Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
Affichage des articles dont le libellé est michael moore. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est michael moore. Afficher tous les articles
vendredi 8 mai 2020
Planète des humains
Jeff Gibbs, Michael Moor, Planet of the Humans (2020) VOSTFR
Site : Planet of the Humans
« Planet of the Humans », la diatribe de Michael Moore contre les énergies « vertes »
Par Élisabeth Schneiter, 5 mai 2020 - Reporterre
Centrales à biomasse, panneaux solaires, voitures électriques... Dans « Planet of humans », dont il est producteur, le cinéaste engagé Michael Moore déboulonne le mythe des énergies vertes. Disponible gratuitement en ligne, le documentaire montre que « la seule énergie propre, c’est de consommer moins d’énergie ».
Après plusieurs films sur la fin du rêve américain, Michael Moore déboulonne cette fois le rêve du développement durable. En l’honneur du Jour de la Terre, le 22 avril dernier, il a mis en ligne un nouveau film Planet of the humans — il en est le producteur exécutif et Jeff Gibbs, le réalisateur [1]. Michael Moore y accuse le capitalisme vert et désigne les « traîtres » qui nous guident sur de fausses pistes : des stars de l’écologie étasunienne comme Van Jones, conseiller environnemental de Barack Obama, Bill McKibben, fondateur de 350.org, Elon Musk, constructeur automobile de voitures électriques, Robert F. Kennedy Jr, avocat en droit de l’environnement, Michael Brune, directeur du Sierra Club, influente organisation environnementale, Michael Bloomberg, ancien maire de New York et activiste du climat qui finance la campagne contre le charbon du Sierra Club, et l’ancien vice-président Al Gore, qui a convaincu l’homme d’affaires Richard Branson d’investir trois milliards de dollars dans l’énergie « verte ».
À la question : « Al Gore est-il un prophète ? » Branson répond par un jeu de mots entre « prophet » et « profit », semblables en anglais. Et c’est cette confusion que le film démontre.
Dans ce documentaire, qui cumule déjà six millions de vue sur YouTube, Jeff Gibbs enquête sur les centrales à biomasse qui ont envahi les États-Unis. Avec les biocarburants, la biomasse est de loin la principale énergie « verte » produite dans le monde, mais elle détruit les forêts anciennes et occupe les sols agricoles. Interviewés dans des manifestations, les militants écolos ne le savent pas et les leaders environnementaux s’empêtrent au micro de Jeff Gibbs, lui répondant confusément sur l’intérêt de brûler ou pas des arbres et des plantes.
Seule Vandana Shiva, militante écoféministe indienne, s’exprime clairement : « C’est la vieille économie fondée sur le pétrole qui, pour se perpétuer, se reconvertit avec une autre matière première, et grâce à des subventions. Nos esprits ont été manipulés pour qu’on se laisse gouverner par des illusions. »
Et le réalisateur, Jeff Gibbs, de commenter :
On nous fait avaler la fable des renouvelables qui vont nous sauver du changement climatique parce que cela rapporte aux industriels et au système financier. On ne parle ni de surpopulation, ni de consommation, ni du suicide que constitue la croissance infinie, parce que cela nuirait au business. »
L’énergie verte ne nous sauvera pas, explique le film. « Au contraire, argumente le coproducteur Ozzie Zehner, elle repose sur les procédés industriels les plus toxiques qui soient. » L’enquête montre que les panneaux solaires, les éoliennes géantes, les voitures électriques se révèlent très décevants en matière d’efficacité, de rentabilité, de durabilité, et surtout, du fait des désastres qu’engendrent leur processus de fabrication : destruction de milieux naturels, forte consommation d’énergies extractives, utilisation de matières premières rares et polluantes à extraire. Et, au terme de leur fonctionnement, panneaux, éoliennes et batteries sont difficilement recyclables et difficiles à traiter une fois mis au rebut.
« La seule énergie propre, c’est de consommer moins d’énergie »
Les remèdes aux dégâts provoqués par l’industrie ne peuvent pas être industriels. On ne peut pas résoudre un problème avec les schémas de pensée qui l’ont créé, disait Einstein. Il faudra donc changer notre échelle de valeurs. L’un des activistes interrogés lutte dans le Vermont, aux États-Unis, contre 21 éoliennes et la destruction d’une forêt pour fournir de l’énergie à un futur parc aquatique, un projet inutile. Il dit aussi que la société propriétaire est Enbridge, celle-là même qui investit dans les sables bitumineux et construit l’oléoduc Keystone XL, qui transportera du pétrole de l’Alberta canadien au golfe du Mexique ! « Ils sont tous de mèche… La seule énergie propre, c’est de consommer moins d’énergie. »
Reste à espérer que le film qui, sans en parler directement, dément le Green New Deal du Parti démocrate, ne se révèle pas un atout pour Trump en novembre.
Planet of the humans a en tout cas été critiqué par une partie du mouvement écologiste, par exemple par Ketan Joshi, qui lui reproche de s’appuyer sur des faits et des données dépassés. L’équipe du film a répondu aux critiques en vidéo.
« Mettre en doute les énergies “vertes” ne veut pas dire qu’on défend les autres, extractives ou nucléaire », explique-t-elle. « Il faut qu’on puisse discuter librement des solutions entre personnes qui croient au changement climatique. Les énergies vertes ne répondent pas à l’urgence des extinctions animales dues principalement à la déforestation et à la réduction des espaces naturels. »
Lire aussi : Giraud, Jancovici, Bihouix, etc. : Contre les experts et leur monde par Nicolas Casaux, 2 mai 2020, Le Partage
dimanche 22 janvier 2017
Tous les gouvernements mentent
Fred Peabody, Tous les gouvernements mentent (Canada, 2016)
En hommage à "Izzy" Stone, légendaire franc-tireur du journalisme, ses héritiers américains dressent un état des lieux accablant, et passionnant, des médias de masse aujourd’hui.
Isador Feinstein Stone, alias "I. F." ou "Izzy" Stone (1907-1989) est l’une des figures les plus glorieuses du journalisme américain : farouchement indépendant et engagé à gauche, il a battu en brèche durant des décennies la propagande gouvernementale, dénonçant les abus du maccarthysme comme la ségrégation raciale, la guerre du Vietnam comme la collusion entre l’industrie et le pouvoir. Au nom de sa devise, "Tous les gouvernements mentent", il défend âprement la liberté et la démocratie promises par la Constitution dans un bulletin hebdomadaire austère et dépourvu de toute publicité. Placé sous son autorité tutélaire, ce documentaire part à la rencontre de ses héritiers dans l’Amérique d’aujourd’hui – engagée au moment du tournage dans une campagne qui n’avait pas encore été couronnée par la victoire de Trump, mais avait déjà vu éliminé le candidat à l’investiture démocrate Bernie Sanders.
La "crème de la crème"
Ils forment la "crème de la crème" du journalisme indépendant de gauche américain et s’appellent Amy Goodman (Democracy now!), Jeremy Scahill et Glenn Greenwald (créateurs du site d’investigation The intercept, dans la foulée des révélations d’Edward Snowden sur la NSA, qu’ils ont contribué à rendre publiques), Matt Taibbi (chroniqueur politique pour Rolling Stone), David Corn (Mother Jones), Cenk Uygur (créateur de l’émission The young Turks)... On suit aussi John Carlos Frey dans l'enquête patiente qu'il mène au Texas, grâce au soutien financier d'une fondation, sur des charniers, vraisemblablement de migrants assassinés, dont les autorités se désintéressent totalement. Tous ont pour armes un métier qu’ils revendiquent avant tout comme un artisanat et un engagement, et la formidable puissance d’Internet, qui leur a permis de s’adresser directement au public sans dépendre de la publicité. Le réalisateur Michael Moore, le philosophe Noam Chomsky, mais aussi Carl Bernstein, célèbre pour avoir révélé, avec Bob Woodward, le scandale du Watergate qui fit tomber Nixon, joignent leurs voix pour dresser un état des lieux à la fois accablant et passionnant du fonctionnement des grands médias aujourd’hui. Des networks télévisés comme ABC et NBC au vénérable New York times, la concentration croissante des titres, la course à l’audience et la confusion des intérêts publics et privés promeuvent une forme de propagande de masse – en particulier, depuis le 11-Septembre et l’invasion américaine de l’Irak, dans les domaines de la défense et de la sécurité. Une très convaincante enquête à charge qui, au-delà de la question américaine, invite à la réflexion tout citoyen soucieux d’être informé de l’état du monde.
Source : Arte
lundi 12 septembre 2016
Le Capitalisme, une histoire d'amour
Michael Moore, Le Capitalisme, une histoire d'amour (2009)
Michael Moore, né le 23 avril 1954 à Flint dans le Michigan (États-Unis), est un écrivain et un réalisateur américain de documentaires engagés.
Source (et suite) du texte : wikipedia
dimanche 11 septembre 2016
11 septembre 2011 : 15 ans après
Toujours pas de contre-enquête sérieuse sur le 11 septembre 2011 mais la déclassification (partiellement censurée) des 28 pages du rapport de la Commission du Renseignement du Congrès, mettant en cause les pétro-dollars saoudiens. Ce qui relevait hier de la "théorie du complot" est maintenant avéré.
Lire le dossier sur Les Crises. [11 Septembre] Les 28 pages ont été déclassifiées ! (16 juillet 2016) / Le rapport (en anglais) en PDF
Michael Moore, Farenheit 9/11 (2004)
Fahrenheit 9/11 est un film américain documentaire réalisé par Michael Moore, lauréat de la Palme d'or du Festival de Cannes 2004. Il s'agit du deuxième documentaire ayant obtenu cette récompense, après Le Monde du silence en 1956.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Revoir : Guerre, mensonge et vidéo
Egalement sur Les Crises : Les théories fumeuses du 11 Septembre, Le Pentagone
(1/10) L’incroyable bêtise / (2/10) Le crash / (3/10) Les dégâts / (4/10) Les preuves visuelles / (5/10) Les preuves physiques 1 / (5/10) Les preuves physiques 2 / (7/10) Les débris 1 / (8/10) Les débris 2 / (9/10) Le pilotage / (10/10) – Les passagers
Dossiers Le Temps : 11 septembre 2001, Quinze ans de mesures sécuritaires / La guerre perdue contre la terreur
MAJ de la page : Les héros sacrifiés
«Nous, les héros du 11-Septembre, que la politique a voulu ignorer»
Par Anna Lombardi, le 11 septembre 2016 - TdG
John Feal, leader des «first responders», les secouristes tombés malades à la suite des attentats, raconte.
«Lorsque les projecteurs étaient braqués sur nous, on nous appelait “les héros du 11-Septembre”. Mais, le reste du temps, les politiques ont cherché à nous ignorer. Quinze ans après les attentats, nous avons obtenu quelque chose. Mais il reste encore beaucoup à faire. » Ce «quelque chose», aussi minime soit-il, est à mettre au crédit de cet homme: John Feal, 50 ans, est le leader des first responders, les secouristes qui, après avoir travaillé au milieu des décombres toxiques du World Trade Center, sont tombés malades. C’est pour leur venir en aide qu’il a créé la Fealgood Foundation.
C’est lui qui a brisé le mur du silence en se battant pour obtenir les lois qui, aujourd’hui, garantissent indemnisations et assistance à au moins une partie des secouristes victimes de cancers, de maladies cardiaques, d'asthme ou de dépression.
Lire le dossier sur Les Crises. [11 Septembre] Les 28 pages ont été déclassifiées ! (16 juillet 2016) / Le rapport (en anglais) en PDF
Michael Moore, Farenheit 9/11 (2004)
Fahrenheit 9/11 est un film américain documentaire réalisé par Michael Moore, lauréat de la Palme d'or du Festival de Cannes 2004. Il s'agit du deuxième documentaire ayant obtenu cette récompense, après Le Monde du silence en 1956.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Revoir : Guerre, mensonge et vidéo
* * *
Egalement sur Les Crises : Les théories fumeuses du 11 Septembre, Le Pentagone
(1/10) L’incroyable bêtise / (2/10) Le crash / (3/10) Les dégâts / (4/10) Les preuves visuelles / (5/10) Les preuves physiques 1 / (5/10) Les preuves physiques 2 / (7/10) Les débris 1 / (8/10) Les débris 2 / (9/10) Le pilotage / (10/10) – Les passagers
* * *
Dossiers Le Temps : 11 septembre 2001, Quinze ans de mesures sécuritaires / La guerre perdue contre la terreur
MAJ de la page : Les héros sacrifiés
«Nous, les héros du 11-Septembre, que la politique a voulu ignorer»
Par Anna Lombardi, le 11 septembre 2016 - TdG
John Feal, leader des «first responders», les secouristes tombés malades à la suite des attentats, raconte.
«Lorsque les projecteurs étaient braqués sur nous, on nous appelait “les héros du 11-Septembre”. Mais, le reste du temps, les politiques ont cherché à nous ignorer. Quinze ans après les attentats, nous avons obtenu quelque chose. Mais il reste encore beaucoup à faire. » Ce «quelque chose», aussi minime soit-il, est à mettre au crédit de cet homme: John Feal, 50 ans, est le leader des first responders, les secouristes qui, après avoir travaillé au milieu des décombres toxiques du World Trade Center, sont tombés malades. C’est pour leur venir en aide qu’il a créé la Fealgood Foundation.
C’est lui qui a brisé le mur du silence en se battant pour obtenir les lois qui, aujourd’hui, garantissent indemnisations et assistance à au moins une partie des secouristes victimes de cancers, de maladies cardiaques, d'asthme ou de dépression.
Inscription à :
Articles (Atom)