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dimanche 6 août 2017

Message atomique

MAJ de la page : Hiroshima / 6 août



Message atomique (RT, 2015)

70 ans après que les États-Unis ont largué les bombes atomiques sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, les historiens sont toujours divisés quant aux motivations réelles de cette décision. Des dossiers récemment déclassifiés mettent en lumière une hypothèse selon laquelle les frappes atomiques ne répondaient pas à une nécessité militaire, mais à la volonté d’intimider l’URSS. Le reporter de RTD, Peter Scott va visiter les deux villes japonaises anéanties à l’époque par les bombes atomiques. Là, il se rendra au Mémorial des victimes et rencontrera des survivants du bombardement, encore hantés par leurs souvenirs. Il parlera également avec Clifton Truman Daniel, le petit-fils du président Truman, de l’héritage controversé de son grand-père.
Source du texte : RT




Footage: Atomic bomb drop in Hiroshima (CGTN)



Hiroshima: Dropping The Bomb (BBC)

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Stanley Kubrick, Docteur Folamour (1964, version française)

Docteur Folamour ou Comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer la bombe est une comédie militaire et satirique sortie en 1964 et réalisée par Stanley Kubrick d'après le thriller 120 minutes pour sauver le monde, écrit par Peter George sous le pseudonyme de Peter Bryant. L'acteur principal du film, Peter Sellers, y tient trois rôles distincts.
L'histoire se déroule en pleine guerre froide. Le général de l’Armée de l’air américaine Jack D. Ripper, frappé de folie paranoïaque, décide d’envoyer ses B-52 frapper l’URSS. Le président des États-Unis (interprété par Peter Sellers) commande une réunion d'urgence dans la salle souterraine de commandement stratégique pour tenter d'éviter une guerre nucléaire. Un débat s'engage alors entre les tenants des différentes options politiques et militaires qui s’offrent au président. La seule possibilité pour éviter un conflit majeur est de fournir aux Soviétiques les positions des avions, afin qu’ils les détruisent. Certains sont abattus et les autres sont rappelés de justesse, grâce à la détermination d'un officier britannique (incarné par Peter Sellers).
Tous sauf un, dont le système de communications est hors d'usage. L'ambassadeur de l’URSS, convoqué afin de témoigner de la bonne foi du président américain, mentionne l’existence d’un système secret de défense qui déclencherait automatiquement l’holocauste nucléaire en cas d’attaque contre son pays. Ledit système secret de défense porte le nom de La Machine infernale.
Source (et suite) du texte : wikipedia

dimanche 30 octobre 2016

Comment a-t-on su qu’il était possible de faire des bombes atomiques ?

MAJ de la page : Hiroshima



La Conversation scientifique par Etienne Klein
Comment a-t-on su qu’il était possible de faire des bombes atomiques ?
avec Bernard Fernandez : physicien nucléaire
Jacques Treiner : Physicien

Etienne Klein, Le pays qu'habitait Albert Einstein, Ed. Acte Sud, 2016
Commande sur Amazon : Le pays qu'habitait Albert Einstein
 

samedi 6 août 2016

Hiroshima, pourquoi ?

MAJ de la page : Hiroshima (tag) / voir aussi Metamorphosis



Hiroshima, avant, pendant et après l'explosion atomique



Hiroshima, après, images inédites (Armée russe, août 1945)


Hiroshima, pourquoi ?
Par Oliver Stone, Peter Kuznick le 26 mai 2016 -  Los Angeles Times / Le Saker francophone (trad.)


Hiroshima a changé le monde, mais n’a pas mis fin à la Seconde Guerre mondiale; c’est l’entrée en guerre de l’Union soviétique qui l’a fait.

Enola Gay, l’avion au retour de sa mission sur Hiroshima 

La visite du président Obama à Hiroshima vendredi a ravivé le débat public sur les bombardements atomiques américains du Japon – débat en grande partie occulté depuis que le Smithsonian Institute a annulé son exposition sur l’Enola Gay en 1995. Obama, conscient que les critiques sont prêtes à fuser s’il jette le moindre doute sur la rectitude de la décision du président Harry S. Truman d’utiliser des bombes atomiques, a choisi de garder le silence sur la question. C’est malheureux. Un inventaire national est largement dû.

La plupart des Américains ont appris que l’utilisation de bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945, fut justifiée parce que les bombardements ont terminé la guerre dans le Pacifique, évitant ainsi une coûteuse invasion américaine du Japon. Cette affirmation erronée est issue des manuels d’histoire du secondaire encore aujourd’hui. Plus dangereusement, elle façonne la pensée des responsables gouvernementaux et des planificateurs militaires qui travaillent dans un monde qui possède encore plus de 15.000 armes nucléaires.

Truman exultait de l’oblitération d’Hiroshima, la qualifiant de «plus grande chose dans l’histoire». Les chefs militaires américains ne partageaient pas son exubérance. Sept des huit officiers cinq étoiles de l’Amérique en 1945 – les généraux Dwight Eisenhower, Douglas MacArthur et Henry Arnold, ainsi que les amiraux William Leahy, Chester Nimitz, Ernest King et William Halsey – ont par la suite dénoncé les bombardements atomiques, affirmant qu’ils étaient soit militairement inutiles, soit moralement répréhensibles, ou les deux. Les bombes n’ont pas non plus réussi dans leur objectif accessoire : intimider les Soviétiques.

vendredi 27 mai 2016

Pas d'excuses pour Hiroshima

MAJ de la page : Hiroshima



Hiroshima: l’examen de conscience de l’Amérique, enfin
Par Frédéric Koller, le 27 mai 2016 - Le Temps

Pas d'excuses de Barack Obama, lors de la première visite d'un président américain à Hiroshima depuis le largage d'une bombe A, le 6 août 1945. Mais des gestes et des mots émus, dans un immense silence. Décryptage

En rendant hommage aux victimes d’Hiroshima et Nagasaki, Barack Obama accomplit un geste audacieux en regard de la perspective historique entretenue dans son propre pays sur l’usage de la bombe atomique: elle a permis d’éviter davantage de souffrances en abrégeant le conflit, est-il communément considéré là-bas.


Le président américain ne s’est pas excusé, il l’avait annoncé: pas de remords officiels. Il aurait pu le faire : les premières bombes atomiques n’ont-elles pas visé une population civile et uniquement celle-ci?  Mais, sans utiliser le terme d’excuse, qu’a-t-il dit ? «Il y a 71 ans, la mort est tombée du ciel.» Etrange formule, comme s’il s’agissait d’un geste de la providence. Les bombes ont été larguées par un avion américain dont le pilote est tenu pour un héros national. Nulle fatalité dans ce geste. «Pourquoi sommes-nous venus ici à Hiroshima ?» s’interroge Barack Obama qui apporte cette réponse qui peut sembler tout aussi éthérée : «Nous sommes venus réfléchir à cette force terrible libérée dans un passé pas si lointain. Nous sommes venus pour rendre hommage aux morts.» Chaque mot est soupesé. La bombe est décrite comme une force terrible – mais cette force est-elle justifiée ? A chacun de trouver sa réponse.


S’il ne présente pas d’excuse, le président américain n’en suggère pas moins un examen de conscience, qui vaut pour tous, les vainqueurs comme les vaincus d’hier: «Leurs âmes nous parlent, dit-il à propos des morts nucléarisés. Elles nous demandent de regarder au fond de nous-mêmes». Et quand il invoque la nécessité d'une «révolution morale» pour accompagner la révolution scientifique qui a conduit à la fission de l’atome, comment ne pas comprendre que ce fut sans doute une faute morale que d’avoir fait usage de cette arme? Qui plus est, quand c’était au nom de la défense d’une civilisation et d’une guerre qui se voulait juste contre le mal absolu.


S’il ne s’est pas excusé, Barack Obama ne s’en est pas moins prêté à un exercice d’autocritique peu commun de la part d’une puissance victorieuse. C’est bienvenu. Même s’il ne sera jamais trop tard pour de véritables excuses.

Lire aussi sur RT France : «Rendre hommage» mais pas d’excuses : la visite historique de Barack Obama à Hiroshima, le 27 mai 2016
et sur Là-bas si j'y suis : HIROSHIMA : "Nous avons intérêt à gagner, sinon nous serons condamnés pour crime de guerre", le 27 ai 2016

 


Mamoru Shinzaki, Hadashi no Gen, (Barefoot Gen, Gen le va-nu-pied ou Gen d'Hiroshima, 1983), VO sous-titrée en anglais, d'après le manga de Keiji Nakazawa publié entre 1973 et 1985.

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jeudi 6 août 2015

Hiroshima, la véritable histoire

MAJ de la page : La face cachée d'Hiroshima /  La bombeHiroshima  (tag)



HIROSHIMA, LA VÉRITABLE HISTOIRE (Royaume-Unis, 2014)

Soixante-dix ans après la déflagration d'Hiroshima, une enquête de grande ampleur replace la vérité historique aux avant-postes et révèle d’étonnants témoignages. Un regard neuf sur un événement qui a provoqué tant d’aveuglement.

 Les noms sont entrés dans la mémoire collective, et ils résonnent encore de manière macabre. Le projet atomique américain s’appelait "Manhattan Project", la bombe "Little Boy", et l’avion qui a ouvert sa soute "Enola Gay". Le 6 août 1945, sur ordre du président Truman, un bombardier B-29 largue sur Hiroshima la première arme nucléaire jamais utilisée lors d’une guerre. "Il y eut un anneau de feu rouge et aveuglant. Je ne devrais pas le dire, mais c’était magnifique", dit aujourd’hui un des survivants. "L’aube d’une ère nouvelle", assurent certains scientifiques. 80 000 Japonais paient sur le champ ce basculement de l’histoire de l’humanité. Si, bien entendu, les suites immédiates et dantesques de l’explosion sont l’épicentre du documentaire, elles n’en constituent pas l’unique objet. Grâce à la révélation d’étonnants secrets, Hiroshima, la véritable histoire dissipe les écrans de fumée qui ont détourné le monde de la réalité des faits.

Test grandeur nature

Cette investigation ambitieuse éclaire aussi bien les motivations réelles des Américains que les conséquences sociales, sanitaires et environnementales du désastre. Little Boy était-elle un "mal nécessaire" pour forcer les Japonais à capituler ? Hiroshima démontre que le pays de l’empereur Hirohito avait de toute façon déjà perdu la guerre et s’apprêtait à négocier. Les objectifs de Truman étaient autres : tester in vivo l’efficacité de la bombe et devancer les Russes dans la course à l’armement. Même duplicité après la seconde explosion atomique (Nagasaki, le 9 août) : les Américains font des études scientifiques mais ne soignent personne. Le quotidien des irradiés est occulté : considérés comme des pestiférés, ils doivent subir l’emprise rapace des mafias japonaises et la désagrégation des rapports humains. Dans le même temps, aux États-Unis, une propagande gouvernementale massive tente de rendre populaire le recours au nucléaire. Bénéficiant d’images d’archives inédites et de documents confidentiels, le film de Lucy van Beek met en avant de nombreux  témoignages, notamment  japonais (experts, agents secrets, survivants). Les souvenirs et les histoires individuelles qu’ils esquissent aboutissent tous au même constat : les ondes de choc d’Hiroshima n’ont pas encore disparu.
Source : Arte


"J'ai survécu à deux bombes nucléaires"



J'ai survécu à deux bombes nucléaires (Infrarouge, 2013)

Tsutomu Yamaguchi est un Japonais né le 16 mars 1916 et mort le 4 janvier 2010 d'un cancer à l'estomac à l'âge de 93 ans. Il est la seule personne reconnue comme ayant survécu aux deux bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.
Le 6 août 1945, il se rendit à Hiroshima pour un voyage d'affaires, le jour du largage de la première bombe atomique, qui fera, selon le Musée de la Bombe d'Hiroshima, 140 000 morts. Gravement brûlé au torse et ses tympans rendus hors d'usage, Yamaguchi eut néanmoins la force de quitter l'hôpital le lendemain, sur ses deux pieds, et de retourner immédiatement dans sa ville de résidence, à Nagasaki. Le 9 août, c'est cette dernière ville qui est touchée par la seconde bombe atomique. Tsutomu Yamaguchi réchappe à cette attaque, celle-ci ayant fait, selon les mêmes estimations, 70 000 victimes.
S'il a été reconnu hibakusha (« survivant de la bombe ») pour le bombardement de Nagasaki, le gouvernement japonais n'a reconnu que 64 ans plus tard, le 23 mars 20093, qu'il était également une victime de celui d'Hiroshima. Il est la seule personne reconnue comme ayant survécu aux deux explosions nucléaires.
Source (et suite) du texte : wikipedia

dimanche 12 janvier 2014

Une autre histoire de l'Amérique



Projection privée par Michel Ciment (16.01.2014)
Oliver Stone pour son ouvrage coécrit avec Peter Kuznick « Les crimes cachés des présidents. Une autre histoire de l'Amérique » aux éditions Saint-Simon (2014) et sa série de films éponymes.
Source : FC

Responsable du lancement de la bombe atomique sur Hiroshima (60 000 morts) et Nagasaki (80 000 morts), Harry S. Truman se vantait de ne jamais avoir éprouvé le moindre remords. À un journaliste qui lui demandait si la décision avait été moralement difficile à prendre, il répondit en claquant des doigts : « Je l’ai fait comme ça. » Trente ans plus tard, l’offensive du Vietcong pulvérisa l’armée sud-vietnamienne. Richard Nixon envisagea de faire sauter les digues et les centrales électriques. « Au risque de noyer deux cent mille personnes ? », objecta Henry Kissinger. Réponse de Nixon : « Non, je préférerais utiliser la bombe atomique. » « Je crois que ce serait quand même un peu excessif », répondit Kissinger. « La bombe, ça vous gêne ? Allons Henry, un peu de largeur de vue, bon sang ! », rétorqua Nixon.
Ces confessions donnent la mesure de la responsabilité historique des présidents américains. Inconscients, parfois criminels par procuration, souvent sous influence de « faucons », comme l’a encore montré la dernière guerre d’Irak, avec ses 200 000 morts. Démystificatrice, provocatrice, cette vaste fresque de l’histoire contemporaine de l’Amérique, qui remet en cause sa légitimité sur la scène internationale, a déclenché une importante controverse.
Source du texte : Ed. Saint-Simon / Planète+
Commande sur Amazon : Les crimes cachés des Présidents

La face cachée d'Hiroshima

MAJ de la page : Little Boy




Kenichi Watanabe, La face cachée d'Hiroshima (Japon, 2011)

L'héroïne de Marguerite Duras n'avait rien vu à Hiroshima. D'autres, très nombreux, continuent d'associer à la cité martyre la doctrine du « mal nécessaire » : les deux bombes atomiques lancées sur Hiroshima, puis Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, auraient été le seul moyen de contraindre les Japonais à la capitulation et d'épargner des centaines de milliers de vies. Sauf que les explosions de ces armes de destruction massive, voulues et conçues comme telles, ont servi des intérêts politiques, industriels, militaires et médicaux qui n'avaient rien d'humaniste, et qui ont abouti non seulement à un carnage épouvantable et prolongé (des dizaines de milliers de décès après blessures ou mystérieuses maladies), mais à une très cynique politique de censure et de propagande autour des effets des radiations.
Kenichi Watanabe, auteur du remarquable Le Japon, l'empereur et l'armée (2009), décrypte la collusion de ces enjeux avec une précision glaçante et des archives édifiantes. Parce que insuffisamment développé, le parallèle qu'il effectue en début et fin de film entre la destruction de Hiroshima et la catastrophe de Fukushima n'est pas sa meilleure idée. Mais le minutieux décryptage du projet Manhattan, qui fit violemment entrer l'humanité dans l'ère nucléaire, justifie à lui seul que vous lui consacriez votre soirée.
Source : telerama
Site officiel de Kenechi Watanabe : kamiproduction
Interview de l'auteur de Le Monde après Fukushima, (2013) : wikistrike

mardi 6 août 2013

Little Boy

"Little Boy" (!)

Little Boy (« petit garçon » en français) est le nom de code de la bombe A qui fut larguée sur Hiroshima au Japon le 6 août 1945 à 8 h 15 alors que le bombardier était parti à 2 h 45 de l'île de Tinian. La bombe fut larguée par le bombardier B-29 Enola Gay de l'armée américaine. Elle fut la première bombe atomique utilisée de manière offensive, la seconde fut Fat Man, larguée sur Nagasaki trois jours plus tard.
L'arme fut développée au cours de la Seconde Guerre mondiale dans le cadre du projet Manhattan, et tirait sa puissance explosive de l'uranium enrichi. D'une longueur de 3 m et d'un diamètre de 71 cm, elle avait une masse de 4 400 kg1. Elle contenait un peu plus de 64 kg d'uranium 235, dont 700 g entrèrent en fission.
Little Boy a provoqué la deuxième explosion nucléaire artificielle de l'histoire après l'essai atomique Trinity.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Voir aussi l'entrée Hiroshima : wikipedia



Hiroshima, 6 août (explosion à 587 m du sol)




Mamoru Shinzaki, Gen d'Hiroshima, 1983 - Adaptation du Manga



Hiroshima, Le Jour d'après, National Geographic Channel (2012).



Hiroshima: Ground Zero 1945 (2011)
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