MAJ de la page : Oliver Stone
Oliver Stone, Ukraine à l'épreuve du feu (VOSTFR, 2017)
Un retour et un remarquable éclairage sur ce qui s'est réellement passé en Ukraine depuis le "soulèvement" de Maïdan en 2014 - Intervenants : Oliver Stone, Vladimir Poutine, Viktor Ianoukovytch
L'Ukraine, depuis sa frontière orientale avec la Russie jusqu'à l'Europe de l'ouest a été pendant des siècles au centre d'un bras de fer entre des puissances qui cherchaient à contrôler ses terres riches et son accès à la mer Noire situées à l'est. Le massacre de Maidan en 2014 a déclenché un soulèvement sanglant qui a évincé le président Viktor Ianoukovitch et installé un gouvernement fasciste composé d'oligarques corrompus et de leaders néo-nazis et qui, avec le soutien des gouvernements et des médias occidentaux a tout fait pour accuser la Russie et ainsi justifier une guerre violente contre le Donbass, une région frontalière avec la Russie devenue autonome. Mais qu'en est-il réellement ?
Source du texte : Youtube
Site officiel (et DVD) : Ukraine on fire
Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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jeudi 25 janvier 2018
dimanche 5 novembre 2017
Il était une fois... Wall Street
MAJ de la page : Oliver Stone
Rémi Lainé, Il était une fois... Wall Street (France, 2017)
Trente ans après sa sortie, Rémi Lainé décrypte le film "Wall Street" d’Oliver Stone, fresque visionnaire sur la spirale boursière et les traders d'une ère reaganienne qui fait écho à celle de Trump.
Dans les années 1980, Oliver Stone, ancien élève de Scorsese oscarisé pour "Platoon", entreprend, pour sa première collaboration avec les studios hollywoodiens, de mettre en scène l’effervescence de la Bourse américaine, dopée par la dérégulation reaganienne et l’ahurissante accélération des profits. Une fresque au cœur de la jungle de la haute finance qu’il documente avec son scénariste Stanley Weiser. Dans le film, Bud Fox, jeune courtier, tente de surfer sur la déferlante de dollars, dans l’ombre du trader Gordon Gekko, prédateur survolté, inspiré par les "golden boys", nouveaux maîtres du monde dont certains seront condamnés pour délits d’initiés.
Ironie de l’histoire
Au travers d’entretiens inédits avec les protagonistes – dont Oliver Stone et Michael Douglas –, le documentariste Rémi Lainé ("La rançon") revisite l’histoire de ce film visionnaire sorti à la veille du krach d’octobre 1987. Il montre d’abord combien le cinéaste met au jour avec lucidité les mécanismes du capitalisme financier dont les années 1980 marquent l’avènement, avant les crises à répétition comme celle des subprimes. Mais si "Wall Street" triomphe au box-office, il échoue dans sa critique radicale du système, hissant – ironie de l’histoire – le requin Gekko au rang d’icône de l’argent roi. Donald Trump reprendra d’ailleurs sa tirade culte "greed is right" ("la cupidité, c’est bien"). Le documentaire, enfin, lève le voile sur la filiation qui infuse le film : l'hommage d'Oliver Stone à son père, courtier gentleman d’un âge révolu ; Michael Douglas, comparé défavorablement au grand Kirk sur le tournage pour stimuler sa rage de vaincre (laquelle lui vaudra un Oscar) ; ou le puissant duo père-fils formé par Martin et Charlie Sheen, respectivement mécanicien syndicaliste et apprenti trader à l’écran. Un éclairage passionnant.
Source : Arte
Rémi Lainé, Il était une fois... Wall Street (France, 2017)
Trente ans après sa sortie, Rémi Lainé décrypte le film "Wall Street" d’Oliver Stone, fresque visionnaire sur la spirale boursière et les traders d'une ère reaganienne qui fait écho à celle de Trump.
Dans les années 1980, Oliver Stone, ancien élève de Scorsese oscarisé pour "Platoon", entreprend, pour sa première collaboration avec les studios hollywoodiens, de mettre en scène l’effervescence de la Bourse américaine, dopée par la dérégulation reaganienne et l’ahurissante accélération des profits. Une fresque au cœur de la jungle de la haute finance qu’il documente avec son scénariste Stanley Weiser. Dans le film, Bud Fox, jeune courtier, tente de surfer sur la déferlante de dollars, dans l’ombre du trader Gordon Gekko, prédateur survolté, inspiré par les "golden boys", nouveaux maîtres du monde dont certains seront condamnés pour délits d’initiés.
Ironie de l’histoire
Au travers d’entretiens inédits avec les protagonistes – dont Oliver Stone et Michael Douglas –, le documentariste Rémi Lainé ("La rançon") revisite l’histoire de ce film visionnaire sorti à la veille du krach d’octobre 1987. Il montre d’abord combien le cinéaste met au jour avec lucidité les mécanismes du capitalisme financier dont les années 1980 marquent l’avènement, avant les crises à répétition comme celle des subprimes. Mais si "Wall Street" triomphe au box-office, il échoue dans sa critique radicale du système, hissant – ironie de l’histoire – le requin Gekko au rang d’icône de l’argent roi. Donald Trump reprendra d’ailleurs sa tirade culte "greed is right" ("la cupidité, c’est bien"). Le documentaire, enfin, lève le voile sur la filiation qui infuse le film : l'hommage d'Oliver Stone à son père, courtier gentleman d’un âge révolu ; Michael Douglas, comparé défavorablement au grand Kirk sur le tournage pour stimuler sa rage de vaincre (laquelle lui vaudra un Oscar) ; ou le puissant duo père-fils formé par Martin et Charlie Sheen, respectivement mécanicien syndicaliste et apprenti trader à l’écran. Un éclairage passionnant.
Source : Arte
jeudi 29 juin 2017
Oliver Stone, Conversation avec Monsieur Poutine
MAj de la page : Oliver Stone / Vladimir Poutine
Oliver Stone, Conversation avec Monsieur Poutine (France 3, 2017) en 4 parties
Débat avec Oliver Stone - Faut-il croire Vladimir Poutine ?
La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert
The Oliver Stone Interview 26.06.2017
Oliver Stone : "J'ai fait ce film sur Vladimir Poutine de manière libre" (Europe 1, juin 2017)
Lire aussi (sur RT) : Interview de Poutine: face aux journalistes qui s'indignent, des internautes pointent une hypocrisie, 26 juin 2017
Oliver Stone parle de son nouveau documentaire, « Les interviews de Poutine »
Par Ed Rampell, le 12 juin 2017 - The Nation / Le Saker (trad.)
Alors que la communauté du renseignement, le Congrès et la presse enquêtent sur la prétendue ingérence russe dans les élections présidentielles aux États-Unis, Stone montre l’histoire vue du côté de Poutine.
Trois fois primé aux Oscars, Oliver Stone — vétéran du Vietnam et décoré du Purple Heart pour certains des plus grands films contre la guerre de Hollywood — était interviewé lors de la commémoration du Jour J dans son bureau de Santa Monica. La caractéristique de l’œuvre cinématographique de Stone est qu’il a créé des contre-récits artistiques qui ont suscité l’opposition contre lui non seulement des forces gouvernementales mais également des médias dominants. En 1986, lorsque le président Ronald Reagan menait l’opération secrète Iran-Contra, Stone a montré l’autre face de l’histoire en Amérique centrale dans son fascinant Salvador. Plus tard cette année-là et en 1989, avec l’Oscar du meilleur film sur le Vietnam pour Platoon et la nomination pour le meilleur film Born on the Fourth of July, Stone a défié le militarisme avec ses classiques sur l’enfer de la guerre. Alors que Reagan vantait un capitalisme débridé, Stone questionnait en 1987, dans Wall Street, l’ethos selon lequel « la cupidité est une bonne chose ». Le film de Stone peut-être le plus mémorable est sa démolition du rapport de la commission Warren dans JFK, de 1991, impliquant des agents du renseignement américains dans l’assassinat de Kennedy. Et, dans sa colossale série documentaire de 796 minutes en 2012, Untold History of the United States, Stone a présenté de façon convaincante une vision alternative de la Guerre froide, et plus encore.
Aujourd’hui, Stone est de retour avec The Putin Interviews [Les interviews de Poutine]. Tandis que la communauté du renseignement, le Congrès et la presse enquêtent sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine et une éventuelle collusion avec la campagne de Trump et la présidence, Stone, utilisant son accès rare au président russe, ose montrer le côté Vladimir Poutine de l’histoire. Au cours d’une interview approfondie avec The Nation, Stone a adopté une vision longue de l’histoire et a souligné qu’il exprimait souvent ce qu’il avait compris des points de vue de Poutine. Nous avons parlé d’Edward Snowden, du nouveau maccarthysme, de la Syrie, de Donald Trump, de l’Ukraine, des médias dominants, de Hillary Clinton, de Julian Assange, de Bernie Sanders, de la Nouvelle guerre froide, de Megyn Kelly, de la guerre et de la paix, et de Poutine. L’interview a été modifiée et condensée par souci de clarté
Oliver Stone, Conversation avec Monsieur Poutine (France 3, 2017) en 4 parties
Débat avec Oliver Stone - Faut-il croire Vladimir Poutine ?
La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert
The Oliver Stone Interview 26.06.2017
Oliver Stone : "J'ai fait ce film sur Vladimir Poutine de manière libre" (Europe 1, juin 2017)
Lire aussi (sur RT) : Interview de Poutine: face aux journalistes qui s'indignent, des internautes pointent une hypocrisie, 26 juin 2017
Oliver Stone parle de son nouveau documentaire, « Les interviews de Poutine »
Par Ed Rampell, le 12 juin 2017 - The Nation / Le Saker (trad.)
Alors que la communauté du renseignement, le Congrès et la presse enquêtent sur la prétendue ingérence russe dans les élections présidentielles aux États-Unis, Stone montre l’histoire vue du côté de Poutine.
Oliver Stone, l’interprète Serguei Choudinov et le président Vladimir Poutine dans une scène du documentaire (Komandir / Courtesy of Showtime)
Trois fois primé aux Oscars, Oliver Stone — vétéran du Vietnam et décoré du Purple Heart pour certains des plus grands films contre la guerre de Hollywood — était interviewé lors de la commémoration du Jour J dans son bureau de Santa Monica. La caractéristique de l’œuvre cinématographique de Stone est qu’il a créé des contre-récits artistiques qui ont suscité l’opposition contre lui non seulement des forces gouvernementales mais également des médias dominants. En 1986, lorsque le président Ronald Reagan menait l’opération secrète Iran-Contra, Stone a montré l’autre face de l’histoire en Amérique centrale dans son fascinant Salvador. Plus tard cette année-là et en 1989, avec l’Oscar du meilleur film sur le Vietnam pour Platoon et la nomination pour le meilleur film Born on the Fourth of July, Stone a défié le militarisme avec ses classiques sur l’enfer de la guerre. Alors que Reagan vantait un capitalisme débridé, Stone questionnait en 1987, dans Wall Street, l’ethos selon lequel « la cupidité est une bonne chose ». Le film de Stone peut-être le plus mémorable est sa démolition du rapport de la commission Warren dans JFK, de 1991, impliquant des agents du renseignement américains dans l’assassinat de Kennedy. Et, dans sa colossale série documentaire de 796 minutes en 2012, Untold History of the United States, Stone a présenté de façon convaincante une vision alternative de la Guerre froide, et plus encore.
Aujourd’hui, Stone est de retour avec The Putin Interviews [Les interviews de Poutine]. Tandis que la communauté du renseignement, le Congrès et la presse enquêtent sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine et une éventuelle collusion avec la campagne de Trump et la présidence, Stone, utilisant son accès rare au président russe, ose montrer le côté Vladimir Poutine de l’histoire. Au cours d’une interview approfondie avec The Nation, Stone a adopté une vision longue de l’histoire et a souligné qu’il exprimait souvent ce qu’il avait compris des points de vue de Poutine. Nous avons parlé d’Edward Snowden, du nouveau maccarthysme, de la Syrie, de Donald Trump, de l’Ukraine, des médias dominants, de Hillary Clinton, de Julian Assange, de Bernie Sanders, de la Nouvelle guerre froide, de Megyn Kelly, de la guerre et de la paix, et de Poutine. L’interview a été modifiée et condensée par souci de clarté
dimanche 22 janvier 2017
Tous les gouvernements mentent
Fred Peabody, Tous les gouvernements mentent (Canada, 2016)
En hommage à "Izzy" Stone, légendaire franc-tireur du journalisme, ses héritiers américains dressent un état des lieux accablant, et passionnant, des médias de masse aujourd’hui.
Isador Feinstein Stone, alias "I. F." ou "Izzy" Stone (1907-1989) est l’une des figures les plus glorieuses du journalisme américain : farouchement indépendant et engagé à gauche, il a battu en brèche durant des décennies la propagande gouvernementale, dénonçant les abus du maccarthysme comme la ségrégation raciale, la guerre du Vietnam comme la collusion entre l’industrie et le pouvoir. Au nom de sa devise, "Tous les gouvernements mentent", il défend âprement la liberté et la démocratie promises par la Constitution dans un bulletin hebdomadaire austère et dépourvu de toute publicité. Placé sous son autorité tutélaire, ce documentaire part à la rencontre de ses héritiers dans l’Amérique d’aujourd’hui – engagée au moment du tournage dans une campagne qui n’avait pas encore été couronnée par la victoire de Trump, mais avait déjà vu éliminé le candidat à l’investiture démocrate Bernie Sanders.
La "crème de la crème"
Ils forment la "crème de la crème" du journalisme indépendant de gauche américain et s’appellent Amy Goodman (Democracy now!), Jeremy Scahill et Glenn Greenwald (créateurs du site d’investigation The intercept, dans la foulée des révélations d’Edward Snowden sur la NSA, qu’ils ont contribué à rendre publiques), Matt Taibbi (chroniqueur politique pour Rolling Stone), David Corn (Mother Jones), Cenk Uygur (créateur de l’émission The young Turks)... On suit aussi John Carlos Frey dans l'enquête patiente qu'il mène au Texas, grâce au soutien financier d'une fondation, sur des charniers, vraisemblablement de migrants assassinés, dont les autorités se désintéressent totalement. Tous ont pour armes un métier qu’ils revendiquent avant tout comme un artisanat et un engagement, et la formidable puissance d’Internet, qui leur a permis de s’adresser directement au public sans dépendre de la publicité. Le réalisateur Michael Moore, le philosophe Noam Chomsky, mais aussi Carl Bernstein, célèbre pour avoir révélé, avec Bob Woodward, le scandale du Watergate qui fit tomber Nixon, joignent leurs voix pour dresser un état des lieux à la fois accablant et passionnant du fonctionnement des grands médias aujourd’hui. Des networks télévisés comme ABC et NBC au vénérable New York times, la concentration croissante des titres, la course à l’audience et la confusion des intérêts publics et privés promeuvent une forme de propagande de masse – en particulier, depuis le 11-Septembre et l’invasion américaine de l’Irak, dans les domaines de la défense et de la sécurité. Une très convaincante enquête à charge qui, au-delà de la question américaine, invite à la réflexion tout citoyen soucieux d’être informé de l’état du monde.
Source : Arte
samedi 6 août 2016
Hiroshima, pourquoi ?
MAJ de la page : Hiroshima (tag) / voir aussi Metamorphosis
Hiroshima, avant, pendant et après l'explosion atomique
Hiroshima, après, images inédites (Armée russe, août 1945)
Hiroshima, pourquoi ?
Par Oliver Stone, Peter Kuznick le 26 mai 2016 - Los Angeles Times / Le Saker francophone (trad.)
Hiroshima a changé le monde, mais n’a pas mis fin à la Seconde Guerre mondiale; c’est l’entrée en guerre de l’Union soviétique qui l’a fait.
La visite du président Obama à Hiroshima vendredi a ravivé le débat public sur les bombardements atomiques américains du Japon – débat en grande partie occulté depuis que le Smithsonian Institute a annulé son exposition sur l’Enola Gay en 1995. Obama, conscient que les critiques sont prêtes à fuser s’il jette le moindre doute sur la rectitude de la décision du président Harry S. Truman d’utiliser des bombes atomiques, a choisi de garder le silence sur la question. C’est malheureux. Un inventaire national est largement dû.
La plupart des Américains ont appris que l’utilisation de bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945, fut justifiée parce que les bombardements ont terminé la guerre dans le Pacifique, évitant ainsi une coûteuse invasion américaine du Japon. Cette affirmation erronée est issue des manuels d’histoire du secondaire encore aujourd’hui. Plus dangereusement, elle façonne la pensée des responsables gouvernementaux et des planificateurs militaires qui travaillent dans un monde qui possède encore plus de 15.000 armes nucléaires.
Truman exultait de l’oblitération d’Hiroshima, la qualifiant de «plus grande chose dans l’histoire». Les chefs militaires américains ne partageaient pas son exubérance. Sept des huit officiers cinq étoiles de l’Amérique en 1945 – les généraux Dwight Eisenhower, Douglas MacArthur et Henry Arnold, ainsi que les amiraux William Leahy, Chester Nimitz, Ernest King et William Halsey – ont par la suite dénoncé les bombardements atomiques, affirmant qu’ils étaient soit militairement inutiles, soit moralement répréhensibles, ou les deux. Les bombes n’ont pas non plus réussi dans leur objectif accessoire : intimider les Soviétiques.
Hiroshima, avant, pendant et après l'explosion atomique
Hiroshima, après, images inédites (Armée russe, août 1945)
Hiroshima, pourquoi ?
Par Oliver Stone, Peter Kuznick le 26 mai 2016 - Los Angeles Times / Le Saker francophone (trad.)
Hiroshima a changé le monde, mais n’a pas mis fin à la Seconde Guerre mondiale; c’est l’entrée en guerre de l’Union soviétique qui l’a fait.
Enola Gay, l’avion au retour de sa mission sur Hiroshima
La visite du président Obama à Hiroshima vendredi a ravivé le débat public sur les bombardements atomiques américains du Japon – débat en grande partie occulté depuis que le Smithsonian Institute a annulé son exposition sur l’Enola Gay en 1995. Obama, conscient que les critiques sont prêtes à fuser s’il jette le moindre doute sur la rectitude de la décision du président Harry S. Truman d’utiliser des bombes atomiques, a choisi de garder le silence sur la question. C’est malheureux. Un inventaire national est largement dû.
La plupart des Américains ont appris que l’utilisation de bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945, fut justifiée parce que les bombardements ont terminé la guerre dans le Pacifique, évitant ainsi une coûteuse invasion américaine du Japon. Cette affirmation erronée est issue des manuels d’histoire du secondaire encore aujourd’hui. Plus dangereusement, elle façonne la pensée des responsables gouvernementaux et des planificateurs militaires qui travaillent dans un monde qui possède encore plus de 15.000 armes nucléaires.
Truman exultait de l’oblitération d’Hiroshima, la qualifiant de «plus grande chose dans l’histoire». Les chefs militaires américains ne partageaient pas son exubérance. Sept des huit officiers cinq étoiles de l’Amérique en 1945 – les généraux Dwight Eisenhower, Douglas MacArthur et Henry Arnold, ainsi que les amiraux William Leahy, Chester Nimitz, Ernest King et William Halsey – ont par la suite dénoncé les bombardements atomiques, affirmant qu’ils étaient soit militairement inutiles, soit moralement répréhensibles, ou les deux. Les bombes n’ont pas non plus réussi dans leur objectif accessoire : intimider les Soviétiques.
mercredi 17 décembre 2014
Edward Snowden
Edward Joseph Snowden, né le 21 juin 1983, est un informaticien américain, ancien employé de la CIA et de la NSA, qui a révélé les détails de plusieurs programmes de surveillance de masse américains et britanniques.
À partir du 6 juin 2013, Snowden rend publiques par l'intermédiaire des médias, notamment The Guardian et du Washington Post, des informations classées top-secrètes de la NSA concernant la captation des métadonnées des appels téléphoniques aux États-Unis, ainsi que les systèmes d'écoute sur internet des programmes de surveillance PRISM, XKeyscore, Boundless Informant et Bullrun du gouvernement américain, ainsi que les programmes de surveillance Tempora, Muscular et Optic Nerve du gouvernement britannique. Pour justifier ses révélations, il a indiqué que son « seul objectif est de dire au public ce qui est fait en son nom et ce qui est fait contre lui »10.
À la suite de ses révélations, Edward Snowden est inculpé le 22 juin 2013 par le gouvernement américain sous les chefs d’accusation d'espionnage, vol et utilisation illégale de biens gouvernementaux
Source (et suite) du texte : wikipedia / Révélation d'Edward Snowden : wikipedia
Dossier Snowden : Arte / Slate
SIte officiel : Edward Snowden
Voir aussi les pages : Prism Interviews / Désobéir en démocratie / Lanceurs d'alertes, coupables ou héros ?
À partir du 6 juin 2013, Snowden rend publiques par l'intermédiaire des médias, notamment The Guardian et du Washington Post, des informations classées top-secrètes de la NSA concernant la captation des métadonnées des appels téléphoniques aux États-Unis, ainsi que les systèmes d'écoute sur internet des programmes de surveillance PRISM, XKeyscore, Boundless Informant et Bullrun du gouvernement américain, ainsi que les programmes de surveillance Tempora, Muscular et Optic Nerve du gouvernement britannique. Pour justifier ses révélations, il a indiqué que son « seul objectif est de dire au public ce qui est fait en son nom et ce qui est fait contre lui »10.
À la suite de ses révélations, Edward Snowden est inculpé le 22 juin 2013 par le gouvernement américain sous les chefs d’accusation d'espionnage, vol et utilisation illégale de biens gouvernementaux
Source (et suite) du texte : wikipedia / Révélation d'Edward Snowden : wikipedia
Dossier Snowden : Arte / Slate
SIte officiel : Edward Snowden
Voir aussi les pages : Prism Interviews / Désobéir en démocratie / Lanceurs d'alertes, coupables ou héros ?
mardi 11 novembre 2014
Une autre histoire de l'Amérique - Oliver Stone
MAJ de la page : Les crimes cachés des présidents
La seconde guerre mondiale
Roosevelt, Truman et Wallace : Occasion manquée
La bombe
La seconde guerre mondiale
Roosevelt, Truman et Wallace : Occasion manquée
La bombe
dimanche 12 janvier 2014
Une autre histoire de l'Amérique
Projection privée par Michel Ciment (16.01.2014)
Oliver Stone pour son ouvrage coécrit avec Peter Kuznick « Les crimes cachés des présidents. Une autre histoire de l'Amérique » aux éditions Saint-Simon (2014) et sa série de films éponymes.
Source : FC
Ces confessions donnent la mesure de la responsabilité historique des présidents américains. Inconscients, parfois criminels par procuration, souvent sous influence de « faucons », comme l’a encore montré la dernière guerre d’Irak, avec ses 200 000 morts. Démystificatrice, provocatrice, cette vaste fresque de l’histoire contemporaine de l’Amérique, qui remet en cause sa légitimité sur la scène internationale, a déclenché une importante controverse.
Source du texte : Ed. Saint-Simon / Planète+
Commande sur Amazon : Les crimes cachés des Présidents
jeudi 5 décembre 2013
PRISM Interviews
Interview de Edward Snowden (juin 2013)
Edward Joseph Snowden, né le 21 juin 1983, est un informaticien américain, ancien employé de la CIA et de la NSA, qui a révélé les détails de plusieurs programmes de surveillance de masse américains et britanniques.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Dossier Snowden : slate
PRISM, également appelé US-984XN1, est un programme américain de surveillance électronique par la collecte de renseignements à partir d'Internet et d'autres fournisseurs de services électroniques. Ce programme classé, relevant de la National Security Agency (NSA), (...)
Source (et suite) du texte : wikipedia
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Interview de Jérémie Zimmermann (2013)
Porte-parole et co-fondateur de La Quadrature du Net, une organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. Il nous donne sa clef de lecture sur l’affaire PRISM et ses conséquences sur nos démocraties. Des solutions sont abordées pour mieux appréhender la menace sur nos libertés, comment Internet nous espionne. Comment résister ?
Source : Thinkerview
Interview d'Eric Filiol (2013)
Nous avons posé nos questions à Eric Filiol (directeur de laboratoire de virologie et de cryptologie informatique, hacker incontesté) pendant le « Hack in Paris » 2013. Nous avons abordé des sujets tels que PRISM (Snowden), ECHELON, sécurité informatique, vie privée, démocratie, formation des élites et des répercussions de la surveillance informatique à l’échelle étatique dans la vie des citoyens et des entreprises
Source : Thinkerview
Logiciels alternatifs : Prisme Break
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Oliver Stone défend Snowden
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