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mercredi 5 juillet 2017

Comment Vladimir Poutine voit le monde

MAJ de la page : Conversation avec Monsieur Poutine

Comment Vladimir Poutine voit le monde
Par Robert Parry, le 13 juin 2017 - Consortium News / Les Crises (trad.)

Les médias mainstream américains ont assumé le rôle de protéger les Américains de points de vue alternatifs, ce qui explique pourquoi les longues interviews d’Oliver Stone avec Vladimir Poutine inquiètent tant.

Il y a eu un temps où je pensais qu’il était de la responsabilité d’un journaliste américain d’entendre toutes les parties d’une dispute et ensuite d’expliquer le problème aussi justement que possible aux Américains, ainsi ils seraient armés d’assez de faits pour établir leurs propres jugements et agir comme véritables souverains dans une démocratie.

Oliver Stone interviewant le Président russe Vladimir Poutine dans l’émission de Showtime « The Putin Interviews ».

Je réalise à quel point cela semble naïf aujourd’hui, alors que le journalisme américain a glissé vers un nouveau paradigme dans lequel les principaux médias croient devoir soutenir la version de l’establishment, quelle que soit, et écarter ou discréditer tous faits gênants ou analyses alternatives.

Aujourd’hui le New York Times, le Washington Post et le reste des médias mainstream n’autorisent qu’au compte-gouttes l’expression de quelques vues alternatives, et se contentent sinon d’accumuler les dernières trouvailles de la pensée unique.

C’est pourquoi la série de quatre interviews du metteur en scène Oliver Stone avec le Président russe Vladimir Poutine sur « Showtime » ne manquera pas de provoquer l’indignation et la moquerie de la quasi-totalité des grands médias américains. Comment peut-on oser laisser Poutine expliquer sa vision des défis auxquels le monde fait face ? Pourquoi diable un américain sain d’esprit traiterait le leader russe avec politesse et – mon Dieu ! – respect ?

En ce qui concerne Poutine, le nouveau paradigme des médias américains requiert soit le tombereau d’injures frontales soit le caviardage systématique de ses explications, en particulier si elles s’appuient sur des informations qui présentent le gouvernement américain sous un mauvais jour. C’est qu’il faut protéger les Américains de « la propagande et la désinformation russes ».

En d’autres termes, puisque les « gardiens de la vérité » mainstream enjoignent les Américains de ne pas regarder « The Putin Interviews » de Stone, la série touchera probablement une audience relativement réduite et la diabolisation de Poutine et de la Russie continuera tambour battant.

jeudi 29 juin 2017

Oliver Stone, Conversation avec Monsieur Poutine

MAj de la page : Oliver Stone / Vladimir Poutine









Oliver Stone, Conversation avec Monsieur Poutine (France 3, 2017) en 4 parties



Débat avec Oliver Stone - Faut-il croire Vladimir Poutine ?



La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert
The Oliver Stone Interview 26.06.2017



Oliver Stone : "J'ai fait ce film sur Vladimir Poutine de manière libre" (Europe 1, juin 2017)

Lire aussi (sur RT) : Interview de Poutine: face aux journalistes qui s'indignent, des internautes pointent une hypocrisie, 26 juin 2017


Oliver Stone parle de son nouveau documentaire, « Les interviews de Poutine »
Par Ed Rampell, le 12 juin 2017 - The Nation / Le Saker (trad.)

Alors que la communauté du renseignement, le Congrès et la presse enquêtent sur la prétendue ingérence russe dans les élections présidentielles aux États-Unis, Stone montre l’histoire vue du côté de Poutine.

Oliver Stone, l’interprète Serguei Choudinov et le président Vladimir Poutine dans une scène du documentaire (Komandir / Courtesy of Showtime)

Trois fois primé aux Oscars, Oliver Stone — vétéran du Vietnam et décoré du Purple Heart pour certains des plus grands films contre la guerre de Hollywood — était interviewé lors de la commémoration du Jour J dans son bureau de Santa Monica. La caractéristique de l’œuvre cinématographique de Stone est qu’il a créé des contre-récits artistiques qui ont suscité l’opposition contre lui non seulement des forces gouvernementales mais également des médias dominants. En 1986, lorsque le président Ronald Reagan menait l’opération secrète Iran-Contra, Stone a montré l’autre face de l’histoire en Amérique centrale dans son fascinant Salvador. Plus tard cette année-là et en 1989, avec l’Oscar du meilleur film sur le Vietnam pour Platoon et la nomination pour le meilleur film Born on the Fourth of July, Stone a défié le militarisme avec ses classiques sur l’enfer de la guerre. Alors que Reagan vantait un capitalisme débridé, Stone questionnait en 1987, dans Wall Street, l’ethos selon lequel « la cupidité est une bonne chose ». Le film de Stone peut-être le plus mémorable est sa démolition du rapport de la commission Warren dans JFK, de 1991, impliquant des agents du renseignement américains dans l’assassinat de Kennedy. Et, dans sa colossale série documentaire de 796 minutes en 2012, Untold History of the United States, Stone a présenté de façon convaincante une vision alternative de la Guerre froide, et plus encore.

Aujourd’hui, Stone est de retour avec The Putin Interviews [Les interviews de Poutine]. Tandis que la communauté du renseignement, le Congrès et la presse enquêtent sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine et une éventuelle collusion avec la campagne de Trump et la présidence, Stone, utilisant son accès rare au président russe, ose montrer le côté Vladimir Poutine de l’histoire. Au cours d’une interview approfondie avec The Nation, Stone a adopté une vision longue de l’histoire et a souligné qu’il exprimait souvent ce qu’il avait compris des points de vue de Poutine. Nous avons parlé d’Edward Snowden, du nouveau maccarthysme, de la Syrie, de Donald Trump, de l’Ukraine, des médias dominants, de Hillary Clinton, de Julian Assange, de Bernie Sanders, de la Nouvelle guerre froide, de Megyn Kelly, de la guerre et de la paix, et de Poutine. L’interview a été modifiée et condensée par souci de clarté

mardi 20 décembre 2016

Et si les Russes étaient plus intelligents ?



Dominique de Villepin "Non on a pas compris ! on fait exactement l'inverse [de ce que l'on devrait faire]", (Europe 1, décembre 2016)
A propos de son dernier livre : Mémoire de paix pour temps de guerre, Ed. Grasset 2016

Depuis quinze ans, le monde semble emporté dans une folle course à la guerre. Le Moyen Orient est pris dans une spirale suicidaire sans fin, le terrorisme international nous défie, de grands empires entrent en confrontation.
Le virus de la guerre est en nous, rendu plus agressif par les peurs, les humiliations et les colères. La crispation des nations occidentales sur leurs privilèges et sur une vision du monde dépassée ne peut qu’aggraver les maux.
Toute ma vie durant, j’ai voulu mettre le travail de la paix au cœur de mon action. En 2003, auprès de Jacques Chirac, j’ai mené le combat de la paix à l’ONU contre l’intervention américaine en Irak, conscient des dangers de la vision néoconservatrice du monde.
Quatrième de couverture
Commande sur Amazon : Mémoire de paix pour temps de guerre

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Et si les Russes étaient plus intelligents ? 
Par Bruno Guigue, le 18 décembre 2016  - Arrêt sur Info

Barack Obama et Vladimir Poutine le 20 novembre 2016
en marge du sommet de l’Apec à Lima. (Brendan Smialowski / AFP)

Barack Obama vient de déclarer que la Russie est « un petit pays qui ne produit rien, qui exporte du pétrole, du gaz et des armes … un pays qui n’innove pas ». La Russie ne prétend pas à l’hégémonie sur le plan économique, en effet. Elle connaît parfaitement ses limites. Mais elle ne vole pas le pétrole et le gaz des autres pays en y fomentant la guerre civile, comme les Occidentaux l’ont fait en Libye. Elle ne sème pas le chaos à l’étranger sous le prétexte hypocrite des droits de l’homme. Elle n’envahit ou ne déstabilise aucun Etat souverain, elle ne finance aucune organisation chargée d’y semer le trouble. Elle intervient en Syrie à la demande du gouvernement légal, et elle affronte les terroristes au lieu de leur livrer des armes tout en prétendant les combattre.

Les Russes ne sont pas les plus forts sur le plan militaire. Ils ne détiennent pas le dixième de la capacité de projection extérieure des forces dont disposent les USA. En pleine modernisation depuis une décennie, leur appareil militaire sert à protéger l’immense territoire de la Fédération. Leur stratégie est défensive, non offensive. Ils ont deux bases militaires à l’étranger, tandis que les USA en ont 725. Les Russes ne se laissent pas marcher sur les pieds, mais ils ont le sens de la mesure. C’est l’OTAN qui a relancé la course aux armements en déployant un bouclier antimissile, et non la Russie. On l’accuse de menacer la paix, mais son budget militaire (48 milliards) est inférieur à celui du Royaume-Uni (53 milliards) et il représente 8% de celui des USA (622 milliards).

Mais si les Russes ont des moyens modestes, ils savent les utiliser. Inutile d’employer des forces colossales pour parvenir à ses fins, il suffit de le faire à bon escient. En un mois, sans un coup de feu, la Crimée est revenue au giron de la Mère-Patrie. Les Occidentaux vont devoir s’y faire. C’est définitif. Les Russes ont aussi gagné la partie sur le théâtre syrien. En un an, l’intervention russe a enrayé l’offensive des mercenaires sponsorisés par les puissances occidentales et les pétromonarchies corrompues. Au terme d’une féroce bataille de 30 jours, la libération d’Alep, deuxième ville de Syrie, ouvre la voie à la restauration intégrale de la souveraineté syrienne.

Avec 5 000 hommes et 70 avions, Moscou a fait basculer le rapport de forces. Il a déjoué les plans du « changement de régime » conçu par Washington et déclenché en 2011 à la faveur des « printemps arabes ». Avec la déroute des bandes armées d’obédience wahhabite, les apprenti-sorciers occidentaux viennent de recevoir une dérouillée. Elle explique sans doute l’amertume d’un président américain en train de faire ses valises pour laisser la place à un successeur qui veut reprendre le dialogue avec Moscou. Quelle claque ! A croire qu’il ne suffit pas d’aligner les porte-avions sur les océans pour peser sur le cours des choses. Les Occidentaux n’ont rien compris, ou rien voulu comprendre à ce qui se passait en Syrie. Ces prédateurs arrogants ont perdu la partie.

jeudi 20 octobre 2016

Un autre point de vue sur Alep (et la Syrie)

Message d'un artiste syrien aux USA ...
"Décombres de ma maison d'Alep au nom de votre liberté !"
Sa page facebook : Tamman Azzam

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Interview de Vanessa Beeley, journaliste britannique de retour d'Alep (Ron Paul Liberty Report, 2016)
Lire aussi : La mystification des casques blancs, le 20 octobre 2016, Arrêt sur info

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Entretien avec Artem Studennikov, Ministre Conseiller de l’Ambassade de Russie (Paris, 7 octobre 2016). États-Unis-Russie : Tensions Géopolitiques et Terrorisme

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Interview intégrale de Vladimir Poutine par Bloomberg (1 septembre 2016) : Arrêt sur Info

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Ce que Poutine a dit à TF1 et ce que la chaîne a préféré taire 
Le 13 octobre 2016 - RTFrance

Dans un entretien attendu à la chaîne TF1, le président russe Vladimir Poutine a donné franchement son avis sur plusieurs sujets, mais le choix des journalistes de la chaîne surprend, beaucoup de points chauds importants sur le plan international ayant été omis. Qu'est-ce que TF1 a passé sous silence? Sputnik publie les parties qui manquent.

Le nom du président russe Vladimir Poutine a été évoqué durant cette dernière semaine  en France un nombre assez impressionnant de fois en raison de sa visite annulée à Paris et ce qui a précédé : le désaccord concernant la situation dans la ville syrienne d'Alep et la résolution française sur Alep qui s'est heurtée au veto russe. M. Poutine ne vient toujours pas en France, mais il accepte de parler aux journalistes français de TF1 et leur parle franchement et sans éviter les questions délicates.

lundi 22 août 2016

«Il y a du Soljenitsyne dans le discours de Poutine»

Reflexions sur la croisade idéologique de Poutine
Interview de Mathieu Slama par Pascal Boniface, le 1 août 2016 - Mediapart
A propos de son dernier livre, La Guerre des Mondes, Ed. de Fallois,
Commande sur Amazon : Mathieu Slama - La guerre des mondes: Réflexions sur la croisade idéologique de Poutine contre l'Occident


Mathieu Slama intervient de façon régulière dans les médias sur les questions de politique internationale. Il a publié plusieurs articles sur la stratégie de Poutine vis-à-vis de l’Europe et de l’Occident.  

1.Vous évoquez une incompréhension entre l’Europe et la Russie sur le terrain des valeurs et de la religion qui expliquerait en partie nos différends géopolitiques. Pouvez-vous développer ? 

Mon intuition est la suivante : ce qui se joue entre la Russie de Poutine et les pays occidentaux est beaucoup plus fondamental qu’un simple conflit d’intérêts autour des questions syrienne et ukrainienne. Selon moi, il y a en arrière-plan de ce conflit une opposition entre deux grandes visions du monde concurrentes.

La vision occidentale, pour résumer, est libérale au sens où elle définit avant tout la communauté politique comme une organisation permettant de garantir les libertés individuelles. La patrie, la communauté, les traditions particulières sont dans cette vision des vestiges appartenant au passé. La vision de Poutine est traditionnaliste : la communauté politique est pour lui le produit d’une histoire et d’une culture particulières qui priment sur les libertés individuelles. Il y a là, donc, deux langages très différents qui se font face.

La question religieuse, que vous évoquez, me semble assez bien illustrer cette opposition idéologique. Quand le groupe ultra-féministe Pussy Riots fait irruption dans la cathédrale de Moscou en proférant des injures, elles sont condamnées aussi bien du point de vue pénal que du point de vue de l’opinion publique. Pour expliquer cette condamnation, Hélène Carrère d’Encausse avait assez bien résumé les choses : pour les Russes et pour Poutine, il y a des choses qui ne se font pas, tout simplement. En France, l’action des Femen dans la cathédrale Notre-Dame n’avait guère choqué ni l’opinion publique ni les autorités. Nous avons perdu tout sens du sacré : au nom de la liberté, tout peut être profané, en particulier les symboles religieux (cf. les caricatures de Mahomet…). Evoquer nos racines chrétiennes ? vous n’y pensez pas ! De son côté, Poutine n’a de cesse d’exalter la tradition orthodoxe de son pays. Il s’est récemment rendu à une cérémonie célébrant le millième anniversaire de la présence russe au Mont Athos en Grèce, la « Sainte Montagne » orthodoxe où des moines vivent et prient depuis le Xème siècle. Le symbole est immense.

Il me semble que Poutine a compris une chose essentielle (quoi qu’on pense de l’homme) : la politique, ce n’est pas seulement une affaire de règles de droits garantissant les libertés individuelles. La politique, c’est autre chose : l’habitation d’un espace particulier, l’héritage de mythes fondateurs, de traditions et de symboles qui inscrivent un pays dans une trajectoire historique qui lui est propre. Si tout n’est que droits, alors il n’y a plus de communautés particulières. Et donc plus de politique. La force de Poutine est de nous confronter à ce terrible renoncement.

mardi 28 juillet 2015

Vladimir Poutine: "L'Europe devrait se montrer plus indépendante des USA"



Darius Rochebin interviewe Vladimir Poutine (RTS, 27 juillet 2015)

Course aux armements: "la relance est due aux Etats-Unis"

Interrogé sur les programmes militaires de Moscou, le président russe rejette la faute sur Washington: "Cette relance de la course aux armements date de la sortie unilatérale des Etats-Unis du traité anti-missiles balistiques. Ce traité était la pierre angulaire de tout le système de sécurité international".

Une nouvelle guerre en Europe ? "J'espère que non"

Lorsqu'on lui demande si une nouvelle guerre est possible en Europe, Vladimir Poutine réplique: "J'espère que non. Mais on aimerait voir l'Europe manifester davantage son indépendance et sa souveraineté".
Le président russe envoie une pique particulière à la France et sa position actuelle en lien avec l’Otan: "Si, pour discuter des affaires intérieures avec nos partenaires européens, nous devons aller à Washington, c’est un peu curieux". (*)

Source (et suite du texte) : RTS

(*) voir plus bas dans la page "Nous sommes passé dans l'allégeance au suzerain américain" par Jean-Pierre Chevènement

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Qui est vraiment Poutine ? Que veut-il ? Que fait-il ?
Par Paul Craig Roberts le 26 juillet 2015 -  Counterpunch

Les mensonges à propos du président de la Russie sont devenus si grossiers, menaçant le monde d’une guerre dévastatrice, que des Américains éminents se sont regroupés pour fonder le Comité américain pour l’entente Est-Ouest. Les membres fondateurs sont : l’ancien sénateur américain Bill Bradley, Amb. Jack Matlock qui était ambassadeur américain auprès de l’Union soviétique pendant la présidence de Reagan. À ces noms s’ajoutent les membres suivants de l’administration de George HW Bush : William J. Van den Heuvel, qui était ambassadeur américain à l’ONU pendant l’administration Carter, John Pepper, qui est l’ancien président et chef de la direction de Proctor Gamble, Gilbert Doctorow qui est un homme d’affaires avec un quart de siècle d’expérience en affaires avec la Russie, et les professeurs Ellen Mickiewicz de l’Université Duke et Stephen Cohen de l’Université de Princeton et New York University.

Il est extraordinaire que la coopération entre la Russie et les États-Unis forgée au fil des décennies par les gouvernements successifs, à commencer par John F. Kennedy et aboutissant à la fin de la guerre froide avec les accords Reagan-Gorbatchev, ait été détruite par une poignée de néoconservateurs américains bellicistes durant les dix-huit derniers mois. Le résultat d’un effort de 40 ans anéanti du jour au lendemain par une poignée de fauteurs de guerre insensés qui croient que Washington dispose d’un droit à l’hégémonie mondiale.

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