lundi 3 novembre 2014

Le monde selon Stiglitz



Jacques Sarasin, Le Monde selon Stiglitz (France, Arte, 2007)

Ce portrait "éclairant" de l'un des esprits les plus brillants du XXème siècle est finalement un message d'espoir. Un remarquable outil pour décrypter la mondialisation et la crise financière. Pour Joseph  Stiglitz, un autre monde est possible !
Dans ce documentaire percutant sur les dangers et les perspectives de la mondialisation, le lauréat du Prix Nobel Joseph E. Stiglitz nous emmène dans un tour du monde qui débute à Gary, sa ville natale, dans la banlieue de Chicago. Lors de ce périple, de l’Equateur en Inde en passant par le Botswana et la Chine, Stiglitz explique que la mondialisation n’est pas uniquement synonyme de catastrophes environnementales ou de pressions accrues au niveau des salaires et des conditions de travail. Il existe en effet des pays qui ont  parfaitement maîtrisé la mondialisation et ont réussi à en tirer parti à leur avantage. Les gouvernements conscients des dangers potentiels que représentent des marchés échappant à tout contrôle, les attaques portées à l’environnement et les limites du libre-échange, peuvent opter pour de nouvelles voies qui pourraient profiter à des centaines de millions d’individus aux quatre coins de la planète.
Source : Arte

Le prix de l'inégalité avec Joseph Stiglitz (France Inter, 2012)
Emission France Inter (réécouter)

L'austérité a échoué
Selon un vieil adage, si les faits ne correspondent pas à la théorie, il faut changer la théorie. Mais trop souvent il est plus facile de garder la théorie et de changer les faits. C'est en tout cas ce que semblent croire la chancelière Angela Merkel et d'autres dirigeants européens partisans de l'austérité. Malgré les faits qui sautent aux yeux, ils continuent à nier la réalité.
L'austérité a échoué. Mais ses défenseurs prétendent le contraire sur la base de la preuve la moins tangible qui soit : l'économie n'est plus en chute libre. Mais si tel est le critère utilisé, on pourrait tout aussi bien affirmer que sauter d'une falaise est le meilleur moyen d'arriver en bas.
Toute crise se termine un jour. Il ne faut donc pas conclure à la réussite d'une politique du seul fait de la reprise économique, mais l'évaluer à l'aune des dommages dus à la crise et du temps qu'il aura fallu pour en sortir.
De ce point de vue, l'austérité a été un désastre complet. C'est évident si l'on considère les pays de l'Union européenne qui sont à nouveau au bord de la stagnation, si ce n'est d'une récession à triple creux, avec un chômage qui reste à des sommets et dans beaucoup de pays un PIB réel par habitant (corrigé de l'inflation) toujours inférieur à son niveau d'avant-crise. Même dans les pays qui s'en sortent le mieux comme l'Allemagne, depuis la crise de 2008, la croissance est tellement faible que dans d'autres circonstances on la qualifierait de lamentable.
Les pays les plus touchés sont en dépression. Il n'y a pas d'autres mots pour décrire l'économie de l'Espagne ou de la Grèce, où près d'un quart de la population (et plus de la moitié des jeunes) est au chômage.
Source (et suite) du texte : La Presse (30.07.2014)


Joseph Eugene Stiglitz est un économiste américain né le 9 février 1943. Il a reçu en 2001 le « prix Nobel » d’économie, pour un travail commun avec George Akerlof et Michael Spence. Il est l’un des fondateurs et des représentants les plus connus du « nouveau keynésianisme ». Il a acquis sa notoriété populaire à la suite de ses violentes critiques envers le FMI et la Banque mondiale, émises peu après son départ de la Banque mondiale en 2000, alors qu’il y était économiste en chef.
Source (et suite) du texte : wikipedia

Voir aussi la page : Le testament de Maurice Allais


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