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samedi 24 décembre 2016

Réseau pédocriminel belge

MAJ de la page : Pédocriminalité

Témoignage d'Anneke Lucas, survivante du réseau pédophile Belge : Dutroux n'était pas un prédateur isolé.
Par Ceri, le 22 décembre 2016 - Donde Vamos ?



Anneke Lucas : survivante du Réseau pédocriminel Belge - Témoignage (19 décembre 2016)

Il y a deux ou trois jours, le témoignage d’Anneke Lucas a été diffusé sur le net. Cette Belge originaire de Bruxelles se présente comme une survivante de trafic sexuel, et a fondé en 2014 Liberation Prison Yoga afin d’aider d’autres victimes. Ce qu’elle raconte replonge directement dans la version hard de l’affaire Dutroux, c’est-à-dire la version non officielle, celle qui vise directement une élite de pédocriminels.

Anneke Lucas explique dans ce témoignage diffusé sur le site d’une sorte d’ONG, Global Citizen [1], qu’à 6 ans, sa mère l’a introduite dans un réseau pédophile, et témoigne afin de militer pour un changement des lois US, puisqu’elle vit à New York, en matière de trafic sexuel.

Elle raconte aussi les difficultés qu’éprouvent les victimes de ce type d’abus pour être reconnues, prises en compte et surtout aidées correctement.

Lucas a donc rédigé un court texte dans lequel elle fait le lien entre son vécu et le réseau pédocriminel de l’affaire Dutroux.



Inversion des valeurs

Dès qu’elle recevait un appel, sa mère qu’elle décrit comme une "psychopathe" la conduisait sur les lieux des abus. "Le chef de ce réseau pédophile était un ministre Belge. Les clients étaient des membres de l’élite. J’ai reconnu des gens à la télévision", écrit-elle. C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée avec des dirigeants européens, et "même un membre de la famille royale", qui pourrait être Albert 2, le père du Roi actuel qui est beaucoup cité dans le dossier Dutroux, mais qu’elle ne cite pas.

Dans un texte de 2014, Anneke raconte : "Mes parents avaient l’habitude de me punir avec ces mots : "Je vais te réammener là-bas", avec le pouvoir de la vengeance. Mes parents me conduisaient, généralement les nuits de week-end, parfois pendant les jours d'école, partout où c’était demandé. D'habitude, je trouvais leur voiture garée à l'extérieur à l'aube, pour être ramenée à la maison, endormie et meurtrie. J'ai découvert auprès de mes abuseurs que mon «gardien» était payé comme les autres proxénètes ".

Vers son 6e anniversaire, en 1969, Lucas dit qu’elle a été amenée à une orgie dans un château, pour la première fois, et qu’elle y a été utilisée pour un "show" SM au cours duquel elle a dû manger des excréments humains.

Elle décrit "des aristocrates habillés en hippies", réunis dans une sorte de club, copulant les uns avec les autres au son de musiques psychédéliques, buvant et se droguant à qui mieux mieux. Les enfants étaient seulement des marchandises qui servaient à ces gens à se faire plaisir, de manière sadique évidemment. D’ailleurs, elle explique que "des aristocrates" faisaient partie de ce club, et que certains "aimaient tuer des enfants".

Anneke Lucas raconte qu’on l’a enfermée dans une cellule et qu’elle a dû regarder le corps d’un autre enfant assassiné, pour lui faire comprendre qu’elle devait se taire. La semaine, elle allait à l’école, où elle se montrait timide et renfermée. De nombreux enfants, selon elle, ont été tués dans ce réseau, juste pour le plaisir des dingues du gratin. Ce seraient "les enfants qui n’étaient pas assez appréciés" qui étaient tués.

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