Ziad Takieddine: «J'ai remis trois valises d'argent libyen à Guéant et Sarkozy» (Mediapart, 12 novembre 2016)
Ziad Takieddine, l’homme qui a introduit Nicolas Sarkozy auprès de Mouammar Kadhafi, avoue avoir apporté au ministère de l’intérieur, fin 2006 et début 2007, plusieurs valises d’argent liquide préparées par le régime libyen, pour un montant total de 5 millions d’euros. « J'ai découvert des choses qui ne méritent plus d'être cachées », déclare-t-il, en annonçant son intention de « raconter exactement les faits à la justice ».
Source : Mediapart
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Comment Ziad Takieddine a parlé à Mediapart (France Inter, 16 novembre 2016)
Sonia Devillers reçoit Nicolas Vescovacci dans L'Instant M pour son interview exclusive de Ziad Takieddine dans Mediapart.
MAJ 21.11.16.
La Question du jour par Guillaume Erner
Financement libyen : peut-on se fier aux aveux de Ziad Takieddine ?
avec Fabrice Arfi, journaliste d'investigation à Mediapart
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Financements libyens: une honte, en effetPar Fabrice Arfi, le 18 novembre 2016 - Mediapart
Le présentateur du 20 Heures de France 2, David Pujadas, a expliqué que son JT n'avait pas consacré une seule seconde aux confessions de Ziad Takieddine parce que rien ne viendrait les « accréditer ».
Le concept de « post-vérité », qui vient d'être consacré mot de l'année par le vénérable dictionnaire britannique Oxford, s’est dangereusement emparé de l’affaire libyenne. La post-vérité fait référence, selon sa définition, « à des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles ».
Sorte de petite sœur du système de “doublepensée” de George Orwell dans 1984 – « l’ignorance, c’est la force », « la guerre, c’est la paix », etc. –, la post-vérité autorise aujourd’hui à ce que, dans l’affaire des financements libyens de Sarkozy par exemple, les faits n’existent tout simplement plus. Ils ont été remplacés, dans certaines rédactions qui ont décidé de taire les derniers développements du dossier, par un journalisme d’impression, de sentiments, sans rapport avec le réel.