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samedi 18 mai 2019

L'Europe, des origines au temps présent



De Gaulle et l'Europe (INA)
Alors, il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politiques autrement que sur des réalités. Bien entendu on peut sauter sur sa chaise, comme un cabri en disant : l'Europe, l'Europe,  l'Europe, mais ça n'aboutit à rien.

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Coralie Delaume, Union Européenne pour ou contre ? (Thinkerview, 10 mai 2019)



Coralie Delaume, Pierre Manent, Le projet européen de Macron est-il mort ? (23 décembre 2019)



François Boulo, L'article 50 est-il un piège ? (16 mai 2019)

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François Asselineau, Les origines cachées de l'Union européenne (2014)



Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris 7, Denis Diderot, Des origines de l'UE au temps présent (8 avril 2019)

Lire aussi : « Philippe de Villiers n’a pas le droit de falsifier l’histoire de l’UE au nom d’une idéologie » [article du Monde et réponse de Philippe de Villiers], Les Crises, 18 mai 2019 / Europe : Guy Mettan sur Maire, Proche et Moyen Orient, 13 mai 2019 /
A propos des livres :
Philippe de Villers, J'ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu, Ed. Fayard, 2018
Guy Mettan, Le continent perdu. Plaidoyer pour une Europe démocratique et souveraine, Ed. des Syrtes, 2019

La réponse de Philippe de Villiers aux historiens
« Un collectif d’universitaires a publié dans Le Monde daté du 28 mars une tribune en riposte à mon dernier livre, J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu. Il le qualifie de « complotiste », tout en expliquant que les pièces inédites que je publie seraient bien connues, et m’attaque pour des propos que je n’ai pas tenus. Ce faisant, il reprend la ligne de la note officielle que vient de diffuser la Commission européenne contre mon livre. Où est donc passé le professeur libre d’esprit et de plume ? Où se cache-t-il, parmi les titulaires des 500 chaires Jean Monnet, 1 500 séminaires et autres modules subventionnés, celui dont les travaux ne reflètent pas la position de Bruxelles ? Sans soutien institutionnel, une idéologie ne tient pas. J’affirme, moi, que les crises multiples, la montée d’un climat insurrectionnel et la désunion européenne d’aujourd’hui sont le résultat d’un déni historique.
On m’invente d’abord des propos. Je n’ai ainsi jamais écrit que la construction européenne serait d’inspiration nazie. Je dis que le choix de faire l’Europe par l’intégration plutôt que par la coopération était celui exigé par le département d’Etat américain. Il fut porté avec conviction par trois personnalités – Monnet, Schuman et Hallstein – qui avaient pour points communs de haïr De Gaulle, de vouloir une Europe postnationale et atlantiste et de s’être diversement compromis avant 1945.
De même, je n’ai jamais dit que Hallstein avait eu sa carte au parti nazi. J’affirme en revanche qu’il a bien volontairement et précocement adhéré à la Ligue nazie des enseignants et à la Fédération des juristes nazis. Il a collaboré avec le ministre Hans Frank à la nazification juridique, au rapprochement avec le droit fasciste et aux bases d’un Reich européen. Enfin, et contrairement à la plupart de ses collègues, il fut choisi comme officier instructeur en national-socialisme, sorte de commissaire politique dans la Wehrmacht. Où sont-ils, les indignés ? Pourquoi a-t-il été sélectionné pour être « rééduqué » à Fort Gettyen 1945, être nommé recteur à Francfort en 1946, négocier les traités puis présider la Commission ?
Les cosignataires expliquent ensuite que mon livre n’apporte, à leurs yeux, rien de nouveau. Pour ma part, j’ignorais que certains articles des traités de Paris et de Rome avaient été rédigés à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. J’ignorais que le choix des présidents de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), d’Euratom et de la Communauté économique européenne (CEE) était validé à Washington. J’ignorais que c’est une agence américaine qui servit de modèle à la Haute Autorité devenue la Commission, ou que la méthode Monnet des « petits pas » avait été inventée par l’école fonctionnaliste américaine.
J’ignorais qu’un autre récit des origines de l’intégration européenne se nichait dans une vingtaine de boîtes d’archives conservées en Californie, dans le Missouri et en Suisse. J’ignorais que la Fondation Ford faisait autre chose que de la philanthropie et qu’il existât un American Committee for United Europe ouvertement dirigé par les patrons de la CIA, finançant diverses opérations en Europe jusqu’en 1960. J’ignorais que les Mémoires de Monnet n’étaient pas de Monnet et résultaient d’une commande d’outre-Atlantique.
J’ignorais que M. Schuman, contrairement à de très nombreux Lorrains, dont ceux de ma propre famille, s’était toujours trompé de camp, en 1914 comme en 1940. J’ignorais que Jean Monnet avait été d’abord un banquier d’affaires, sauvé de plusieurs faillites par ses amis de Wall Street, ou qu’il s’était marié à Moscou au moment des purges staliniennes. J’ignorais qu’il avait tenté d’empêcher l’appel du 18 juin à la BBC et recommandé, dans une note au conseiller de Roosevelt, en 1943, de « détruire De Gaulle ». J’ignorais que deux de ses collaborateurs avaient trouvé la panoplie sémantique de la supranationalité à Uriage, sous Vichy. J’ignorais décidément tout ce qu’une historiographie officielle avait oublié de nous dire.

samedi 30 juin 2018

L'Union européenne vers le chaos ?



L'Union européenne vers le chaos ? (Le Média, Dans la gueule du loup n5, 28 juin 2018)
avec Coralie Delaume, essayiste, Daniel Shapira, POI, François Asselineau, UPR, Jacques Nikonoff, Pardem, Charlotte Girard, FI, Pierre-Yves Bournazel, UDI

On fait semblant de croire que l'Union Européenne procéderait d'une sorte de bonne volonté. Non, (...) en 1939 von Hayek, le pape du néolibéralisme déclare qu'il faut mettre en place un système fédéral en Europe pour vérouiller les politiques néolibérales (qui ne s'appellent pas encore comme ça), en tout cas pour empêcher les peuples d'avoir la maitrise de leur économie. Jacques Nikonoff

A partir du moment où on ne crée pas l'Europe à partir des Nations, où l'on ne fait pas un concert des Nations européennes, ou n'est plus dans l'intergouvernemental mais dans le supranational, c'est-à-dire des Nations qui se dépossèdent de leurs moyens d'agir pour les monter à l'échelon au-dessus et les confier à des techniciens qui ne sont pas élus. A partir du moment où on fait cela on ne peut plus être en démocratie. Coralie Delaume

L'Union Européenne c'est une chose, l'Europe c'est en une autre. L'Europe c'est un ensemble de pays qui ont toujours collaboré ensemble (...) L'UE c'est un édifice économico-juridique qui a été fait pour inscrire dans le marbre une philosophie néolibérale et, qui a été fait aussi, pour ne pas être réformable. Donc l'UE n'est pas réformable. En revanche si elle venait à trépasser il resterait l'Europe (...). Coralie Delaume
Auteure de : La fin de l'Union européenne, Ed, Michalon, 2017

Lire aussi : UE, le début de la fin ? par Jacques Sapir, le 30 juin 2018




François Asselineau, Les origines cachées de la construction européenne (le 24 avril 2014 )

Des documents secrets du gouvernement américain qui viennent d'être déclassifiés montrent que la communauté des services secrets américains a mené une campagne , tout au long des années 50 et 60, afin de promouvoir l'unification européenne (...).
Les dirigeants du Mouvement Européen (Retinger, le visionnaire Robert Schuman et l'ancien premier ministre belge Paul-Henri Spaak) étaient tous traités comme des employés par leurs parrains américains. The Daily Telegraph (19 septembre 2000)

La Résistance francaise est née du refus de la défaite, refus non motivé, qui ne s'appuyait sur aucun raisonnement, aucun intérêt, il venait du plus profond de notre être, du sentiment instinctif que malgré un tel effondrement l'honneur du pays pouvait être sauvé. FFI (Forces Françaises de l'Intérieur, 1944)
Lire aussi : Programme National de la Résistance (24 mars 1944)
Voir aussi : Créer c'est résister, résister c'est créer ! (mars 2014)



  
    

mercredi 12 avril 2017

« Aucun pan du droit national n'échappe plus à l'emprise du droit de l'UE ».

« Aucun pan du droit national n'échappe plus à l'emprise du droit de l'UE ».
Interview de Nicolas Leron par Coralie Delaume, le 8 avril 2017 - L'Arène nue

Nicolas Leron est juriste et politiste, spécialiste de l'Union européenne. Il a coécrit avec Michel Aglietta La double démocratie, Une Europe politique pour la croissance (Seuil, 2017). Si les propositions qu'il formule sont assez différentes de ce qu'on lit habituellement sur le présent blog, le diagnostic, en revanche, est très proche. La description du processus "d'intégration négative" et l'accent mis sur le rôle de la Cour de justice de l'Union européenne, notamment, nous ont semblé mériter une attention particulière. 



Dans votre livre « La double démocratie » coécrit avec Michel Aglietta, vous émettez des propositions qui laissent entendre que vous espérez encore pouvoir sauver l'édifice, notamment la mise en place d'une « Europe puissance publique », qui ne soit ni un « saut fédéral », ni une fin de l'Union. Pour autant et malgré votre relatif optimisme, vous émettez sur l'Europe actuelle un diagnostic sévère. Vous expliquez notamment « l'intégration négative » y prime largement sur « l'intégration positive ». Pouvez-vous préciser ce que cela signifie ?


L'intégration positive et l'intégration négative sont deux notions forgées par le politiste allemand Fritz Scharpf pour distinguer deux dimensions de l'intégration européenne. L'intégration positive renvoie à la capacité de l'Union européenne (UE), par l'action de son législateur, de décider et de mettre en œuvre des politiques publiques européennes, notamment socio-économiques, ou d'harmoniser les législations nationales, par exemple en matière de fiscalité ou d'environnement. L'intégration positive relève ainsi de la question du faire, de l'agir collectif, par la voix du Conseil (l'instance intergouvernementale) et du Parlement européen (l'instance des citoyens). L'intégration négative renvoie, elle, à l'idée d'une intégration européenne mue par la force du droit de l'UE et de sa Cour de justice (CJUE). 

C'est ce qui se passe actuellement et ce n'est pas très engageant....

Certes. Le terme « négative » est peut-être mal choisi en ce qu'il induit une certaine connotation, un certain jugement de valeur sur ce type de dynamique d'intégration. Mais l'idée principale est que l'intégration négative échappe en grande partie aux gouvernements nationaux et plus largement au législateur européen. Elle est d'une certaine manière auto-entretenue : une fois institués, les traités européens, dont la CJUE est le porte-voix, vont produire de manière autonome un puissant droit du marché intérieur. La CJUE va étendre autant qu'elle le pourra le champ d'application et l'autorité du droit de l'UE sur les ordres juridiques nationaux. Au succès jamais démenti des avancées du droit de l'UE correspond un processus de dérégulation des législations nationales qui contreviennent, de près ou de loin, à la libre circulation intra-européenne des facteurs économiques et, plus largement, des citoyens de l'UE. Quasiment aucun pan du droit national n'échappe désormais à l'emprise du droit de l'UE.

"Une fois institués, les traités européens, dont la CJUE est le porte-voix, vont produire de manière autonome un puissant droit du marché intérieur. La CJUE va étendre autant qu'elle le pourra le champ d'application et l'autorité du droit de l'UE sur les ordres juridiques nationaux".

dimanche 12 mars 2017

2005 : quand les Français ont dit non à l'Europe / Déni de démocratie



2005 : quand les Français ont dit non à l'Europe (France 3, février 2017)

Le 29 mai 2005, les Français votent à 55% contre le Traité de Constitution européenne. Placés sous les projecteurs, les tenants du «oui» ont été soutenus par une presse largement acquise au traité, tandis que les tenants du «non» ont été mis à l'écart des plateaux de télévision et des tribunes des journaux. Malgré cette campagne médiatique partisane, le «non» l'emporte, et les Français sont traités de «populistes». Trois ans plus tard, faisant fi du vote populaire, Nicolas Sarkozy modifie la Constitution et fait voter la loi qui permet de ratifier le Traité de Lisbonne, copie conforme de la Constitution européenne rejetée lors du référendum. Un déni de démocratie qui marque d'une rupture entre les Français et les élites politiques et médiatiques.
Source : France 3


Il va pleuvoir ! France3 réalise un documentaire honnête sur le référendum de 2005 !!
Par Coralie Delaume, le 7 mars 2017 - L'Arène nue

Quelle mouche a piqué France3 ?
Tant d'honnêteté - qui suppose aussi une évidente lucidité - est troublante tant on n'a pas l'habitude.

Le 2 mars, la chaîne a en effet de diffusé ce reportage d'une cinquantaine de minutes sur le référendum de 2005 qui s'intitule : "2005 : quand les Français ont dit non à l'Europe".

Dès le début, on est bluffé par le ton. "Il y a douze ans, le 29 mai 2005, les Français ont dit non au traité de Constitution européenne. Non à l'Europe de l'austérité et du libéralisme". Ah bon ? C'est pas la "France moisie" alors, qui a voté "non" ? C'est juste la France anti-austéritaire ? On croit rêver.
Un peu plus loin, on hallucine : "nous allons voir comment Nicolas Sarkozy devenu président de la République va contourner le vote souverain des Français" Aïe, ça pique !

Surtout lorsque ceci suit : "cette fracture démocratique fait aujourd'hui le lit du Front national"?
Naaaaan, sans rire ! C'est la confiscation démocratique qui fait le "jeu-de" ?
Ce ne sont plus le "nationalisme", "l'europhobie", la préférence pour le "repli sur soi" et la xénophobie galopante ?

C'est la première fois, en ce qui me concerne, que je vois le sujet traité ainsi à la télévision. J'aurais signé chaque mot prononcé par la voix off. C'est la première fois également que j'entends ainsi faire le lien entre l'Europe et la loi El Khomri.

Puis vraiment, tout le monde en prend pour son grade : le Parti socialiste, l'UMP, les éditorialistes, Sarkozy (oh la vache, Sarkozy), Hollande (oh la vache, Hollande). Et ça n'est pas volé.

mardi 28 juin 2016

"C'est contre tout cela que les peuples se révoltent."

Vote sur le Brexit en fonction de l'âge : 


Vote sur le Brexit en fonction de l'âge avec prise en compte de l'abstention : 


Ne pas prendre en compte l'abstention ne relève-t-il pas de la manipulation ?
Dans un cas la tranche 18-24 ans a voté à 73 % pour le Remain (le plus fort pourcentage) mais en prenant en compte les abstentions ce taux tombe à 26 % (le plus faible). 
Source des tableaux et article (L'Arnaque du vote jeune) : Les Crises

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Coralie Delaume : et si l'Allemagne était le vrai vainqueur du Brexit ?
Par Alexandre Devecchio, le 24 juin 2016 - Le Figaro

Pour l'essayiste Coralie Delaume, le Brexit est une révolte de plus contre une Europe aveugle. Le Royaume-Uni a brisé le mythe de l'irréversibilité de l'UE, mais ne sera peut-être pas imité pour son courage.
Coralie Delaume est journaliste et essayiste. Elle a notamment publié Europe. Les Etats désunis, Ed. Michalon, 2014. 
Commande sur Amazon : Europe Les Etats désunis
Auteure du blog : L'arène nue

Le Brexit vient de l'emporter au Royaume-Uni. Comment analysez-vous ce résultat ? Est-ce une surprise ?

C'est bien sûr une surprise car les sondages, les bookmakers, la trajectoire des bourses semblaient tous annoncer une victoire du «Remain».
En même temps, les bourses sont myopes par nature, leur but n'étant pas de produire de l'analyse mais de faire gagner un maximum d'argent aux investisseurs. Quant aux sondages, ils semblent désormais voués à se tromper systématiquement sur ces sujets-là. On se souvient par exemple qu'il y a tout juste un an, les sondages grecs annonçaient une large victoire du «oui» au référendum organisé dans par Alexis Tsipras dans son pays. Le «non» l'a pourtant emporté à 61 %, malgré la campagne de terreur menée par les presses hellène et européenne….

lundi 6 juillet 2015

OXI ! NON ! (3)



Déclaration d'Alexis Tsipras après le référendum: «La Grèce va rendre l'Europe aux peuples» VOSTFR (Athènes le 5 juillet 2015)

Voir aussi les pages : OXI! NON ! (1) / OXI! NON ! (2)

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OXI ! (Non)
Par Jacques Sapir, le 6 juillet 2015

La victoire du « Non » au référendum est un événement historique. Elle fera date. En dépit des pressions nombreuses pour un vote « Oui » tant de la part des médias grecs que de celui des dirigeants de l’Union européenne, en dépit de l’organisation par la BCE des conditions d’une panique bancaire, le peuple grec a fait entendre sa voix. Il a fait entendre sa voix contre les mensonges qui ont été déversés continument sur la situation de la Grèce depuis ces dernières semaines. Nous aurons ici une pensée pour ces éditorialistes qui ont, à dessein, travestis la réalité, et laissés entendre un lien entre Syriza et l’extrême-droite d’Aube Dorée. Ces mensonges ne nous étonnent plus, mais nous ne les oublieront pas. Le peuple a fait entendre sa voix avec une force inaccoutumée, puisque contrairement à ce que laissait penser les sondages réalisés à la sortie des urnes, la victoire du « Non » est obtenue avec un écart important, par près de 60%. Cela renforce bien évidemment le gouvernement d’Alexis Tsipras et devrait faire réfléchir ses interlocuteurs. Nous verrons rapidement ce qu’il en sera. Mais, on doit dire immédiatement que les réactions, que ce soient celles de Martin Schulz au Parlement européen, de Jean-Claude Juncker pour la Commission[1], ou de Sigmar Gabriel, le Ministre de l’économie et l’allié SPD de Mme Merkel en Allemagne[2], ne laissent guère de place à l’optimisme sur ce point.

Cette victoire du « Non » a aussi, et c’est une évidence, une résonnance particulière en France. Elle a lieu quasiment dix ans après une autre victoire du « Non », cette fois dans notre pays (ainsi qu’au Pays-Bas). Il s’agissait alors, en 2005, du projet de Traité Constitutionnel Européen. Ce projet fut rejeté dans notre pays par plus de 54% des suffrages. Ici encore la campagne de presse menée par les partisans du « oui » avait passée toute les mesures, franchie toute les bornes. Les partisans du « non » furent enfouis sous les injures et les menaces[3]. Mais ils tinrent bon. De là date le divorce, sans cesse grandissant, entre les français et la caste médiatique, divorce qui se lit à la fois dans les statistiques déclinantes de la presse « officielle » et dans l’explosion de l’audience des blogs, dont celui-ci.

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