Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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lundi 15 août 2016
2001, l’odyssée de l’espace
«2001 : L'odyssée de l'espace» de Stanley Kubrick (1968)
Ce soir à 20h 55 (et jusqu'au 22 août), ici ou sur Arte
MAJ
Arte n'ayant pas tenu sa promesse (de visionnage jusqu'au 22 août), voici un lien externe pour voir le film en streaming
Il existe indubitablement dans la carrière de Stanley Kubrick un avant et un après 2001, l’odyssée de l’espace. On pourrait affirmer sans exagération qu’il existe aussi un avant et un après 2001, l’odyssée de l’espace dans l’histoire du cinéma, et surtout un avant et un après 2001, l’odyssée de l’espace dans la vie de chaque spectateur, tant l’expérience, fascinante ou irritante, n’a laissé et ne laissera jamais personne indifférent. Andrei Tarkovski ne cacha pas son mépris et son énervement devant le film de Kubrick (Solaris n’est-il pas une réponse russe à 2001, l’odyssée de l’espace ?), tandis que d’autres cinéastes et critiques (la liste est trop longue) ne se remirent jamais de la vision du film, et avec eux un public immense, cinéphile ou non. C’est aussi à partir de 2001, l’odyssée de l’espace que Kubrick va réellement révéler la démesure de son génie et signer, à notre avis, ses films les plus mémorables.
En 1964, Stanley Kubrick surprend son entourage lorsqu’il prétend préparer une production sur les extraterrestres. Fort du succès de Docteur Folamour, il parvient à convaincre la MGM de lui donner carte blanche pour produire, écrire et réaliser en toute liberté le film de science-fiction le plus cher et le plus ambitieux jamais réalisé. Après avoir vu tous les films de science-fiction déjà filmés, qui ne lui plaisent guère, et choisi l’écrivain Arthur C. Clarke comme collaborateur, Kubrick se lance dans le tournage du premier « space opera adulte », et de son film le plus risqué. Kubrick s’entoure des meilleurs techniciens des effets spéciaux et invente avec eux des trucages sidérants de réalisme, en suivant de très près les progrès de la Nasa en matière de conquête spatiale. Le budget enfle jusqu’à dépasser la barre des 10 millions de dollars, une somme astronomique pour l’époque.
Le tournage et le montage s’éternisent (près de trois ans) et la MGM se désespère de voir le film terminé un jour. Mais Kubrick surmonte tous les obstacles à la fabrication d’un objet cinématographique inédit. Il demeure concentré sur sa vision géniale d’un monde futuriste qui est avant tout prétexte à une réflexion angoissée sur l’humanité, de ses origines (le fabuleux prologue avec les hommes singes) à son avenir incertain, en proie à la violence, la peur de l’inconnu et le dérèglement de ses propres créations. Le résultat final, sorti en 1968, est une date (technologique et artistique) dans l’histoire du cinéma. C’est sans doute la seule superproduction hollywoodienne qui soit aussi un essai philosophique et un film expérimental. La critique est totalement déroutée par le message énigmatique délivré par cette expérience visuelle et sonore presque dénuée de dialogues, mais le public jeune réserve au film un triomphe inattendu et 2001, l’odyssée de l’espace ne tarde pas à intéresser les amateurs de substances illicites, qui vont voir le film plusieurs fois à cause de la séquence de la « porte des étoiles ». Kubrick, qui n’a jamais pris de drogue, vient d’inventer « le trip ultime », et d’entrer dans la légende.
Source : Arte
jeudi 6 août 2015
John Von Neumann, prophète du XXIe siècle
JOHN VON NEUMANN (France, 2014)
Prophète du XXIe siècle
Peu connu du grand public, le mathématicien hongrois John von Neumann (1903-1957) a pourtant élaboré des théories qui ont définitivement changé le cours de l'humanité, de la bombe atomique à la révolution numérique. Installé aux États-Unis à partir de 1930, il a contribué aux découvertes les plus fondamentales (théorie des jeux, intelligence artificielle, physique statistique, entre autres) du siècle dernier et a initié la révolution informatique. Sous une bonhomie apparente, l'homme, dont le cerveau était aussi rapide que celui d'un super ordinateur, cachait en réalité une vision cynique et pessimiste de l'humanité. En 1943, c'est lui qui calcula la trajectoire de la bombe atomique qui allait détruire Nagasaki. En 1945, en se fondant sur sa théorie des jeux appliquée à l'analyse des conflits, il conseille au président des États-Unis une frappe atomique préventive sur l'Union soviétique. Pionnier de l'informatique, il conçoit Maniac, un calculateur utile aux tests de la bombe H et ancêtre des premiers ordinateurs.
Docteur Folamour
Grâce à d'exceptionnelles images d'archives, le film retrace le destin de ce savant qui inspira le personnage du film de Stanley Kubrick Docteur Folamour. Il l'éclaire avec de nombreux témoignages d'éminents scientifiques (Roger Penrose, Marvin Minsky, Ray Kurzweil…) qui concluent à l'inestimable apport de John von Neumann. Si, un jour, une conscience artificielle supplante l'intelligence humaine, ce sera en grande partie de son fait.
Source : Arte
lundi 14 octobre 2013
Philosopher avec Stanley Kubrick
Les Nouveaux chemins de la connaissance par Adèle Van Reeth
Philosopher avec Stanley Kubrick
(1/4) Orange mécanique
(2/4) Shining
(3/4) 2001 L'Odyssée de l'espace
(4/4) Barry Lindon
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