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mardi 28 juillet 2015

Vladimir Poutine: "L'Europe devrait se montrer plus indépendante des USA"



Darius Rochebin interviewe Vladimir Poutine (RTS, 27 juillet 2015)

Course aux armements: "la relance est due aux Etats-Unis"

Interrogé sur les programmes militaires de Moscou, le président russe rejette la faute sur Washington: "Cette relance de la course aux armements date de la sortie unilatérale des Etats-Unis du traité anti-missiles balistiques. Ce traité était la pierre angulaire de tout le système de sécurité international".

Une nouvelle guerre en Europe ? "J'espère que non"

Lorsqu'on lui demande si une nouvelle guerre est possible en Europe, Vladimir Poutine réplique: "J'espère que non. Mais on aimerait voir l'Europe manifester davantage son indépendance et sa souveraineté".
Le président russe envoie une pique particulière à la France et sa position actuelle en lien avec l’Otan: "Si, pour discuter des affaires intérieures avec nos partenaires européens, nous devons aller à Washington, c’est un peu curieux". (*)

Source (et suite du texte) : RTS

(*) voir plus bas dans la page "Nous sommes passé dans l'allégeance au suzerain américain" par Jean-Pierre Chevènement

* * *

Qui est vraiment Poutine ? Que veut-il ? Que fait-il ?
Par Paul Craig Roberts le 26 juillet 2015 -  Counterpunch

Les mensonges à propos du président de la Russie sont devenus si grossiers, menaçant le monde d’une guerre dévastatrice, que des Américains éminents se sont regroupés pour fonder le Comité américain pour l’entente Est-Ouest. Les membres fondateurs sont : l’ancien sénateur américain Bill Bradley, Amb. Jack Matlock qui était ambassadeur américain auprès de l’Union soviétique pendant la présidence de Reagan. À ces noms s’ajoutent les membres suivants de l’administration de George HW Bush : William J. Van den Heuvel, qui était ambassadeur américain à l’ONU pendant l’administration Carter, John Pepper, qui est l’ancien président et chef de la direction de Proctor Gamble, Gilbert Doctorow qui est un homme d’affaires avec un quart de siècle d’expérience en affaires avec la Russie, et les professeurs Ellen Mickiewicz de l’Université Duke et Stephen Cohen de l’Université de Princeton et New York University.

Il est extraordinaire que la coopération entre la Russie et les États-Unis forgée au fil des décennies par les gouvernements successifs, à commencer par John F. Kennedy et aboutissant à la fin de la guerre froide avec les accords Reagan-Gorbatchev, ait été détruite par une poignée de néoconservateurs américains bellicistes durant les dix-huit derniers mois. Le résultat d’un effort de 40 ans anéanti du jour au lendemain par une poignée de fauteurs de guerre insensés qui croient que Washington dispose d’un droit à l’hégémonie mondiale.

samedi 18 juillet 2015

"Les renclôtures (des biens communs) du XXIe siècle ont commencé".



Grèce : Du bruit et de la fureur qui signifient beaucoup
Paul Craig Robert, le 15 juillet 2015 - Counter Punch

Toute l’Europe, tout comme les insouciants Américains et Canadiens, sont mis en demeure par les représentants du 1%. Le message de la défaite de Syriza est que le système de protection sociale sera démantelé partout en Occident.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a concédé aux 1% le pillage des avancées dans la protection sociale obtenues par les Grecs dans le XXe siècle de l’après-Deuxième Guerre mondiale. Les retraites et les soins de santé pour les personnes âgées sont en voie de disparition. Le 1% a besoin de l’argent.

Les îles grecques protégées, les ports, les compagnies des eaux, les aéroports, toute la panoplie du patrimoine national, doivent être vendus aux 1%. A des prix cassés, évidemment, mais les factures d’eau qui arriveront ensuite ne seront pas négociables.

C’est la troisième étape de l’austérité imposée à la Grèce, austérité qui a nécessité la complicité des gouvernements grecs eux-mêmes. Les accords d’austérité servent de couverture au pillage du peuple grec, qui sera dépossédé littéralement de tout. Le FMI est l’un des membres de la troïka qui impose l’austérité, bien que les économistes du FMI aient dit que les mesures d’austérité se sont révélées une erreur. L’économie grecque a été ruinée par l’austérité. Pourtant, l’endettement de la Grèce a augmenté comme un fardeau. Chaque nouvelle cure d’austérité rend la dette moins remboursable.

Mais quand le 1% pille, les faits n’ont aucun intérêt. L’austérité, qui est du pillage, a continué, bien que les économistes du FMI ne puissent pas la justifier.

La démocratie grecque s’est révélée impuissante. Le pillage continue malgré le vote d’il y a une semaine où le peuple grec l’a rejeté. Donc ce que nous observons avec Alexis Tsipras, c’est un Premier ministre élu qui ne représente pas le peuple grec, mais les 1%.

Le soupir de soulagement des 1% a été entendu tout autour de la terre. Le dernier parti européen de gauche, ou qui passe pour être de gauche, a été rappelé à l’ordre, exactement comme le Parti travailliste britannique, le Parti socialiste français, et tous les autres.

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