Docteur en biochimie, ancien responsable du WWF Suisse (1977-1992), secrétaire d’Etat et directeur de l’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage (1992-2005), Philippe Roch a œuvré pour la protection de la nature par de nombreux mandats et au sein de diverses organisations, au niveau local, fédéral ou international.
Il se consacre aujourd'hui à la philosophie de la nature, ou écophilosophie, notamment sur les traces de Robert Hainard, et à la méditation enrichie par le milieu naturel dans lequel il la pratique. Vivant à Russin, dans le vallon de l'Allondon (campagne genevoise), au milieu de son potager, de ses moutons et de ses abeilles, Philippe Roch partage également sa passion pour la nature par des accompagnements méditatifs.
Prochaine méditation accompagnée par Philippe Roch au Vallon de l'Allondon : vendredi 8 avril, 18h-20h
Infos et inscription : phr@pirassay.ch
Philippe Roch participera également à une journée de méditation, le samedi 2 juin 2016, à Gran Cara.
Infos et inscription : Méditation ? Journée découverte
Philippe Roch est un homme politique suisse né le 13 septembre 1949.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Biographie officielle : Philippe Roch / détaillée
Site officiel : Philippe Roch / Office Fédéral de l'Environnement
Bibliographie :
- Mandalas bien-être. Méditer dans la nature. Ed. Jouvence, 2016
- Méditer dans la nature, Se relier à l'âme du monde, Ed. Jouvence, 2015
- Le penseur paléolithique, La philosophie écologiste de Robert Hainard, Ed. Labor et Fides, 2014
en ligne : MP3 (Interview à propos du livre, Couleur 3, 2014)
- Dialogue avec Jean-Jacques Rousseau sur la nature. Jalons pour réenchanter le monde, Ed. Labor et Fides, 2012.
- Eoliennes : des moulins à vent ? Un chemin entre refus et démesure. Ed. Favre, 2011
- avec Jacques Neiryinck, OGM, pour ou contre ? Le débat. Ed. Jouvence, 2010
en ligne : PDF (Ed. numérique, utilisation libre)
- La Nature, source spirituelle. Préface de Nicolat Hulot. Ed. Jouvence, 2009
- Philippe Roch, La nature passionnément. Livre d'entretiens. Ed. Favre, 2007
Ouvrages collectifs :
- avec Dominique Bourg, Sobriété volontaire. En quête de nouveaux mode de vie. Ed. Labor et Fides, 2012
- avec Dominique Bourg, Crise écologique, crise des valeurs. Défis pour l'anthropologie et la spiritualité. Ed. Labor et Fides, 2010
Egalement en ligne :
Si tu veux la paix, coopère, partage, respecte les cultures ! PDF (Article, L'Illustré, 4 février 2016)
Extase
Je suis allé voir mes arbres en train de s'endormir pour l'hiver. Je leur dis au revoir. Je les embrasse. Je me mêle à eux, jusqu'au bout de leurs racines, au plus profond de la terre, jusqu'à l'extrémité de leurs branches vers le ciel. Ne m'abandonnez pas cet hiver, gardez mon âme, pour l'apaiser, la purifier, la dynamiser, la connecter avec la terre mère et le cosmos.
Ils renaîtront au printemps, pour un nouveau cycle. Oui, bien sûr, nous nous retrouverons au printemps, Mais l'hibernation ne préfigure-t-elle pas les cycles de la vie. Ce matin j'ai une vision, comme une évidence que nous nous retrouverons au-delà de la mort. Il y a tant de signes pour cela. Quand ? Où ? Sous quelle forme ? Je ne sais pas, car ces notions de temps, d'espace et de forme seront probablement dépassées, mais nous nous retrouverons. Sinon, pourquoi la création, tout ce foisonnement de vie, l'évolution, la pensée, l'ingéniosité, la beauté, la diversité, la souffrance, l'amour? Qui aurait pu créer tout cela sans prévoir un après, une suite ?
Je demande pardon à tous les rationalistes de ce monde, dont je fais aussi partie, pour cette digression euphorique, pour cette extase spirituelle. Essayez tout de même. Renouez avec la terre, avec la vie, écoutez les arbres, laissez-vous envahir par la beauté de la nature, ressentez, vivez l'harmonie et des choses cachées deviendront évidentes.
Source : Philippe Roch
En ligne : Les plantes au coeur des spiritualités (RTS, Espace 2, 2015)
A propos de Robert Hainard (Léman Bleu, Genève à Chaud, 2014) - A partir de 12'30
Spiritualité au naturel (RTS, Faut pas croire, 2012)
Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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lundi 4 avril 2016
vendredi 6 décembre 2013
Nelson Rolihlahla Mandela ou Madiba
Nelson Rolihlahla Mandela, dont le nom du clan tribal est « Madiba », né le 18 juillet 1918 à Mvezo (Union d'Afrique du Sud) et mort le 5 décembre 2013 à Johannesburg, est un homme d'État sud-africain ; il a été l'un des dirigeants historiques de la lutte contre le système politique d'apartheid avant de devenir président de la République d'Afrique du Sud de 1994 à 1999, à la suite des premières élections nationales non raciales de l'histoire du pays.
Nelson Mandela entre au Congrès national africain (ANC) en 1944, afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche et la ségrégation raciale menée par celle-ci. Devenu avocat, il participe à la lutte non violente contre les lois de l'apartheid, mises en place par le gouvernement du Parti national à partir de 1948. L'ANC est interdit en 1960, et la lutte pacifique ne donnant pas de résultats tangibles, Mandela fonde et dirige la branche militaire de l'ANC, Umkhonto we Sizwe, en 1961, qui mène une campagne de sabotage contre des installations publiques et militaires. Le 12 juillet 1963, il est arrêté par la police sud-africaine sur indication de la CIA, puis est condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité lors du procès de Rivonia. Dès lors, il devient un symbole de la lutte pour l'égalité raciale et bénéficie d'un soutien international croissant.
Après vingt-sept années d'emprisonnement dans des conditions souvent très dures, Mandela est relâché le 11 février 1990, et soutient la réconciliation et la négociation avec le gouvernement du président Frederik de Klerk. En 1993, il reçoit avec ce dernier le prix Nobel de la paix pour avoir conjointement et pacifiquement mis fin au régime d'apartheid et jeté les bases d'une nouvelle Afrique du Sud démocratique.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Bibliographie (en français) :
- L'Apartheid, Ed. de Minuit, 1965
- Un long chemin vers la liberté, autobiographie, Ed. Le Livre de poche, 1996
- Conversations avec moi-même : Lettres de prison, notes et carnets intimes, Ed. Points, 2011
- Pensées pour moi-même, recueil de citations, Ed. Points, 2012
En ligne :
Fondation Nelson Mandela
Dossiers : France culture / INA / RTS / Jeune Afrique
Nelson Mandela, le rêve d'une nation : FC
Première interview, 1961
Source (et transcription) : Mediapart
Photo interactive (liens vers des archives radio) :
Source : France culture
DISCOURS D’INVESTITURE (Prétoria, 1994)
Majestés, Altesses, invités distingués, camarades et amis,
Aujourd'hui, nous tous, par notre présence ici et par nos célébrations dans d'autres régions de notre pays et du monde, nous conférons gloire et espoir à une liberté tout juste née.
De l'expérience d'un désastre humain inouï qui a duré beaucoup trop longtemps, doit naître une société dont toute l'humanité sera fière.
Nos actions quotidiennes, en tant que simples Sud-Africains, doivent susciter une réalité sud-africaine concrète qui renforcera la foi de l'humanité en la justice, confirmera sa confiance en la noblesse de l'âme humaine et maintiendra tous nos espoirs envers une vie glorieuse pour tous.
Tout ceci, nous le devons tant à nous-mêmes qu'aux peuples du monde qui sont si bien représentés ici, aujourd'hui.
Je n'hésite pas à dire à mes compatriotes que chacun d'entre nous est aussi intimement attaché à la terre de ce beau pays que le sont les célèbres jacarandas* de Pretoria et les mimosas du bushveld**.
Chaque fois que l'un d'entre nous touche le sol de ce pays, nous ressentons un sentiment de renouveau personnel. L'humeur nationale change avec les saisons.
Nous sommes mus par un sentiment de joie et d'euphorie lorsque l'herbe verdit et que les fleurs s'épanouissent.
Cette unité spirituelle et physique que nous partageons tous avec cette patrie commune explique l'intensité de la douleur que nous avons tous portée dans nos cœurs lorsque nous avons vu notre pays se déchirer dans un conflit terrible, et lorsque nous l'avons vu rejeté, proscrit et isolé par les peuples du monde, précisément parce qu'il était devenu la base universelle de l'idéologie et de la pratique pernicieuse du racisme et de l'oppression raciale.
Nous, le peuple d'Afrique du Sud, nous sentons profondément satisfaits que l'humanité nous ait repris en son sein, et que le privilège rare d'être l'hôte des nations du monde sur notre propre terre nous ait été accordé, à nous qui étions hors-la-loi il n'y a pas si longtemps.
Nous remercions tous nos distingués invités internationaux d'être venus prendre possession avec le peuple de notre pays de ce qui est, après tout, une victoire commune pour la justice, la paix, la dignité humaine.
Nous sommes sûrs que vous continuerez à être à nos côtés lorsque nous aborderons les défis de la construction de la paix, de la prospérité, de la démocratie, et que nous nous attaquerons au sexisme et au racisme.
Nous apprécions infiniment le rôle qu'ont joué les masses de nos concitoyens et leurs dirigeants politiques, démocratiques, religieux, féminins, jeunes, économiques, traditionnels et autres pour parvenir à cette conclusion. Et parmi eux se trouve notamment mon second vice-président, l'honorable Frederik Willem De Klerk.
Nous aimerions également rendre hommage à nos forces de sécurité, tous grades confondus, pour le rôle distingué qu'elles ont joué en protégeant nos premières élections démocratiques et la transition vers la démocratie des forces sanguinaires qui refusent toujours de voir la Lumière.
Le temps est venu de panser nos blessures.
Le moment est venu de réduire les abîmes qui nous séparent.
Le temps de la construction approche.
Nous avons enfin accompli notre émancipation politique. Nous nous engageons à libérer tout notre peuple de l'état permanent d'esclavage à la pauvreté, à la privation, à la souffrance, à la discrimination liée au sexe ou à toute autre discrimination.
Nous avons réussi à franchir le dernier pas vers la liberté dans des conditions de paix relative. Nous nous engageons à construire une paix durable, juste et totale.
Nous avons triomphé dans notre effort pour insuffler l'espoir dans le cœur de millions de nos concitoyens. Nous prenons l'engagement de bâtir une société dans laquelle tous les Sud-Africains, blancs ou noirs, pourront marcher la tête haute sans aucune crainte au fond de leur cœur, assurés de leur droit inaliénable à la dignité humaine - une nation arc-en-ciel en paix avec elle-même et avec le monde.
Comme gage de son engagement dans le renouveau de notre pays, le nouveau gouvernement transitoire d'unité nationale examinera, comme cas d'urgence, la question de l'amnistie pour plusieurs catégories de concitoyens qui purgent actuellement des peines d'emprisonnement.
Nous dédions ce jour à tous les héros, hommes et femmes, de ce pays et du reste du monde qui ont sacrifié, de diverses manières, et mis en jeu leur vie afin que nous puissions être libres. Leurs rêves sont devenus réalité. La liberté est leur récompense.
Nous sommes à la fois rendus modestes et exaltés par l'honneur et le privilège que vous, citoyens d'Afrique du Sud, nous avez conféré, en tant que premier président d'un gouvernement uni, démocratique, non-racial et non-sexiste, de conduire notre pays hors de la vallée des ténèbres.
Nous comprenons bien qu'il n'y a pas de voie facile vers la liberté. Nous savons bien que nul d'entre nous agissant seul ne peut obtenir la réussite. Nous devons donc agir ensemble en tant que peuple uni, pour la réconciliation nationale, pour la construction de la nation, pour la naissance d'un nouveau monde.
Que la justice soit présente pour tous!
Que la paix soit là pour tous!
Que le travail, le pain, l'eau et le sel soient à la disposition de tous!
Que chacun sache cela, car tant le corps que l'esprit et l'âme ont été libérés pour leur plein épanouissement!
Que jamais, au grand jamais ce beau pays ne subisse l'oppression de l'un par l'autre et ne souffre l'indignité d'être le pestiféré du monde.
Que règne la liberté!
Le soleil ne se couchera jamais sur une réussite humaine si glorieuse.
Dieu bénisse l'Afrique.
Merci.
(*) Arbres dont les fleurs mauves sont écloses du printemps à l'automne, les innombrables jaracandas de Pretoria constituent, depuis la fin du XIXe siècle, l'une des particularités de la ville.
(**) Savane sud-africaine.
Source : nouvelobs
(Un texte de Marianne Williamson est parfois cité comme extrait du discours d'investiture : wikipedia)
Ubuntu par Nelson Mandela
Sur la philosophie Ubuntu voir aussi : wikipedia / afrikara
Nelson Mandela, Le réconciliateur (USA, 1999)
Nelson Mandela, Au nom de la liberté (2009) - Autre lien : YouTube
Mandela, libre à tous prix (2013)
Clint Eastwwod, Invictus (2009), bande annonce
Film entier : Invictus
Mandela, Un long chemin vers la liberté (2013), bande annonce
INVICTUS (Poème préféré de Nelson Mandela)
Dans les ténèbres qui m'enserrent
Noires comme un puits où l'on se noie
Je rends grâce aux dieux, quels qu'ils soient
Pour mon âme invincible et fière.
Dans de cruelles circonstances
Je n'ai ni gémi ni pleuré
Meurtri par cette existence
Je suis debout, bien que blessé.
En ce lieu de colère et de pleurs
Se profile l'ombre de la Mort
Je ne sais ce que me réserve le sort
Mais je suis, et je resterai sans peur.
Aussi étroit soit le chemin
Nombreux, les châtiments infâmes
Je suis le maître de mon destin
Je suis le capitaine de mon âme.
William Ernest Henley (1843-1903)
Nelson Mandela entre au Congrès national africain (ANC) en 1944, afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche et la ségrégation raciale menée par celle-ci. Devenu avocat, il participe à la lutte non violente contre les lois de l'apartheid, mises en place par le gouvernement du Parti national à partir de 1948. L'ANC est interdit en 1960, et la lutte pacifique ne donnant pas de résultats tangibles, Mandela fonde et dirige la branche militaire de l'ANC, Umkhonto we Sizwe, en 1961, qui mène une campagne de sabotage contre des installations publiques et militaires. Le 12 juillet 1963, il est arrêté par la police sud-africaine sur indication de la CIA, puis est condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité lors du procès de Rivonia. Dès lors, il devient un symbole de la lutte pour l'égalité raciale et bénéficie d'un soutien international croissant.
Après vingt-sept années d'emprisonnement dans des conditions souvent très dures, Mandela est relâché le 11 février 1990, et soutient la réconciliation et la négociation avec le gouvernement du président Frederik de Klerk. En 1993, il reçoit avec ce dernier le prix Nobel de la paix pour avoir conjointement et pacifiquement mis fin au régime d'apartheid et jeté les bases d'une nouvelle Afrique du Sud démocratique.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Bibliographie (en français) :
- L'Apartheid, Ed. de Minuit, 1965
- Un long chemin vers la liberté, autobiographie, Ed. Le Livre de poche, 1996
- Conversations avec moi-même : Lettres de prison, notes et carnets intimes, Ed. Points, 2011
- Pensées pour moi-même, recueil de citations, Ed. Points, 2012
En ligne :
Fondation Nelson Mandela
Dossiers : France culture / INA / RTS / Jeune Afrique
Nelson Mandela, le rêve d'une nation : FC
Première interview, 1961
Source (et transcription) : Mediapart
Photo interactive (liens vers des archives radio) :
Source : France culture
DISCOURS D’INVESTITURE (Prétoria, 1994)
Majestés, Altesses, invités distingués, camarades et amis,
Aujourd'hui, nous tous, par notre présence ici et par nos célébrations dans d'autres régions de notre pays et du monde, nous conférons gloire et espoir à une liberté tout juste née.
De l'expérience d'un désastre humain inouï qui a duré beaucoup trop longtemps, doit naître une société dont toute l'humanité sera fière.
Nos actions quotidiennes, en tant que simples Sud-Africains, doivent susciter une réalité sud-africaine concrète qui renforcera la foi de l'humanité en la justice, confirmera sa confiance en la noblesse de l'âme humaine et maintiendra tous nos espoirs envers une vie glorieuse pour tous.
Tout ceci, nous le devons tant à nous-mêmes qu'aux peuples du monde qui sont si bien représentés ici, aujourd'hui.
Je n'hésite pas à dire à mes compatriotes que chacun d'entre nous est aussi intimement attaché à la terre de ce beau pays que le sont les célèbres jacarandas* de Pretoria et les mimosas du bushveld**.
Chaque fois que l'un d'entre nous touche le sol de ce pays, nous ressentons un sentiment de renouveau personnel. L'humeur nationale change avec les saisons.
Nous sommes mus par un sentiment de joie et d'euphorie lorsque l'herbe verdit et que les fleurs s'épanouissent.
Cette unité spirituelle et physique que nous partageons tous avec cette patrie commune explique l'intensité de la douleur que nous avons tous portée dans nos cœurs lorsque nous avons vu notre pays se déchirer dans un conflit terrible, et lorsque nous l'avons vu rejeté, proscrit et isolé par les peuples du monde, précisément parce qu'il était devenu la base universelle de l'idéologie et de la pratique pernicieuse du racisme et de l'oppression raciale.
Nous, le peuple d'Afrique du Sud, nous sentons profondément satisfaits que l'humanité nous ait repris en son sein, et que le privilège rare d'être l'hôte des nations du monde sur notre propre terre nous ait été accordé, à nous qui étions hors-la-loi il n'y a pas si longtemps.
Nous remercions tous nos distingués invités internationaux d'être venus prendre possession avec le peuple de notre pays de ce qui est, après tout, une victoire commune pour la justice, la paix, la dignité humaine.
Nous sommes sûrs que vous continuerez à être à nos côtés lorsque nous aborderons les défis de la construction de la paix, de la prospérité, de la démocratie, et que nous nous attaquerons au sexisme et au racisme.
Nous apprécions infiniment le rôle qu'ont joué les masses de nos concitoyens et leurs dirigeants politiques, démocratiques, religieux, féminins, jeunes, économiques, traditionnels et autres pour parvenir à cette conclusion. Et parmi eux se trouve notamment mon second vice-président, l'honorable Frederik Willem De Klerk.
Nous aimerions également rendre hommage à nos forces de sécurité, tous grades confondus, pour le rôle distingué qu'elles ont joué en protégeant nos premières élections démocratiques et la transition vers la démocratie des forces sanguinaires qui refusent toujours de voir la Lumière.
Le temps est venu de panser nos blessures.
Le moment est venu de réduire les abîmes qui nous séparent.
Le temps de la construction approche.
Nous avons enfin accompli notre émancipation politique. Nous nous engageons à libérer tout notre peuple de l'état permanent d'esclavage à la pauvreté, à la privation, à la souffrance, à la discrimination liée au sexe ou à toute autre discrimination.
Nous avons réussi à franchir le dernier pas vers la liberté dans des conditions de paix relative. Nous nous engageons à construire une paix durable, juste et totale.
Nous avons triomphé dans notre effort pour insuffler l'espoir dans le cœur de millions de nos concitoyens. Nous prenons l'engagement de bâtir une société dans laquelle tous les Sud-Africains, blancs ou noirs, pourront marcher la tête haute sans aucune crainte au fond de leur cœur, assurés de leur droit inaliénable à la dignité humaine - une nation arc-en-ciel en paix avec elle-même et avec le monde.
Comme gage de son engagement dans le renouveau de notre pays, le nouveau gouvernement transitoire d'unité nationale examinera, comme cas d'urgence, la question de l'amnistie pour plusieurs catégories de concitoyens qui purgent actuellement des peines d'emprisonnement.
Nous dédions ce jour à tous les héros, hommes et femmes, de ce pays et du reste du monde qui ont sacrifié, de diverses manières, et mis en jeu leur vie afin que nous puissions être libres. Leurs rêves sont devenus réalité. La liberté est leur récompense.
Nous sommes à la fois rendus modestes et exaltés par l'honneur et le privilège que vous, citoyens d'Afrique du Sud, nous avez conféré, en tant que premier président d'un gouvernement uni, démocratique, non-racial et non-sexiste, de conduire notre pays hors de la vallée des ténèbres.
Nous comprenons bien qu'il n'y a pas de voie facile vers la liberté. Nous savons bien que nul d'entre nous agissant seul ne peut obtenir la réussite. Nous devons donc agir ensemble en tant que peuple uni, pour la réconciliation nationale, pour la construction de la nation, pour la naissance d'un nouveau monde.
Que la justice soit présente pour tous!
Que la paix soit là pour tous!
Que le travail, le pain, l'eau et le sel soient à la disposition de tous!
Que chacun sache cela, car tant le corps que l'esprit et l'âme ont été libérés pour leur plein épanouissement!
Que jamais, au grand jamais ce beau pays ne subisse l'oppression de l'un par l'autre et ne souffre l'indignité d'être le pestiféré du monde.
Que règne la liberté!
Le soleil ne se couchera jamais sur une réussite humaine si glorieuse.
Dieu bénisse l'Afrique.
Merci.
(*) Arbres dont les fleurs mauves sont écloses du printemps à l'automne, les innombrables jaracandas de Pretoria constituent, depuis la fin du XIXe siècle, l'une des particularités de la ville.
(**) Savane sud-africaine.
Source : nouvelobs
(Un texte de Marianne Williamson est parfois cité comme extrait du discours d'investiture : wikipedia)
Ubuntu par Nelson Mandela
Sur la philosophie Ubuntu voir aussi : wikipedia / afrikara
Nelson Mandela, Le réconciliateur (USA, 1999)
Nelson Mandela, Au nom de la liberté (2009) - Autre lien : YouTube
Mandela, libre à tous prix (2013)
Clint Eastwwod, Invictus (2009), bande annonce
Film entier : Invictus
Mandela, Un long chemin vers la liberté (2013), bande annonce
Hugh Masekela , Mandela (Bring Him Back Home), 1987
Johnny Clegg, Asimbonanga, 1987
Dans les ténèbres qui m'enserrent
Noires comme un puits où l'on se noie
Je rends grâce aux dieux, quels qu'ils soient
Pour mon âme invincible et fière.
Dans de cruelles circonstances
Je n'ai ni gémi ni pleuré
Meurtri par cette existence
Je suis debout, bien que blessé.
En ce lieu de colère et de pleurs
Se profile l'ombre de la Mort
Je ne sais ce que me réserve le sort
Mais je suis, et je resterai sans peur.
Aussi étroit soit le chemin
Nombreux, les châtiments infâmes
Je suis le maître de mon destin
Je suis le capitaine de mon âme.
William Ernest Henley (1843-1903)
mardi 16 octobre 2012
Jean Jaures
Jean Jaurès est un homme politique français, né à Castres (Tarn) le 3 septembre 1859 et mort assassiné à Paris le 31 juillet 1914 par Raoul Villain. Orateur et parlementaire socialiste, il s'est notamment illustré par son pacifisme et son opposition au déclenchement de la Première Guerre mondiale.
Bibliographie :
- De la réalité du monde sensible (Thèse de doctorat en philosophie, 1891), Oeuvres philosophiques, vol. 2, Ed. Vent Terral, 2009
- Cours de philosophie, Oeuvres philosophiques, vol. 1, Ed. Vent Terral, 2006.
Autres ouvrages voir : wikipedia
En ligne :
- De la réalité du monde sensible : wikisource
- Poèmes : wikisource / littérature audio
- Il y a 50 ans Jean Jaures, documentaire : INA
Voir aussi la page : Jaurès contre les lois scélérates (1894)
L’étonnement éternel.
L’Infini, en même temps qu’il est la suprême clarté, est le suprême mystère. L’être infini est une inépuisable réponse à une inépuisable question ; Dieu même, en se comprenant comme être et en comprenant tout par soi, s’étonne d’être ; le jour où nous saurions tout, où nous verrions tout, nous aurions mis un terme à notre ignorance, mais point à notre étonnement ; l’étonnement n’est pas seulement à l’origine de la science, il est au bout et, à l’infini, il se confond avec la science elle-même ; l’infini a besoin, pour résister à la négation, de s’affirmer sans cesse, et c’est cette affirmation renouvelée qui renouvelle le monde ; il y a au fond de toute chose un étonnement divin qui met dans la monotonie des matins renaissants une fraîcheur d’aurore première et qui prolonge dans le rêve les perspectives voilées du soir.
Ivresses panthéistes II.
Quand on dit que la lumière est la joie des yeux, on veut dire qu’elle est la joie du cerveau. La lumière se mêle à cette activité organique vaguement aperçue qui accompagne la pensée, et par suite elle se mêle, d’une manière intime et en quelque sorte organique, avec la pensée elle-même à l’état naissant. Ce n’est pas quand la pensée s’est développée en forme distincte d’idée que la lumière vient à s’unir à elle ; elle la surprend et la pénètre à l’état organique, et elle constitue par là même, dans notre cerveau, un milieu subtil et joyeux où toutes les idées quelles qu’elles soient, où toutes les formes quelles qu’elles soient, se meuvent plus heureuses et plus belles. À la lettre, nos pensées, dans leur milieu cérébral, baignent dans la lumière, et il peut arriver que l’action prolongée de la lumière radieuse et immense, abolissant le sentiment organique spécial à notre cerveau, élargisse un moment notre conscience jusqu’à la confondre avec l’horizon plein de clarté. Il m’est arrivé, après avoir marché longtemps dans la lumière enivrante de l’été, de ne plus me sentir moi-même que comme un lieu de passage de la lumière ; mes yeux me faisaient l’effet de deux arches étranges par où un fleuve de lumière, se développant en moi, submergeait et effaçait peu à peu les limites organiques de ma conscience.
Extrait de : Poèmes, Ivresses panthéistes
Source du texte : wikisource
Le monde sensible, que nous voyons, que nous touchons, où nous vivons, est-il réel ? La question semblera puérile aux hommes d’action, et je compte parmi eux les hommes de pensée qui acceptent d’emblée les choses pour en étudier sans retard les rapports et l’enchaînement. Ce n’est pourtant pas une dispute d’école, car l’esprit humain s’est interrogé sur la réalité de l’univers bien avant qu’il y eût une tradition scolastique et des raffinements artificiels de curiosité. Parménide, dans la première et simple lumière de la pensée grecque, comparant le monde à l’être, n’y voyait qu’une prodigieuse illusion. Il ne s’agit point, d’ailleurs, de contester la réalité du monde telle que l’entend le vulgaire. Celui-ci croit naïvement à la réalité d’un objet sur les témoignages concordants de ses sens : une pomme que l’on peut voir, goûter, toucher, est une pomme ; et lorsqu’un bâton bien visible et bien palpable lui caresse les épaules, ce sont bien des coups de bâton qu’il reçoit. Aussi, s’imagine-t-il volontiers, lorsqu’on met en question la réalité du monde extérieur, qu’on met en question ses sensations elles-mêmes. La facétie de Molière dans Sganarelle n’a pas d’autre fondement. Tout le comique vient de ce que le philosophe commence par accepter la notion vulgaire de la réalité, sauf à y contredire ensuite en paroles. « Il se peut que je vous entende, il se peut que vous me parliez. » Son doute porte non pas sur la réalité intime et mystérieuse des choses, mais sur les sensations mêmes. Ainsi, c’est de ces sensations mêmes qu’il fait le type de la réalité, puisque c’est à ces sensations, comme telles, qu’il applique sa critique et son doute ; et pensant au fond comme le vulgaire, il se donne l’air de penser autrement, mais c’est là une contradiction lamentable qui le livre sans défense à cette logique des coups de bâton dont il a reconnu d’avance implicitement la légitimité. Le vrai problème qui se pose n’est donc pas : le monde est-il réel ? car, comme on fait d’habitude du monde même et de l’impression qu’il produit sur nous le type de la réalité, cette question n’est qu’une misérable tautologie. Ce qu’on peut demander et ce que demande au fond l’esprit humain, c’est : en quel sens, de quelle manière, à quelle profondeur le monde est-il réel ? (...)
Extrait de : De la réalité du monde sensible (Début du chap. 1, Le problème et la méthode)
Source (et suite) du texte : wikisource
Jean Jaurès, De la réalité du monde sensible
Discours au Pré Saint Gervais
Les Nouveaux chemins de la connaissance par Adèle Van Reeth, Philippe Petit
Le socialisme (1/4): Jean Jaurès 25.02.2013 -
avec Gilles Candar, professeur de chaire supérieure au Mans, président de la Société d’études jaurésiennes, directeur des « Cahiers Jaurès »
Les Racines du ciel par Frédéric Lenoir, Leili Anvar
Mystique et politique: le parcours singulier de Jean Jaurès avec Eric Vinson et Sophie Viguier-Vinson 28.09.2014
Henri Guillemin (RTS, 1972)
Jacques Brel, Pourquoi ont-ils tué Jaurès
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