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mercredi 24 juin 2020

Covid-19. Confusion des rôles entre le politique et le médecin

MAJ de la page : Coronavirus



Billie Holliday, Strange Fruit (1959)



Jimmy Yancey, How Long Blues (1939)



Jimmy Yancey, Mourful Blues

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Pr. Didier Raoult, Finalement, la chloroquine... (23 juin 2020)
Ce qui est du rôle du médecin et du politique s'est en partie inversé. On a demandé à des médecins et des chercheurs de dire ce qu'il fallait faire sur des décisions politiques - le confinement ce n'est pas une décision scientifique, le port du masque non plus, c'est du politique - en revanche la prise en charge des malades - les tests, les diagnostiques et le traitement c'est le rôle des médecins. Cette confusion entre le rôle du politique et du médecin c'est une vraie question (...) on aurait aimé, nous médecins, que le conseil de l'ordre des médecins soit de notre côté, celui de la liberté de prescriptions des médecins.
(MAJ 26) Lire aussi : Outcomes of 3,737 COVID-19 patients treated with hydroxychloroquine/azithromycin and other regimens in Marseille, France: A retrospective analysis

La France championne du monde du plus mauvais taux de létalité
(ratio entre le nombre de décès et le nombre de cas détecté)

Le Covid-19 a tué à ce jour entre 30 000 et 40 000 Français (suivant que l’on compte ou non le nombre probable de morts à domicile). Avec le manque de matériel de protection et de tests, les principales causes de l’hécatombe française résident dans la démobilisation des généralistes et dans le refus de les laisser libres d’exercer leur métier de médecin. 
(MAJ 25) Extrait de : Covid-19: au cœur du drame français, l’exclusion des médecins généralistes, 24 juin 2020, par Dominique Andolfatto (professeur de science politique, Credespo, Université de Bourgogne Franche-Comté) et Dominique Labbé (chercheur associé en science politique, Pacte-CNRS, Université de Grenoble-Alpes), Mediapart



Pr. Didier Raoult, son audition devant la commission d'enquête parlementaire (24 juin 2020)
Quand on fait un essai thérapeutique et que les résultats sont significatifs, c'est de l'éthique basale (qui n'a rien à voir avec la méthodologie), (...) on arrête l'essai [et on commence à traiter les malades] (...) La seule manière de faire des essais est de les faire comparatifs [avec un groupe témoin] en vue d'obtenir une différence significative. Et contrairement à ce que vous dites moins il y a de gens quand c'est significatif et plus c'est significatif. Si vous avez besoin de 10 000 personnes pour montrer une significativité c'est qu'il n'y a aucune différence. (Réponse à la question de Philippe Berta à partir de 3:02:20)

Remarque :
Raoult ne dit pas que, pour une même significativité, un essai est meilleur avec un plus petit nombre de personne (ainsi que le pense ses détracteurs). Mais que si on constate une différence significative avec un petit nombre de personne c'est que cette différence est plus grande (parce que la significativité est inversement proportionnelle au nombre de participant).
Exemple : Pour savoir si une moto va plus vite qu'une trottinette électrique il suffira de les faire concourir une seule fois parce que la différence de vitesse entre les deux (la significativité) est très importante. Par contre entre deux marques de trottinette de même puissance il faudra multiplier les essais pour pouvoir les départager (dans des conditions différentes, en montée, descente, etc.) car leur écart de vitesse (la significativité) est faible.

Lire aussi : Comment l’industrie pharmaceutique a vendu son âme… Acte I, 23 juin 2020, France SoirComment l’industrie pharmaceutique a vendu son âme… Acte II, 24 juin 2020, France Soir / Revenus versés par BigPharma. A partir de 12 on a un foyer épidémique de conflits d’intérêts ?, 24 juin 2020, France Soir / Oxford-Essai Clinique Recovery : Overdosage - une pilule très dure à avaler pour les patients, 19 juin 2020, France SoirRecovery, la bonne nouvelle est un leurre pour cacher les incohérences et les fautes graves, 17 juin 2020Covid-19 : Essais cliniques sur le Remdesivir, les magouilles de Gilead et The lancet, 18 juin 2020, France SoirDiscovery : les experts français qui cherchent un traitement contre le Covid sont-ils sous l'influence des labos ?, 18 mai 2020, Marianne



(MAJ 26) Pr. Christian Perrone (Silvano Trotta, 26 juin 2020)
Lire aussi : Effects of chloroquine on viral infections: an old drug against today's diseases, Lancet, 2003Chloroquine is a potent inhibitor of SARS coronavirus infection and spread, Virology Journal, 2005 / Moroccan Scientist: Morocco’s Chloroquine Success Reveals European Failures, 22 juin 2020

Pour résumer à présent le contenu de ce livre, on retiendra deux accusations principales portées notamment (mais pas uniquement) à l'encontre du Président de la République (Emmanuel Macron), du premier Ministre (Edouard Philippe) et de sa porte-parole (Sibeth Ndiaye), des deux ministres de la santé qui se sont succédés pendant la crise (Agnès Buzyn et Olivier Véran), du Directeur général de la santé (Jérôme Salomon) et du Conseil scientifique mis en place le 11 mars 2020 (présidé par Jean-François Delfraissy). La première porte sur la langue de bois, les mensonges et dissimulations. La seconde sur l'inaction et la paralysie face à l'urgence sanitaire.
Extrait de : Christian Perronne, un médecin en colère, 22 juin 2020, par Laurent Mucchielli



(MAJ 25) Didier Raoult face à Jean-Jacques Bourdin en direct (BFMTV, 25 juin 2020)
Lire aussi : COVID-19 : Marseille 5 – Paris 1 juste les chiffres, 20 juin 2020, France Soir



Raoult de Bergerac, Non merci (28 mars 2020)
Détournement du film ''Cyrano de Bergerac de J.P. Rappeneau (1990)



Raoult de Bergerac, La Tirade (18 avril 2020)



     

mercredi 5 août 2015

Billie Holiday, un supplément d'âme


BILLIE HOLIDAY
Un supplément d'âme (Allemagne, 2014)

Billie Holiday (1915-1959) n’a pas eu une enfance facile, entre viol et maison de redressement. Mais le quartier du port de Baltimore où elle a grandi était aussi celui des boîtes de jazz. En 1929, elle rejoint sa mère à New York et commence à chanter dans les bars de Harlem... À l’occasion du centenaire de sa naissance, portrait d’une grande dame du jazz.

Née d’une mère mineure à la dérive, elle a été violée une première fois à l’âge de 11 ans, puis condamnée par un tribunal pour enfants et placée dans une maison de redressement catholique... : autant de drames qui ont concouru à forger son caractère de battante. Le quartier du port de Baltimore où elle a grandi étant aussi celui des boîtes de jazz, elle participe très tôt aux concours entre musiciens en vogue à l'époque. En 1929, elle rejoint sa mère à New York et commence à chanter dans les bars de Harlem. Remarquée par un producteur de disques, elle enregistre avec Benny Goodman, puis tourne un court métrage avec Duke Ellington. Sa carrière est lancée. Mais sa tournée de 1938 avec une formation exclusivement blanche la renvoie à son destin de femme noire confrontée à la ségrégation raciale dans le Sud…

Fuir le misérabilisme 
Si le documentaire évoque aussi les amours souvent sulfureuses de la chanteuse et son addiction à la drogue, il ne la présente pas en victime. Car Billie Holiday, qui ne s’avouait jamais vaincue, a fait ses choix en connaissance de cause. Les témoignages du journaliste Dan Morgenstern, des interprètes Dee Dee Bridgewater et Cassandra Wilson et de Julia Blackburn, auteure d'une biographie de la chanteuse, délivrent cette artiste unique des oripeaux du misérabilisme.
Source : Arte

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Billie Holiday : l'éternelle insoumise aurait cent ans (Hommage)
Par Michel Contat, le 2 août 2015

Fière Lady, rebelle et sulfureuse, Billie Holiday a brûlé par les deux bouts sa courte vie, débutée en 1915. Sa musique était un cri, surgi d'une enfance écorchée et de sa lutte acharnée contre le racisme. A l'occasion du centenaire de sa naissance, sort une version intégrale des sessions d'enregistrement de "Lady In Satin", son chef-d'œuvre ultime.

New York, 1939. Le public du Cafe Society, à Greenwich Village, est plongé dans l'obscurité. Le projecteur cadre le seul visage de Billie Holiday. Elle reste immobile. Alors s'élève cette voix douloureuse qui chante les corps noirs balancés dans la brise sur les arbres du Sud, ces étranges fruits pendus aux peupliers, yeux exorbités et bouche tordue. Les corbeaux les déchirent ; le soleil pourrit cette amère récolte. « Strange fruit. » Personne, jamais, n'a chanté un lynchage. Le public, Blancs et Noirs mêlés, reste saisi, silencieux. Puis applaudit, se réveillant d'un rêve ambigu de beauté et d'horreur. Billie Holiday n'a pas chanté cette chanson sur un ton de protestation politique ; elle l'a chantée de toute son âme, noire, fière, solidaire.

Protest song


Billie Holiday - Strange Fruit (*)

Strange Fruit, qui va changer toute sa carrière, Lady Day ne l'a pas composée. Elle a même hésité à mettre à son répertoire cette chanson écrite par Abel Meeropol, syndicaliste juif et communiste new-yorkais, inspirée de la photo d'un lynchage dans l'Indiana, en 1930. C'est le patron du Cafe Society qui l'a incitée à la chanter, lui qui a ouvert le premier club de jazz « intégré », c'est-à-dire ouvert aux Noirs aussi. Quand elle veut l'enregistrer pour la maison Columbia, qui l'a sous contrat, les responsables, y compris le libéral John H. Hammond, qui l'a produite jusqu'ici, disent non. Elle va donc voir ailleurs : le petit label Commodore, encore une entreprise juive new-yorkaise, sort le disque.

Traquée par le FBI

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