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samedi 9 juillet 2016

Les abeilles pensent-elles ? Et à quoi nous font-elles penser ?



La Conversation scientifique par Etienne Klein
Les abeilles pensent-elles ? Et à quoi nous font-elles penser ? (24 octobre 2015)


L’abeille excède ce qu’elle est : on l’a toujours symboliquement sur-gonflée, ou soumise à une overdose métaphorique. On l’a tantôt décrite comme un puits de science, tantôt comme un modèle de vertus.
L’abeille excède ce qu’elle est : on l’a toujours symboliquement sur-gonflée, ou soumise à une overdose métaphorique. On l’a tantôt décrite comme un puits de science, tantôt comme un modèle de vertus : elle serait dévouée, fiable, fidèle, altruiste, travailleuse, économe on en a fait l’emblème de la monarchie ou de l’empire, mais aussi de l’anarchie, de la démocratie, du communisme on a tiré de son comportement des leçons d’industrie, d’organisation, de poésie, de piété, de chasteté ou au contraire de butinage et on la prend régulièrement en exemple lorsqu’on parle d’intelligence collective, ou bien de citoyenneté participative, on bien d’auto-organisation.
Est-ce que cela ne fait pas trop pour une petite bête ?
Qu’y a-t-il en elle qui nous fascine tant ?
D’où vient l’idée que ces « mouches à miel » pourraient nous aider à mieux penser, à mieux savoir qui nous sommes et d’où nous venons ?

Avec :
Aurore Avarguès-Weber : chercheur au Centre de Recherches sur la cognition animale à Toulouse.
Pierre-Henri Tavoillot : Maître de conférences en philosophie à l'université Paris-Sorbonne, président du Collège de philosophie et ancien membre (2004-2013) du Conseil d'analyse de la société auprès du Premier ministre.
Source : FC

mardi 7 juillet 2015

Les abeilles et la philosophie



La Grande table (2ème partie) par Caroline Broué
Les abeilles et la philosophie 02.07.2015
Après l'homme, l'abeille est l'animal dont Aristote parle le plus. Pour lui, leur monde est un petit cosmos qui, si on l'observe attentivement, présente des similitudes avec celui des humains. Deux frères, l'un philosophe, l'autre apiculteur, nous ouvrent les portes de la ruche.
Avec Pierre-Henri (philosophe) et François (apiculteur) Tavoillot. Ils signent L’Abeille (et le) Philosophe – Etonnant voyage dans la ruche des sages (Odile Jacob, mai 2015).
Commande sur Amazon : L' Abeille (et le) Philosophe: Étonnant voyage dans la ruche des sages


Tête d'abeille
  

vendredi 28 novembre 2014

Des pesticides dans nos assiettes



Des pesticides dans nos assiettes (Suisse, 2014)
Et si la mort mystérieuse des abeilles était un signal d’alarme? Les études se multiplient qui mettent en cause un type d’insecticide, les néonicotinoïdes, fabriqués notamment par la firme suisse Syngenta. Ce sont de puissants neurotoxiques, 5000 à 10000 fois plus nocifs pour les insectes que le DDT. Ils se transmettent dans la chaîne alimentaire, donc dans notre nourriture, sans que l’on connaisse leurs effets à long terme sur la santé humaine. Une chose est sûre: ils n’affectent pas que les abeilles, mais toute la biodiversité.
Depuis une vingtaine d’années, les d’abeilles meurent à un rythme annuel de 20% à 30%, en Suisse comme ailleurs. Une surmortalité inquiétante, ces insectes jouant un rôle essentiel dans la pollinisation des plantes. Et si cette mort mystérieuse était un signal d’alarme ? Les études se multiplient qui désignent un type d’insecticide, les néonicotinoïdes, comme une cause importante de ce phénomène.
5000 à 10000 fois plus nocifs pour les abeilles que le DDT, les néonicotinoïdes sont de puissants neurotoxiques. Ils se transmettent dans la chaîne alimentaire et ils n’affectent pas que les abeilles, mais toute la biodiversité. Ces produits sont fabriqués par les géants de l’agrochimie, comme la firme suisse Syngenta, Bayer ou BASF. Ils représentent le tiers du marché mondial des insecticides, soit des ventes annuelles de l’ordre de cinq milliards de dollars. De gros intérêts sont en jeu.
Une équipe de "Temps présent" a remonté le fil de l’enquête scientifique sur les néonicotinoïdes. Et l’on découvre l’ampleur des pressions exercées par les grandes firmes pour mettre en doute les études scientifiques critiquant leurs produits, les efforts entrepris pour intimider les chercheurs trop curieux ou pour infiltrer les organes qui testent la dangerosité de ces insecticides.
Source : RTS (Temps Présent)

Voir aussi les pages : abeilles (tag)



dimanche 19 octobre 2014

Les dangers des pesticides, la disparition des abeilles



Terre à terre par Ruth Stégassy
Les dangers des pesticides 18.10.2014
La disparition des abeilles
Avec Thierry Dolivet, responsable de la commission apiculture et Jean Sabench, chargé du dossier pesticides à la Confédération paysanne.
Voir : Protégeons les abeilles (Greenpeace)



Pourquoi les abeilles disparaissent (BFMTV, 24.09.2014)

Voir aussi les pages : Le mystère de la disparition des abeilles / Et si les abeilles disparaissaient... 

samedi 14 juin 2014

Le mystère de la disparition des abeillles



Le mystère de la disparition des abeilles (France, 2010)
Essentielles au maintien de la biodiversité et à la survie de notre agriculture, les abeilles disparaissent inexorablement. Une enquête fouillée et rigoureuse sur un désastre écologique en cour
Des ruches désertées. À l'extérieur, pas de cadavres. À l'intérieur, une reine en bonne santé, des larves viables et une poignée de jeunes adultes affaiblis. Mais nulle trace des autres ouvrières. C'est le syndrome d'effondrement des colonies : un mal foudroyant qui décime les colonies d'abeilles américaines par centaines de milliers depuis 2006. Peu à peu, il s'étend au reste du monde. Cette situation d'urgence menace de précipiter un peu plus un déclin inexorable entamé dès l'après-guerre. Or, même si ce n'est qu'aujourd'hui que l'on en prend conscience, les insectes pollinisateurs, aux premiers rangs desquels les abeilles domestiques et sauvages, constituent un rouage irremplaçable de la biodiversité et de notre agriculture. Sans ces sentinelles de la nature, pas de pollinisation des fleurs, et donc pas de fruits ni de légumes...
Scientifiques et apiculteurs sont confrontés à un problème aux ramifications multiples, que cette enquête soignée décortique point par point. De l'acarien Varroa venu de l'Est, qui parasite les ruches d'Europe et d'Amérique, à l'usage massif de produits chimiques induit par le productivisme agricole, Mark Daniels montre comment la mondialisation a accéléré la mise en coupe réglée de la nature. Ainsi des gigantesques champs d'amandiers de Californie, dont le poids dans l'économie locale entraîne les agriculteurs dans une perpétuelle fuite en avant : en manque d'abeilles en 2005, ils en importent en masse d'Australie. Puis, en 2006, intervient le syndrome d'effondrement des colonies. Saturant leurs plantations de pesticides, obligeant des milliards d'abeilles à des transhumances éreintantes, remplaçant fréquemment leurs reines, ils jouent aux apprentis sorciers de la biologie.
Dans les laboratoires français, américains ou allemands, des recherches convergentes mettent en évidence l'interaction d'une multiplicité de facteurs dans la surmortalité des abeilles. Impossible, par exemple, d'incriminer les seuls pesticides comme dans les années 1990. En revanche, combinés à un virus, ou à un champignon, l'effet de certains produits semble se démultiplier, comme l'indiquent les études les plus récentes.
Mais si beaucoup de chercheurs appellent à promouvoir d'urgence une agriculture plus respectueuse de l'environnement, d'autres spéculent déjà sur la fabrication d'une abeille transgénique. Face aux débats de la science, les autorités louvoient, coincées entre des agriculteurs dépendants des pesticides, des industriels qui défendent leurs produits bec et ongles et des apiculteurs qui sonnent l'alarme. Dans les fleurs où butinent les abeilles, derrière l'œilleton des microscopes ou dans les pas d'un apiculteur écossais philosophe, la caméra de Mark Daniels réussit le tour de force d'exposer avec limpidité ce problème aux enjeux si complexes.
Source : Arte 

samedi 23 février 2013

Et si les abeilles disparaissaient...





Entre 50 et 90% des abeilles ont disparu depuis quinze ans. Cette épidémie, d'une violence et d'une ampleur phénoménale, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète. Partout, le même scénario : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible.
Arrivée sur Terre 60 millions d'années avant l'homme, l'Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à notre économie qu'à notre survie. Aujourd'hui, nous avons tous de quoi être préoccupés : 80% des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, pas de pollinisation, donc pratiquement plus de fruits, ni légumes.
Il y a soixante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : "Si l'abeille disparaissait du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre."
Source : jour2fete


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