Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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mercredi 13 février 2019
LBD 40, l'arme suisse qui blesse
LBD 40, l'arme suisse qui blesse (Radio TV Suisse, Mise au point, 11 février 2019)
La répression policière en France (Télé journal canadien, février 2019)
"La France pays des droits de l'homme est en dessous de tout, elle se déshonore en transformant le maintien de l'ordre en répression. (...) Avec 9 200 tirs [de LBD40] en deux mois et demi, on est passé d'une arme de dernier recours, pour s'extraire d'une situation difficile, à une arme d'attaque"
David Dufresne, journaliste
Twitter : Davduf
Pas de violences policières en Allemagne (Arte)
Afin d'aider la police (Martial 1e, 8 janv. 2019)
Stop aux grenades GLI F4 (Désarmons-les, 6 février 2019)
Lire aussi : Main arrachée : un syndicaliste de la police estime que c'est «bien fait pour sa gueule», RT, 12 févr. 2019 / Lors de l’Acte13 des Gilets jaunes, un manifestant filmant les forces de l’ordre se fait foncer dessus par des agents de la Bac en moto souhaitant l’interpeller (vidéo), 12 février 2019 / Acte 13 des Gilets jaunes : itinéraire d’un casseur dans les rues de Paris, Le Parisien, 10 février 2019
Les tenues des policiers en civil posent problème, par Daniel Cerdan, gendarme retraité, RT, le 4 février 2019 (vidéo)
Jérôme Rodrigues, gilet jaune victime de violences policières (Sud radio, 11 février 2019)
"C’est quoi ce président qui se permet de tirer sur son peuple ?"
Lire aussi : Le Conseil d'Etat refuse de suspendre l'usage du LBD, RT, 1 févr. 2019 / Affaire Rodrigues : un rapport remet en question la version du ministère de l'Intérieur, RT, 31 janv. 2019
Analyse du Sondage “Êtes-vous un con ?” de Conspiracy Watch
Par Olivier Berruyer, le 9 février 2019 - Les Crises
Il y a un an, nous avions réalisé une longue analyse (voir ici) du premier sondage Conspiracy-Watch/Fondation Jean Jaurès (PS) sur “le complotisme”, qui avait lancé la Fake-News de “79 % de Français complotistes”.
Nous étions d’ailleurs loin d’être les seuls à avoir dénoncé la vaste fumisterie de ce précédent sondage. Vous retrouverez tout cela en détail dans le lien précité.
La deuxième vague est donc sortie hier – et pose pratiquement les mêmes problèmes.
Comme l’objectif revendiqué du site Les-Crises.fr est de lutter contre TOUS les complotismes, nous allons donc nous intéresser à ce sondage, qui relève de ce que Frédéric Lordon appelle avec une justesse “le complotisme de l’anti-complotisme” (nous vous recommandons son article majeur où il analyse le phénomène), et vous montrer qu’il est cette fois encore pratiquement inexploitable, car grandement manipulateur.
Source (et suite) du texte : Les Crises
Lire aussi : Gilets jaunes et manipulations étatiques de la violence : une vieille histoire, par Regis de Castelnau, le 11 février 2019
Serge Garde, Faits d'hier - "Casseurs" : La police prise en flagrant délit (Le Média, 8 février 2019)
mardi 22 janvier 2019
Violences policières : paroles de blessés
MAJ de la page : Gilets jaunes
D1ST1, Gilets jaunes (janv. 2018)
Lire aussi : Gilets jaunes : un clip de rap tourné au milieu des manifestations à Toulouse fait le buzz (VIDEO), RT, 21 janv. 2019
Gilets jaunes, rap (janv. 2019)
Violences policières : paroles de blessés (Mediapart, 16 janv. 2019)
Témoignage glaçant d'une mère dont le fils, gilet jaune, vient de perdre un œil par flash-ball (20 janv. 2019)
Lire aussi : Gilets jaunes «Ce n'est pas normal de faire ça à un peuple», le Matin, 21 janv. 2019
Twitter de David Dufresne : Davduf
Sites : Désarmons-les / Le mur jaune
Gilets jaunes : la dérive autoritaire (Le vent se lève, le 17 janv. 2019)
Violences policières : «La plupart des blessés ne sont pas des casseurs» (RT, Bordeaux, 19 janv. 2019)
Lire aussi : «Le Nombre Jaune» : 147 365 Gilets jaunes dans les rues lors de l'acte 10, selon un nouveau décompte, RT, 21 janv. 2019
Décryptage: que s'est-il passé à Bordeaux ? (12 janv. 2019)
Une nouvelle vidéo de la charge de la police à Bordeaux samedi 12, ayant amené à la blessure grave d'un manifestant montre la scène du point de vue des policiers. Il apparaît que les forces de l'ordre ont semblé dépassées par la situation et n'ont pas porté secours à la victime.
Source (et suite) du texte : Gilet jaune dans le coma: les policiers ont-ils caché des preuves? (vidéo), France soir, le 16 janvier 2019
François Ruffin : leur silence est une indécence (16 janv. 2019)
Violences policières : la revanches des faibles
Par Eric Werner, le 20 janv. 2019 - Vu du droit
Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, que je préfère personnellement appeler « le moment gilets jaunes » le pouvoir aidé et soutenu par les médias oligarchiques a mis en scène la « violence des gilets jaunes », dans le but évident de les disqualifier, et de ramener à lui les bourgeois et les versaillais apeurés. Comme d’habitude, c’est un mensonge, non que le mouvement lui même n’ait pas donné lieu à des débordements, mais il faut toujours se rappeler de ce que disait Nelson Mandela : « C’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé qui détermine la forme de lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n’était qu’une forme de légitime défense. »
On n’oubliera pas non plus, celle de Bertolt Brecht : « On dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent. Mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l’enserrent ».
Source (et suite) du texte : Vu du droit
Quelle est la véritable portée du LBD 40 ?
Par Florent Marcie, le 12 janv. 2010 - Mediapart
Le réalisateur de documentaires Florent Marcie, habitué des zones de guerres (Tchétchénie, Bosnie, Afghanistan, Libye, Tchad, Irak, Syrie...), a été touché de retour de Raqqa au visage par un flashball tandis qu'il filmait les gilets jaunes devant le Musée d'Orsay, se faisant blesser pour la première fois de sa carrière. Il nous a confié ce texte sur la dangerosité du LBD 40, et le sens de son usage en démocratie.
Samedi 5 janvier, 17h11, devant le musée d’Orsay. Acte VIII des gilets jaunes. Un homme s’écroule sur la chaussée, frappé à la tempe par un tir de flash-ball. Je m’approche pour le filmer. À mon tour, je suis frappé au visage. La blessure, sous l’œil, est profonde jusqu’à l’os. Des manifestants crient, paniqués.
Je m’en sortirai avec deux petites fractures orbite/maxillaire et quelques points de suture. D’autres n’ont pas eu cette chance. Ils ont été éborgnés, édentés, ont eu la jambe cassée. Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, les blessés se comptent par dizaines.
Source (et suite) du texte : Mediapart
Lire aussi : Gilets jaunes : le LBD 40, ce flash-ball qui fait polémique, JDD, le 16 janvier 2019 / Grenade assourdissante, TNT et LBD: l’exception française du maintien de l’ordre en Europe, par Zakaria Abdelkafi, Sputniknews, le 17 janv. 2019 / Violences policières: le vrai du faux décrypté par des chercheurs, Huffpst, le 17 janv. 2019 / Le terrible bilan de deux mois de violences policières, par Emilie Massemin, Reporterre, 19 janv. 2019
Gilets jaunes : un policier met en cause le gouvernement. (Le Média, 17 janv. 2019)
Alexandre Langlois est policier. Menacé par sa hiérarchie pour "déloyauté", il dénonce la gestion du maintien de l'ordre par le gouvernement dans le cadre du mouvement des gilets jaunes, l'instrumentalisation des forces de l'ordre par le pouvoir, et les conditions de travail difficiles dans un contexte de hausse des cas de suicides chez les policiers.
Source : Le Media
Ancien CRS, policier à la retraite, horrifié par la répression policière en cours, il lance un appel à ses collègues. (16 janv. 2019)
"Il faut arrêter le massacre. Je vous demande de vous arrêter, ce n'est plus possible (...) Vous dépassez la mesure".
"Je suis policier, je suis gilet jaune (...), il y a un choix à faire, et le choix c'est : le peuple ou les élus du peuple, moi je défends le peuple. " (décembre 2018)
Violences, interdictions de manifestation...On fait le point (Amnesty International, le 17 janv. 2019)
Notre réponse : lettre au Président de la République à la suite de la lettre envoyée aux Français
Par Jacques Sapir, le 18 janv. 2019 - Les Crises
Lettre au Président de la République à la suite de la lettre envoyée aux Français
Monsieur le Président de la République,
Vous avez envoyé à tous les Français une lettre sur le « débat national » que vous avez organisé. A cette lettre, nous voulons répondre. Certains répondrons en actes, bien sûr, qu’il s’agisse de manifestations, et d’autres par écrit.
Monsieur le Président, vous avez, certes, écouté la révolte qui gronde. Si tel n’avait pas été le cas d’ailleurs, jamais vous n’auriez écrit votre lettre. Mais, clairement, vous ne l’avez pas entendue. Nous en voulons preuve le choix des thèmes que vous proposez dans ce « débat », choix qui écarte soigneusement les « sujets qui fâchent ». Vous voulez que nous débattions des impôts, de nos dépenses et de l’action publique, de l’organisation de l’État et des collectivités publiques, de la transition écologique et enfin de la démocratie et de la citoyenneté. Mais, vous avez soigneusement omis les thèmes du pouvoir d’achat, de l’inégalité des richesses, tout comme vous avez omis la construction européenne, que vous mentionnez par ailleurs. Vous affirmez dans votre lettre « Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle ». Vous feignez d’ignorer, que ce soit à dessein ou non, que votre élection ne s’est nullement faite sur un « projet ». Il est patent que vous n’avez été élu que parce que l’autre candidate, Mme Marine le Pen, était rejetée. Cette ambiguïté était manifeste dans votre élection. Votre tort fut de ne pas la reconnaître. Jamais les Français ne vous ont donné un mandat pour mener les réformes auxquelles vous vous êtes livré. La révolte actuelle est le produit direct, et logique, de cette situation.
D1ST1, Gilets jaunes (janv. 2018)
Lire aussi : Gilets jaunes : un clip de rap tourné au milieu des manifestations à Toulouse fait le buzz (VIDEO), RT, 21 janv. 2019
Gilets jaunes, rap (janv. 2019)
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Violences policières : paroles de blessés (Mediapart, 16 janv. 2019)
Témoignage glaçant d'une mère dont le fils, gilet jaune, vient de perdre un œil par flash-ball (20 janv. 2019)
Lire aussi : Gilets jaunes «Ce n'est pas normal de faire ça à un peuple», le Matin, 21 janv. 2019
Twitter de David Dufresne : Davduf
Sites : Désarmons-les / Le mur jaune
Gilets jaunes : la dérive autoritaire (Le vent se lève, le 17 janv. 2019)
Violences policières : «La plupart des blessés ne sont pas des casseurs» (RT, Bordeaux, 19 janv. 2019)
Lire aussi : «Le Nombre Jaune» : 147 365 Gilets jaunes dans les rues lors de l'acte 10, selon un nouveau décompte, RT, 21 janv. 2019
Décryptage: que s'est-il passé à Bordeaux ? (12 janv. 2019)
Une nouvelle vidéo de la charge de la police à Bordeaux samedi 12, ayant amené à la blessure grave d'un manifestant montre la scène du point de vue des policiers. Il apparaît que les forces de l'ordre ont semblé dépassées par la situation et n'ont pas porté secours à la victime.
Source (et suite) du texte : Gilet jaune dans le coma: les policiers ont-ils caché des preuves? (vidéo), France soir, le 16 janvier 2019
François Ruffin : leur silence est une indécence (16 janv. 2019)
Violences policières : la revanches des faibles
Par Eric Werner, le 20 janv. 2019 - Vu du droit
Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, que je préfère personnellement appeler « le moment gilets jaunes » le pouvoir aidé et soutenu par les médias oligarchiques a mis en scène la « violence des gilets jaunes », dans le but évident de les disqualifier, et de ramener à lui les bourgeois et les versaillais apeurés. Comme d’habitude, c’est un mensonge, non que le mouvement lui même n’ait pas donné lieu à des débordements, mais il faut toujours se rappeler de ce que disait Nelson Mandela : « C’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé qui détermine la forme de lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n’était qu’une forme de légitime défense. »
On n’oubliera pas non plus, celle de Bertolt Brecht : « On dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent. Mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l’enserrent ».
Source (et suite) du texte : Vu du droit
Quelle est la véritable portée du LBD 40 ?
Par Florent Marcie, le 12 janv. 2010 - Mediapart
Le réalisateur de documentaires Florent Marcie, habitué des zones de guerres (Tchétchénie, Bosnie, Afghanistan, Libye, Tchad, Irak, Syrie...), a été touché de retour de Raqqa au visage par un flashball tandis qu'il filmait les gilets jaunes devant le Musée d'Orsay, se faisant blesser pour la première fois de sa carrière. Il nous a confié ce texte sur la dangerosité du LBD 40, et le sens de son usage en démocratie.
Samedi 5 janvier, 17h11, devant le musée d’Orsay. Acte VIII des gilets jaunes. Un homme s’écroule sur la chaussée, frappé à la tempe par un tir de flash-ball. Je m’approche pour le filmer. À mon tour, je suis frappé au visage. La blessure, sous l’œil, est profonde jusqu’à l’os. Des manifestants crient, paniqués.
Je m’en sortirai avec deux petites fractures orbite/maxillaire et quelques points de suture. D’autres n’ont pas eu cette chance. Ils ont été éborgnés, édentés, ont eu la jambe cassée. Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, les blessés se comptent par dizaines.
Source (et suite) du texte : Mediapart
Lire aussi : Gilets jaunes : le LBD 40, ce flash-ball qui fait polémique, JDD, le 16 janvier 2019 / Grenade assourdissante, TNT et LBD: l’exception française du maintien de l’ordre en Europe, par Zakaria Abdelkafi, Sputniknews, le 17 janv. 2019 / Violences policières: le vrai du faux décrypté par des chercheurs, Huffpst, le 17 janv. 2019 / Le terrible bilan de deux mois de violences policières, par Emilie Massemin, Reporterre, 19 janv. 2019
Gilets jaunes : un policier met en cause le gouvernement. (Le Média, 17 janv. 2019)
Alexandre Langlois est policier. Menacé par sa hiérarchie pour "déloyauté", il dénonce la gestion du maintien de l'ordre par le gouvernement dans le cadre du mouvement des gilets jaunes, l'instrumentalisation des forces de l'ordre par le pouvoir, et les conditions de travail difficiles dans un contexte de hausse des cas de suicides chez les policiers.
Source : Le Media
Ancien CRS, policier à la retraite, horrifié par la répression policière en cours, il lance un appel à ses collègues. (16 janv. 2019)
"Il faut arrêter le massacre. Je vous demande de vous arrêter, ce n'est plus possible (...) Vous dépassez la mesure".
"Je suis policier, je suis gilet jaune (...), il y a un choix à faire, et le choix c'est : le peuple ou les élus du peuple, moi je défends le peuple. " (décembre 2018)
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Violences, interdictions de manifestation...On fait le point (Amnesty International, le 17 janv. 2019)
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Notre réponse : lettre au Président de la République à la suite de la lettre envoyée aux Français
Par Jacques Sapir, le 18 janv. 2019 - Les Crises
Lettre au Président de la République à la suite de la lettre envoyée aux Français
Monsieur le Président de la République,
Vous avez envoyé à tous les Français une lettre sur le « débat national » que vous avez organisé. A cette lettre, nous voulons répondre. Certains répondrons en actes, bien sûr, qu’il s’agisse de manifestations, et d’autres par écrit.
Monsieur le Président, vous avez, certes, écouté la révolte qui gronde. Si tel n’avait pas été le cas d’ailleurs, jamais vous n’auriez écrit votre lettre. Mais, clairement, vous ne l’avez pas entendue. Nous en voulons preuve le choix des thèmes que vous proposez dans ce « débat », choix qui écarte soigneusement les « sujets qui fâchent ». Vous voulez que nous débattions des impôts, de nos dépenses et de l’action publique, de l’organisation de l’État et des collectivités publiques, de la transition écologique et enfin de la démocratie et de la citoyenneté. Mais, vous avez soigneusement omis les thèmes du pouvoir d’achat, de l’inégalité des richesses, tout comme vous avez omis la construction européenne, que vous mentionnez par ailleurs. Vous affirmez dans votre lettre « Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle ». Vous feignez d’ignorer, que ce soit à dessein ou non, que votre élection ne s’est nullement faite sur un « projet ». Il est patent que vous n’avez été élu que parce que l’autre candidate, Mme Marine le Pen, était rejetée. Cette ambiguïté était manifeste dans votre élection. Votre tort fut de ne pas la reconnaître. Jamais les Français ne vous ont donné un mandat pour mener les réformes auxquelles vous vous êtes livré. La révolte actuelle est le produit direct, et logique, de cette situation.
mardi 15 janvier 2019
Le référendum d'initiative populaire : un trait méconnu du génie de Condorcet
Proposition d’un Référendum d’Initiative Citoyenne.
Par Olivier Berruyer, le 11 janv. 2019 - Les Crises
Le Référendum d’Initiative Citoyenne, enjeu démocratique du XXIe siècle
Nous pouvons être fiers de nos Gilets Jaunes : ils ont redonné un immense bol d’air démocratique à notre pays.
Des années d’analyse de notre système politique sur ce site m’ont depuis longtemps conduit à soutenir le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC). Comme en 2012 dans le livre Les faits sont têtus où j’écrivais : « Nous lançons ainsi dans le débat public quelques propositions […] : Référendum d’Initiative Citoyenne » ; ou en rédigeant un billet après l’élection Présidentielle de 2017, et en lançant une pétition défendant le RIC, qui a recueilli plus de 50 000 signatures.
Source (et suite) du texte : Les Crises
Le RIC en débat, avec Étienne Chouard, enseignant et Bertrand Mathieu, professeur agrégé de droit (RT, 7 janv. 2019)
Le référendum d'initiative populaire : un trait méconnu du génie de Condorcet
Par Anne-Cécile Mercier
Dans Revue française de droit constitutionnel 2003/3 (n° 55), pages 483 à 512
Je n’ai eu depuis quatre ans ni une idée ni un sentiment qui n’ait eu pour objet la liberté de mon pays. Je périrai comme Socrate et Sidney pour l’avoir servi, sans jamais avoir été ni l’instrument ni la dupe, sans avoir jamais voulu partager les intrigues ou les fureurs des partis qui l’ont déchiré. J’ai soutenu le droit du peuple de ratifier expressément au moins les lois constitutionnelles et la possibilité qu’il l’exerçât, la nécessité du mode de révision régulier et paisible de réformer ces mêmes lois; enfin l’unité entière du corps législatif. Vérités qui, alors peu répandues, avaient encore besoin d’être développées ». [Condorcet, Fragments, 1794, Œuvres, t. 1, p. 608.]
L’Histoire façonne les renommées selon une alchimie bien mystérieuse. Celle de Condorcet ne rend pas justice au caractère visionnaire de son œuvre. Bien que faisant la liaison entre les Lumières et la Révolution, son nom n’évoque ni celui d’un éminent philosophe, ni celui d’un politique influent. Sa renommée n’est pas celle de Voltaire, Rousseau, Montesquieu, Diderot ou d’Alembert, ni celle d’un Sieyès, Mirabeau, Robespierre, Danton, Marat ou Bonaparte. Condorcet est pourtant l’une de ces rares figures qui, passant de la théorie à l’action, s’illustra tant dans la construction abstraite de nouveaux principes de gouvernement que dans la bataille politique visant à les concrétiser [1] ; qui dès 1787 se prononçait vigoureusement pour un suffrage universel qui n’oubliait pas les femmes [2] ; qui proscrivait la peine de mort [3] et l’esclavage [4] ; qui défendait un système d’instruction publique généralisée et gratuite [5] ; qui inventait la sociologie politique en appliquant la matière des statistiques aux méthodes de suffrages [6] ; qui proposa à la France la Constitution la plus démocratique de son histoire [7][7]« Jamais il n’a existé de constitution où l’égalité ait été si….
2Il serait intéressant d’analyser les raisons de la relative méconnaissance du génie de Condorcet [8]. Sûrement avait-il moins de prestance et d’habileté que ses illustres contemporains cités plus haut [9]. Peut-être faut-il y voir la rançon de l’indépendance d’esprit, du refus d’appartenir à un groupe identifié : appelé Girondin par les Girondins, surnommé « des nôtres » par les Jacobins [10], Condorcet n’appartenait qu’à sa volonté de faire respecter l’égalité naturelle entre les hommes [11]. Après sa condamnation par la Convention [12], il fut oublié des uns et honni des autres [13]. Quoiqu’il en soit, une conclusion s’impose à la lecture de ses Œuvres : la plupart des idées de Condorcet devancent d’au moins un siècle l’état d’avancée de la société dans laquelle il vit. C’est ce qu’on peut dénommer sans trop d’exagération avoir du génie. Nous voudrions en donner un exemple particulier avec l’étude du droit d’initiative populaire, encore dénommé référendum d’initiative populaire.
3Le droit d’initiative populaire permet à tout citoyen d’élaborer une proposition de loi et de la soumettre aux suffrages, soit du Parlement, soit de la population, si elle réunit auparavant un nombre suffisant de souscriptions [14]. Ce droit se réfère à l’idée de démocratie directe, en ce qu’il permet à de simples citoyens de saisir directement la Nation pour proposer de nouvelles normes, sans l’interférence du Parlement [15]. Il se distingue néanmoins d’autres « outils » de démocratie directe, tels que le droit de veto, ou le référendum consultatif, en ce qu’il confère un pouvoir plus grand aux citoyens. A la différence en effet de ces techniques qui ne permettent que la ratification ou le rejet de projets déjà élaborés, l’initiative permet aux citoyens de provoquer la décision du législateur sur la matière de son choix(à la condition cependant que ce choix soit soutenu en amont par la signature d’un nombre déterminé d’électeurs). De plus, contrairement au simple droit de pétition, la saisine du corps législatif ou de la Nation tout entière est de droit une fois les conditions de recevabilité remplies : le législateur ne peut refuser, ni de se prononcer sur la proposition, ni de faire consulter l’ensemble de la population par référendum. Le droit d’initiative est donc une concession importante faite à la démocratie directe dans les régimes représentatifs. La Suisse, terre d’élection de la démocratie directe, n’eut pas de mal à adopter cette nouvelle variante des Landsgemeinden [16], et fut la première à l’instituer et à l’appliquer au milieu du XIXe siècle [17].
De la Suisse, le droit d’initiative passa aux États-Unis, où il connut une première vague de vif succès au tournant du siècle [18]. De nos jours, près de la moitié des États fédérés l’ont adopté, et il est plébiscité dans certains autres [19]. On le retrouve aussi dans de nombreux pays [20]. L’ironie de l’Histoire n’a pas permis à l’idée de Condorcet d’être appliquée en France, même si certains l’appellent actuellement de leurs vœux [21]. Les 15 et 16 février 1793, Condorcet présente son projet de constitution devant la Convention [22]. « Son » projet, car des neuf membres composant le comité de constitution institué par la Convention le 29 septembre 1792, il fut sans conteste la personnalité la plus influente [23]. La Constitution girondine consacre les 33 articles du titre VIII, intitulé De la censure du peuple sur les actes de la représentation nationale, et du droit de pétition [24], au fonctionnement du droit d’initiative. L’article premier le définit par une formule éloquente : « Lorsqu’un citoyen croira utile ou nécessaire d’exciter la surveillance des représentants du peuple sur des actes de constitution, de législation ou d’administration générale, de provoquer la réforme d’une loi existante ou la promulgation d’une loi nouvelle, il aura le droit de requérir le bureau de son assemblée primaire, de la convoquer au jour de dimanche le plus prochain pour délibérer sur sa proposition ».
Par Olivier Berruyer, le 11 janv. 2019 - Les Crises
Le Référendum d’Initiative Citoyenne, enjeu démocratique du XXIe siècle
Nous pouvons être fiers de nos Gilets Jaunes : ils ont redonné un immense bol d’air démocratique à notre pays.
Des années d’analyse de notre système politique sur ce site m’ont depuis longtemps conduit à soutenir le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC). Comme en 2012 dans le livre Les faits sont têtus où j’écrivais : « Nous lançons ainsi dans le débat public quelques propositions […] : Référendum d’Initiative Citoyenne » ; ou en rédigeant un billet après l’élection Présidentielle de 2017, et en lançant une pétition défendant le RIC, qui a recueilli plus de 50 000 signatures.
Source (et suite) du texte : Les Crises
Le RIC en débat, avec Étienne Chouard, enseignant et Bertrand Mathieu, professeur agrégé de droit (RT, 7 janv. 2019)
Le référendum d'initiative populaire : un trait méconnu du génie de Condorcet
Par Anne-Cécile Mercier
Dans Revue française de droit constitutionnel 2003/3 (n° 55), pages 483 à 512
Je n’ai eu depuis quatre ans ni une idée ni un sentiment qui n’ait eu pour objet la liberté de mon pays. Je périrai comme Socrate et Sidney pour l’avoir servi, sans jamais avoir été ni l’instrument ni la dupe, sans avoir jamais voulu partager les intrigues ou les fureurs des partis qui l’ont déchiré. J’ai soutenu le droit du peuple de ratifier expressément au moins les lois constitutionnelles et la possibilité qu’il l’exerçât, la nécessité du mode de révision régulier et paisible de réformer ces mêmes lois; enfin l’unité entière du corps législatif. Vérités qui, alors peu répandues, avaient encore besoin d’être développées ». [Condorcet, Fragments, 1794, Œuvres, t. 1, p. 608.]
L’Histoire façonne les renommées selon une alchimie bien mystérieuse. Celle de Condorcet ne rend pas justice au caractère visionnaire de son œuvre. Bien que faisant la liaison entre les Lumières et la Révolution, son nom n’évoque ni celui d’un éminent philosophe, ni celui d’un politique influent. Sa renommée n’est pas celle de Voltaire, Rousseau, Montesquieu, Diderot ou d’Alembert, ni celle d’un Sieyès, Mirabeau, Robespierre, Danton, Marat ou Bonaparte. Condorcet est pourtant l’une de ces rares figures qui, passant de la théorie à l’action, s’illustra tant dans la construction abstraite de nouveaux principes de gouvernement que dans la bataille politique visant à les concrétiser [1] ; qui dès 1787 se prononçait vigoureusement pour un suffrage universel qui n’oubliait pas les femmes [2] ; qui proscrivait la peine de mort [3] et l’esclavage [4] ; qui défendait un système d’instruction publique généralisée et gratuite [5] ; qui inventait la sociologie politique en appliquant la matière des statistiques aux méthodes de suffrages [6] ; qui proposa à la France la Constitution la plus démocratique de son histoire [7][7]« Jamais il n’a existé de constitution où l’égalité ait été si….
2Il serait intéressant d’analyser les raisons de la relative méconnaissance du génie de Condorcet [8]. Sûrement avait-il moins de prestance et d’habileté que ses illustres contemporains cités plus haut [9]. Peut-être faut-il y voir la rançon de l’indépendance d’esprit, du refus d’appartenir à un groupe identifié : appelé Girondin par les Girondins, surnommé « des nôtres » par les Jacobins [10], Condorcet n’appartenait qu’à sa volonté de faire respecter l’égalité naturelle entre les hommes [11]. Après sa condamnation par la Convention [12], il fut oublié des uns et honni des autres [13]. Quoiqu’il en soit, une conclusion s’impose à la lecture de ses Œuvres : la plupart des idées de Condorcet devancent d’au moins un siècle l’état d’avancée de la société dans laquelle il vit. C’est ce qu’on peut dénommer sans trop d’exagération avoir du génie. Nous voudrions en donner un exemple particulier avec l’étude du droit d’initiative populaire, encore dénommé référendum d’initiative populaire.
3Le droit d’initiative populaire permet à tout citoyen d’élaborer une proposition de loi et de la soumettre aux suffrages, soit du Parlement, soit de la population, si elle réunit auparavant un nombre suffisant de souscriptions [14]. Ce droit se réfère à l’idée de démocratie directe, en ce qu’il permet à de simples citoyens de saisir directement la Nation pour proposer de nouvelles normes, sans l’interférence du Parlement [15]. Il se distingue néanmoins d’autres « outils » de démocratie directe, tels que le droit de veto, ou le référendum consultatif, en ce qu’il confère un pouvoir plus grand aux citoyens. A la différence en effet de ces techniques qui ne permettent que la ratification ou le rejet de projets déjà élaborés, l’initiative permet aux citoyens de provoquer la décision du législateur sur la matière de son choix(à la condition cependant que ce choix soit soutenu en amont par la signature d’un nombre déterminé d’électeurs). De plus, contrairement au simple droit de pétition, la saisine du corps législatif ou de la Nation tout entière est de droit une fois les conditions de recevabilité remplies : le législateur ne peut refuser, ni de se prononcer sur la proposition, ni de faire consulter l’ensemble de la population par référendum. Le droit d’initiative est donc une concession importante faite à la démocratie directe dans les régimes représentatifs. La Suisse, terre d’élection de la démocratie directe, n’eut pas de mal à adopter cette nouvelle variante des Landsgemeinden [16], et fut la première à l’instituer et à l’appliquer au milieu du XIXe siècle [17].
De la Suisse, le droit d’initiative passa aux États-Unis, où il connut une première vague de vif succès au tournant du siècle [18]. De nos jours, près de la moitié des États fédérés l’ont adopté, et il est plébiscité dans certains autres [19]. On le retrouve aussi dans de nombreux pays [20]. L’ironie de l’Histoire n’a pas permis à l’idée de Condorcet d’être appliquée en France, même si certains l’appellent actuellement de leurs vœux [21]. Les 15 et 16 février 1793, Condorcet présente son projet de constitution devant la Convention [22]. « Son » projet, car des neuf membres composant le comité de constitution institué par la Convention le 29 septembre 1792, il fut sans conteste la personnalité la plus influente [23]. La Constitution girondine consacre les 33 articles du titre VIII, intitulé De la censure du peuple sur les actes de la représentation nationale, et du droit de pétition [24], au fonctionnement du droit d’initiative. L’article premier le définit par une formule éloquente : « Lorsqu’un citoyen croira utile ou nécessaire d’exciter la surveillance des représentants du peuple sur des actes de constitution, de législation ou d’administration générale, de provoquer la réforme d’une loi existante ou la promulgation d’une loi nouvelle, il aura le droit de requérir le bureau de son assemblée primaire, de la convoquer au jour de dimanche le plus prochain pour délibérer sur sa proposition ».
jeudi 3 janvier 2019
Les gentils, les méchants
MAJ de la page : Gilets jaunes
«Que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple [...] et n'étant en fait que les porte-voix d'une foule haineuse, s'en prennent aux élus, aux forces de l'ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c'est tout simplement la négation de la France.»
Emmanuel Macron, président, discours de nouvel an (31 déc. 2018)
«Ce que je note c'est la volonté de nuire des Gilets jaunes, qui aujourd'hui ne sont plus dans la manifestation mais dans la volonté de nuire et d'empêcher les forces de l'ordre d'être efficaces.»
Christophe Castaner, ministre de l'intérieur (31 décembre 2018)
Marguerite, Les Gentils, Les Méchants (1 janvier 2019)
Lire aussi : Câlinothérapie ? A minuit, des Gilets jaunes embrassent des gendarmes sur les Champs-Elysées (VIDEO), 1 janv. 2019
Olivier Berruyer, RIC : peut-on faire confiance au peuple ? (Grand Angle, 30 déc. 2018)
Lire aussi : 80% des Français seraient favorables à l'utilisation du RIC pour proposer une loi, selon un sondage, le 2 janv. 2019, RT
Etienne Chouard "(Macron) est un gredin, un voleur, un criminel" (Sud Radio, le 30 déc. 2018)
Vers la Démocratie et la fin de la Mondialisation ? (Trouble fait, 29 déc. 2019)
François Boulo, avocat, gilet jaune, recadre un représentant du MEDEF (2 janvier 2018)
Lire/Voir aussi : Lettre ouverte au président, 1 janvier 2018 /Arrestation d'Eric Drouet : «une nouvelle manœuvre d’intimidation du président», pour François Boulo, le 3 janv. 2019, RT
Gilets jaunes : le cri d'alarme des secouristes (FR3 Pyrénées, 30 déc. 2018)
Lire aussi : Police. « Il y a la volonté que les collèges se lâchent », le 7 déc. 2018, l'Humanité / Gilets jaunes : voile médiatique sur les violences policières par Frédéric Lemaire, le 28 Décembre 2018, Acrimed
Vœux du Président Macron : « l’ordre Républicain sera assuré sans complaisance », France Police – Policiers en colère demande au ministre de l’Intérieur de préciser la feuille de route pour les forces de l’ordre en matière de répression des Gilets jaunes
Par les Policiers en colère, Syndicat France Police, le 30 déc. 2019 - France Police
Notre syndicat de police attend avec impatience les orientations sécuritaires proposées par l’exécutif pour réprimer les Gilets jaunes « sans complaisance ».
Aurions-nous été complaisants avec les Gilets jaunes depuis le 17 novembre alors que plusieurs manifestants pacifiques ont probablement été mutilés par nos LBD et nos grenades de désencerclement de type GLI-F4 ?
Pour être moins complaisants, faudra-t-il ouvrir le feu sur la foule ?
Les propos du chef de l’Etat demandent des éclaircissements car France Police – Policiers en colère ne voit pas comment les forces de l’ordre pourraient être moins complaisantes en l’état des choses avec les Gilets jaunes..
Lettre ouverte au Premier Ministre relative aux mutilations de Gilets jaunes s’apparentant à des blessures de guerre et au maintien des festivités de la Saint-Sylvestre
Par les Policiers en colère, Syndicat France Police, le 30 déc. 2019 - France Police
Monsieur le Premier Ministre,
Depuis le 17 novembre dernier, plusieurs Français ont été gravement mutilés lors de tensions entre nos services et des manifestants gilets jaunes au cours d’opérations de maintien de l’ordre.
Mes collègues se sont engagés dans la police nationale pour protéger la vie de leurs compatriotes. Malheureusement, des citoyens ordinaires, comme nous policiers, vont désormais devoir vivre avec un œil ou une main en moins.
Ces mutilations permanentes semblent avoir été causées par les LBD et les GLI-F4. Jamais sous la cinquième République nous avions fait un usage aussi intensif de telles armes contre la foule.
Dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre, l’emploi de ces armes est ordonné par l’autorité administrative. Il s’agit généralement des préfets qui appliquent les orientations du ministre de l’Intérieur.
Il ne m’appartient pas d’apprécier si l’usage de la force ordonnée par l’autorité ministérielle et préfectorale a été proportionné ou non.
Toutefois, il appert que les victimes mutilées sont généralement de simples manifestants pacifiques s’étant retrouvés au milieu des casseurs. Le plus souvent, les émeutiers aguerris à nos méthodes, n’ont pas été blessés ni interpellés.
vendredi 5 janvier 2018
En marche vers ... le totalitarisme ?
Lire aussi : La liberté de la presse au risque de la communication (par Jacques Sapir, 5 janvier 2018) / Macron veut-il encourager la croyance en la "théorie" de la terre plate (par Jean Bricmont, 5 janvier 2018)
Egalement un article plus général sur la politique du gouvernement : Macron, les vieilles recettes éculées sous prétexte de modernité (par Céri, 31 décembre 2017)
Discours de Macron (vœux à la presse, 3 janvier 2018)
Remarque :
La censure ne saurait en aucun cas "protéger la démocratie" dont la liberté et la pluralité de l'information est au contraire une condition sine qua non.
Olivier Berruyer réagit (RTFrance, 3 janvier 2018)
Emmanuel Macron, Président « Néo-illibéral » ?
Par Régis de Castelnau, le 5 janvier 2018 - Les Crises
Le retour des ciseaux d’Anastasie.
Lors de la présentation de ses vœux à la presse, Emmanuel Macron en ciblant de façon transparente la chaîne d’information continue RT France a montré la conception assez effarante qu’il a de la liberté d’expression. Son intervention est très menaçante, puisqu’au-delà du fait qu’elle fait sienne les délires russophobes qui ont actuellement cours aux États-Unis, elle constitue un sévère rappel à l’ordre des journalistes eux-mêmes. Invités non seulement à respecter la stratégie éditoriale des médias nationaux, tous inféodés aux grands groupes, mais à éviter aussi d’exercer leurs compétences dans les organes de presse situés en dehors de ce périmètre étroit. Au détour de certaines phrases, les menaces deviennent plus précises vis-à-vis de ceux qui ne resteraient pas dans la ligne. Et le président d’ajouter qu’il envisage la création de procédures visant à carrément interdire les organes qui ne seraient pas dans la ligne. Emmanuel Macron prévient que les contrevenants pourraient se voir retirer leur autorisation d’émettre par un CSA « repensé ». On peut pourtant le savoir déjà inféodé à la Doxa, avec un service public devenu, en violation de la loi qui fait du pluralisme une obligation, un outil de propagande monolithique digne de la Pravda soviétique. Ou sa complaisance vis-à-vis du déferlement de propagande dont a bénéficié Emmanuel Macron avant, pendant et après l’élection présidentielle. Il faudrait donc « repenser » le CSA ? On peut légitimement être très inquiet.
Pour justifier ce retour des ciseaux d’Anastasie, le Président de la République, prétend vouloir lutter contre les «fake news », concept commode qui permet de disqualifier la contradiction. Car, on sait bien que cette prétention à la « vérité objective » n’est que le masque d’une volonté de stériliser le débat et d’éviter surtout qu’il soit contradictoire. Comme on l’a vu avec les ridicules tentatives de flicage de décodeurs autoproclamés.
Egalement un article plus général sur la politique du gouvernement : Macron, les vieilles recettes éculées sous prétexte de modernité (par Céri, 31 décembre 2017)
Discours de Macron (vœux à la presse, 3 janvier 2018)
Remarque :
La censure ne saurait en aucun cas "protéger la démocratie" dont la liberté et la pluralité de l'information est au contraire une condition sine qua non.
Olivier Berruyer réagit (RTFrance, 3 janvier 2018)
Emmanuel Macron, Président « Néo-illibéral » ?
Par Régis de Castelnau, le 5 janvier 2018 - Les Crises
Le retour des ciseaux d’Anastasie.
Lors de la présentation de ses vœux à la presse, Emmanuel Macron en ciblant de façon transparente la chaîne d’information continue RT France a montré la conception assez effarante qu’il a de la liberté d’expression. Son intervention est très menaçante, puisqu’au-delà du fait qu’elle fait sienne les délires russophobes qui ont actuellement cours aux États-Unis, elle constitue un sévère rappel à l’ordre des journalistes eux-mêmes. Invités non seulement à respecter la stratégie éditoriale des médias nationaux, tous inféodés aux grands groupes, mais à éviter aussi d’exercer leurs compétences dans les organes de presse situés en dehors de ce périmètre étroit. Au détour de certaines phrases, les menaces deviennent plus précises vis-à-vis de ceux qui ne resteraient pas dans la ligne. Et le président d’ajouter qu’il envisage la création de procédures visant à carrément interdire les organes qui ne seraient pas dans la ligne. Emmanuel Macron prévient que les contrevenants pourraient se voir retirer leur autorisation d’émettre par un CSA « repensé ». On peut pourtant le savoir déjà inféodé à la Doxa, avec un service public devenu, en violation de la loi qui fait du pluralisme une obligation, un outil de propagande monolithique digne de la Pravda soviétique. Ou sa complaisance vis-à-vis du déferlement de propagande dont a bénéficié Emmanuel Macron avant, pendant et après l’élection présidentielle. Il faudrait donc « repenser » le CSA ? On peut légitimement être très inquiet.
Pour justifier ce retour des ciseaux d’Anastasie, le Président de la République, prétend vouloir lutter contre les «fake news », concept commode qui permet de disqualifier la contradiction. Car, on sait bien que cette prétention à la « vérité objective » n’est que le masque d’une volonté de stériliser le débat et d’éviter surtout qu’il soit contradictoire. Comme on l’a vu avec les ridicules tentatives de flicage de décodeurs autoproclamés.
vendredi 5 mai 2017
De la prise d’otages
Sur le "Flash totalitaire" qui a lieu en France lire, de Olivier Berruyer, sur Les Crises :
Les “huiteuristes du 7 mai” / Quand les Présidents d’Université appellent leurs étudiants à voter Macron !, le 4 mai 2017
Dossier : Présidentielles 2017
Pétition pour un Référendum d'Initiative Populaire en France : Change
De la prise d’otages
par Frédéric Lordon, 3 mai 2017 - Le Monde diplomatique
« Les fractures boulangères suivent les fractures banquières... tout le monde est pris en otage même le pain ! »
cc Daniel
« Si ce personnage fameux qui riait de tout vivait dans notre siècle, il mourrait de rire assurément », écrit Spinoza à l’un de ses correspondants. Et sans doute de même en le nôtre. Car c’est vrai qu’il y a de quoi rire longtemps au spectacle de choix qui nous est offert – sous la condition tout de même d’avoir le cœur bien accroché, car en réalité ça n’est vraiment pas drôle. Dans le concert pour cymbales et sanibroyeurs qui tympanise le pays entier, il n’est, à quelques exceptions près, pas un instrumentiste qui n’ait une part de responsabilité, politique ou idéologique, dans la situation présente – contre laquelle il jure ses grands dieux être prêt à faire barrage de son corps (si seulement…).
La consolidation du face-à-face entre le néolibéralisme et son repoussoir fonctionnel d’une part, la détestation ouverte de la différence de gauche seule capable de briser cette splendide harmonie d’autre part, sont les deux propriétés caractéristiques de cet ensemble symphonique qui orchestre à intervalles réguliers la reconduction du même par exhibition de la différence monstrueuse – après avoir mis, entre temps, son énergie entière à empêcher tout surgissement de l’autre différence.
La morale des incendiaires
On n’en finirait pas de dresser la liste des éditorialistes, des experts, des économistes à gages, des intellectuels de service, des roitelets de matinales qui, pénétrés du sentiment de leur liberté, récitent à l’année le catéchisme de l’époque – « Mais enfin vous n’envisagez tout de même pas du protectionnisme ? Mais les entrepreneurs partiront ! Mais ce sont les entreprises qui créent l’emploi ! Mais sortir de l’Europe c’est la guerre ! Mais les charges détruisent la compétitivité ! » – pour découvrir un matin, stupides et interdits, les effets réels des politiques dont ils sont les desservants. Et surtout qu’une partie croissante de la population est prête à n’importe quelle solution, fut-ce la pire, pour donner une expression à sa rage.
Ça tombe bien, on lui en propose une, toujours la même, bien faite pour être inacceptable, d’où résulte invariablement que, certes, « on a entendu la souffrance », « qu’on va enquêter sur la France de la colère », « qu’il faut une Europe plus sociale », mais que pour l’instant on va quand même repartir pour un tour – le monde est bien fait. Si, donc, le jugement de l’histoire était doté de ses moyens matériels, un simple panier à salade par exemple, il lui suffirait de faire le tour des réseaux sociaux et de ramasser l’un derrière l’autre les fulminants du « barrage » pour aligner ipso facto les responsables réels de la situation qui les fait fulminer – encore faut-il s’entendre sur les motifs véritables de la fulmination : non pas la situation elle-même, mais qu’on puisse trouver à y redire, et plus encore vouloir s’en extraire.
Et c’est assurément de cela que l’homme qui rit de tout se tiendrait les côtes : que ceux qui ont si continûment œuvré à installer ce monde ignoble, à en chanter la supériorité et, partant, à en armer deux fois le légitime dégoût, que ce soient ceux-là qui viennent l’index tremblant et la morale en bandoulière mettre en demeure les électeurs de ne pas accomplir tout à fait les conséquences de ce qu’eux-mêmes ont préparé, sauf à ce que les malheureux en portent l’entière responsabilité. C’est que dans cette morale particulière de l’incendie, la responsabilité va exclusivement aux brûlés et jamais aux incendiaires.
Les “huiteuristes du 7 mai” / Quand les Présidents d’Université appellent leurs étudiants à voter Macron !, le 4 mai 2017
Dossier : Présidentielles 2017
Pétition pour un Référendum d'Initiative Populaire en France : Change
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De la prise d’otages
par Frédéric Lordon, 3 mai 2017 - Le Monde diplomatique
« Les fractures boulangères suivent les fractures banquières... tout le monde est pris en otage même le pain ! »
cc Daniel
« Si ce personnage fameux qui riait de tout vivait dans notre siècle, il mourrait de rire assurément », écrit Spinoza à l’un de ses correspondants. Et sans doute de même en le nôtre. Car c’est vrai qu’il y a de quoi rire longtemps au spectacle de choix qui nous est offert – sous la condition tout de même d’avoir le cœur bien accroché, car en réalité ça n’est vraiment pas drôle. Dans le concert pour cymbales et sanibroyeurs qui tympanise le pays entier, il n’est, à quelques exceptions près, pas un instrumentiste qui n’ait une part de responsabilité, politique ou idéologique, dans la situation présente – contre laquelle il jure ses grands dieux être prêt à faire barrage de son corps (si seulement…).
La consolidation du face-à-face entre le néolibéralisme et son repoussoir fonctionnel d’une part, la détestation ouverte de la différence de gauche seule capable de briser cette splendide harmonie d’autre part, sont les deux propriétés caractéristiques de cet ensemble symphonique qui orchestre à intervalles réguliers la reconduction du même par exhibition de la différence monstrueuse – après avoir mis, entre temps, son énergie entière à empêcher tout surgissement de l’autre différence.
La morale des incendiaires
On n’en finirait pas de dresser la liste des éditorialistes, des experts, des économistes à gages, des intellectuels de service, des roitelets de matinales qui, pénétrés du sentiment de leur liberté, récitent à l’année le catéchisme de l’époque – « Mais enfin vous n’envisagez tout de même pas du protectionnisme ? Mais les entrepreneurs partiront ! Mais ce sont les entreprises qui créent l’emploi ! Mais sortir de l’Europe c’est la guerre ! Mais les charges détruisent la compétitivité ! » – pour découvrir un matin, stupides et interdits, les effets réels des politiques dont ils sont les desservants. Et surtout qu’une partie croissante de la population est prête à n’importe quelle solution, fut-ce la pire, pour donner une expression à sa rage.
Ça tombe bien, on lui en propose une, toujours la même, bien faite pour être inacceptable, d’où résulte invariablement que, certes, « on a entendu la souffrance », « qu’on va enquêter sur la France de la colère », « qu’il faut une Europe plus sociale », mais que pour l’instant on va quand même repartir pour un tour – le monde est bien fait. Si, donc, le jugement de l’histoire était doté de ses moyens matériels, un simple panier à salade par exemple, il lui suffirait de faire le tour des réseaux sociaux et de ramasser l’un derrière l’autre les fulminants du « barrage » pour aligner ipso facto les responsables réels de la situation qui les fait fulminer – encore faut-il s’entendre sur les motifs véritables de la fulmination : non pas la situation elle-même, mais qu’on puisse trouver à y redire, et plus encore vouloir s’en extraire.
Et c’est assurément de cela que l’homme qui rit de tout se tiendrait les côtes : que ceux qui ont si continûment œuvré à installer ce monde ignoble, à en chanter la supériorité et, partant, à en armer deux fois le légitime dégoût, que ce soient ceux-là qui viennent l’index tremblant et la morale en bandoulière mettre en demeure les électeurs de ne pas accomplir tout à fait les conséquences de ce qu’eux-mêmes ont préparé, sauf à ce que les malheureux en portent l’entière responsabilité. C’est que dans cette morale particulière de l’incendie, la responsabilité va exclusivement aux brûlés et jamais aux incendiaires.
jeudi 2 mars 2017
L’arnaque Emmanuel Macron de A à Z
A lire sur Les Crises un Dossier Macron sur les anomalies de son patrimoine (un comble pour un ex Inspecteur des finances et Ministre de l'Economie) :
1) Macron a bien claqué un Smic par jour pendant 3 ans ! (+ 25 questions à lui poser sur des bizarreries sur son patrimoine)
2) La couverture médiatique du patrimoine de Macron : la fabrication d’une “No News”
3) Emmanuel Macron : c’est son mentor Henry Hermand qui en parle le mieux !
4) [“Vote Utile” Macron…] Guénolé : Nous ne sommes pas des oies !
5) [Patrimoine] Macron a répondu : “Allez-vous faire voir !”
Dimanche soir politique (France Inter, 26 février 2017), avec Thomas Guénolé
* * *
Qui est vraiment Macron ? (Osons Causer, 1 mars 2017)
* * *
L’arnaque Emmanuel Macron de A à Z
Le 27 février 2017 - Anticons
Inconnu il y a encore peu, Emmanuel Macron est sans nul doute une figure importante de la présidentielle 2017. Il est celui que les médias présentent comme l’homme de la situation. Ses meetings sont retransmis par les grandes chaînes d’information en temps réel. Bien que son bilan de Ministre de l’économie et des finances ne plaide pas en sa faveur (600 000 chômeurs de plus), ses partisans voient en lui un modèle d’efficacité.
Dès ses premiers pas dans le monde politique il a essayé de se présenter comme un leader “anti-système”, alors qu’il est un pur produit du sérail. Il plébiscite la réforme des institutions qui, selon lui, sont un frein à la modernité. Il est en France le chef de file d’une doctrine économique qui prône la déréglementation pour les entreprises transnationales. Il est le grand responsable du « scandale d’Etat Alsthom« . Pour rappel, Alsthom Energie fut cédée en 2014 pour une bouchée de pain à l’entreprise américaine General Electric. Bref, Emmanuel Macron est l’incarnation du Traité constitutionnel (libéral) qu’une majorité de français ont rejeté au soir du 29 mai 2005.Pourtant, à en croire les instituts de sondage, Emmanuel Macron est la personnalité politique préférée des Français. Ces derniers sont-ils devenus amnésiques au point d’oublier la caste de banquiers dont il est issu ?… ou plus simplement bénéficie-t-il d’une répétition de messages favorables dans les médias ?
Aussi, pour appréhender au mieux le “phénomène Macron”, plusieurs questions doivent trouver réponse. Par exemple : Quels sont les réseaux qui le soutiennent ? Qui le finance ? Au-delà des apparences, que dit-il vraiment ? Son discours se tient-il ? Est-il comme on nous le présente un véritable “fer de lance” ?
Groupes de pression & réseaux du patronat
En avril 2016 le journal Mediapart écrivait dans l’une de ses rubriques : « En annonçant la création de son mouvement « En marche! », le Ministre de l’économie a omis de préciser que l’adresse légale de son association était le domicile privé du directeur de l’un des principaux clubs patronaux, l’Institut Montaigne ».
vendredi 10 février 2017
Le Monde devient un problème pour la Démocratie
MAJ de la page : Décodex et propagande
Fact-or-fiction (RT international, 9 février 2017)
Source : Les Crises
La fin de son blog, «l'opération de calomnie» du Monde, fake news : Olivier Berruyer se confie
Le 9 février 2017 - RT
Indigné et inquiet de l'évolution de la liberté d'expression en France, Olivier Berruyer revient pour RT sur l'outil de classement (ou «de censure») du Monde, Décodex, et sur la chasse aux «fake news» qui laisse Google choisir le vrai du faux.
Olivier Berruyer est un économiste français. Il intervient régulièrement sur BFM Business, a participé à plusieurs reprises à de nombreuses émissions sur des radios et chaînes télévisées françaises, telles que France 24 ou La Chaîne info. Il est également le fondateur du blog Les-Crises.fr.
RT : Le Monde a déclaré via son outil Décodex que votre blog Les-Crises.fr n'était pas fiable, l’accusant de diffuser des «fausses informations». Pourriez-vous nous expliquer quelles sont les raisons de ces accusations ?
O. B. : J'anime l'un des plus grands blogs français sur lequel j'essaie de livrer une information critique des médias tout à fait sérieuse, la plus factuelle possible et évidemment non complotiste. Le journal Le Monde vient de lancer une opération à mi-chemin entre le maccarthysme et le ministère de la Vérité d'Orwell, qui vise à poser un label, non plus à l'information dans la chasse actuelle aux fake news, mais à l'ensemble des sites et sources en ligne. Ils ont expliqué que RT était une source moyennement fiable et que mon site ne l'était pas du tout. Pour justifier cela, il ont expliqué que je partagerais des théories complotistes sur l'affaire ukrainienne. J'ai effectivement beaucoup suivi cette crise mais pour étayer leurs accusations, les journalistes du Monde se sont appuyés sur un lien internet qui est une énorme fake news se basant sur un énorme mensonge, comme je l'ai démontré sur mon blog. C'est clairement une opération de calomnie visant à censurer mon blog. Je vais devoir arrêter mon blog, car je ne peux pas continuer dans ces conditions-là, face au journal Le Monde qui s'est lancé dans une énorme opération de diffamation.
Le problème des grands médias occidentaux aujourd'hui n'est pas celui des fake news, mais celui des «no news». Ce ne sont pas des mensonges mais c'est toute une partie de la vérité qui n'est jamais mise en avant
RT : Pourquoi vos posts ont-ils attiré une telle attention et de telles réactions ?
O. B. : Au début, mon blog était consacré à l'économie. J'ai beaucoup travaillé par exemple avec un ancien Premier ministre sur la réforme des banques. Tant que j'en restais là, il n'y avait pas de problème. Je me suis mis à traiter de géopolitique car je préside l'association française des amis de Noam Chomsky. J'essaie de faire un travail très chomskiste - évidemment avec pas tout à fait le même talent que lui. Je critique beaucoup les médias et je me suis intéressé à l'affaire ukrainienne. Depuis, Le Monde et un certain nombre de réseaux néo-conservateurs qui soutiennent le régime ukrainien, s'attaquent à moi.
Fact-or-fiction (RT international, 9 février 2017)
Source : Les Crises
La fin de son blog, «l'opération de calomnie» du Monde, fake news : Olivier Berruyer se confie
Le 9 février 2017 - RT
Indigné et inquiet de l'évolution de la liberté d'expression en France, Olivier Berruyer revient pour RT sur l'outil de classement (ou «de censure») du Monde, Décodex, et sur la chasse aux «fake news» qui laisse Google choisir le vrai du faux.
Olivier Berruyer est un économiste français. Il intervient régulièrement sur BFM Business, a participé à plusieurs reprises à de nombreuses émissions sur des radios et chaînes télévisées françaises, telles que France 24 ou La Chaîne info. Il est également le fondateur du blog Les-Crises.fr.
RT : Le Monde a déclaré via son outil Décodex que votre blog Les-Crises.fr n'était pas fiable, l’accusant de diffuser des «fausses informations». Pourriez-vous nous expliquer quelles sont les raisons de ces accusations ?
O. B. : J'anime l'un des plus grands blogs français sur lequel j'essaie de livrer une information critique des médias tout à fait sérieuse, la plus factuelle possible et évidemment non complotiste. Le journal Le Monde vient de lancer une opération à mi-chemin entre le maccarthysme et le ministère de la Vérité d'Orwell, qui vise à poser un label, non plus à l'information dans la chasse actuelle aux fake news, mais à l'ensemble des sites et sources en ligne. Ils ont expliqué que RT était une source moyennement fiable et que mon site ne l'était pas du tout. Pour justifier cela, il ont expliqué que je partagerais des théories complotistes sur l'affaire ukrainienne. J'ai effectivement beaucoup suivi cette crise mais pour étayer leurs accusations, les journalistes du Monde se sont appuyés sur un lien internet qui est une énorme fake news se basant sur un énorme mensonge, comme je l'ai démontré sur mon blog. C'est clairement une opération de calomnie visant à censurer mon blog. Je vais devoir arrêter mon blog, car je ne peux pas continuer dans ces conditions-là, face au journal Le Monde qui s'est lancé dans une énorme opération de diffamation.
Le problème des grands médias occidentaux aujourd'hui n'est pas celui des fake news, mais celui des «no news». Ce ne sont pas des mensonges mais c'est toute une partie de la vérité qui n'est jamais mise en avant
RT : Pourquoi vos posts ont-ils attiré une telle attention et de telles réactions ?
O. B. : Au début, mon blog était consacré à l'économie. J'ai beaucoup travaillé par exemple avec un ancien Premier ministre sur la réforme des banques. Tant que j'en restais là, il n'y avait pas de problème. Je me suis mis à traiter de géopolitique car je préside l'association française des amis de Noam Chomsky. J'essaie de faire un travail très chomskiste - évidemment avec pas tout à fait le même talent que lui. Je critique beaucoup les médias et je me suis intéressé à l'affaire ukrainienne. Depuis, Le Monde et un certain nombre de réseaux néo-conservateurs qui soutiennent le régime ukrainien, s'attaquent à moi.
lundi 6 février 2017
Un éléphant ça Trump énormément...
Un éléphant ça Trump énormément... 100% Econoclastes n°01 (Paris, 4 février 2017)
Avec :
Pierre Conesa, Olivier Delamarche, Pierre Sabatier, Philippe Béchade et Olivier Berruyer
Site officiel : Les Econoclastes
Quelques dessins (amusants ou/et de propagande) du talentueux Chapatte sur L'ère Trump :
Pas bienvenue en Amérique
Trump verrouille l'Amérique
Trump Tower
Theresa May rencontre Donald Trump
jeudi 12 janvier 2017
Fake news et pensée unique
MAJ de la page : Nouvelle théorie du complot made in CIA
Fanny Ardant remontée contre les journalistes et la "pensée unique" (Arte, le 28', le 11 janvier 2017)
La réelle signification du rapport de la Direction du renseignement US sur « le choix de la Russie d’interférer dans l’élection »
Par Le Saker, Le 8 janvier 2017
Je dois avouer que ma première réaction a été d’ignorer tout simplement ce rapport comme étant une charge inutile d’absurdités. Puis j’ai remarqué un blogueur ukrainien, Anatoli Sharii, qui se moque de ce rapport pendant plus de 10 minutes. En l’écoutant, ma première réaction a été « ce n’est pas possible – Sharii exagère ». Mais ensuite, Sharii a commencé à citer le rapport en long et en large et je ne pouvais en croire mes yeux (j’ai lu le texte original en anglais que Sharii avait traduit en russe) : chaque mot que prononçait Sharii était vrai. C’est alors que j’ai décidé de télécharger ce document et de le lire. Il est incrusté ici pour que vous puissiez le lire aussi. Lisez le texte entier, s’il vous plaît. Il est absolument incroyable.
Source (et suite) du texte : Le Saker francophone
Le président « bon » et le président « méchant »
Par Manlio Dinucci, le 12 Jan 2017 - Il Manifesto / Investig'action
Barack Obama fut « santo subito » (« saint immédiatement ») : à peine entré à la Maison Blanche il fut décoré préventivement en 2009 du Prix Nobel de la paix grâce à « ses extraordinaires efforts pour renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples ». Alors que son administration préparait déjà secrètement, par l’intermédiaire de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, la guerre qui deux ans plus tard allait démolir l’état libyen, en s’étendant ensuite à la Syrie et à l’Irak via des groupes terroristes fonctionnels à la stratégie USA/Otan.
Donald Trump est par contre « démon immédiatement », avant même d’entrer à la Maison Blanche. Il se trouve accusé d’avoir usurpé le poste destiné à Hillary Clinton, grâce à une opération maléfique ordonnée par le président russe Poutine. Les «preuves » sont fournies par la Cia, la plus experte en matière d’infiltrations et coups d’état. Il suffit de rappeler ses opérations pour provoquer et conduire les guerres contre le Vietnam, le Cambodge, le Liban, la Somalie, l’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Libye et la Syrie ; ses coups d’état en Indonésie, Salvador, Brésil, Chili, Argentine, Grèce. Des millions de personnes emprisonnées, torturées et tuées ; des millions déracinées de leurs terres, transformées en réfugiés objet d’une véritable traite des esclaves. Surtout les fillettes et jeunes femmes, soumises en esclavage, violées, contraintes à se prostituer.
Fanny Ardant remontée contre les journalistes et la "pensée unique" (Arte, le 28', le 11 janvier 2017)
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La réelle signification du rapport de la Direction du renseignement US sur « le choix de la Russie d’interférer dans l’élection »
Par Le Saker, Le 8 janvier 2017
Je dois avouer que ma première réaction a été d’ignorer tout simplement ce rapport comme étant une charge inutile d’absurdités. Puis j’ai remarqué un blogueur ukrainien, Anatoli Sharii, qui se moque de ce rapport pendant plus de 10 minutes. En l’écoutant, ma première réaction a été « ce n’est pas possible – Sharii exagère ». Mais ensuite, Sharii a commencé à citer le rapport en long et en large et je ne pouvais en croire mes yeux (j’ai lu le texte original en anglais que Sharii avait traduit en russe) : chaque mot que prononçait Sharii était vrai. C’est alors que j’ai décidé de télécharger ce document et de le lire. Il est incrusté ici pour que vous puissiez le lire aussi. Lisez le texte entier, s’il vous plaît. Il est absolument incroyable.
Source (et suite) du texte : Le Saker francophone
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Prétendre que des hackers russes auraient influencé les élections américaines n’est pas tenable
Prise de position d’anciens spécialistes des services secrets américains, le 9 janvier 2017
Le fait que, dans les débats hystériques concernant la prétendue influence de la Russie sur les élections américaines, les services de renseignements américains prétendent avoir des «indices circonstanciés» est un mystère pour les anciens spécialistes des renseignements américains; car si ces cyber-attaques avaient réellement eu lieu, les services secrets pourraient présenter des preuves irréfutables.
Source (et suite) du texte : Horizons et débats
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Quand BuzzFeed (et 4Chan ?) devient une source fiable pour L’Obs (bravo à Boris Manenti !)
Par Olivier Berruyer, le 12 janvier 2017
Une nouvelle preuve de l’intégrité de certains médias… Cela en devient fascinant, surtout après la bouffée délirante d’Alep, alors qu’ils n’ont que le mot fake news à la bouche…
Bref, comment attenter une fois de plus à la Démocratie, et faire le jeu des populistes.
Il va devenir temps de réfléchir sérieusement aux moyens de sanctionner de telles violations de la Charte d’éthique professionnelle des journalistes.
Ce que contient le rapport de 35 pages qui accable Donald Trump
Source : Le Nouvel Obs, Boris Manenti, 11-01-2017
Une série de notes rédigées par un ancien agent du contre-espionnage britannique met en relief le chantage exercé par la Russie sur le président américain élu.
OB : et hop, on passe d’un rapport probablement bidon à un “chantage” déjà devenu réalité…
Source (et suite) du texte : Les Crises
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Le président « bon » et le président « méchant »
Par Manlio Dinucci, le 12 Jan 2017 - Il Manifesto / Investig'action
Barack Obama fut « santo subito » (« saint immédiatement ») : à peine entré à la Maison Blanche il fut décoré préventivement en 2009 du Prix Nobel de la paix grâce à « ses extraordinaires efforts pour renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples ». Alors que son administration préparait déjà secrètement, par l’intermédiaire de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, la guerre qui deux ans plus tard allait démolir l’état libyen, en s’étendant ensuite à la Syrie et à l’Irak via des groupes terroristes fonctionnels à la stratégie USA/Otan.
Donald Trump est par contre « démon immédiatement », avant même d’entrer à la Maison Blanche. Il se trouve accusé d’avoir usurpé le poste destiné à Hillary Clinton, grâce à une opération maléfique ordonnée par le président russe Poutine. Les «preuves » sont fournies par la Cia, la plus experte en matière d’infiltrations et coups d’état. Il suffit de rappeler ses opérations pour provoquer et conduire les guerres contre le Vietnam, le Cambodge, le Liban, la Somalie, l’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Libye et la Syrie ; ses coups d’état en Indonésie, Salvador, Brésil, Chili, Argentine, Grèce. Des millions de personnes emprisonnées, torturées et tuées ; des millions déracinées de leurs terres, transformées en réfugiés objet d’une véritable traite des esclaves. Surtout les fillettes et jeunes femmes, soumises en esclavage, violées, contraintes à se prostituer.
samedi 19 novembre 2016
Election de Trump, analyses et hypothèses.
MAJ de la page : Donald Trump
Élection de Trump, entretien avec Olivier Berruyer (Cercle des Volontaires, novembre 2016)
Co-auteur de : L'Euro est-il mort ? Ed. Le Rocher, 2016
Commande sur Amazon : L'euro est-il mort ?
Etats-Unis : pourquoi Donald Trump mise tout sur la finance dérégulée
Par Romaric Godin, le 14 novembre 2016 - La Tribune
Donald Trump veut déréguler la finance. Une façon utile de faire de la croissance, mais un jeu dangereux.
En faisant de la dérégulation financière et de son complément les baisses d'impôts sa priorité, le nouveau président des Etats-Unis veut doper rapidement la croissance. Mais c'est un jeu risqué qui pourrait préparer la prochaine crise en oubliant de régler les questions essentielles des inégalités sociales et territoriales et de la baisse de la productivité.
Le président élu des Etats-Unis, Donald Trump, a donc désormais une priorité : la dérégulation bancaire. C'est du moins ce qu'il a affirmé vendredi 11 novembre dans un entretien au Wall Street Journal en évoquant des modifications substantielles à la loi Dodd-Frank, cette loi qui a établi des régulations en 2010 au secteur financier pour tirer les leçons de la crise de 2007-2008. Les valeurs bancaires ne s'y sont pas trompées et ont fortement progressé en Bourse depuis l'élection du milliardaire à la Maison Blanche le 8 novembre dernier.
Se réconcilier avec le parti Républicain
Il peut sembler pour le moins paradoxal que celui qui avait fustigé durant la campagne les liens entre Hillary Clinton et Wall Street devienne, à peine élu, le champion de la finance. Mais, en réalité, Donald Trump ne s'est jamais caché de vouloir en finir avec la régulation financière. En réalité, il n'a guère le choix. Elu du parti républicain, mais choisi de facto contre le parti républicain et sur un programme qui tranchait avec la majorité de ce parti, il va devoir construire dans les premiers mois de son mandat l'unité de ce parti afin de pouvoir compter sur la majorité du Congrès. Or, un des points essentiels de la paix avec le pouvoir législatif sera la question budgétaire. Si Donald Trump a pu, pour convaincre les populations fragilisées de la Rust Belt, tenir un message keynésien de relance, ce message ne reflète nullement le rapport de force au sein du parti républicain.
Élection de Trump, entretien avec Olivier Berruyer (Cercle des Volontaires, novembre 2016)
Co-auteur de : L'Euro est-il mort ? Ed. Le Rocher, 2016
Commande sur Amazon : L'euro est-il mort ?
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Etats-Unis : pourquoi Donald Trump mise tout sur la finance dérégulée
Par Romaric Godin, le 14 novembre 2016 - La Tribune
Donald Trump veut déréguler la finance. Une façon utile de faire de la croissance, mais un jeu dangereux.
En faisant de la dérégulation financière et de son complément les baisses d'impôts sa priorité, le nouveau président des Etats-Unis veut doper rapidement la croissance. Mais c'est un jeu risqué qui pourrait préparer la prochaine crise en oubliant de régler les questions essentielles des inégalités sociales et territoriales et de la baisse de la productivité.
Le président élu des Etats-Unis, Donald Trump, a donc désormais une priorité : la dérégulation bancaire. C'est du moins ce qu'il a affirmé vendredi 11 novembre dans un entretien au Wall Street Journal en évoquant des modifications substantielles à la loi Dodd-Frank, cette loi qui a établi des régulations en 2010 au secteur financier pour tirer les leçons de la crise de 2007-2008. Les valeurs bancaires ne s'y sont pas trompées et ont fortement progressé en Bourse depuis l'élection du milliardaire à la Maison Blanche le 8 novembre dernier.
Se réconcilier avec le parti Républicain
Il peut sembler pour le moins paradoxal que celui qui avait fustigé durant la campagne les liens entre Hillary Clinton et Wall Street devienne, à peine élu, le champion de la finance. Mais, en réalité, Donald Trump ne s'est jamais caché de vouloir en finir avec la régulation financière. En réalité, il n'a guère le choix. Elu du parti républicain, mais choisi de facto contre le parti républicain et sur un programme qui tranchait avec la majorité de ce parti, il va devoir construire dans les premiers mois de son mandat l'unité de ce parti afin de pouvoir compter sur la majorité du Congrès. Or, un des points essentiels de la paix avec le pouvoir législatif sera la question budgétaire. Si Donald Trump a pu, pour convaincre les populations fragilisées de la Rust Belt, tenir un message keynésien de relance, ce message ne reflète nullement le rapport de force au sein du parti républicain.
jeudi 17 novembre 2016
Vers la fin du néolibéralisme ?
MAJ de la page : Emmanuel Todd
Interview de Emmanuel Todd par Mouloud Achour (Canal+, le Gros Journal, 14 novembre 2016)
"On essaie de sortir, aux Etats-Unis, d'une période de fausse conscience généralisée, ou les gens votaient contre leur intérêt, supportaient un système économique qui leur était complètement défavorable, pour réclamer, je ne sais pas si cela sera réaliser au final, des politiques économiques de protection beaucoup plus raisonnable.
J'ai un peu de mal à comprendre l'inquiétude des gens parce que pour moi c'est le parti républicain d'avant, celui qui a déclenché la guerre d'Irak, qui était inquiétant ou c'est l’élection de Hillary Clinton, qui est une belliciste extrêmement dangereuse. (...) On l'a échappé belle, il y avait du risque [guerre avec la Russie] à avoir Hillary Clinton.
(...)
En France on vit, avec une droite et une gauche - ou une droite unifiée maintenant que le PS fait partie de la droite - qui essaie de rattraper le monde anglo-saxon dans son concept néolibéral, mais avec une société moins adaptée. On fait les choses à l'envers. (...) Au moment ou le monde anglo-saxon passe à la phase suivante de l'histoire [post néolibéral] on a une classe politique tétanisée, en retard de trente ans intellectuellement, et qui continue à parler du libre-échange comme si c'était la panacée universelle et qui , évidemment, s'attache au détail superficiel, au jet de tomates de la campagne..."
Lire aussi sur Les Crises par Olivier Berruyer :
Présidentielle USA, Comment l'argent a voté, le 17 novembre 2016
"Clinton a donc eu 70 % du financement total, dont 76 % du financement des entreprises, et 87 % de celui des riches…"
"[Dépense publicitaire:] 125 M$ pour les médias pour Clinton, 30 M$ pour Trump…"
Présidentielle USA, Comment les journeaux ont voté, le 14 novembre 2016
"241 journaux sur 348 ont appelés a voter Hillary Clinton, cumulant un tirage de 22,7 millions d'exemplaire. "
Jean-Luc Mélenchon, Revue de presse, spécial élection américaine (le 10 novembre 2016)
"Trump n'a pas fait campagne qu'avec des injures racistes et sexistes, ça c'est les parfumés qui croient ça, ils n'écoutent pas le reste du discours. Qu'est-ce qu'il a dit : terminer les traités de libre-échange, réindustrialisation du pays, on arrête de faire la guerre sur la terre entière, c'est ça que les gens ont entendu."
Interview de Emmanuel Todd par Mouloud Achour (Canal+, le Gros Journal, 14 novembre 2016)
"On essaie de sortir, aux Etats-Unis, d'une période de fausse conscience généralisée, ou les gens votaient contre leur intérêt, supportaient un système économique qui leur était complètement défavorable, pour réclamer, je ne sais pas si cela sera réaliser au final, des politiques économiques de protection beaucoup plus raisonnable.
J'ai un peu de mal à comprendre l'inquiétude des gens parce que pour moi c'est le parti républicain d'avant, celui qui a déclenché la guerre d'Irak, qui était inquiétant ou c'est l’élection de Hillary Clinton, qui est une belliciste extrêmement dangereuse. (...) On l'a échappé belle, il y avait du risque [guerre avec la Russie] à avoir Hillary Clinton.
(...)
En France on vit, avec une droite et une gauche - ou une droite unifiée maintenant que le PS fait partie de la droite - qui essaie de rattraper le monde anglo-saxon dans son concept néolibéral, mais avec une société moins adaptée. On fait les choses à l'envers. (...) Au moment ou le monde anglo-saxon passe à la phase suivante de l'histoire [post néolibéral] on a une classe politique tétanisée, en retard de trente ans intellectuellement, et qui continue à parler du libre-échange comme si c'était la panacée universelle et qui , évidemment, s'attache au détail superficiel, au jet de tomates de la campagne..."
Lire aussi sur Les Crises par Olivier Berruyer :
Présidentielle USA, Comment l'argent a voté, le 17 novembre 2016
"Clinton a donc eu 70 % du financement total, dont 76 % du financement des entreprises, et 87 % de celui des riches…"
"[Dépense publicitaire:] 125 M$ pour les médias pour Clinton, 30 M$ pour Trump…"
Présidentielle USA, Comment les journeaux ont voté, le 14 novembre 2016
"241 journaux sur 348 ont appelés a voter Hillary Clinton, cumulant un tirage de 22,7 millions d'exemplaire. "
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Jean-Luc Mélenchon, Revue de presse, spécial élection américaine (le 10 novembre 2016)
"Trump n'a pas fait campagne qu'avec des injures racistes et sexistes, ça c'est les parfumés qui croient ça, ils n'écoutent pas le reste du discours. Qu'est-ce qu'il a dit : terminer les traités de libre-échange, réindustrialisation du pays, on arrête de faire la guerre sur la terre entière, c'est ça que les gens ont entendu."
dimanche 11 septembre 2016
11 septembre 2011 : 15 ans après
Toujours pas de contre-enquête sérieuse sur le 11 septembre 2011 mais la déclassification (partiellement censurée) des 28 pages du rapport de la Commission du Renseignement du Congrès, mettant en cause les pétro-dollars saoudiens. Ce qui relevait hier de la "théorie du complot" est maintenant avéré.
Lire le dossier sur Les Crises. [11 Septembre] Les 28 pages ont été déclassifiées ! (16 juillet 2016) / Le rapport (en anglais) en PDF
Michael Moore, Farenheit 9/11 (2004)
Fahrenheit 9/11 est un film américain documentaire réalisé par Michael Moore, lauréat de la Palme d'or du Festival de Cannes 2004. Il s'agit du deuxième documentaire ayant obtenu cette récompense, après Le Monde du silence en 1956.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Revoir : Guerre, mensonge et vidéo
Egalement sur Les Crises : Les théories fumeuses du 11 Septembre, Le Pentagone
(1/10) L’incroyable bêtise / (2/10) Le crash / (3/10) Les dégâts / (4/10) Les preuves visuelles / (5/10) Les preuves physiques 1 / (5/10) Les preuves physiques 2 / (7/10) Les débris 1 / (8/10) Les débris 2 / (9/10) Le pilotage / (10/10) – Les passagers
Dossiers Le Temps : 11 septembre 2001, Quinze ans de mesures sécuritaires / La guerre perdue contre la terreur
MAJ de la page : Les héros sacrifiés
«Nous, les héros du 11-Septembre, que la politique a voulu ignorer»
Par Anna Lombardi, le 11 septembre 2016 - TdG
John Feal, leader des «first responders», les secouristes tombés malades à la suite des attentats, raconte.
«Lorsque les projecteurs étaient braqués sur nous, on nous appelait “les héros du 11-Septembre”. Mais, le reste du temps, les politiques ont cherché à nous ignorer. Quinze ans après les attentats, nous avons obtenu quelque chose. Mais il reste encore beaucoup à faire. » Ce «quelque chose», aussi minime soit-il, est à mettre au crédit de cet homme: John Feal, 50 ans, est le leader des first responders, les secouristes qui, après avoir travaillé au milieu des décombres toxiques du World Trade Center, sont tombés malades. C’est pour leur venir en aide qu’il a créé la Fealgood Foundation.
C’est lui qui a brisé le mur du silence en se battant pour obtenir les lois qui, aujourd’hui, garantissent indemnisations et assistance à au moins une partie des secouristes victimes de cancers, de maladies cardiaques, d'asthme ou de dépression.
Lire le dossier sur Les Crises. [11 Septembre] Les 28 pages ont été déclassifiées ! (16 juillet 2016) / Le rapport (en anglais) en PDF
Michael Moore, Farenheit 9/11 (2004)
Fahrenheit 9/11 est un film américain documentaire réalisé par Michael Moore, lauréat de la Palme d'or du Festival de Cannes 2004. Il s'agit du deuxième documentaire ayant obtenu cette récompense, après Le Monde du silence en 1956.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Revoir : Guerre, mensonge et vidéo
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Egalement sur Les Crises : Les théories fumeuses du 11 Septembre, Le Pentagone
(1/10) L’incroyable bêtise / (2/10) Le crash / (3/10) Les dégâts / (4/10) Les preuves visuelles / (5/10) Les preuves physiques 1 / (5/10) Les preuves physiques 2 / (7/10) Les débris 1 / (8/10) Les débris 2 / (9/10) Le pilotage / (10/10) – Les passagers
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Dossiers Le Temps : 11 septembre 2001, Quinze ans de mesures sécuritaires / La guerre perdue contre la terreur
MAJ de la page : Les héros sacrifiés
«Nous, les héros du 11-Septembre, que la politique a voulu ignorer»
Par Anna Lombardi, le 11 septembre 2016 - TdG
John Feal, leader des «first responders», les secouristes tombés malades à la suite des attentats, raconte.
«Lorsque les projecteurs étaient braqués sur nous, on nous appelait “les héros du 11-Septembre”. Mais, le reste du temps, les politiques ont cherché à nous ignorer. Quinze ans après les attentats, nous avons obtenu quelque chose. Mais il reste encore beaucoup à faire. » Ce «quelque chose», aussi minime soit-il, est à mettre au crédit de cet homme: John Feal, 50 ans, est le leader des first responders, les secouristes qui, après avoir travaillé au milieu des décombres toxiques du World Trade Center, sont tombés malades. C’est pour leur venir en aide qu’il a créé la Fealgood Foundation.
C’est lui qui a brisé le mur du silence en se battant pour obtenir les lois qui, aujourd’hui, garantissent indemnisations et assistance à au moins une partie des secouristes victimes de cancers, de maladies cardiaques, d'asthme ou de dépression.
mardi 28 juin 2016
"C'est contre tout cela que les peuples se révoltent."
Vote sur le Brexit en fonction de l'âge :
Vote sur le Brexit en fonction de l'âge avec prise en compte de l'abstention :
Ne pas prendre en compte l'abstention ne relève-t-il pas de la manipulation ?
Dans un cas la tranche 18-24 ans a voté à 73 % pour le Remain (le plus fort pourcentage) mais en prenant en compte les abstentions ce taux tombe à 26 % (le plus faible).
Source des tableaux et article (L'Arnaque du vote jeune) : Les Crises
* * *
Coralie Delaume : et si l'Allemagne était le vrai vainqueur du Brexit ?
Par Alexandre Devecchio, le 24 juin 2016 - Le Figaro
Pour l'essayiste Coralie Delaume, le Brexit est une révolte de plus contre une Europe aveugle. Le Royaume-Uni a brisé le mythe de l'irréversibilité de l'UE, mais ne sera peut-être pas imité pour son courage.
Coralie Delaume est journaliste et essayiste. Elle a notamment publié Europe. Les Etats désunis, Ed. Michalon, 2014.
Commande sur Amazon : Europe Les Etats désunis
Auteure du blog : L'arène nue
Le Brexit vient de l'emporter au Royaume-Uni. Comment analysez-vous ce résultat ? Est-ce une surprise ?
C'est bien sûr une surprise car les sondages, les bookmakers, la trajectoire des bourses semblaient tous annoncer une victoire du «Remain».
En même temps, les bourses sont myopes par nature, leur but n'étant pas de produire de l'analyse mais de faire gagner un maximum d'argent aux investisseurs. Quant aux sondages, ils semblent désormais voués à se tromper systématiquement sur ces sujets-là. On se souvient par exemple qu'il y a tout juste un an, les sondages grecs annonçaient une large victoire du «oui» au référendum organisé dans par Alexis Tsipras dans son pays. Le «non» l'a pourtant emporté à 61 %, malgré la campagne de terreur menée par les presses hellène et européenne….
lundi 25 avril 2016
L'histoire des 28 pages et leur contenu
MAJ de la page : 28 pages au coeur de la tourmente
1) L'histoire des 28 pages et leur contenu, 1e partie - Les Crises, 25 avril 2016
Voici le script de la vidéo précédente, pour disposer des sources facilement.
1/ Prologue
Rappelons-nous : le 11 Septembre 2001, 3000 personnes décèdent suite aux attentats-suicides qui se produisent en plein New-York.
11 septembre 2001 N'oublions jamais...
1) L'histoire des 28 pages et leur contenu, 1e partie - Les Crises, 25 avril 2016
Voici le script de la vidéo précédente, pour disposer des sources facilement.
1/ Prologue
Rappelons-nous : le 11 Septembre 2001, 3000 personnes décèdent suite aux attentats-suicides qui se produisent en plein New-York.
11 septembre 2001 N'oublions jamais...
samedi 14 novembre 2015
Attaques sur Paris
Pensées aux victimes parisiennes, à leurs proches, ...
Carmen Grilo (soeur de Joaquin), extrait du spectacle "Grilo" (Paris, 17 octobre 2015)
Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire du Ministère de la Défense, Attaques sur Paris (le 14 novembre 2015)
Marc Trévidic, ancien juge anti terroriste, "L'Etat islamique est un ennemi déclaré trop puissant" (le 14 novembre 2015)
Carmen Grilo (soeur de Joaquin), extrait du spectacle "Grilo" (Paris, 17 octobre 2015)
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Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire du Ministère de la Défense, Attaques sur Paris (le 14 novembre 2015)
Marc Trévidic, ancien juge anti terroriste, "L'Etat islamique est un ennemi déclaré trop puissant" (le 14 novembre 2015)
mercredi 4 mars 2015
USA, Europe, LuxLeaks : Le grand marché des inégalités
USA, Europe, LuxLeaks : Le grand marché des inégalités (Thinkerview, 14.12.2014)
Avec Hervé de Carmoy, Administrateur d'entreprise, Olivier Delamarche, Analyste financier, Olivier Berruyer, Actuaire, Philippe Béchade, ancien Trader.
Sites officiels : Les Crises (Olivier Berruyer) / Les Econoclastes (Olivier Delamarche, Olivier Berruyer, Philippe Béchade, ...) / Hervé de Carmoy / Thinkerview / Techtoc
Etats-Unis, triste record : la fortune des 0,1% les plus riches équivaut à celle des 90% « du bas »
On n’avait pas connu cela depuis la période des années 1920 et 1930. C’est le résultat principal d’une nouvelle étude des excellents Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, relayée par le Guardian (13 novembre 2014. On y trouve un lien vers l’étude complète). Depuis le milieu des années 1970, la part de la richesse (au sens du patrimoine) des ménages détenue par le millième le plus riche (les 0,1%) est passée de 7% à 22% (courbe en bleu clair ci-dessous). Et depuis le milieu des années 1980, celle des 90 % les moins riches a dégringolé de 37% à 22,8% (courbe en bleu foncé). Les deux courbes se rejoignent presque en 2012.
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