LA CONVERSATION SCIENTIFIQUE par Etienne Klein
Que pouvons-nous dire sur les trous noirs ? 07/07/2019
avec Aurélien Barreau, physicien, professeur à l’université Grenoble-Alpes et chercheur au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie du CNRS.
Auteur de Trous noirs et étoiles en rebond, Ed. Bayard, 2019 (à paraitre), Trous noirs et espace-temps, Ed. Bayard, 2017 et de Au cœur des trous noirs, Ed. Dunod, 2017
Pourquoi appelle-t-on un trou noir, un "trou noir" ? (France culture, 2017)
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Aurélien Barrau, Alain Damasio, La fin du monde est-elle pour demain ? (RT, 12 juin 2019)
Juliette Binoche et Aurélien Barrau, Climat, vers la fin du monde ? (Canal +, janv. 2019)
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Aurélien Barrau: "Il est envisageable que les trous noirs soient des univers"
Interview Romain Clergeat, le 27 mars 2019 - Paris Match
L'astrophysicien Aurélien Barrau, vulgarisateur hors pair, a répondu aux questions de Match à l'occasion de la sortie de son livre «Big Bang et au-delà».
C’est le prof qu’on aurait rêvé d’avoir. Si masse est égal à énergie, la sienne défie la théorie d’Einstein. Esprit en perpétuelle ébullition, au look de rock star, l’astrophysicien Aurélien Barrau est un vulgarisateur hors pair de la cosmologie. A ce titre, il était déjà une «vedette» sur YouTube, avant qu’il ne prenne la tête d’une campagne pour l’urgence écologique et que le grand public découvre ses talents hypnotisant de dialectique. Il publie une édition actualisée de «Big Bang et au-delà», un ouvrage dans lequel il parvient à transformer l’insondable de l’Univers en balade compréhensible pour tous.
Paris Match. Si le temps commence avec le Big Bang, qu’est-ce que « l’avant » Big Bang ?
Aurélien Barrau. Il y a deux réponses possibles. La première consisterait à dire : la question n’a pas de sens. Car le temps émerge au moment du Big Bang. Ce serait donc une contradiction dans les termes de parler « d’avant ». Qu’y a-t-il au Nord du Pôle Nord ? Le problème n’est pas tant qu’il n’y a rien. C’est qu’il n’existe pas. Pour un cosmologiste, « avant » le Big Bang n’existe pas. C’est la réponse que l’on obtient en utilisant la théorie d’Einstein. Cette réponse est évidemment curieuse mais ce n’est pas, en soi, si gênant. Beaucoup de choses en science sont à la fois vraies, et bizarres. Le problème, c’est que la théorie d’Einstein marche tout le temps, sauf… au moment du Big Bang. Comment croire, alors, la réponse d’une théorie qui ne marche pas à cet instant précis ? Il faudrait avoir une théorie meilleure que celle d’Einstein, qu’on appelle « la gravitation quantique. » Et que nous n’avons pas. Dès lors, il est possible que la réponse que je viens de formuler, soit fausse. Peut-être qu’à la place Big Bang, il y a eu « en rebond ». Et donc, avant lui, un univers qui se serait contracté, aurait rebondi sur lui-même, avant d’émerger dans une phase d’expansion. Mais cette seconde réponse dépend d’une théorie qui est spéculative. Donc, pas forcément correcte non plus.
Ce qui va trancher, c’est l’expérience. Quand j’étais étudiant, et ce n’est pas si vieux, ceci était un peu de la métaphysique. On n’avait aucune perspective de pouvoir utiliser les observations sur des questions qui paraissaient déconnectées des choses tangibles. Mais j’ai espoir que dans 10 ans, on puisse y répondre. En conclusion : je n’en sais rien mais il est possible qu’à relativement court terme, on puisse le savoir.
La 5G, un danger pour la santé ? (RTS; Nouvo, 23 déc. 2018)
La 5G risquée pour la santé ? Annie Sasco, médecin épidémiologiste (TV5 Monde, 6 déc. 2018)
L'arrivée de la 5G inquiète (TSR, Mise au Point, 4 mars 2019)
5G: après le moratoire vaudois, la tempête
9 avril 2019 - Le Temps Sans l’assumer totalement, le canton de Vaud décrète un moratoire sur la construction de nouvelles antennes 5G, dans l’attente de plusieurs rapports commandés par Berne. D’autres cantons pourraient suivre ces prochains jours. Les opérateurs sont furieux
Elles s’appellent Vich, Vallorbe, Mézières, Lully, Gland ou encore Bière. Aujourd’hui, une quinzaine de communes du canton de Vaud sont couvertes en 5G par Sunrise. L’opérateur, qui se vante à travers une campagne de publicité massive d’être le premier à proposer cette technologie en Suisse, voit depuis mardi ses plans contrecarrés. Le canton de Vaud a décidé de «retenir les dossiers relatifs aux antennes 5G dans l’attente des directives techniques de la Confédération». Cette décision, qui affecte bien entendu aussi les projets de Swisscom et de Salt, s’assimile à un moratoire. Une décision qui risque de faire boule de neige dans d’autres cantons romands.
Comme à Genève et en Valais notamment, les Verts ont demandé au canton de Vaud un moratoire sur la construction des antennes 5G. Dans une résolution cosignée par 28 membres du Grand Conseil, le Vert Raphaël Mahaim rappelle que la 5G «fait l’objet d’avertissements de scientifiques de renom, à l’image de la Fédération des médecins suisses». Le texte relève que «l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a diligenté une étude complète sur le phénomène, étude dont les résultats ne sont pas encore connus.» Du coup, la résolution exige qu’«un moratoire sur l’installation d’antennes 5G soit prononcé, cela au moins jusqu’à ce que les conclusions de l’étude de l’OFEV en cours soient connues».
'Scientifiques et médecins alertent sur de potentiels graves effets sanitaires de la 5G'
13 sept. 2017 - Robin des Toits
Plus de 170 scientifiques et médecins de 37 pays demandent un moratoire sur le déploiement de la 5G – cinquième génération de téléphonie mobile – jusqu'à ce que des études d'impact sanitaires et environnementales sérieuses et indépendantes aient été réalisées préalablement à toute mise sur le marché.
La 5G augmentera considérablement l'exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquences (RF-CEM) et s'ajoutera au brouillard électromagnétique déjà produit par la 2G, 3G, 4G, Wi-Fi, etc., exposition dont il a été prouvé qu'elle est nocive pour les humains et pour l'environnement.
Le déploiement de la 5G conduirait à une augmentation générale et massive de l'exposition aux ondes du sans-fil alors que les dangers de ces technologies sont établis.
La technologie de la 5G est efficace sur des petites distances seulement. Elle se transmet mal à travers les solides. Il faudra beaucoup de nouvelles antennes-relais, et la nouvelle architecture du réseau exigera une nouvelle antenne toutes les 10 ou 12 maisons en zone urbaine créant de fait une exposition massive à laquelle nul ne pourra se soustraire.
Le déploiement de nouveaux transmetteurs pour la 5G (on les trouvera également dans les foyers, les boutiques, les hôpitaux) devrait générer selon les estimations entre 10 et 20 milliards de connexions (réfrigérateurs, machines à laver, caméras de surveillance, voitures et bus sans conducteur) et constituera l'Internet des objets. Tout cela augmentera substantiellement l'exposition permanente de l'intégralité de la population européenne aux champs électromagnétiques des technologies du sans-fil.
Les dangers de l'exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquences (RF-CEM) sont déjà démontrés
Plus de 230 scientifiques de plus de 40 pays ont exprimé leur « préoccupation sérieuse » concernant l'accroissement permanent et universel de l'exposition aux champs électromagnétiques par les technologies du sans-fil avant l'ajout du déploiement de la 5G. Ils font référence aux « nombreuses études scientifiques récentes qui ont démontré que ces champs électromagnétiques affectent les organismes vivants à des niveaux d'exposition bien en-dessous des valeurs limites internationales ». Ces effets accroissent le risque de cancer, le stress cellulaire, augmentent l'apparition de radicaux libres nocifs, de dommages génétiques, de changements structurels et fonctionnels du système reproductif, de déficits d'apprentissage et de mémoire, de désordres neurologiques et d'impacts négatifs sur le bien-être. Ces dommages n'affectent pas seulement l'homme mais aussi la faune et la flore selon un nombre croissant d'études.
Pour Etienne Cendrier, porte-parole : "Robin des Toits soutient cet appel de scientifiques et de médecins de grand renom pour que la 5G ne soit pas mise sur le marché : il serait irresponsable et criminel de traiter la population en cobaye alors que les radiofréquences sont peut-être cancérigènes d'après l'OMS ..."
"La 5G tue" : l'astrophysicien Aurélien Barrau tire la sonnette d'alarme.
Par Axel Leclercq, le 11 mars 2019 - Positiv
En quoi devrions-nous craindre la 5G dont l'arrivée nous permettra de surfer encore plus vite sur nos smartphones ? Réponse.
Si la planète est aussi mal en point, c’est parce que l’homme a toujours voulu aller trop vite, préférant le profit immédiat aux sages précautions. A-t-il seulement retenu la leçon ? Est-il revenu à la raison ? Rien n’est moins sûr, comme en témoigne l’arrivée prochaine de la 5G. Un avertissement puissant signé Aurélien Barrau.
Dimanche 10 mars 2019, sur son profil Facebook, l’astrophysicien a de nouveau frappé fort en consacrant un post à l’arrivée prochaine de la 5G. Une nouveauté qui, selon lui, illustre à elle seule cette manie suicidaire que l’homme a de vouloir aller toujours plus vite, quitte à tout massacrer sur son passage…
Pour lui, c’est bien simple, « la 5G tue ». Regardez :
« On prépare donc le réseau téléphonique 5G. Activement. Avec frénésie et impatience ! Pour un temps de latence un peu amoindri et la certitude que les vidéos YouTube seront visibles « outdoor » sans la moindre interruption, nous allons déployer d’innombrables antennes, détruire les précédentes, tout renouveler – sans doute en de multiples exemplaires, opérateurs disjoints obligent… Voila l’archétype de ce qui mène au désastre. Notre incapacité structurelle à dire « ça suffit, nous n’avons pas besoin, pas envie, de cette débauche insensée ; nous refusons cette idée létale suivant laquelle tout ce qui est technologiquement possible doit être effectivement réalisé, pour la jouissance mortifère de la consommation pure
La question n’est PAS de savoir s’il faut construire des centrales nucléaires ou des éoliennes pour alimenter tout cela. Elle consiste à comprendre comment endiguer cette hubris suicidaire de création de besoins matériels qui prévalent sur les ravages insensés que leur mise en acte induisent nécessairement sur le vivant. Même avec une source d’énergie parfaitement « propre », l’effet du déploiement serait dramatique. La 5G tue. Non pas à cause des effets des ondes sur la santé humaine. Mais en tant que création artificielle d’un besoin arbitraire aux conséquences dévastatrices. On ne PEUT PLUS continuer à faire « comme si » ces folies n’avaient pas de conséquences. Nous avons DéJà tué 70% du vivant (avec presque aucun réchauffement climatique). Préfère-t-on la vie ou le débit du réseau téléphonique ? C’est (presque) aussi simple que cela. »
À cette question, la réponse devrait être immédiate et évidente. Pourtant, elle ne l’est pas. Peut-être parce que nous ne sommes pas assez nombreux à nous la poser. Merci donc à Aurélien Barrau de nous la soumettre avec autant de force.