Les « lois scélérates » sont une série de lois votées en France sous la Troisième République. Elles visaient à réprimer le mouvement anarchiste, responsable de nombreux attentats durant les années précédentes.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Jaurès contre les lois scélérates (anarchisme et corruption – 1894)
Source : Rallumer tous les soleils, Jaurès ou la nécessité du combat
Nous sommes en juillet 1894. Tandis que la Chambre vient de voter une de ces « lois scélérates » destinées à éradiquer le mouvement anarchiste, Jaurès prend la parole. Dans cette longue intervention, qui mérite d’être citée ici quasi intégralement, il procède en deux temps.
[Sur les lois scélérates, voir notamment cet article de Léon Blum]
D’abord, il montre que cette loi qui prétend détruire les germes mêmes de l’anarchie dans les consciences des potentiels anarchistes est une loi qui institue sur les consciences, les opinions, les pensées, une véritable tyrannie.
Ensuite, il tend à la Chambre le miroir qu’elle ne veut pas voir : celui où se lit que l’une des causes de l’anarchie est à chercher dans les moeurs (dont la corruption) de ceux qui ont pour rôle de servir la République et qui ne cessent de la trahir.
