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dimanche 28 juillet 2013

Cobayes humains



COBAYES HUMAINS (France, 2010)
Avant qu'un médicament ne soit mis sur le marché, il est testé sur des animaux , puis sur des êtres humains, au fil d'essais cliniques strictement réglementés. En théorie, du moins. Car du fait de l'augmentation du coût de ces essais en Occident, les laboratoires pharmaceutiques en délocalisent une grande partie vers les pays émergents : Inde, Amérique latine, Europe de l'Est et Chine. Comme Paul Jenkins le démontre dans cette enquête minutieuse menée en Inde - un marché qui pèse 1,5 milliard d'euros par an -, ces tests cruciaux s'effectuent bien souvent dans l'opacité. Ces "études" représentent pour nombre de familles pauvres une source de revenus non négligeable. Aussi l'industrie pharmaceutique n'a-t-elle aucun mal à recruter des milliers de volontaires, le plus souvent dans les hôpitaux.
Source : Arte


mercredi 5 juin 2013

La revanche des microbes



Pierre Bressian, La revanche des microbes, 2009 (Arte 2011)
Dans le domaine de la santé, l'antibiotique est sans doute la plus grande découverte de tous les temps. Pour la première fois de son histoire, l'homme parvient à neutraliser le microbe. C'est une victoire fondamentale qui va conduire la société vers une révolution structurelle, sociale et culturelle sans précédent.
Grâce aux antibiotiques, l'espérance de vie dans les sociétés occidentales s'est accrue, du jour au lendemain, de plusieurs dizaines d'années et des maladies aussi graves et emblématiques que la peste ou la tuberculose ont pratiquement disparu.
Mais la surconsommation d'antibiotiques a un effet pervers : les bactéries s'adaptent, mutent génétiquement pour devenir immuno-résistantes. Et lorsque l'être humain prend conscience de ces mécanismes de résistance et de transfert de gènes, il est déjà trop tard !

Source : Arte

vendredi 24 mai 2013

Médicamenteurs et Alimenteurs



Stéphane Horel et Brigitte Rossigneux, LES MEDICAMENTEURS (2011)
Un exemple concret vaut parfois mieux qu’une longue démonstration. C’est sur ce principe que cette enquête démarre son sévère réquisitoire contre les rouages de l’industrie pharmaceutique. Une attaque en règle aux conclusions édifiantes. Exemple pris avec le tristement célèbre Vioxx, vanté pour son efficacité contre l’arthrose et la polyarthrite rhumatoïde. Les ventes explosent jusqu’en 2005, date à laquelle il est brutalement retiré du marché. En cause ? Des effets secondaires graves et parfois mortels : près de 30 000 personnes sous traitement succomberont à un accident cardio-vasculaire… Si ce scandale a marqué les esprits, il n’a pas pour autant mis fin aux pratiques douteuses des géants pharmaceutiques. Essais cliniques tronqués, publications médicales biaisées, experts rétribués, marketing forcené, médecins harcelés… Tout est bon pour vendre un médicament.
Source (et suite) du texte : France 5


* * *



Stéphane Horel et Brigitte Rossigneux, LES ALIMENTEURS (2012)
On a vécu dans les années 1980-2000 ce que tous les pays occidentaux ont vécu : une augmentation très importante du surpoids et de l’obésité chez l’enfant et chez l’adulte, avec des chiffres extrêmement impressionnants », rappelle Serge Hercberg, directeur du Programme national nutrition santé (PNNS) mis en place dans un souci de santé publique par le gouvernement de Lionel Jospin en 2001. Pointée du doigt, la responsabilité des industriels de l’agroalimentaire, qui mettent sur nos tables plus de 500 000 produits différents. « L’offre alimentaire proposée en France est extrêmement transformée par rapport aux aliments de base, avec pertes de minéraux, de vitamines et de tout un tas de nutriments nécessaires à la bonne santé de l’organisme, relève Pierre Meneton, chargé de recherche à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). L’autre conséquence de cette transformation est l’ajout de produits en quantité plus ou moins importante : des sucres, du sel, des graisses, des colorants, des conservateurs.
Source (et suite) du texte : France 5
 

mardi 26 mars 2013

Maladies à vendre



MALADIES A VENDRE
Documentaire d'Anne Georget (France, 2011, 55mn)
Comment l'industrie pharmaceutique fabrique des malades à grand renfort de marketing avec la complicité des autorités et des médecins.
Jusque dans les années 1980, l'industrie pharmaceutique orientait ses efforts vers la guérison des maladies existantes, même si les pathologies affectant les populations pauvres, comme la malaria, étaient négligées parce que peu rentables. Désormais, pour garantir leurs retours sur investissement et recycler leurs médicaments, les firmes inventent des pathologies, si possible chroniques. Une publicité déguisée en information médicale, doublée d'un intense lobbying, se charge de les "vendre" au grand public et aux praticiens. Ce film – auquel l'industrie a refusé de participer – démonte les mécanismes d'une médecine sous l'emprise du marché.

Le marketing du diagnostic
Comment augmenter la consommation de médicaments ? En abaissant par exemple la norme du taux de cholestérol afin de promouvoir des molécules, qui, prises sans nécessité, comportent des risques sanitaires. Ou en décelant dans la population féminine une nouvelle forme de dépression cyclique (le "syndrome dysphorique menstruel"), traitée avec une version recyclée du Prozac. Au Japon, la dépression constituait un état rare, mais d'astucieux stratèges ont popularisé le concept de "rhume de l'âme" et fait décoller le marché des antidépresseurs. Une analyse décapante qui permet de mesurer, de spot TV en site "d'information", le marketing du diagnostic et son pouvoir.
Source (et suite) du texte : Arte





Cash Investigation, Les vendeurs de maladie, 2012


samedi 29 septembre 2012

Médica-ment-eur-s



France culture, 29 sept. 2012



Source de la vidéo : nouvel observateur


Philippe Even est professeur émérite et ancien vice-président de l'université de Paris-5, ancien doyen de la faculté de médecine Necker et président de l'institut Necker.

Co-auteur du : Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux au service des malades et des praticiens, Ed. Le Cherche Midi, 2012
Commande sur Amazon : Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux


LE SEUL GUIDE QUI REPERTORIE ET CLASSE LES MEDICAMENTS UTILES ET DANGEREUX
50 % de médicaments inutiles – 20 % mal tolérés
5 % potentiellement très dangereux, mais 75 % remboursés
Près de 100 000 accidents nécessitant une hospitalisation
et 20 000 morts par an

Des dépenses de 1,3 à 2 fois supérieures à celles de tous les autres grands pays européens, soit 10 à 15 milliards d'euros jetés par les fenêtres, sans aucun bénéfice pour la santé, plus que le déficit de l'Assurance-maladie, aux dépens des véritables priorités : hôpitaux, maternités, infirmières, handicaps physiques et mentaux, dépendance et vieillesse.
Ce guide s'adresse d'abord aux malades et aux praticiens pour les alerter et les éclairer sur l'efficacité réelle et les risques des médicaments. Ensuite aux politiques et aux agences qui autorisent les médicaments, accordent aux firmes des prix de vente exorbitants et remboursent les médicaments sans discernement. Cette politique n'est pas au service des malades et des citoyens qui paient, mais à celui de l'industrie pharmaceutique qui encaisse, alors que, depuis vingt-cinq ans, elle n'invente plus guère et est devenue la moins éthique et la plus lucrative de toutes les industries, confortée par le silence indifférent ou complice d'une grande part de l'élite médicale universitaire.
La justice, la sécurité et la crise imposent de tailler à coups de serpe dans des dépenses injustifiées et des médicaments trop souvent dangereux.
Source du texte : france culture 



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