Ariane Bilheran, L’imposture des droits sexuels ou la loi pédophile au service du totalitarisme, par Ingrid van den Peereboom (RCF Radio, 13 octobre 2020) Site Internet : Ariane Bilheran
Ariane Bilheran a un triple parcours de lettres classiques, de philosophie et de psychologie. Elle se passionne pour le thème de la psychologie du pouvoir et de ses déviances. Elle expose la sexualisation des enfants, ainsi que le flou qui s’immisce en Europe et plus particulièrement en France, sous l’influence de l’Organisation Mondiale de la Santé, dans une législation prônant une transgression de l’intimité et du psychisme de l’enfant qui n’a rien à voir avec la prévention et la protection à laquelle il a droit de la part de ses parents et de l’état. Source : L’imposture des droits sexuels ou la loi pédophile au service du totalitarisme, par Ingrid van den Peereboom, 13 octobre 2020, RCF Radio (émission intégrale)
Interview de Judith Reissman sur Kinsey (Mar Gray, 18 août 2020)
Marion Sigaut, sur différents aspects de la pédocriminalité (TV Slovène, 9 octobre 2020)
Viols d'enfant, à quand la fin du silence ? (14 septembre 2020)
Pédophilie organisée [Royaume Unis], John Wedger, un inspecteur lanceur d'alerte témoigne (2018, trad. 2019) Réseaux pédocriminels: un ex policier anglais raconte comment les affaires sont étouffées
Par Céri, 29 octobre 2019 - Donde Vamos ?
Voici un témoignage important, celui d'un ancien policier anglais qui explique avoir été mis sur la touche suite à des enquêtes réussies sur des dizaines de pédophiles, et surtout sur un réseau. John Wedger a été viré de la police après avoir enquêté un peu trop loin sur les maltraitances et l'exploitation sexuelle des mineurs.
Il parle d'enfants de 9 à 14 ans, prostitués, devenus accros, par le fait d'un réseau pédocriminel organisé autour d'une prostituée connue qui avait des relations (magistrats, flics, politiques...).
A force, sa hiérarchie l'a menacé de prison, de poursuites infinies, de mesures de rétorsion diverses et variées. Il raconte que la protection des mineurs est le parents pauvre de la police (comme chez nous), sans moyens, sans soutien.
Il explique comment les enfants sont amenés dans la prostitution, facilement puisque ce sont des enfants, souvent placés aux bons soins des sévices sociaux qui se fichent totalement de ce qu'il va leur arriver (certains enfants sont affichés comme recherchés dans les bureaux de police, précise John Wedger).
Source (et suite) du texte : Donde Vamos
Lire aussi : Affaire Epstein - Partie 1 : le système Epstein, août 2019, Donde Vamos / Affaire Epstein - Partie 2 : Un pervers au cœur des réseaux de pouvoir, aout 2019, Donde Vamos /
Les nombreux ouvrages publiés – une vingtaine – à propos de l'affaire judiciaire dite « d' Outreau », qui bouscula durablement la Justice ; les innombrables articles de presse – plusieurs centaines – les documentaires télévisés français et belges : tous semblaient unanimement s'accorder dans les grandes lignes pour raconter la même histoire. Une histoire entrée dorénavant dans l'ordinaire culturel de la République, mais qui semblait pourtant curieuse à celles et à ceux qui avaient approché les jeunes victimes ou étudié les éléments du dossier d'instruction. Comme si, au final, l'affaire avait deux visages qui ne se ressemblaient guère.
Deux auteurs, ayant conçu les mêmes doutes, avaient mené, séparément, durant plusieurs années, de minutieuses investigations sur l'affaire et sur ce qui en avait été dit. Ils avaient écrit nombre d'articles, puis se sont rencontrés à Rennes en 2015, au moment du dernier procès dit « Outreau 3 ». Ce fut alors pour eux une expérience déterminante, car chaque jour, ils pouvaient mesurer l'écart surprenant entre ce qu'ils vivaient en salle d'audience et ce que les médias en rapportaient. Les dérives dont ils furent les témoins directs s'apparentèrent à la fois à une épreuve et à un cas de conscience. La mystification devait être dévoilée, des vérités devaient être rétablies ; les mensonges – nombreux – devaient être dénoncés, les paradoxes mis en lumière et les angles morts examinés.
Publier quelques articles ne suffisait plus: il fallait écrire un livre.
Jacques Delivré et Jacques Cuvillier, Outreau, angles morts. Ce que les français n'ont pas pu savoir, Ed. du Pétioles, 2019
Le livre "Outreau, angles morts. Ce que les français n'ont pas pu savoir", a été publié cet été par Jacques Delivré et Jacques Cuvillier, deux fins connaisseurs des méandres judiciaires et médiatiques de l'affaire d'Outreau. Cet ouvrage factuel a un but pédagogique, et permet au lecteur initié à l'affaire par le seul biais des médias de remettre les choses à leur juste place. Il déconstruit l'histoire qui nous a été narrée par les avocats de la défense, répercutée inlassablement depuis des années sur les ondes et dans la presse.
Il y a quelques jours, Myriam Badaoui, condamnée à 15 ans de prison dans l'affaire d'Outreau, y est retournée quelques mois après avoir agressé deux jeunes femmes handicapées pour leur voler des chèques. On attend aussi depuis trois ans le procès de Frank Lavier pour les viols de de l'une de ses filles mineures [1]. Cette affaire d'Outreau, que nombre d'avocats osent encore invoquer dans les prétoires pour signifier aux juges qu'il ne faut pas écouter les enfants, ne finira jamais.
Un scénario conçu par les avocats de la défense
Ceux qui connaissent le dossier savent qu'il n'est pas "vide" comme beaucoup l'ont affirmé suite à on ne sait quelle construction mentale. Rapidement, ce dossier est celui d'un réseau pédophile décrit par des enfants et certains adultes, qui s'est terminé par 4 condamnations (principalement Myriam Badaoui et son mari Thierry Delay, qui ont pris 15 et 20 ans, et un autre couple) et la reconnaissance de 12 enfants comme victimes [2], pour certains de proxénétisme. Au final, dans cette affaire, il manque les clients.
MAJ de la page : Pédocriminalité Témoignage d'Anneke Lucas, survivante du réseau pédophile Belge : Dutroux n'était pas un prédateur isolé.
Par Ceri, le 22 décembre 2016 - Donde Vamos ?
Anneke Lucas : survivante du Réseau pédocriminel Belge - Témoignage (19 décembre 2016)
Il y a deux ou trois jours, le témoignage d’Anneke Lucas a été diffusé sur le net. Cette Belge originaire de Bruxelles se présente comme une survivante de trafic sexuel, et a fondé en 2014 Liberation Prison Yoga afin d’aider d’autres victimes. Ce qu’elle raconte replonge directement dans la version hard de l’affaire Dutroux, c’est-à-dire la version non officielle, celle qui vise directement une élite de pédocriminels.
Anneke Lucas explique dans ce témoignage diffusé sur le site d’une sorte d’ONG, Global Citizen [1], qu’à 6 ans, sa mère l’a introduite dans un réseau pédophile, et témoigne afin de militer pour un changement des lois US, puisqu’elle vit à New York, en matière de trafic sexuel.
Elle raconte aussi les difficultés qu’éprouvent les victimes de ce type d’abus pour être reconnues, prises en compte et surtout aidées correctement.
Lucas a donc rédigé un court texte dans lequel elle fait le lien entre son vécu et le réseau pédocriminel de l’affaire Dutroux.
Inversion des valeurs
Dès qu’elle recevait un appel, sa mère qu’elle décrit comme une "psychopathe" la conduisait sur les lieux des abus. "Le chef de ce réseau pédophile était un ministre Belge. Les clients étaient des membres de l’élite. J’ai reconnu des gens à la télévision", écrit-elle. C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée avec des dirigeants européens, et "même un membre de la famille royale", qui pourrait être Albert 2, le père du Roi actuel qui est beaucoup cité dans le dossier Dutroux, mais qu’elle ne cite pas.
Dans un texte de 2014, Anneke raconte : "Mes parents avaient l’habitude de me punir avec ces mots : "Je vais te réammener là-bas", avec le pouvoir de la vengeance. Mes parents me conduisaient, généralement les nuits de week-end, parfois pendant les jours d'école, partout où c’était demandé. D'habitude, je trouvais leur voiture garée à l'extérieur à l'aube, pour être ramenée à la maison, endormie et meurtrie. J'ai découvert auprès de mes abuseurs que mon «gardien» était payé comme les autres proxénètes ".
Vers son 6e anniversaire, en 1969, Lucas dit qu’elle a été amenée à une orgie dans un château, pour la première fois, et qu’elle y a été utilisée pour un "show" SM au cours duquel elle a dû manger des excréments humains.
Elle décrit "des aristocrates habillés en hippies", réunis dans une sorte de club, copulant les uns avec les autres au son de musiques psychédéliques, buvant et se droguant à qui mieux mieux. Les enfants étaient seulement des marchandises qui servaient à ces gens à se faire plaisir, de manière sadique évidemment. D’ailleurs, elle explique que "des aristocrates" faisaient partie de ce club, et que certains "aimaient tuer des enfants".
Anneke Lucas raconte qu’on l’a enfermée dans une cellule et qu’elle a dû regarder le corps d’un autre enfant assassiné, pour lui faire comprendre qu’elle devait se taire. La semaine, elle allait à l’école, où elle se montrait timide et renfermée. De nombreux enfants, selon elle, ont été tués dans ce réseau, juste pour le plaisir des dingues du gratin. Ce seraient "les enfants qui n’étaient pas assez appréciés" qui étaient tués.