mercredi 26 mars 2014

La faim



NOURRIR À TOUT PRIX (France, 2014)
Serons-nous capables de nourrir les 9 milliards d'individus qui peupleront la planète en 2050 ? Du Niger à l'Inde en passant par les États-Unis, un état des lieux scrupuleux des nouvelles logiques à l'oeuvre dans l'aide alimentaire, et une étude des options qui se dessinent pour l'avenir du monde agricole.
Chaque jour, la planète accueille près de 220 000 nouvelles bouches à nourrir alors que plus d'un milliard d'individus souffrent toujours de la faim. Parallèlement, les pays industrialisés, pourvoyeurs de l'aide alimentaire via les surplus, voient leurs réserves agricoles diminuer. Les recherches scientifiques de ces dernières années montrent néanmoins que la quantité importe moins que la qualité pour traiter les victimes de malnutrition aiguë ou chronique. Dans le sillage de la firme normande Nutriset, qui produit le Plumpy'Nut, référence des RUTF ("ready-to-use therapeutic food"), les grands groupes agroalimentaires commencent ainsi à investir le marché du nutritionnel en s'appuyant sur leurs réseaux de distribution en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud. De leur côté, dans la Silicon Valley, des start-up financées par les géants du numérique (Bill Gates, Google, Facebook…) élaborent des produits nutritionnels "high-tech" censés résoudre les problèmes alimentaires mondiaux. Mais si ces initiatives semblent plus adaptées aux besoins des populations, elles risquent d'aggraver la dépendance des pays du Sud vis-à-vis de solutions ponctuelles et de mettre en péril l'investissement dans les cultures vivrières…
Enjeu crucial
Agriculture biologique, aliments fortifiés, OGM; spéculation sur les terres arables, croissance démographique galopante… : du Niger à l'Inde en passant par les États-Unis, Yves Billy et Sylvain Roumette étudient les facteurs qui ont conduit à la redéfinition des paradigmes de l'aide alimentaire, et explorent les options qui se dessinent pour l'avenir du monde agricole. Alors que 72 % de la nourriture produite en 2013 provient des petites fermes, donnerons-nous les moyens aux paysans, soumis à la menace des expropriations, de développer les cultures vivrières ? Étayée par des chiffres édifiants et des témoignages d'experts, une enquête rigoureuse sur un enjeu crucial du XXIe siècle.
Source : Arte


LA FAIM (Allemagne, 2010)
Le niveau de production alimentaire n’a jamais été aussi élevé qu’aujourd’hui. Pourtant, plus d’un milliard de personnes souffrent aujourd’hui de la faim dans le monde, et leur nombre ne cesse de grandir. Ce documentaire démonte pièce par pièce le scandale de la malnutrition, entretenue par un cynisme économique sans freins.
Le niveau de production alimentaire n’a jamais été aussi élevé qu’aujourd’hui. Pourtant, plus d’un milliard de personnes souffrent aujourd’hui de la faim dans le monde, soit une personne sur sept, et leur nombre ne cesse de grandir. À Port-au-Prince, les pauvres se nourrissent de galettes composées principalement de boue ; dans certaines régions du Kenya, c’est la moitié des enfants qui meurt de malnutrition ; en Inde, de nombreux petits paysans surendettés sont acculés au suicide. Ces victimes de l’extrême pauvreté exposent avec clarté leur situation sans issue. Des témoignages complétés par la contribution d’experts locaux et de militants, notamment la biologiste indienne Suman Sahai, fondatrice de ONG Gene Campaign, ou des membres de Greenpeace luttant pour le droit des paysans brésiliens.
Cynisme
Mais les réalisateurs vont plus loin, décryptant les rouages d’une tragédie dont les responsables sont à la fois identifiables et impunis, d’un grand cultivateur de soja en Amazonie à une pépinière géante de roses qui, au Kenya, consomme la quasi-totalité de l’eau disponible dans la région. Malgré la disparité des situations en Haïti, en Inde ou en Mauritanie, La faim met en lumière la grande similarité de leurs causes, d’un terrible cynisme : avec la mondialisation, l’urbanisation et les politiques de libre-échange imposés à grande échelle, les petites sociétés paysannes ne sont plus en mesure de se nourrir. Pire encore, les savoir-faire locaux menacent d’être à jamais perdus. Tant que cette logique prévaudra, les politiques d’aide au développement resteront largement inefficaces.
Source : Arte



L'AIDE AU DÉVELOPPEMENT Un cadeau empoisonné ? (Allemagne, 2011)
De l’effet délétère de l’aide au développement et de certains projets humanitaires... À travers trois exemples africains, le documentariste Peter Heller montre comment des investissements inappropriés, une méconnaissance des modes de vie locaux, les sécheresses récurrentes, les atteintes à l’environnement et la corruption ont conduit à des situations dramatiques.
Le diagnostic de l’agronome René Dumont dans son livre alors fort décrié L’Afrique noire est mal partie (1962) semble ne rien avoir perdu de sa pertinence. Bien que 1 000 milliards de dollars aient été distribués en Afrique en cinq décennies, les pays ayant reçu le volume d’aide le plus important continuent de végéter. À travers trois études de cas, le documentariste Peter Heller, qui ausculte le continent africain depuis trente ans, montre comment des investissements inappropriés, une méconnaissance des modes de vie locaux, les monocultures de rapport au détriment de l’agriculture vivrière, les sécheresses récurrentes, les atteintes à l’environnement, l’absence d’activités de transformation et de valorisation des matières premières et la corruption ont conduit à des situations dramatiques. Au Kenya, les populations proches du lac Turkana ont des traditions pastorales et lorsque des spécialistes du développement venus de Norvège ont voulu les convaincre de devenir pêcheurs et de transformer du poisson, rien ne s’est passé comme prévu. Au Mali, le barrage de Manantali, érigé sur le fleuve Sénégal avec l’aide d’entreprises allemandes, suisses et sénégalaises, qui fournit en électricité le Mali, le Sénégal et la Mauritanie, a englouti des villages entiers. Mais les populations déplacées, faute de recevoir les terres de remplacement promises et d’accéder à l’irrigation sont devenues dépendantes de l’aide alimentaire. Quant à la Tanzanie, elle avait misé sur le collectivisme et les cultures de rapport, notamment le coton. Mais la chute du cours mondial a ruiné nombre de paysans. L’espoir renaît pourtant grâce à la production de coton bio qui fédère aujourd’hui 2 000 agriculteurs.
Source : Arte



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