A nouveau, la guerre se profile
Par Eberhard Hamer, professeur en économie, Allemagne, le 15 mai 2017 - Horizons et débats (trad.)
«Nous sommes dans une situation de danger de guerre la plus élevée depuis la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi n’y a-t-il actuellement pas de marches pour la paix, d’appels pour la paix dans les médias comme dans les années cinquante et soixante? Les réseaux américains qui ont fait chanter Trump et qui ont provoqué ou exploité un incident de guerre, pourraient être assez forts pour provoquer une troisième guerre mondiale. 70 ans de paix semblent nous avoir rendus insouciants. Mais entre-temps, je suis davantage préoccupé par la menace de guerre que par un crash financier.»
L’ordre donné par le président américain Donald Trump à la flotte méditerranéenne américaine d’attaquer un aéroport syrien a surpris le monde. Jusqu’à présent, Trump était - à l’inverse d’Hillary Clinton ayant annoncé, lors de sa campagne électorale, vouloir entrer ouvertement en guerre en Syrie et en Ukraine - un garant pour la paix. Le fait qu’il ait si soudainement changé de position réside en des raisons de politique intérieure :
- La haute-finance américaine et son industrie de pétrole veulent - ensemble avec le Qatar - exclure les Russes (Gazprom) du transfert de pétrole par la Syrie vers la Méditerranée et exploiter elles-mêmes un gazoduc menant du Qatar à la Méditerranée. Cela n’est possible que sans Bachar el-Assad. Mais ce dernier s’est arrangé avec les Russes pour conserver la priorité de Gazprom, mais aussi en leur offrant la possibilité d’installer une base militaire sur la côte méditerranéenne. La puissante haute finance n’abandonne donc pas ses projets, même sous Trump, et ne peut les imposer qu’en éliminant Assad.
- L’industrie d’armement américaine a financé la campagne électorale de Clinton avec 7,5 milliards de dollars en échange de son accord à se soucier des ventes de matériaux d’armement par une guerre contre la Russie. Aucun président ne peut résister à la pression de la toute puissante industrie d’armement, car elle représente 70% du stock de capitaux de l’économie nationale américaine. Quiconque veut créer un boom économique aux Etats-Unis doit s’occuper à créer des commandes pour l’industrie d’armement, donc provoquer la guerre entre ceux qui utilisent des armements américains.
- Certaines parties de l’armée américaine croient à l’obligation de confrontations militaires avec la Russie et la Chine pour que les Etats-Unis puissent sauvegarder leur empire du dollar. Après l’élection présidentielle, elles ont traqué tous les collaborateurs de Trump ayant eu des contacts avec la Russie, pour ainsi pouvoir à nouveau présenter la Russie comme l’ennemie principale des Etats-Unis. Par l’attaque contre un allié de la Russie, ils veulent – tant que les Etats-Unis sont encore les plus forts – provoquer une confrontation avec la Russie.
- La guerre pourrait également représenter la dernière issue pour les Etats-Unis afin d’empêcher le crash financier imminent. Les Etats-Unis sont endettés à hauteur de plus de 20 billions de dollars, ont chaque année plus de 600 milliards de dépenses militaires et des déficits permanents de commerce extérieur. Ils se trouvent donc avec leur empire mondial du dollar devant l’effondrement.
- Deux fois déjà, les Etats-Unis ont utilisé une crise économique par un boom de l’armement dans deux guerres mondiales pour la montée à l’hégémonie mondiale. Cette fois aussi la direction américaine pourrait tenter de prévenir le crash imminent par une guerre, la guerre employée comme dernière issue de secours pour tenter de prévenir le crash garanti.
Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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jeudi 18 mai 2017
jeudi 12 janvier 2017
Fake news et pensée unique
MAJ de la page : Nouvelle théorie du complot made in CIA
Fanny Ardant remontée contre les journalistes et la "pensée unique" (Arte, le 28', le 11 janvier 2017)
La réelle signification du rapport de la Direction du renseignement US sur « le choix de la Russie d’interférer dans l’élection »
Par Le Saker, Le 8 janvier 2017
Je dois avouer que ma première réaction a été d’ignorer tout simplement ce rapport comme étant une charge inutile d’absurdités. Puis j’ai remarqué un blogueur ukrainien, Anatoli Sharii, qui se moque de ce rapport pendant plus de 10 minutes. En l’écoutant, ma première réaction a été « ce n’est pas possible – Sharii exagère ». Mais ensuite, Sharii a commencé à citer le rapport en long et en large et je ne pouvais en croire mes yeux (j’ai lu le texte original en anglais que Sharii avait traduit en russe) : chaque mot que prononçait Sharii était vrai. C’est alors que j’ai décidé de télécharger ce document et de le lire. Il est incrusté ici pour que vous puissiez le lire aussi. Lisez le texte entier, s’il vous plaît. Il est absolument incroyable.
Source (et suite) du texte : Le Saker francophone
Le président « bon » et le président « méchant »
Par Manlio Dinucci, le 12 Jan 2017 - Il Manifesto / Investig'action
Barack Obama fut « santo subito » (« saint immédiatement ») : à peine entré à la Maison Blanche il fut décoré préventivement en 2009 du Prix Nobel de la paix grâce à « ses extraordinaires efforts pour renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples ». Alors que son administration préparait déjà secrètement, par l’intermédiaire de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, la guerre qui deux ans plus tard allait démolir l’état libyen, en s’étendant ensuite à la Syrie et à l’Irak via des groupes terroristes fonctionnels à la stratégie USA/Otan.
Donald Trump est par contre « démon immédiatement », avant même d’entrer à la Maison Blanche. Il se trouve accusé d’avoir usurpé le poste destiné à Hillary Clinton, grâce à une opération maléfique ordonnée par le président russe Poutine. Les «preuves » sont fournies par la Cia, la plus experte en matière d’infiltrations et coups d’état. Il suffit de rappeler ses opérations pour provoquer et conduire les guerres contre le Vietnam, le Cambodge, le Liban, la Somalie, l’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Libye et la Syrie ; ses coups d’état en Indonésie, Salvador, Brésil, Chili, Argentine, Grèce. Des millions de personnes emprisonnées, torturées et tuées ; des millions déracinées de leurs terres, transformées en réfugiés objet d’une véritable traite des esclaves. Surtout les fillettes et jeunes femmes, soumises en esclavage, violées, contraintes à se prostituer.
Fanny Ardant remontée contre les journalistes et la "pensée unique" (Arte, le 28', le 11 janvier 2017)
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La réelle signification du rapport de la Direction du renseignement US sur « le choix de la Russie d’interférer dans l’élection »
Par Le Saker, Le 8 janvier 2017
Je dois avouer que ma première réaction a été d’ignorer tout simplement ce rapport comme étant une charge inutile d’absurdités. Puis j’ai remarqué un blogueur ukrainien, Anatoli Sharii, qui se moque de ce rapport pendant plus de 10 minutes. En l’écoutant, ma première réaction a été « ce n’est pas possible – Sharii exagère ». Mais ensuite, Sharii a commencé à citer le rapport en long et en large et je ne pouvais en croire mes yeux (j’ai lu le texte original en anglais que Sharii avait traduit en russe) : chaque mot que prononçait Sharii était vrai. C’est alors que j’ai décidé de télécharger ce document et de le lire. Il est incrusté ici pour que vous puissiez le lire aussi. Lisez le texte entier, s’il vous plaît. Il est absolument incroyable.
Source (et suite) du texte : Le Saker francophone
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Prétendre que des hackers russes auraient influencé les élections américaines n’est pas tenable
Prise de position d’anciens spécialistes des services secrets américains, le 9 janvier 2017
Le fait que, dans les débats hystériques concernant la prétendue influence de la Russie sur les élections américaines, les services de renseignements américains prétendent avoir des «indices circonstanciés» est un mystère pour les anciens spécialistes des renseignements américains; car si ces cyber-attaques avaient réellement eu lieu, les services secrets pourraient présenter des preuves irréfutables.
Source (et suite) du texte : Horizons et débats
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Quand BuzzFeed (et 4Chan ?) devient une source fiable pour L’Obs (bravo à Boris Manenti !)
Par Olivier Berruyer, le 12 janvier 2017
Une nouvelle preuve de l’intégrité de certains médias… Cela en devient fascinant, surtout après la bouffée délirante d’Alep, alors qu’ils n’ont que le mot fake news à la bouche…
Bref, comment attenter une fois de plus à la Démocratie, et faire le jeu des populistes.
Il va devenir temps de réfléchir sérieusement aux moyens de sanctionner de telles violations de la Charte d’éthique professionnelle des journalistes.
Ce que contient le rapport de 35 pages qui accable Donald Trump
Source : Le Nouvel Obs, Boris Manenti, 11-01-2017
Une série de notes rédigées par un ancien agent du contre-espionnage britannique met en relief le chantage exercé par la Russie sur le président américain élu.
OB : et hop, on passe d’un rapport probablement bidon à un “chantage” déjà devenu réalité…
Source (et suite) du texte : Les Crises
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Le président « bon » et le président « méchant »
Par Manlio Dinucci, le 12 Jan 2017 - Il Manifesto / Investig'action
Barack Obama fut « santo subito » (« saint immédiatement ») : à peine entré à la Maison Blanche il fut décoré préventivement en 2009 du Prix Nobel de la paix grâce à « ses extraordinaires efforts pour renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples ». Alors que son administration préparait déjà secrètement, par l’intermédiaire de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, la guerre qui deux ans plus tard allait démolir l’état libyen, en s’étendant ensuite à la Syrie et à l’Irak via des groupes terroristes fonctionnels à la stratégie USA/Otan.
Donald Trump est par contre « démon immédiatement », avant même d’entrer à la Maison Blanche. Il se trouve accusé d’avoir usurpé le poste destiné à Hillary Clinton, grâce à une opération maléfique ordonnée par le président russe Poutine. Les «preuves » sont fournies par la Cia, la plus experte en matière d’infiltrations et coups d’état. Il suffit de rappeler ses opérations pour provoquer et conduire les guerres contre le Vietnam, le Cambodge, le Liban, la Somalie, l’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Libye et la Syrie ; ses coups d’état en Indonésie, Salvador, Brésil, Chili, Argentine, Grèce. Des millions de personnes emprisonnées, torturées et tuées ; des millions déracinées de leurs terres, transformées en réfugiés objet d’une véritable traite des esclaves. Surtout les fillettes et jeunes femmes, soumises en esclavage, violées, contraintes à se prostituer.
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