Francis Cousin : Critique radicale et définitive du faux omniprésent (TVLibertés, avril 2017)
Macron c'est l'étape terminale qui va aller au bout du grand chaos c'est à-dire que si Macron est élu - Hollande a été usé en trois mois, Macron sera usé en trois semaines - nous allons avoir une gigantesque tempête sociale, crise industrielle, crise commerciale, crise financière et crise de l'euro. Le fait Macron, par delà la gesticulation politicienne de l'immédiateté, c'est effectivement le signe marqueur que nous sommes entré dans une phase absolument décisive de cette crise terminale du capital.
- Est-ce qu'il faut voter samedi prochain ?
- Personnellement je suis contre toutes les droites et contre toutes les gauches du capital, puisque tout courant politique est une aliénation, (...) j’appelle à l'insurrection de l'Etre, je suis donc contre tous les partis et contre tous les syndicats.
" N'ayant ni divinité extérieur, ni maîtrise supérieure, ni parti, ni syndicat, ni aucune nationalité de raison marchande, l'auto-organisation révolutionnaire du prolétariat ne pourra être que son auto-abolition, universelle destruction de l'échange, du salariat et de l'Etat pour le ré-enracinement cosmique et charnel de l'espèce tout entière contre toutes les théologies de la monnaie, du travail et du cheffisme. L'humanité ne ré-existera que lorsque son combat pour la vie authentique intégrale en aura, une fois pour toutes, terminé avec tous les commandements du dressage politique et de l'enchainement économique qui sont la négation de l'épanouir en l'essence de toutes les demeure de l'Etre. "
Extrait de : Francis Cousin, L'être contre l'avoir : Pour une critique radicale et définitive du faux omniprésent... , Ed., Le retour aux sources, 2012
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Élection présidentielle 2017 : le naufrage continue (& non, Mélenchon ne diffère pas vraiment des autres)
Le 26 avril 2017 - Le Partage
« Je ne crains pas le suffrage universel : les gens voteront comme on leur dira. »
Alexis de Tocqueville
En mars (2017), Jean-Claude Michéa écrivait que « C’est donc uniquement la victoire inattendue du thatchérien François Fillon (victoire essentiellement due aux effets pervers de ce nouveau système des « primaires » importé de manière irréfléchie des États-Unis) qui a rapidement conduit cette fraction de l’élite dirigeante – et donc, à sa suite, la grande majorité du personnel médiatique – à reporter, par défaut, tous ses espoirs sur cette candidature d’Emmanuel Macron qui ne devait pourtant être définitivement activée, au départ, que quelques années plus tard et dans des conditions politiques beaucoup plus propices et mieux préparées ».
La victoire d’Emmanuel Macron, candidat de l’élite financière, des banques, et donc des médias, n’est pas une surprise, mais une nouvelle preuve de l’efficacité de la propagande, et de l’ingénierie sociale. Dans un récent entretien pour le plus célèbre des quotidiens de France, dont les propriétaires (Niel, Bergé) soutiennent Macron, Julien Coupat et Mathieu Burnel rappelaient, à propos des élections présidentielles, qu’elles « n’ont jamais eu pour fonction de permettre à chacun de s’exprimer politiquement, mais de renouveler l’adhésion de la population à l’appareil de gouvernement, de la faire consentir à sa propre dépossession. Elles ne sont plus désormais qu’un gigantesque mécanisme de procrastination. Elles nous évitent d’avoir à penser les moyens et les formes d’une révolution depuis ce que nous sommes, depuis là où nous sommes, depuis là où nous avons prise sur le monde. S’ajoute à cela, comme à chaque présidentielle dans ce pays, une sorte de résurgence maladive du mythe national, d’autisme collectif qui se figure une France qui n’a jamais existé ».
