Brexit ou pas Brexit ?
Par Charles Gave, le 22 février 2016 - Institut des libertés
De temps en temps, j’ai l’impression diffuse mais certainement fausse que les hommes politiques prennent les électeurs pour des imbéciles. Nous venons d’en avoir une remarquable illustration à l’occasion de la renégociation d’un statut privilégié pour la Grande Bretagne dans la Communauté Européenne.
Le premier Ministre, David Cameron, pour des raisons de politique intérieure liées à la montée d’un parti anti-européen conduit par Nigel Farage a été obligé de promettre au peuple Britannique avant les dernières élections Britanniques un référendum sur le maintien ou non de la Grande-Bretagne dans la Communauté Européenne. Ce même premier ministre à ensuite fait savoir qu’il allait renégocier des conditions «spéciales» pour la GB et que s’il obtenait ce qu’il comptait demander aux autres pays comme « privilèges», il recommanderait au Peuple de voter pour le maintien du pays dans les structures européennes…On voit l’énormité de la ficelle.
Bien entendu, il n’allait rien demander de vraiment essentiel.
Bien entendu, les autres pays et Bruxelles allaient pousser des cries d’orfraie à ces demandes.
Bien entendu, de longues et difficiles palabres allaient avoir lieu à Bruxelles jusqu’aux petites heures du matin.
Bien entendu, vers 6 ou 7 heures du matin, avant les nouvelles radio, nos héros allaient sortir épuisés de leur nuit de travail en agitant un chiffon de papier expliquant qu’ils étaient arrivés à un accord qui allait garantir la paix à notre temps (Fine allusion à Chamberlain et à Munich).
Et à la suite de cet accord complètement inattendu monsieur Cameron peut donc recommander en son âme et conscience à chaque citoyen Britannique de voter pour le maintien de la Grande-Bretagne dans les structures Européennes.
C’est vraiment prendre les électeurs Britanniques pour des tanches. D’abord, les institutions Européennes n’ont JAMAIS respecté les souverainetés nationales puisqu’elles ont été créées pour les détruire. On se souvient du référendum sur la Constitution Européenne que la France et la Hollande ont rejeté pour se les voir imposer par un traité quelque temps après.