Il en a vu de toutes les couleurs et depuis belle lurette. Il s’est planqué Dieu sait où, et c’est pas facile, souvent, d’arriver jusqu’à lui. On jurerait qu’il est mort depuis toujours, qu’il n’a jamais existé plutôt - et pourtant, je suis sûr qu’il est là quelque part, et bien en vie. Et je sais aussi quel est le signe que je suis entendu. C’est quand, au delà de toutes les différences de culture et de destin, ce que je dis de ma personne et de ma vie trouve en toi écho et résonance ; quand tu y retrouves aussi ta propre vie, ta propre expérience de toi-même, sous un jour peut-être auquel tu n’avais pas accordé attention jusque là. Il ne s’agit pas d’une "identification", à quelque chose ou à quelqu’un d’éloigné de toi. Mais peut-être, un peu, que tu redécouvres ta propre vie, ce qui est le plus proche de toi, a travers la redécouverte que je fais de la mienne, au fil des pages dans Récoltes et Semailles et jusque dans ces pages que je suis en train d’écrire aujourd’hui même.
(*)
Cette formulation est quelque peu impropre. Je n’ai jamais eu à "apprendre à être seul", pour la simple raison que je n’ai jamais désappris, au cours de mon enfance, cette capacité innée qui était en moi à ma naissance, comme elle est en chacun. (...)
Extrait de : Récoltes de semailles (chap. 2.2. L'importance d'être seul)
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