Affichage des articles dont le libellé est henri laborit. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est henri laborit. Afficher tous les articles

mercredi 16 décembre 2020

En marche vers un nouveau fascisme ?

Après sa garde à vue, le reporter Adrien AdcaZz témoigne (QG, 14 décembre 2020)

Après la loi sécurité globale et la loi séparatisme, le gouvernement poursuit son offensive généralisée visant à museler toute opposition politique. Mercredi dernier, les trois fichiers de « sécurité publique » (PASP, GIPASP et EASP) ont été largement étendus par trois décrets (ici, ici et là). Ils permettront le fichage massif de militantes et militants politiques, de leur entourage (notamment de leurs enfants mineurs), de leur santé ou de leurs activités sur les réseaux sociaux. Malgré ses moyens limités, La Quadrature du Net n’entend pas se faire prendre de vitesse par cette offensive généralisée. Elle contestera ces décrets non seulement dans la rue, chaque samedi au sein de la coordination contre la loi sécurité générale, mais aussi en justice, devant le Conseil d’État.
Extrait de : Décrets PASP : fichage massif des militants politiques, 8 décembre 2020, La Quadrature du net
Lire aussi : Le gouvernement ouvre (discrètement) la porte au fichage massif, 9 décembre 2020, France Soir
Voir aussi : La minute de Ricardo : ces trois terribles décrets ! (France Soir, 13 décembre 2020)
 

 
Juan Branco : "Crépuscule" de la justice ? (France Soir, 8 décembre 2020)
  
 
On voit d’ici à quoi pourra ressembler « l’éducation », ou plutôt la rééducation, aux médias. L’essentiel est que l’analyse du complotisme soit ramenée à son cadre : d’un côté le pathologique, de l’autre le pédagogique. Et puis, dans le camp-école réaménagé, les éducateurs, nous est-il désormais garanti, seront pleins d’empathie et d’écoute : « la diffusion du complotisme, conclut l’article du Monde, pose un défi à une multitude d’acteurs qui doivent plus que jamais prendre le temps d’expliquer, de démontrer, sans ostraciser ni caricaturer ». De ne rien comprendre à ce point, c’en est extravagant. Finalement, rien n’a bougé d’un iota, le complotisme a encore de beaux jours devant lui. On se croirait revenu dans Tintin au Congo, mais où on aurait rappelé les missionnaires pour leur faire faire une UV de psycho avant de les renvoyer sur le terrain : « Nous n’économiserons ni notre patience ni notre bonté pour vous faire apercevoir que les esprits de la forêt n’existent pas. Puisque ce qui existe, c’est Dieu ».
Extrait de : Frédéric Lordon, Panique anti-complotistes (Le Monde diplomatique, 25 novembre 2020)
 
Assignée en référé devant le juge des affaires familiales à Belfort, Rachel est privée de la garde de son petit garçon de 7 ans. Au motif de l’avoir déscolarisé car elle est farouchement opposée au port du masque à l’école dès 6 ans.

En d’autres temps, les hommes ont dû lutter pour conquérir leur liberté. Faut-t-il désormais en faire de même pour la conserver ? Humains qui voulons le rester, il nous faut réclamer avec force une garantie de droit, pérenne et non négociable du pouvoir souverain de tout individu à disposer de son intégrité corporelle. Plus encore, la protection juridique contre toute discrimination d’accès à quelque service que ce soit au seul motif de la non-vaccination doit être, dans un état démocratique, garantie par la loi. Une ostracisassions par voie détournée équivaudrait à un asservissement déguisé en libre choix et reviendrait à mettre un costume de démocrate sur une dictature.
Le temps est venu de nous unir, indépendamment de toute appartenance, de toute nationalité, sur la base du seul attachement à une valeur universelle, qui fait de nous des êtres humains à part entière, porteurs de nos idées, de nos choix, de notre liberté.
Extrait de : Thomas Verde, philosophe, la culpabilisation collective, arme idéologique absolue, 8 décembre 2020, France Soir 
Lire aussi : Une baisse de la perception positive de la démocratie et du respect des libertés fondamentales en 2020, 10 décembre 2020, France Soir 

 


Stéphane Hessel, Ne pensez pas que la France était résistante (2013)
Ne pensez pas que la France était résistante ! La résistance c’était une petite fraction de la France. La France était vichyste dans sa grande majorité. Donc si aujourd'hui s'il y a beaucoup de gens qui baissent les bras, il ne faut pas s'en étonner. Il suffit qu'il y ait une minorité active, solide, des jeunes qui en veulent, qui considèrent que l'engagement cela signifie quelque chose, et qui ont une responsabilité, ils n'ont pas besoin d'être majoritaire, il suffit qu'ils soient le levain qui fait monter la pâte et à ce moment là nous auront une France résistante.

* * *
 
En marche vers un nouveau fascisme ? 
16 décembre 2020 - CSO

Fascisme : 
Régime établi en Italie de 1922 à 1945, fondé sur la dictature d'un parti unique, l'exaltation nationaliste et le corporatisme.
Doctrine ou tendance visant à installer un régime autoritaire rappelant le fascisme italien ; ce régime lui-même.
Attitude autoritaire, arbitraire, violente et dictatoriale imposée par quelqu'un à un groupe quelconque, à son entourage.
Source : Larousse

Le Larousse donne trois acceptions du terme, un régime historique (Italie, 1922-1945), une doctrine visant à créer un régime semblable et une attitude imposée avec les mêmes caractéristiques. Outre (1) le caractère autoritaire du fascisme historique (avec ses tenants et aboutissants) on peut relever un autre point important, (2) la composante corporatiste.  
L'autorité naturelle est mesurée, fondée sur des compétences et ouverte au dialogue (pour expliquer un point de vue au risque de le modifier ou d'en changer), une autorité légitime est bornée par un règlement ou une législation, au contraire l'autoritarisme est excessif, démesuré, non plus basé sur la raison mais sur un arbitraire et par conséquent violent. La communication officielle, quelle qu'elle soit, ne supporte pas la critique. Car le critère du vrai n'est plus une adéquation au réel, ni même la cohérence du discours, mais sa seule origine : Est vrai ce que dit le pouvoir en place (même si du jour au lendemain on affirme tout et son contraire). Remettre en cause la vérité de son discours c'est alors remettre en cause le régime lui-même, sa légitimité.  

Instrumentalisation de la crise sanitaire et fascisme 2.0. 

On constate que les mesures liberticides imposées au prétexte de la crise sanitaire répondent à la première caractéristique du fascisme (1), l'autoritarisme. En effet, celles-là ne sont pas discutables et donc pas discutées (ni par les politiques ni par les médias mainstream). En premier lieu le postulat non formulé sans lequel toutes ces (dé)mesures sont un non sens : la Covid-19 est comparable aux plus graves pandémies. Ce qui est totalement faux, la mortalité de la Covid-19 est seulement de 0.05% (moindre encore si on la soigne précocement) alors que la Peste noire, par exemple, c'est entre 30 et 50%.
Le fascisme 2.0 est semblable au fascisme italien quant à son alliance avec (2) le corporatisme. Sauf que les corporations ne sont plus nationales mais transnationales, exerçant leur influence directement par infiltration des lieux de pouvoir et de décisions (comme à l'OMS), indirectement par un intense lobbying (Bruxelles) ou entre les deux, par des partenariats publics-privés. Le but de ces alliances n'est donc plus l'exaltation nationaliste mais la dissolution des identités et des frontières, des gouvernances encloses, au profit d'une nouvelle globalisation. 

De quoi "The Great Reset" est-il le nom ? 

"Nous devons changer de mentalité, passer d'une réflexion à court terme à une réflexion à long terme, passer du capitalisme actionnarial à la responsabilité des parties prenantes. La gouvernance environnementale et sociale et la bonne gouvernance doivent être des éléments mesurés de la responsabilité des entreprises et des gouvernements "
Klaus Schwab, fondateur et président du WEF (World Economique Forum)
Source : La "Grande Réinitialisation" : un sommet unique pour débuter 2021, 3 mai 2020
 
Le projet du Great Reset, au delà de son travestissement écologique et social, c'est cela : une gouvernance mondiale partagée avec les entreprises (partagée puis rapidement accaparée par elles) pour mettre en œuvre une Révolution industrielle 4.0 menant à un transhumanisme. 
L'ampleur du projet demande une capacité de surveillance et de contrôle 24/7 (rendu possible par un identifiant numérique, un crédit social à la chinoise et une cryptomonnaie). 
 


Le compteur que le Great Reset veut remettre à 0 est d'abord celui de la démocratie. (Non pas pour le faire repartir mais seulement le mettre à 0 et le remplacer par un autre, celui du corporatisme).  
 
* * *

Covid-19(84) ou La vérité (politique) du mensonge sanitaire : le fascisme numérique
Par Michel Weber, Professeur adjoint de philosophie à l’Université du Saskatchewan (Canada)

La crise de la Covid-19 n’est pas sanitaire, mais politique, et aucune des mesures liberticides n’est fondée scientifiquement ; par contre, la Covid-19 rend évidente la corruption complète du corps politique et de ses appendices médiatiques et scientifiques. Cette corruption reflète la crise du capitalisme financier, et la volonté des oligarques de détruire la démocratie représentative. Le système politique qui se met en place est bien totalitaire, c’est-à-dire que toutes les facettes de la vie des citoyens seront pilotées par une structure idéologique mortifère ne différenciant plus les sphères privées et publiques. Ce totalitarisme sera fasciste, sanitaire et numérique.

1. La vérité (politique) du mensonge sanitaire

L’événement Covid-19 a déjà fait couler beaucoup d’encre. Tout et son contraire ont été affirmés, parfois par les mêmes personnes, et au même moment. Ces contradictions pures et simples ont été fréquemment aggravées par l’usage de paradoxes, c’est-à-dire d’énoncés indécidables. Orwell a très bien décrit le processus de corruption en parlant de « double pensée », nous allons le voir.
Démêler l’écheveau nécessite donc de simplifier le récit. Il y a bien sûr un prix à payer pour ce faire ; il est double.
D’une part, il faut ignorer ce qui semble accessoire ; d’autre part, il importe de remettre l’événement dans son contexte historique, à la fois au sens perspectif (la crise culturelle qui se noue en 1968) et projectif (les conséquences politiques immédiates) [1].

1.1. La corruption des corps politique, médiatique et scientifique

Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances, ils n'ont pas fait naître celles-ci, ils ne les détruisent pas ; ils peuvent leur infliger les plus constants démentis sans les affaiblir, et une avalanche de malheurs ou de maladies se succédant sans interruption dans une famille ne la fera pas douter de la bonté de son Dieu
ou du talent de son médecin [2].
La gestion politique ubuesque de l’épidémie peut se définir par cinq traits plus ou moins hypothétiques.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...