Affichage des articles dont le libellé est gilles-eric seralini. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est gilles-eric seralini. Afficher tous les articles

dimanche 11 février 2018

In vino... pesticide !



De cause à effets, le magazine de l'environnement par Aurélie Luneau
Quand les pesticides ont de la bouteille ! 11/02/2018
Avec Gilles-Eric Séralini, Professeur de Biologie Moléculaire Université de Caen - Laboratoire de Biochimie et Biologie Moléculaire et
Jérôme Douzelet, Chef cuisinier, cuisine naturelle et biologique
Pour leur dernier livre : Le goût des pesticides dans le vin : Avec un Petit guide pour reconnaître les goûts des pesticides, Ed. Actes Sud, 2018 (Poche)

Si on appliquait la même législation pour le vin que pour l'eau, impropre a la consommation à partir de 0,1 microgrammes [de pesticide] par litre, les vins seraient interdits. (...)

Toutes les subventions et les aides financières qui vont à ce système [fabrication de pesticides] font que le consommateur trouve 2 euros moins cher une bouteille qui a plein de pesticides  alors que c'est revenu extrêmement cher à la société et à l'environnement [sans parler de la santé]. Donc on marche sur la tête. (...)

En moyenne on obtient des doses de pesticides 3 000 fois plus élevée que [les doses admises] dans l'eau du robinet et parfois 11 000 fois cette dose ! On en trouve absolument partout. (...)
Les gens réclament des produits bio, or on est incapable d'en produire suffisamment actuellement parce que les subventions sont toutes dirigées vers le système productiviste.

Le vin, en tant que produit fermenté, a des vertus détoxifiantes insoupçonnées quand il n'est pas traité. Mais la viticulture conventionnelle est parmi les plus gros consommateurs de pesticides au monde. Ces substances nous intoxiquent durablement et, par leur proximité chimique avec les arômes naturels, déforment le goût des vins. C'est ce que nous montrent les auteurs de ce livre, où l'on découvre aussi qu'il est possible d'apprendre à reconnaître le goût des pesticides, pour pouvoir ensuite éviter les produits qui en contiennent. En effet, ils ont proposé à des cuisiniers et à des vignerons une expérience inhabituelle : goûter des pesticides dilués dans de l'eau aux doses où ils ont été identifiés dans des vins. Une palette de nouveaux goûts et de sensations s'ébauche dans le cerveau, qui permet peu à peu de déceler la présence de pesticides. Un "Petit guide" détaille les caractéristiques, au nez et à la bouche, de onze pesticides parmi les plus répandus dans les vins. Ce livre n'est pas un guide oenologique. Il se conçoit plutôt comme un outil original, de science pour tous, plaidant pour une recherche du bien-vivre et du bien-manger qui passe par l'éradication des substances chimiques nocives.
Quatrième de couverture
Le goût des pesticides dans le vin : Avec un Petit guide pour reconnaître les goûts des pesticides, Ed. Actes Sud, 2018


Lire aussi sur Basta : Le bio, la santé et le climat tout bonnement « oubliés » par le nouveau projet de loi sur l’agriculture, par Barnabé Binctin, le 31 janvier 2018


Jérôme Douzelet : « Les pesticides sont devenus des ingrédients du vin 
Le17 janvier 2018 - Atabula


C’est un livre coup de poing qui, espérons-le, va secouer le cocotier des inconditionnels des pesticides. « Le Goût des pesticides dans le vin » montre que les pesticides ne font pas que tuer le vin : ils modifient directement son goût. Gilles-Éric Séralini, professeur spécialise des OGM et des pesticides, et Jérôme Douzelet, cuisinier responsable et engagé, ont réalisé de nombreux tests gustatifs avec quelques spécialistes du goût. Les résultats sont édifiants. Entretien avec Jérôme Douzelet.

Atabula – Pourquoi avoir écrit un livre sur le goût des pesticides ?
Jérôme Douzelet – Ce livre a vu le jour car j’ai une vraie passion pour le vin et la vigne. J’ai entendu parler des personnes qui sont des « nez » et qui sont capables de repérer les polluants dans une ville. Avec le professeur Gilles-Éric Séralini, nous nous sommes posés la question de l’odeur des pesticides. Il n’en a pas fallu plus pour réfléchir à comment aborder cette délicate question.

Et comment avez-vous pratiqué pour faire émerger les goûts des pesticides qui se trouvent dans le vin ?
Nous avons commencé en janvier 2015, et ce pendant deux ans, à faire goûter les pesticides de façon isolée, dilués dans de l’eau aux doses où ils ont été identifiés dans les vins. Les tests ont été réalisés à l’aveugle avec des vignerons et des personnes réputées pour leur palais. Le rôle d’Anne-Claude Leflaive a été important, elle nous a donnés beaucoup d’énergie pour mener nos travaux à terme.

Les pesticides donnent-ils du « goût » au vin ?
D’abord, il nous a fallu voir si nous retrouvions des résidus de pesticides dans le vin, ce qui a été le cas. Puis nous avons mené des comparaisons avec les arômes naturels présent dans le vin. L’exercice n’était pas évident car les molécules de pesticides ne sont pas autre chose que des arômes fossilisés, proches des arômes naturels. La détection était de facto complexe car, en plus, les pesticides inhibent les vrais arômes du vin. Nous avons par la suite goûté 14 pesticides dans de l’eau pour identifier leurs goûts.

Par-delà la question du goût se pose la question des conséquences des pesticides sur la capacité du vin à s’exprimer ?
Les principaux pesticides utilisés sont des antifongiques. De fait, un anti-champignon va, par définition, contrarier la fermentation du raisin. C’est un non-sens total. Les fongicides tuent la vie du vin, donc annihile toute notion de terroir. En ajoutant des pesticides dans le vin, on le transforme de fait en ingrédient du vin.

mardi 20 janvier 2015

Le lobby OGM impose son desiderata au Parlement européen

OGM : Nouvelle procédure d'autorisation dans l'UE par José Bové

Le nouvel Adam OGM

Avec cette procédure de renationalisation des autorisations des OGM, l’Union européenne jette l’éponge pour laisser aux Etats la possibilité théorique de négocier directement avec les compagnies leur opposition à l’introduction d’ OGMs sur leur territoire. La Commission européenne renonce par-là à ses fonctions de défense de l’intérêt général et lui préfère une Europe des OGMs à la carte.

Plus grave encore, en donnant l’impression de redorer le blason de la subsidiarité et de la souveraineté nationale, cette nouvelle procédure institutionnalise le rôle des multinationales.
Chaque Etat devra donc leur signifier son intention d’interdire les OGMs qu’elles veulent lui vendre et obtenir leur accord pour être légitimé à ne pas suivre la décision d’autorisation qui sera donnée par la Commission. L’intérêt général, les règles pour la cohabitation des cultures, l’évaluation des risques et la santé publique, autant de questions reléguées au second plan.

Enfin, aucune garantie juridique n’est donnée aux Etats « récalcitrants » dont la décision « souveraine » déplairait aux compagnies qui entameraient alors une procédure devant un tribunal arbitral ou devant l’OMC. La décision d’aujourd’hui colle donc à l’esprit du temps. Celui de puissances publiques qui non seulement ne cherchent plus à réguler mais se lient également les mains au profit des intérêts privés. Une démission politique qui résonne avec ce que nous rencontrons actuellement dans le cadre des négociations transatlantiques. En particulier sur les Cours privées d’arbitrage entre Etats et compagnies qui court-circuitent les tribunaux et minent toujours plus les Etats dans leurs fonctions régaliennes.
Beaucoup pensent que l’Europe est impuissante. Force est de reconnaître qu’en tout cas l’UE dans son ensemble et les Etats individuellement y travaillent méthodiquement.
Source : José Bové
Autre article : Libération CRIIGEN (Comité de Recherche et d'Information Indépendante sur le Génie Génétique)



Gilles-Éric Séralini - Etude sur les OGMS & TTIP (2015)

Voir aussi la page : OGM Organisme Génétiquement...Mortel / José Bové / TAFTA (tag)
  

lundi 17 février 2014

Maladies (neurodégénératives...) et environnement







Terre à terre par Ruth Stégassy
Santé - Environnement
(1/1) La santé dans les usines (01.02.2014)
(2/2) Les pesticides (08.02.2014)
avec Paul François et Dominique Marchal, de l'association Phyto-victimes, qui a pour objectif de venir en aide aux professionnels victimes des produits phytosanitaires.
(3/3) "Médecine environnementale, plantes et détoxification, OGM, pesticides" (15.02.2014)
avec Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen ; Gérard Ducerf, botaniste, spécialiste des plantes bio-indicatrices ; Joël Spiroux, médecin généraliste, président du CRIIGEN
Commande sur Amazon : Tous cobayes !


Terre à terre par Ruth Stégassy
Maladies neurodégénératives et environnement (10.12.2011) avec Marie Grosman, biologiste, spécialiste de santé publique et Roger Lenglet, philosophe et journaliste, auteurs de "Menace sur nos neurones" (Actes Sud, 2011)
Commande sur Amazon : Menace sur nos neurones - Alzheimer, Parkinson... et ceux qui en profitent / 24 heures sous influences : Comment on nous tue jour après jour



Menace sur nos neurones (2012)
Voir aussi : Allo Docteur (La santé sous l'influence des lobbyistes, 2013)
  
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...