MAJ de la page : Avant le déluge
« Avant le déluge » : la confirmation de la catastrophe & l’apologie des illusions vertes
Le 8 novembre 2016 - Le Partage
« L’extinction finale vers laquelle nous entraîne la perpétuation de la société industrielle est devenue en très peu d’années notre avenir officiel. Qu’elle soit considérée sous l’angle de la pénurie énergétique, du dérèglement climatique, de la démographie, des mouvements de populations, de l’empoisonnement ou de la stérilisation du milieu, de l’artificialisation des êtres vivants, sous tous ceux-là à la fois ou sous d’autres encore, car les rubriques du catastrophisme ne manquent pas, la réalité du désastre en cours, ou du moins des risques et des dangers que comporte le cours des choses, n’est plus seulement admise du bout des lèvres, elle est désormais détaillée en permanence par les propagandes étatiques et médiatiques. Quant à nous, qu’on a souvent taxés de complaisance apocalyptique pour avoir pris ces phénomènes au sérieux ou de « passéisme » pour avoir dit l’impossibilité de trier parmi les réalisations et les promesses de la société industrielle de masse, prévenons tout de suite que nous n’entendons rien ajouter ici aux épouvantables tableaux d’une crise écologique totale que brossent sous les angles les plus variés tant d’experts informés, dans tant de rapports, d’articles, d’émissions, de films et d’ouvrages dont les données chiffrées sont diligemment mises à jour par les agences gouvernementales ou internationales et les ONG compétentes. Ces éloquentes mises en garde, quand elles en arrivent au chapitre des réponses à apporter devant des menaces aussi pressantes, s’adressent en général à « l’humanité » pour la conjurer de « changer radicalement ses aspirations et son mode de vie » avant qu’il ne soit trop tard. On aura remarqué que ces injonctions s’adressent en fait, si l’on veut bien traduire leur pathos moralisant en un langage un peu moins éthéré, aux dirigeants des États, aux institutions internationales, ou encore à un hypothétique « gouvernement mondial » qu’imposeraient les circonstances. Car la société de masse (c’est-à-dire ceux qu’elle a intégralement formés, quelles que soient leurs illusions là-dessus) ne pose jamais les problèmes qu’elle prétend « gérer » que dans les termes qui font de son maintien une condition sine qua non. On n’y peut donc, dans le cours de l’effondrement, qu’envisager de retarder aussi longtemps que possible la dislocation de l’agrégat de désespoirs et de folies qu’elle est devenue ; et on n’imagine y parvenir, quoi qu’on en dise, qu’en renforçant toutes les coercitions et en asservissant plus profondément les individus à la collectivité. Tel est le sens véritable de tous ces appels à une « humanité » abstraite, vieux déguisement de l’idole sociale, même si ceux qui les lancent, forts de leur expérience dans l’Université, l’industrie ou l’expertise (c’est, comme on s’en félicite, la même chose), sont pour la plupart mus par des ambitions moins élevées et rêvent seulement d’être nommés à la tête d’institutions ad hoc ; tandis que des fractions significatives des populations se découvrent toutes disposées à s’atteler bénévolement aux basses œuvres de la dépollution ou de la sécurisation des personnes et des biens. »
Jaime Semprun & René Riesel, « Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable » (Éditions de l’Encyclopédie des Nuisances, 2008)
Avant le déluge
Du brainwashing au greenwashing
Leonardo DiCaprio, star internationale, icône de mode et idole intergénérationnelle, vient de produire un documentaire (« Avant le déluge ») mondialement relayé, sur le réchauffement climatique et ses conséquences pour la société industrielle, ses membres, et, accessoirement, pour la planète et ce qui reste de ses autres habitants.
Comme son titre nous l’indique, ce film a pour ambition de préparer les populations du monde qui s’industrialise — et qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin — aux contrecoups du réchauffement climatique, désormais présenté comme inéluctable, induit par les colossales émissions de gaz à effet de serre qu’engendrent les diverses activités de l’humanité civilisée.
Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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mardi 15 novembre 2016
dimanche 6 novembre 2016
Avant le déluge
Fisher Stevens avec Leonardo Di Caprio, Avant le déluge (Before the Flood) (National Geographic, 2016) - Sous-titres en français (CC)
Avant le déluge : Leonardo DiCaprio en croisade pour la planète
Par Olivier Liffran, le 18 octobre 2016
L’acteur américain Leonardo DiCaprio était de passage à Paris hier pour l’avant-première française du film Avant le déluge, qui s’alarme des conséquences du réchauffement climatique. Un documentaire à découvrir prochainement sur la chaîne National Geographic.
Source (et suite) du texte : National Geographic
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De cause à effets, le magazine de l'environnement par Aurélie Luneau
Le droit au secours de la Terre
Bibliographie :
Collectif, Crime climatique STOP ! : L'appel de la société civile, Ed. Seuil, 2015
Commande sur Amazon : Crime climatique STOP ! : L'appel de la société civile
Aujourd’hui, à la veille de l’ouverture de la Cop 22 qui va se tenir, cette année, à Marrakech, au Maroc, du 7 au 18 novembre, nous posons la question de la justice climatique face à la destruction de la planète.
Source (et suite) du texte : FC
Source (et suite) du texte : FC
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