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dimanche 28 août 2022

La Bombe

Mike Oldfield, Nuclear (2014)
Sur des images déclassifiées de l'armée américaine, essais nucléaires à Camp Desert Rock (Nevada, entre 1951 et 1957). 




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Hadashi no Gen はだしのゲン), Gen d'Hiroshima, 1983 VOSTFR - film d'animation intégral (revenir à 00:00 après avoir vu le passage sur la bombe) d'après le manga éponyme
Voir aussi : 6 août 1945 à Hiroshima (Archive INA)


Planche de Gen d'Hiroshima (1973) par Keiji Nakazawa

L'histoire retrace le parcours de la famille Nakaoka à Hiroshima, du printemps 1945 au printemps 1953 en se centrant sur le bombardement atomique du 6 août 1945. L'histoire est basée sur la propre expérience de l'auteur, survivant du bombardement où il perdit son père, sa sœur et son frère cadet.
Extrait de : Gen d'Hiroshima (Wikipedia) 
Lire aussi : Mort de Keiji Nakazawa, auteur du manga "Gen d'Hiroshima" sur la bombe A (FranceTVInfo, 25 décembre 2022) 
 
 

Rushmore Denooyer, La Bombe (Arte, 2015) 

Tout a commencé assez innocemment. En 1938, deux chimistes allemands découvrent accidentellement la fission nucléaire...

Comme l'avait pressenti Einstein, ce phénomène physique pourrait s'accompagner d'un colossal dégagement d'énergie. Les physiciens du monde entier en sont certains : grâce à la fission nucléaire, l’arme la plus puissante jamais inventée va pouvoir voir le jour. Mais ils redoutent aussi que les Allemands soient les premiers à la posséder. Quand les Américains entrent en guerre en 1941, cette menace les pousse à se lancer dans une course effrénée. "Pour la première fois, nous étions maintenant capables de notre propre destruction en tant qu’espèce", rappelle ainsi l’historien américain Richard Rhodes.

Avec l’aide du Royaume-Uni et du Canada, les États-Unis initient le projet Manhattan dont ils confient les rênes scientifiques au physicien Robert Oppenheimer. Celui que l'on surnommera "le père de la bombe atomique" va coordonner les efforts de 130 000 collaborateurs et disposer d'un budget colossal de 2 milliards de dollars pour réaliser une bombe de destruction massive.

Quelques jours après la réussite des premiers tests,  le 16 juillet 1945 au Nouveau-Mexique, le président Truman donne son feu vert pour utiliser l'arme atomique contre le Japon. Les villes japonaises d'Hiroshima, le 6 août, et Nagasaki, le 9, vont être ravagées par "Little boy" et "Fatman" ainsi que les ont surnommées les équipages des bombardiers qui les ont larguées. Après la capitulation de l’empereur Hirohito, le monde entier découvre les terribles ravages de la puissance de feu atomique. Mais, alors que la bombe A devint le symbole d’une Amérique triomphante, les premiers essais russes en 1949 vont rappeler que les frères ennemis peuvent désormais se menacer mutuellement de destruction totale…

Archives et témoignages exceptionnels

C’est une histoire tout à la fois scientifique, politique et culturelle que raconte ce formidable documentaire du cinéaste américain Rushmore DeNooyer (Téléscope Hubble – Une mission à haut risque). Pendant un an et demi, le réalisateur a pu puiser dans les photographies et les films récemment déclassifiés par le Département de la Défense américain afin d'exhumer les documents les plus passionnants. Étayé d’impressionnantes images de champignons atomiques au-dessus du désert du Nouveau-Mexique et du Pacifique, mais aussi d’archives poignantes consacrées aux victimes d’Hiroshima et de Nagasaki, son récit convoque également les témoignages d'anciens hommes politiques, d'ingénieurs du projet Manhattan et d'historiens. Ces derniers s’interrogent : comment vivre avec une invention capable de détruire la planète ?
Source du texte : Arte
 
 

Tsar Bomba(s) 1080p ᴴᴰ Novaya Zemlya Russia equal to about 58 megatons of TNT [Mt] (240 PJ)
Lire aussi : Quelle est la bombe nucléaire la plus puissante de l'Histoire ? (Futura Science, 28 février 2022)

Les missiles les plus rapides se déplacent plus vite que le son. Non seulement à des vitesses supersoniques. Mais même, à des vitesses dites hypersoniques, c'est-à-dire au moins 5 fois plus élevées que celle du son. Certains atteignent même des vitesses incroyables, supérieures à 20 fois la vitesse du son. Parmi eux, le missile russe Avangard est pour l'heure, le plus rapide au monde.
Extrait de : Quel est le missile le plus rapide au monde ? (Futura Science, 13 août 2022)
Voir aussi : Le missile hypersonique Avangard, une arme absolue et invincible Russe (Netsycom, mai 2022)
Lire aussi : Premier tir réussi du missile Sarmat alias Satan-2 (Futura Science, 25 avril 2022) / Armes hypersoniques : des capacités au service de la dissuasion stratégique de la Russie (Areion24news, 25 août 2022) 

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MAJ de la page : Macron c'est la guerre.
 



Alexis Poulin, De la guerre qui vient (Le monde moderne, 22 août 2022) 
Extrait de : Carte postale au bord du gouffre, août 2022, vers la guerre ? (Le monde moderne, 22 août 2022)
 

Pour Gilles Casanova, Emmanuel Macron utilise de manière récurrente l'argument de la «guerre» afin de pouvoir être dispensé «de tout», et principalement d'avoir à mettre en place une orientation politique clairement définie.
Il y a exactement cinq ans, à l'occasion d'une crise internationale, Emmanuel Macron a déclaré que la France était en guerre. Très tôt, lors de la crise du Covid, il a déclaré que la France était en guerre. Il a recommencé ces derniers jours entre deux photos de vacances à bord de son jet ski, à propos de la crise ukrainienne à précipiter le pays dans le conflit.
Voilà donc une des principales puissances nucléaires de la planète, membre permanent du Conseil de sécurité qui passe son temps «en guerre», si l'on en croit son chef d'État. Il y a de quoi s'inquiéter sur l'état du monde. Ou du chef d'État… Quelles qu'en soient les occasions, Emmanuel Macron a le besoin de se montrer sous l’apparence d'un personnage du théâtre shakespearien. Quoi de plus valorisant que l'annonce de l’entrée en guerre pour prendre la posture, avoir l'allure, et marquer l’Histoire ?
Extrait de : Pour Emmanuel Macron c’est la guerre, tous les jours… par Gilles Casanova (RTFrance, 23 août 2022)
Lire aussi : Ukraine : tollé après l'appel de Macron aux Français «à accepter de payer le prix de la liberté» (RTFrance, 20 août 2022) / Emmanuel Macron avertit de «la fin de l'abondance» et «de l'insouciance», les oppositions fulminent (RTFrance, 24 août 2022) / Centrale nucléaire pilonnée: Moscou remet à l'Onu "les preuves" de l'implication de Kiev (Sputnik, 27 août 2022) / Pour Medvedev, l'offensive russe en Ukraine visait à éviter une «troisième guerre mondiale» (RTFrance, 27 août 2022) 
  



Je crains que le destin de toute l'humanité
Sois entre les mains d'imbéciles.
(King Crimson, Epitaph - A écouter en début de page)
    

dimanche 4 novembre 2018

Serge Boulgakov

Sergueï Boulgakov (à droite),
par Mikhail Nesterov, 1917
Sergueï Nikolaïevitch Boulgakov né le 16 juillet 1871 (28 juillet 1871 dans le calendrier grégorien), à Livny et mort le 13 juillet 1944 à Paris, est un théologien, philosophe et économiste russe.
Source (et suite) du texte : wikipedia


La transfiguration de Père Serge 
Par sœur Jeanne (Reitlinger) - Pages orthodoxes

Une manifestation de la " Lumière sans déclin ".
Il est incroyablement difficile de décrire le phénomène extraordinaire survenu au cours de la maladie du père Serge, dont toutes quatre qui l’avions soigné fumes les témoins, et cette expérience intérieure que nous vécûmes au cours des quarante jours de sa maladie. Mais, pour nous, qui avions bénéficié, sans le mériter, de ce don de Dieu, ce que nous avons vu continue d’éclairer tous les moments difficiles de nos vies.
Comment pourrions-nous perdre confiance, comment notre foi pourrait-elle faiblir après ce qui nous a été manifesté ? Et il est de notre devoir d’en témoigner pour la gloire de Dieu ? (...)

Son visage se mit non seulement à changer mais à devenir de plus en plus lumineux et joyeux. L’expression de tension douloureuse, qu’il avait par moments auparavant, fut totalement remplacée par une expression d’enfance. Ce n’est pas tout de suite que je remarquai cette nouvelle expression de son visage – sa singulier illumination – je me tournai vers l’une d’entre nous pour lui faire part de mon impression, lorsque soudain, l’une d’elles dit : " Regardez ! Regardez ! "

Et voilà que nous fumes témoins d’une vision extraordinaire : le visage du père Serge devint complètement lumineux, c’était une lumière véritable, tout à fait réelle. Il est impossible de dire quels étaient à ce moment-là les traits de son visage, car il était entièrement lumineux. Mais, en même temps, cette lumière n’effaçait pas et n’atténuait pas les traits du visage. Ce phénomène fut tellement extraordinaire et tellement joyeux que nous en pleurions presque de bonheur intériorisé. Il dura presque deux heures comme nous dit après mère Théodosie, qui avait regardé sa montre. Nous en fumes étonnées, car, si on nous avait dit que cela avait duré un seul instant, nous l’aurions aussi accepté.
Source (et suite) du texte : Pages orthodoxes




Le père Serge Boulgakov, une vie sous le regard de la Sophia
21 septembre 2016 - Philitt

Cicéron rapporte qu’au tyran Léon de Phlionte lui demandant quel genre d’homme il était, Pythagore de Samos répondit qu’il existait trois types d’homme : ceux qui aiment la gloire, ceux qui aiment l’argent, et ceux qui aiment la sagesse. Lui-même appartenait à ce denier type, il était donc un philosophe. Au XXe siècle, le père Serge Boulgakov ne trouvera rien à redire à la tripartition de Pythagore, mais rajoutera que la Sagesse n’est autre que le Dieu trinitaire. (...)

La sophiologie

Le père Serge estime que Dieu a créé le monde pour s’y incarner. L’Incarnation n’est pas imposée au monde comme une chose purement extérieure à lui, mais est au contraire la pleine réalisation de sa vocation. Cela implique une certaine relation de participation entre Dieu et le monde que Boulgakov va chercher à expliciter. Il estime que la caractérisation de Dieu comme ousia (que le français traduit par « substance ») en trois hypostases dans le texte grec du Credo peut être approfondie : l’ousia se révèle comme Sophia incréée. La Sagesse n’est donc pas un attribut divin, et encore moins une quatrième hypostase, mais la manifestation de la vie trinitaire elle-même. C’est la Sophia incréée qui accomplit la création par le Logos, puisqu’elle est chacune des trois hypostases. Dieu crée ainsi le monde non pas tel un mécanicien ou un programmeur, mais tel un artiste donnant peu à peu corps à sa vision. L’univers est une icône que Dieu est encore en train de peindre. Et comme tout grand artiste, il transmet quelque chose de lui-même dans son œuvre (Dante ne disait-il pas que la création est l’art de Dieu ?). Le cosmos est par conséquent lui-même théophanique et entretient avec la Sophia incréée la même relation de l’image à son archétype : l’univers se révèle donc comme Sophia créée.

Les deux Sophia sont cependant en tension l’une avec l’autre : les énergies de la Sophia incréée tendent à déifier la Sophia créée. Cette déification ne s’accomplit pas par imposition autoritaire, mais par une participation librement consentie, ce qui implique son historicité. Le père Serge ne défend donc bien évidemment pas un panthéisme identifiant Dieu et le monde, mais un panenthéisme (« tout est en Dieu ») où le monde communie peu à peu avec Dieu jusqu’à ce que Dieu soit « tout en tous » (1 Co 15.28). Durant cette creatio continua, le mal demeure une possibilité parasitaire dans la liberté de la créature. Mais aussi terrible soit-il, il est voué à être vaincu. Dans cette lutte, l’humanité, en tant que gardienne de la Création, a un rôle fondamental à jouer et participe à la réalisation eschatologique du monde en Dieu en suivant la voie du Christ
Source (et suite) du texte : Philitt


La gloire magnifique (2 Pierre 1, 17)
Homélie du père Serge Boulgakov
pour la fête de la Transfiguration du Seigneur - Pages orthodoxes

Le jour de la Transfiguration du Seigneur (le 6 août) semble se situer en dehors de l’ordre général des fêtes du Seigneur, un ordre correspondant à la séquence des événements de sa vie terrestre. C’est comme si la date de cette fête a été choisie au hasard, liée au temps de la sanctification des fruits. Cette sanctification n’est pas, bien entendu, indispensable pour la fête de la Transfiguration.

dimanche 6 août 2017

Message atomique

MAJ de la page : Hiroshima / 6 août



Message atomique (RT, 2015)

70 ans après que les États-Unis ont largué les bombes atomiques sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, les historiens sont toujours divisés quant aux motivations réelles de cette décision. Des dossiers récemment déclassifiés mettent en lumière une hypothèse selon laquelle les frappes atomiques ne répondaient pas à une nécessité militaire, mais à la volonté d’intimider l’URSS. Le reporter de RTD, Peter Scott va visiter les deux villes japonaises anéanties à l’époque par les bombes atomiques. Là, il se rendra au Mémorial des victimes et rencontrera des survivants du bombardement, encore hantés par leurs souvenirs. Il parlera également avec Clifton Truman Daniel, le petit-fils du président Truman, de l’héritage controversé de son grand-père.
Source du texte : RT




Footage: Atomic bomb drop in Hiroshima (CGTN)



Hiroshima: Dropping The Bomb (BBC)

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Stanley Kubrick, Docteur Folamour (1964, version française)

Docteur Folamour ou Comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer la bombe est une comédie militaire et satirique sortie en 1964 et réalisée par Stanley Kubrick d'après le thriller 120 minutes pour sauver le monde, écrit par Peter George sous le pseudonyme de Peter Bryant. L'acteur principal du film, Peter Sellers, y tient trois rôles distincts.
L'histoire se déroule en pleine guerre froide. Le général de l’Armée de l’air américaine Jack D. Ripper, frappé de folie paranoïaque, décide d’envoyer ses B-52 frapper l’URSS. Le président des États-Unis (interprété par Peter Sellers) commande une réunion d'urgence dans la salle souterraine de commandement stratégique pour tenter d'éviter une guerre nucléaire. Un débat s'engage alors entre les tenants des différentes options politiques et militaires qui s’offrent au président. La seule possibilité pour éviter un conflit majeur est de fournir aux Soviétiques les positions des avions, afin qu’ils les détruisent. Certains sont abattus et les autres sont rappelés de justesse, grâce à la détermination d'un officier britannique (incarné par Peter Sellers).
Tous sauf un, dont le système de communications est hors d'usage. L'ambassadeur de l’URSS, convoqué afin de témoigner de la bonne foi du président américain, mentionne l’existence d’un système secret de défense qui déclencherait automatiquement l’holocauste nucléaire en cas d’attaque contre son pays. Ledit système secret de défense porte le nom de La Machine infernale.
Source (et suite) du texte : wikipedia

samedi 6 août 2016

Hiroshima, pourquoi ?

MAJ de la page : Hiroshima (tag) / voir aussi Metamorphosis



Hiroshima, avant, pendant et après l'explosion atomique



Hiroshima, après, images inédites (Armée russe, août 1945)


Hiroshima, pourquoi ?
Par Oliver Stone, Peter Kuznick le 26 mai 2016 -  Los Angeles Times / Le Saker francophone (trad.)


Hiroshima a changé le monde, mais n’a pas mis fin à la Seconde Guerre mondiale; c’est l’entrée en guerre de l’Union soviétique qui l’a fait.

Enola Gay, l’avion au retour de sa mission sur Hiroshima 

La visite du président Obama à Hiroshima vendredi a ravivé le débat public sur les bombardements atomiques américains du Japon – débat en grande partie occulté depuis que le Smithsonian Institute a annulé son exposition sur l’Enola Gay en 1995. Obama, conscient que les critiques sont prêtes à fuser s’il jette le moindre doute sur la rectitude de la décision du président Harry S. Truman d’utiliser des bombes atomiques, a choisi de garder le silence sur la question. C’est malheureux. Un inventaire national est largement dû.

La plupart des Américains ont appris que l’utilisation de bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945, fut justifiée parce que les bombardements ont terminé la guerre dans le Pacifique, évitant ainsi une coûteuse invasion américaine du Japon. Cette affirmation erronée est issue des manuels d’histoire du secondaire encore aujourd’hui. Plus dangereusement, elle façonne la pensée des responsables gouvernementaux et des planificateurs militaires qui travaillent dans un monde qui possède encore plus de 15.000 armes nucléaires.

Truman exultait de l’oblitération d’Hiroshima, la qualifiant de «plus grande chose dans l’histoire». Les chefs militaires américains ne partageaient pas son exubérance. Sept des huit officiers cinq étoiles de l’Amérique en 1945 – les généraux Dwight Eisenhower, Douglas MacArthur et Henry Arnold, ainsi que les amiraux William Leahy, Chester Nimitz, Ernest King et William Halsey – ont par la suite dénoncé les bombardements atomiques, affirmant qu’ils étaient soit militairement inutiles, soit moralement répréhensibles, ou les deux. Les bombes n’ont pas non plus réussi dans leur objectif accessoire : intimider les Soviétiques.

jeudi 6 août 2015

Hiroshima, la véritable histoire

MAJ de la page : La face cachée d'Hiroshima /  La bombeHiroshima  (tag)



HIROSHIMA, LA VÉRITABLE HISTOIRE (Royaume-Unis, 2014)

Soixante-dix ans après la déflagration d'Hiroshima, une enquête de grande ampleur replace la vérité historique aux avant-postes et révèle d’étonnants témoignages. Un regard neuf sur un événement qui a provoqué tant d’aveuglement.

 Les noms sont entrés dans la mémoire collective, et ils résonnent encore de manière macabre. Le projet atomique américain s’appelait "Manhattan Project", la bombe "Little Boy", et l’avion qui a ouvert sa soute "Enola Gay". Le 6 août 1945, sur ordre du président Truman, un bombardier B-29 largue sur Hiroshima la première arme nucléaire jamais utilisée lors d’une guerre. "Il y eut un anneau de feu rouge et aveuglant. Je ne devrais pas le dire, mais c’était magnifique", dit aujourd’hui un des survivants. "L’aube d’une ère nouvelle", assurent certains scientifiques. 80 000 Japonais paient sur le champ ce basculement de l’histoire de l’humanité. Si, bien entendu, les suites immédiates et dantesques de l’explosion sont l’épicentre du documentaire, elles n’en constituent pas l’unique objet. Grâce à la révélation d’étonnants secrets, Hiroshima, la véritable histoire dissipe les écrans de fumée qui ont détourné le monde de la réalité des faits.

Test grandeur nature

Cette investigation ambitieuse éclaire aussi bien les motivations réelles des Américains que les conséquences sociales, sanitaires et environnementales du désastre. Little Boy était-elle un "mal nécessaire" pour forcer les Japonais à capituler ? Hiroshima démontre que le pays de l’empereur Hirohito avait de toute façon déjà perdu la guerre et s’apprêtait à négocier. Les objectifs de Truman étaient autres : tester in vivo l’efficacité de la bombe et devancer les Russes dans la course à l’armement. Même duplicité après la seconde explosion atomique (Nagasaki, le 9 août) : les Américains font des études scientifiques mais ne soignent personne. Le quotidien des irradiés est occulté : considérés comme des pestiférés, ils doivent subir l’emprise rapace des mafias japonaises et la désagrégation des rapports humains. Dans le même temps, aux États-Unis, une propagande gouvernementale massive tente de rendre populaire le recours au nucléaire. Bénéficiant d’images d’archives inédites et de documents confidentiels, le film de Lucy van Beek met en avant de nombreux  témoignages, notamment  japonais (experts, agents secrets, survivants). Les souvenirs et les histoires individuelles qu’ils esquissent aboutissent tous au même constat : les ondes de choc d’Hiroshima n’ont pas encore disparu.
Source : Arte


"J'ai survécu à deux bombes nucléaires"



J'ai survécu à deux bombes nucléaires (Infrarouge, 2013)

Tsutomu Yamaguchi est un Japonais né le 16 mars 1916 et mort le 4 janvier 2010 d'un cancer à l'estomac à l'âge de 93 ans. Il est la seule personne reconnue comme ayant survécu aux deux bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.
Le 6 août 1945, il se rendit à Hiroshima pour un voyage d'affaires, le jour du largage de la première bombe atomique, qui fera, selon le Musée de la Bombe d'Hiroshima, 140 000 morts. Gravement brûlé au torse et ses tympans rendus hors d'usage, Yamaguchi eut néanmoins la force de quitter l'hôpital le lendemain, sur ses deux pieds, et de retourner immédiatement dans sa ville de résidence, à Nagasaki. Le 9 août, c'est cette dernière ville qui est touchée par la seconde bombe atomique. Tsutomu Yamaguchi réchappe à cette attaque, celle-ci ayant fait, selon les mêmes estimations, 70 000 victimes.
S'il a été reconnu hibakusha (« survivant de la bombe ») pour le bombardement de Nagasaki, le gouvernement japonais n'a reconnu que 64 ans plus tard, le 23 mars 20093, qu'il était également une victime de celui d'Hiroshima. Il est la seule personne reconnue comme ayant survécu aux deux explosions nucléaires.
Source (et suite) du texte : wikipedia

jeudi 8 août 2013

... et sans cette danse, la vie n'est pas.

MAJ de la page : J. Krishnamurti

Août 1961 (Gstaad, Suisse)
Le 4.
Eveil très matinal, il faisait encore sombre mais bientôt ce serait l'aurore, une pâle lumière apparaissait au loin, à l'est. Le ciel était très clair et le profil des montagnes et des collines à peine visible. Tout était très tranquille.
Assis dans le lit, la pensée calme et lointaine, sans même un murmure de sentiment et, tout à coup, de ce vaste silence, survint ce qui étai devenu l'être solide, inépuisable. Solide, sans poids, sans dimension, il était là et plus rien d'autre n'existait. Il était là, seul. Les mots "solide, immuable, impérissable", ne transmettent aucunement cette qualité de stabilité intemporelle. Ces mots là, ni aucun autre, ne pourraient communiquer cette présence. Elle était elle-même, totalement, et rien d'autre, la somme de toute chose, l'essence.
Sa pureté s'est maintenue, laissant sans pensée, passif. Il est impossible d'être un avec elle, pas plus qu'avec une rivière au cours rapide. On ne peut être un avec ce qui est sans forme, sans dimension, sans qualité. Elle est, c'est tout.
Tout a mûri si profondément, est devenu si tendre, contenant étrangement tout ce qui vit, complètement sans défense, comme une feuille nouvelle.

Le 5.
Ce matin, par un réveil matinal, l'éclair d'une "vision", d'un regard qui semblait devoir durer éternellement. Il ne commencait nulle part et n'allait nulle part, mais il embrassait toute vue, toute choses. Il allait au-delà des rivières, des collines, des montagnes, au-delà de la terre, de l'horizon et des hommes. Regard d'une incroyable célérité, d'une lumière pénétrante. Le cerveau ne pouvait le suivre, ni l'esprit le contenir. Il était pure lumière, d'une rapidité qui ne connaissait pas de résistance.
Hier pendant la promenade, la beauté de la lumière était si intense sur l'herbe, dans les arbres, qu'elle nous laissa sans souffle, le corps fragilisé.
Ce matin, juste avant le petit déjeuner, telle un couteau lancé sur une terre molle, cette bénédiction, avec sa puissance, sa force.  Venue comme l'éclair, elle est repartie aussi vite.
Le processus était assez intense hier après-midi, un peu moins fort ce matin. Fragilité du corps.


Feuilles de tremble

Le 6
Au réveil, malgré peu de sommeil, conscience de la prolongation nocturne du processus, et plus encore de l'épanouissement de cette bénédiction. Elle donnait l'impression d'agir sur l'être.
Cette puissance, cette force, sortait, se déversait au-dehors, comme un torrent surgissant des rochers, de la terre. Il y avait dans tout cela un étrange, un indicible bonheur, une extase sans lien avec la pensée et le sentiment.
Il y a ici un tremble, ses feuilles frémissent dans la brise, et sans cette danse, la vie n'est pas.
Extrait de : Carnets de J. Krisnamurti, Ed. du Rocher, 2010
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mardi 6 août 2013

Metamorphosis

Mont Thabor (Israel), 588 m

La Transfiguration est un épisode de la vie de Jésus-Christ relaté par les Évangiles. La fête religieuse qui lui correspond se situe le 6 août. Il s'agit d'un changement d'apparence corporelle de Jésus pendant quelques instants de sa vie terrestre, pour révéler sa nature divine à trois disciples. Le mot « transfiguration » procède en français de la traduction latine du mot grec metamorphosis (métamorphose).
Cet état physique, considéré comme miraculeux, est rapporté dans trois des quatre Évangiles : (Matthieu, ch. 17 vv. 1-9, Marc, ch. 9 vv. 2-9 et Luc, ch. 9 vv. 28-36). C'est, selon le christianisme, la préfiguration de l'état corporel annoncé aux chrétiens pour leur propre résurrection.
Source (et suite) du texte : wikipedia
En ligne :
Liturgie orthodoxe / Icônes 1 / Icônes 2


Chapelle de la Transfiguration, Mont Athos

Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques, et Jean son frère, et les emmène, à l’écart, sur une haute montagne.  Et il fut transfiguré devant eux : son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici que leur apparurent Moïse et Elie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors, prenant la parole, dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ; si tu le veux, je vais faire ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. »   Comme il parlait encore, voici qu’une nuée lumineuse les prit sous son ombre, et voici qu’une voix disait de la nuée : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur, écoutez-le. »  A cette voix, les disciples tombèrent sur leurs faces, tout effrayés.  Mais Jésus, s’approchant, les toucha et leur dit : « Relevez-vous, et n’ayez pas peur. »  Et eux, levant les yeux, ne virent plus personne que lui, Jésus, seul.  Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez à personne de cette vision, avant que le Fils de l’homme ne ressuscite d’entre les morts. »
Matthieu, XVII 1-9


Représentation symbolique, Eglise de Ravenne (VIe)

Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène seuls, à l’écart, sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux et ses vêtements devinrent resplendissants, d’une telle blancheur qu’aucun foulon sur terre ne peut blanchir de la sorte. Elie leur apparut avec Moïse et ils s’entretenaient avec Jésus.  Alors Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : « Rabbi, il est heureux que nous soyons ici ; faisons donc trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. »  C’est qu’il ne savait que répondre, car ils étaient saisis de frayeur. Et une nuée survint qui les prit sous son ombre, et une voix partit de la nuée : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; écoutez-le. » Soudain, regardant autour d’eux, ils ne virent plus personne, que Jésus seul avec eux.  Comme ils descendaient de la montagne, il leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, si ce n’est quand le Fils de l’homme serait ressuscité d’entre les morts.
Marc, IX 2-9


Andrei Roublev, Transfiguration (15e)

Or il advint, environ huit jours après ces paroles, que, prenant avec lui Pierre, Jean et Jacques, il gravit la montagne pour prier.  Et il advint, comme il priait, que l’aspect de son visage devint autre, et son vêtement, d’une blancheur fulgurante.  Et voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Elie qui, apparus en gloire, parlaient de son départ, qu’il allait accomplir à Jérusalem.  Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil. S’étant bien réveillés, ils virent sa gloire et les deux hommes qui se tenaient avec lui.  Et il advint, comme ceux-ci se séparaient de lui, que Pierre dit à Jésus : « Maître, il est heureux que nous soyons ici ; faisons donc trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie » : il ne savait ce qu’il disait. Et pendant qu’il disait cela, survint une nuée qui les prenait sous son ombre et ils furent saisis de peur en entrant dans la nuée.  Et une voix partit de la nuée, qui disait : « Celui-ci est mon Fils, l’Elu, écoutez-le. »  Et quand la voix eut retenti, Jésus se trouva seul. Pour eux, ils gardèrent le silence et ne rapportèrent rien à personne, en ces jours-là, de ce qu’ils avaient vu.
Luc IX, 28-36

Olivier Messiaen, La Transfiguration de Notre Seigneur Jésus Christ (1965-69)



Voir aussi les pages Joseph l'Hésychaste / tag 

Little Boy

"Little Boy" (!)

Little Boy (« petit garçon » en français) est le nom de code de la bombe A qui fut larguée sur Hiroshima au Japon le 6 août 1945 à 8 h 15 alors que le bombardier était parti à 2 h 45 de l'île de Tinian. La bombe fut larguée par le bombardier B-29 Enola Gay de l'armée américaine. Elle fut la première bombe atomique utilisée de manière offensive, la seconde fut Fat Man, larguée sur Nagasaki trois jours plus tard.
L'arme fut développée au cours de la Seconde Guerre mondiale dans le cadre du projet Manhattan, et tirait sa puissance explosive de l'uranium enrichi. D'une longueur de 3 m et d'un diamètre de 71 cm, elle avait une masse de 4 400 kg1. Elle contenait un peu plus de 64 kg d'uranium 235, dont 700 g entrèrent en fission.
Little Boy a provoqué la deuxième explosion nucléaire artificielle de l'histoire après l'essai atomique Trinity.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Voir aussi l'entrée Hiroshima : wikipedia



Hiroshima, 6 août (explosion à 587 m du sol)




Mamoru Shinzaki, Gen d'Hiroshima, 1983 - Adaptation du Manga



Hiroshima, Le Jour d'après, National Geographic Channel (2012).



Hiroshima: Ground Zero 1945 (2011)
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