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mardi 15 janvier 2019

La fin d'un système ?

MAJ de la page : Gilets jaunes



Eric Hazan, spécialiste de la Révolution : «Ce système vit ses derniers temps» (14 janvier 2019)



Juan Branco, sur le système macronien (8 janv. 2019)
Son livre, Crépuscule (PDF, gratuit)

Les lieux de pouvoir à Paris
et les parcours traditionnels des manifestants

Source : Lieux de pouvoir : la carte du Monde diplomatique qui n’a pas plu à l’élite journalistique par Pauline Perrenot, lundi 7 Janvier 2019



Juan Branco face à Natacha Polony (juillet 2017)

* * *


1 mort, 1 personne dans le coma, près d'une centaine de blessés graves
parmi plus de 1 700 blessés. 78 enquêtes diligentés par la police des polices.
Plus de 5 000 garde à vues, 1 000 condamnations, 354 incarcérations !
Quasi silence médiatique (certains commencent seulement à en parler) :
Imaginez que cela se produise en Russie...,
(cela ferait la une de tous les journaux et on entendrait tempêter les politiciens). 

Source de la photo : Une campagne d'affichage choc en l'honneur des Gilets jaunes mutilés (photos), RT, 13 janv. 2019




Police : assiste-t-on à une montée des violences ? 16/01/2019
Avec David Dufresne, journaliste, documentariste et auteur
Twitter : DavivDuf

"Soit Mr Castaner est mal informé, soit il ment : il y a depuis deux mois des mutilations, des blessés, des personnes ont perdu des mains. C’est documenté, c’est incontestable. (...)
La grande partie des blessés le sont du fait des flashball. Aujourd’hui, on emploie des armes intermédiaires, des armes créés pour ne pas tuer, mais qui mutilent. Parmi les blessés, énormément de gens le sont au visage alors que cela est totalement interdit. (...)
Le maintien de l’ordre c’est psychologique, c’est la graduation, c’est montrer sa force pour ne pas s’en servir. Quand les forces de l’ordre utilisent leur force, c’est fini, quand on balance 10 000 lacrymogènes, c’est qu’on est dans un état de panique. (...)
Chaque samedi, 80 000 policiers sont déployés. Vous avez, selon mes calculs, les deux tiers qui ne sont pas formés au maintien de l’ordre, comme les CRS et les gendarmes mobiles. Les gardiens de la paix font un autre métier. Les flashball étaient au départ destinés à la bac, ils sont formés à des interpellations violentes, sauf que le samedi ont leur dit d’aller faire du maintien de l’ordre, chose pour laquelle ils ne sont pas formés : les syndicats de police vous le diront. (...)
Longtemps la police nous a expliqué qu’il y avait un problème de précision des armes intermédiaires, aujourd’hui c’est faux, il y a des viseurs."

Lire aussi : Christophe Castaner ne connaît «aucun policier qui ait attaqué des Gilets jaunes» (vidéo), RT,15 janv. 2019 (sic) / Petite compilation de ce que @CCastaner n'a jamais vu, Mr. Propagande, Twitter, le 15 janv. 2019 / Témoignage d'un policier en civil qui s'est pris un tir de flashball sans sommation lors de l'acte 4, 12 janv. 2019 / Une légitime défense, par Michel Onfray, janv. 2019



Encore une agression policière (l'IGPN a été saisi). Le pompier gilet jaune a reçu un tir de flashball alors qu'il s'enfuyait, atteint d'une hémorragie cérébrale, il a été placé en coma artificiel. (12 janv. 2019).
Lire aussi : A Bordeaux, un Gilet jaune reçoit un projectile des forces de l'ordre et s'effondre (video choc), RT, le 13 janv. 2019,


Violences policières dans le journal de Arte (12 janvier 2019) -
"La banalisation des tirs de flashball une arme que la France est la seule à utiliser en Europe, pose question. En 2017 le défenseur des droits de l'homme a demandé qu'elle soit retiré du service car beaucoup trop dangereuse, pourtant le gouvernement vient d'en commander 1 500 exemplaires [de plus]pour équiper la police. (...) Visé la tête est formellement interdit, pourtant ils sont des dizaines à avoir été touché."




Manifestations, les armes de défense en accusation (F2, 20h, 15 janv. 2019)

Et le journal officiel de la télévision d'Etat montre enfin une victime de violences. C'est lundi soir, à la dix-neuvième minute. Un adolescent de Strasbourg, qui faisait ses courses, s'est retrouvé avec la mâchoire fracassée par un projectile. Mais prudence ! On ne sait pas quel projectile. Ni d'ailleurs ce qu'il faisait là. (...)
Quand je dit "enfin", je ne plaisante pas. Nous avons fouillé toutes les archives des JT depuis le début du mouvement. Jusqu'aux exploits toulonnais du commandant boxeur Andrieux le 5 janvier, aucun sujet de JT de TF1 ou France 2 n'a été centré sur les violences policières. Ce faisant, on a épargné aux âmes sensibles les images de mâchoires ou de paupières fracassées, comme celle-ci.
Source (et suite) du texte : 2019 : et le JT de France 2 montra un blessé, Arrêt sur image, par Daniel Schneiderman, le 15 janvier 2019


(avant l'acte IX)

Source : Gilets jaunes : éclats de grenades, brûlures, membres arrachés… retour sur 82 blessures graves, par Jacques Pezet, le 11 janvier 2019 (avant l'acte IX)


Gilets jaunes : La justice est là pour rendre la justice, pas pour rétablir l'ordre
Par Régis de Castelnau, le 13 janv. 2019 - Vu du droit

Que se passe-t-il dans la magistrature française ?
Dans le silence obstiné des organisations syndicales, un pouvoir aux abois a instrumentalisé une répression judiciaire sans précédent pour tenter de mater un mouvement social. Il y a bien évidemment la stratégie du ministère de l’intérieur qui pousse à la violence pour tenter de disqualifier le mouvement. Mais malheureusement la magistrature accepte ces dérives et joue sa partition dans ce qui désormais s’apparente à une répression de masse qui entretient des rapports très lointains avec l’État de droit dont on nous rebat pourtant les oreilles. Cravachés par Nicole Belloubet en personne (!) se déplaçant au tribunal de Paris un dimanche, et par les interventions permanentes de la place Vendôme voire de Matignon y compris des instructions individuelles pourtant interdites par la loi, les parquets déchaînés basculent avec zèle dans la répression de masse, font procéder à des arrestations souvent préventives, par milliers, défèrent également par milliers des gens devant les tribunaux, à l’aide de procédures d’urgence dans lesquelles par des réquisitoires violents, il demande des peines folles. Et de façon stupéfiante la magistrature du siège a accepté de rentrer dans cette logique et distribue en cadence des peines ahurissantes. Depuis le début du mouvement, plus de 5000 arrestations, 1000 condamnations, 350 personnes incarcérées sur la base d’incriminations parfois farfelues. Et avec des interprétations de la loi répressive souvent audacieuses pour ne pas dire plus. Désolé, mais ceci n’est pas de la justice, c’est de l’abattage.
Source (et suite) du texte : Vu du droit




Les Gilets jaunes, oui c'est une révolution (acte 9, 12 janv. 2019)
Lire aussi : «Les Gilets jaunes sont en train de réussir là où Nuit debout a échoué», Sputniknews, le 18 janv. 2019  



François Asselineau, "Le Tiers état, c'est les Gilets jaunes, (...) L’aristocratie, c’est l’oligarchie financière» (RT, 14 janv. 2019)


«Les violences policières masquent la violence du gouvernement», 
Par le Collectif des universitaires contre les violences policières, le 14 janvier 2019 - Tribune Libé

En réponse à la mobilisation des Gilets jaunes, le 8 janvier, Édouard Philippe annonce au JT de TF1 l’examen d’une loi destinée à «prévenir et sanctionner les violences» en manifestations. Elle prévoit l’instauration d’un arsenal juridique susceptible d’entraver profondément le droit de manifester. Faisant suite à la proposition de loi du sénateur LR Bruno Retailleau, le Premier ministre propose, entre autres, la possibilité de sanctionner plus fortement la participation à une manifestation non déclarée, l’instauration d’une interdiction administrative de manifester (éventuellement assortie d’une obligation de pointer au commissariat), la transformation en délit de la dissimulation du visage en manifestation, la création d’un fichier national des manifestants considérés comme «violents», l’extension de la notion d'«armes par destination» à toutes sortes d’objets habituellement anodins, dont la simple détention est désormais punie comme délit par des peines de prison et des dizaines de milliers d’euros d’amende.

La défense du droit de manifester sert de justification à ces mesures exceptionnelles. Pourtant, ce qui apparaît exceptionnel depuis le début des manifestations des Gilets jaunes, c’est bien la répression dont elles ont fait l’objet : plus de 5 000 gardes à vue, 4000 réponses pénales, 216 incarcérations ainsi que des mutilés, des éborgnés, des mains arrachées soit probablement plus de 1700 blessés depuis le début du mouvement, que recense le collectif «Désarmons-les». Le 1er décembre, les forces de l’ordre ont tiré 10 000 lacrymogènes à Paris, soit une par manifestant si l’on se fie aux chiffres de la police. La violence de l’Etat est sans limite, il faut la stopper.

mercredi 9 janvier 2019

Gilets jaunes : des violences policières jamais vues

MAJ de la page : Gilets jaunes



Discours de l'abbé Pierre (22 janv. 2007)
Ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vident, et qui ayant tout, disent avec une bonne figure, une bonne conscience : nous, qui avons tout, on est pour la paix. Je sais que je dois leur crier à ceux-là : les premiers violents, les provocateurs de toute violence c'est vous !
Voir aussi : malaise sur le plateau de Cnews (vidéo)

* * *



David Dufresne, Des violences policières jamais vues (Le Media, 7 janv. 2019)
Twitter : DavDuf (David Dufresne - Maintien de l'ordre)
Autres twitter à consulter : Pure TV



Les pieds sur terre par Sonia Kronlund
Ma première manif et la grenade "GLI-F4" (7 janv. 2019)

  
Recensement provisoire des blessé-es des manifestations du mois de novembre-décembre 2018
Le 4 janvier 2019 - Désarmons-les

Nous dressons ici un bilan non exhaustif des blessures graves occasionnées depuis le 17 novembre 2018 à l’occasion des manifestations de gilets jaunes et lycéennes. Nous n’avons répertorié que les blessures ayant entraîné des fractures des os, la perte totale ou partielle de membres ou l’incrustation dans les chairs d’éclats de grenade. Nous appelons toutes les personnes concernées à nous apporter des précisions et à rectifier notre article en cas d’erreur ou d’oubli. Par ailleurs, nous invitons toute personne blessée à nous contacter pour s’organiser ensemble sur les suites juridiques, le combat contre les armes et la rencontre entre les personnes blessées.
Notre contact : desarmons-les@riseup.net / 07.58.67.20.60
(...)
Notre décompte provisoire des mutilations définitives établit donc le bilan suivant :
1 personne a été tuée (grenade lacrymogène)
4 personnes ont eu la main arrachée (grenades GLI F4)
15 personnes ont été éborgnées (balles de LBD 40)
1 personne a perdu définitivement l’audition (grenade)
Source (et suite) : Désarmons-les
Cagnotte officielle pour les blessés Gilets jaunes (par Eric Drouet) : Paypal
Pétition : Envoyons l'état devant la cours européenne des droits de l'homme


Les blessés éborgnés par les forces de l'ordre ne le sont pas par accident
le 8 janvier 2018 - Reflets infos

Le LBD 40 doit être retiré de la liste des armes de maintien de l'ordre
Selon le décompte partiel du collectif Désarmons-les, douze personnes ont perdu un œil dans la répression du mouvement des gilets jaunes. Quatre ont perdu une main. Les tirs de balles en caoutchouc avec les LBD 40 ne sont pas, contrairement à ce qu'affirme la police, imprécis. Enquête.
Derrière les chiffres froids des blessés, il y a des êtres humains, des souffrances, des séquelles qui resteront à vie.
Source (et suite) du texte : Reflets info
Lire aussi : Manifestation des gilets jaunes à Paris le 5 janvier 2019, Reportage photo, Reflets info


"- Tout ce qui est tir tendu est ordonné par l'autorité hiérarchique, c'est ordonné par les commissaires et ça remonte jusqu'aux préfets, donc nous nous obéissons aux ordres. 
- Les tirs tendus sont interdits !
- Les tirs tendus sont interdits mais ensuite... lorsque le policier est bousculé le tir peut partir ailleurs". (6'50'') 
Source (et suite) : Débats (vidéo) sur les violences qui ont émaillés l'acte VIII, RT, le 7 janv. 2019
Remarque : donc selon ce policier (secrétaire d'un syndicat de police) les tirs tendus sont à la fois ordonnés par le pouvoir (d'autres témoignages le confirme) et involontaires. Sauf que des centaines de photos et vidéos montrent des policiers viser la tête.

Tir tendu à hauteur de visage

"Hier je me suis fait traiter de sale p*te par un baqueux parce que je le lui demandais juste de ne pas viser la tête". 
Source (et suite) : Castaner apostrophé [par une journaliste] en plein hommage aux victimes de l'attentat de Charlie Hebdo (VIDEO), RT, 7 janv. 2019

Voir aussi :  Acte 8 des Gilets jaunes à Montpellier : des CRS filmés en train de lancer des pavés (VIDEO), RT, le 7 janv. 2019 (sur des manifestants qui contrairement à eux ne sont pas protégés par casques, boucliers et protections de corps)




Le boxeur Christophe Dettinger (7 janv. 2019)
Lire aussi : «Continuez le combat» : le Gilet jaune boxeur s'explique avant de se rendre à la police, RT, 7 janv. 2019“Un policier m’a donné des coups de matraque et des coups de pied. M. Dettinger m’a sauvé la vie”, le 8 janv. 2019Loin de s'acharner sur les policiers Christophe Dettinger (et autres GJ) laisse partir les policiers, vidéo, le 5 janvier 2019 / Schiappa et leetchi : violer la loi c'est open bar, par Régis de Castelnau, le 9 janvier 2019 / Le boxeur Dettinger restera en détention en attente de son procès, renvoyé au 13 février, RT 
Des gitans appellent à la mobilisation : 1 / 2

Le boxeur est en détention et "en même temps" le commissaire voyou, décoré de la Légion d'honneur, qui tabasse à tour de bras ne sera pas inquiété par le procureur.
« Déposez plainte, y’a pas de soucis, j’suis commandant ».
Source : PureTV
Lire aussi : Système Macron : violence et état de droit à géométrie variable par Régis de Caselnau, le 8 janv. 2019 / Cagnotte manipulée pour les policiers, Yéti blog

On attend aussi la condamnation de Luc Ferry pour incitation au meurtre : «Qu'ils se servent de leurs armes une bonne fois» : le conseil de Luc Ferry aux forces de l'ordre, 8 janv. 2019



Interview d'une journaliste, Jim le Pariser (8 janv. 2019)




Nicolle Maxime, message aux gilets jaunes pour l'acte 9 (7 janv. 2019)

"En sus des occupations classiques de rond-points et des manifestations dans la rue, une nouvelle façon de montrer son soutien au mouvement a émergé sur Facebook. Il s'agit du «référendum des percepteurs», que des Gilets jaunes définissent comme le fait pour un grand nombre de personnes de retirer au même moment – en l’occurrence le 12 janvier à 8h – le maximum d'argent possible de leur compte en banque."
Source (et suite) : Acte 9 : qu'est-ce-que le «référendum des percepteurs» proposé par certains Gilets jaunes ? (vidéos), le 8 janv. 2019




Serge Faubert, La loi qui interdit de manifester (Le Média, 5 janv. 2019)

* * *



Tatiana Ventose, Vœux de Macron, décryptage (8 janv. 2019)



François Asselineau répond aux vœux de Macron (5 janv. 2019)

samedi 30 juin 2018

L'Union européenne vers le chaos ?



L'Union européenne vers le chaos ? (Le Média, Dans la gueule du loup n5, 28 juin 2018)
avec Coralie Delaume, essayiste, Daniel Shapira, POI, François Asselineau, UPR, Jacques Nikonoff, Pardem, Charlotte Girard, FI, Pierre-Yves Bournazel, UDI

On fait semblant de croire que l'Union Européenne procéderait d'une sorte de bonne volonté. Non, (...) en 1939 von Hayek, le pape du néolibéralisme déclare qu'il faut mettre en place un système fédéral en Europe pour vérouiller les politiques néolibérales (qui ne s'appellent pas encore comme ça), en tout cas pour empêcher les peuples d'avoir la maitrise de leur économie. Jacques Nikonoff

A partir du moment où on ne crée pas l'Europe à partir des Nations, où l'on ne fait pas un concert des Nations européennes, ou n'est plus dans l'intergouvernemental mais dans le supranational, c'est-à-dire des Nations qui se dépossèdent de leurs moyens d'agir pour les monter à l'échelon au-dessus et les confier à des techniciens qui ne sont pas élus. A partir du moment où on fait cela on ne peut plus être en démocratie. Coralie Delaume

L'Union Européenne c'est une chose, l'Europe c'est en une autre. L'Europe c'est un ensemble de pays qui ont toujours collaboré ensemble (...) L'UE c'est un édifice économico-juridique qui a été fait pour inscrire dans le marbre une philosophie néolibérale et, qui a été fait aussi, pour ne pas être réformable. Donc l'UE n'est pas réformable. En revanche si elle venait à trépasser il resterait l'Europe (...). Coralie Delaume
Auteure de : La fin de l'Union européenne, Ed, Michalon, 2017

Lire aussi : UE, le début de la fin ? par Jacques Sapir, le 30 juin 2018




François Asselineau, Les origines cachées de la construction européenne (le 24 avril 2014 )

Des documents secrets du gouvernement américain qui viennent d'être déclassifiés montrent que la communauté des services secrets américains a mené une campagne , tout au long des années 50 et 60, afin de promouvoir l'unification européenne (...).
Les dirigeants du Mouvement Européen (Retinger, le visionnaire Robert Schuman et l'ancien premier ministre belge Paul-Henri Spaak) étaient tous traités comme des employés par leurs parrains américains. The Daily Telegraph (19 septembre 2000)

La Résistance francaise est née du refus de la défaite, refus non motivé, qui ne s'appuyait sur aucun raisonnement, aucun intérêt, il venait du plus profond de notre être, du sentiment instinctif que malgré un tel effondrement l'honneur du pays pouvait être sauvé. FFI (Forces Françaises de l'Intérieur, 1944)
Lire aussi : Programme National de la Résistance (24 mars 1944)
Voir aussi : Créer c'est résister, résister c'est créer ! (mars 2014)



  
    

dimanche 15 avril 2018

Mensonges et propagande de guerre occidentale



Syrie : une campagne de dénigrement systématique contre le pouvoir d'Assad ? Interview de Richard Labévière, ancien rédacteur en chef à la TSR et à RFI (RT France, le 12 avril 2018)




Caroline Galactéros, Docteur en Science politique, colonel au sein de la réserve opérationnelle des armées, expose en dehors de la pensée unique le conflit Syrien face à Bourdin (12 avril 2018)




L'invité actu par Caroline Broué
Emmanuel Todd : "La Russie est la seule force au monde qui puisse faire face aux Etats-Unis sur le plan militaire" 14/04/2018

[...] C’est-à-dire qu’il y avait une dynamique qui montait, anti-russe, et puis finalement, apparemment, les Américains, les Britanniques et les Français ont tapé là où les Russes les autorisaient. Donc on est revenu dans le « rien » – au stade actuel de l’information. Donc je suis plutôt rassuré.
[…] Et donc toutes les interventions russes, tout ce que disent les Russes est considéré comme la parole de Satan, du mensonge, etc. Et puis nous, on fait comme si on était normaux. Mais la vérité, c’est que le monde le plus occidental, c’est-à-dire les trois démocraties occidentales originelles : la France, l’Angleterre et les États-Unis – c’est-à-dire les nations qui ont construit la démocratie, en fait – peuvent être considérées dans un état de fébrilité absolument incroyable. C’est un monde en crise.
[...] le niveau intellectuel des diplomates russes et des dirigeants russes est très supérieur à celui des Occidentaux. Vous ne pouvez pas comprendre la situation si vous ne voyez pas cette asymétrie. Une interview de Lavrov ou une discussion de l’ancien ambassadeur Orlov, ce sont des gens qui sont très supérieurs intellectuellement aux gens du Quai d’Orsay.
[...] Je ne comprends pas cette fixation pathologique, et c’est terrible pour un chercheur. Si vous êtes du côté Russe, vous êtes dans un univers de rapport de force rationnel et de maîtrise de soi mais si vous êtes du côté occidental, vous êtes dans un univers de passions incontrôlées qui renvoient à des troubles psychiques que vous ne comprenez pas.
[...] Macron fait semblant d’être président : par exemple, il ne contrôle pas la monnaie. Donc aujourd’hui, être Président en France, c’est simplement passer à la télé, si vous voulez. Et puis réduire les petits “privilèges” des petites gens et ne pas toucher aux gens qui ont de gros privilèges.
Source (et transcription entière) : Les Crises



Françis Blanche et Pierre Dac (La Voyante Madame Arnica ) 1957

- Madame Arnica pouvez-vous me dire le no du compte en banque de Monsieur ? [à partir de 5']
- Oui
- Vous pouvez le dire ?
- Oui
- Vous pouvez le dire ?
- Oui !
- Il peut le dire !
[Remplacez "Madame Arnica" par "Monsieur Macron", Francis Blanche par un journaliste français et "dire le no du compte en banque" par "donner des preuves de l'attaque chimique", puis " le dire" par "les donner"].


Frappes Syrie] Les “preuves” présentées par Le Drian : le vide comme nouveau fondement juridique à l’agression
Par Olivier Berruyer, le 15 avril 2018  - Les Crises

I. Des frappes illégales
Samedi 14 avril, la France a donc de nouveau choisi de piétiner le Droit international, déshonorant son statut de Membre Permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, et en affichant son mépris pour ce droit, gardien de la Paix et de la Sécurité entre les nations.
Source (et suite) du texte : Les Crises




Xavier Moreau revient sur les frappes occidentales en Syrie.(RT France, le 14 avril 2018)
«Emmanuel Macron vient de s'offrir sa première humiliation internationale»,




Syrie : Asselineau appelle à la destitution de Macron par l'article 68 de la constitution (Extraits, UPR, le 14 avril 2018)
Communiqué de presse de l'UPR 
   

samedi 18 novembre 2017

Big big Brother



Surveillance en Chine (RMC Découverte, nov. 2017)

Est-ce si différent dans nos pays occidentaux ?
Lire aussi : Renseignement : derrière le brouillard juridique, la légalisation du Deep Packet Inspection, La Quadrature du net, 15 nov. 2017


La Chine veut donner une « note de confiance » à tous ses citoyens
Par Elodie, le 26 octobre 2016  - Journal du Geek

Orwell doit se retourner dans sa tombe, le gouvernement chinois entend attribuer une « note de confiance » à tous ses concitoyens, basée sur leurs données personnelles. Les moins bien notés seront sanctionnés.


Voici donc « Internet Plus » ou quand le Big data sert au contrôle des masses. Nous ne sommes pas dans un roman de science-fiction ou dans l’un des derniers épisodes de Black Mirror (Nosedive pour ne citer que lui) mais en Chine.
Fin septembre, le Parti communiste chinois au pouvoir a annoncé une nouvelle mesure surprenante basée sur le Big Data : à partir des données personnelles recueillies sur ses citoyens, le gouvernement leur attribuera une note de confiance. Une note qui servira autant de sésame que de purgatoire.

Une note de confiance pour tous les citoyens

Ainsi, cette note attribuée par le pouvoir conditionnera l’accès à certains services et fermera la porte à d’autres. Autrement dit, tout citoyen chinois devra avoir un comportement exemplaire (légal, social, fiscal, juridique, etc.), si ce n’est irréprochable, pour pouvoir prétendre à l’obtention d’un prêt ou d’une promotion.


Les moins dignes de confiance seront sanctionnés. La liste des restrictions prévues en cas de comportements déviants (employons les grands mots) détaillée par le gouvernement chinois et rapporté par le Washington Post est proprement hallucinante : elle va des restrictions bancaires et financières pures et simples (attribution d’un crédit, participation à un marché public, possibilité de devenir actionnaire, etc.), à l’interdiction de voyager en 1ère classe, voire de partir à l’étranger, ou d’inscrire ses enfants dans les meilleures écoles du pays.

mardi 9 mai 2017

Macron, président 2.0


Non inscrit 9%, Abstention 23%, Vote nul 8%
Emmanuel Macron 40%, Marine Le Pen 20%
Source : Les Crises



Natacha Polony après l'élection de Macron (8 mai 2017)

Pour une analyse détaillée des résultats : Le jour d'après, par Jacques Sapir, le 9 mai 2017



Emmanuel Macron, discours orwelien devant ses partisans (Paris, Louvre, 7 mai 2017)
"Je vous servirai au nom de notre devise, Liberté, Egalité, Fraternité. (...) Je vous servirai avec amour ! (sic)"



Emmanuel Macron, préparation au show présidentiel (Paris, 7 mai 2017)




Emmanuel Macron, en rando au Louvre (8 mai 2017)



Le Front social, en marche contre Macron (8 mai 2017)

dimanche 23 avril 2017

Les fenêtres de l’histoire

Les fenêtres de l’histoire
par Frédéric Lordon, le 19 avril 2017 - Le Monde diplomatique 


1.

À l’époque dite « démocratique », un système de domination est une créature paradoxale qui, précisément parce que l’époque se veut « démocratique », refuse catégoriquement de se reconnaître comme système. Il suffit pourtant d’un commencement de mise en cause de ses intérêts vitaux pour volatiliser aussitôt sa comédie du déni et le rendre à nouveau manifeste. Le système est d’ailleurs tellement système qu’il ne sort du registre de la dénégation que pour tomber dans celui de l’hystérie. Du moment où, échappant au statut de candidature folklorique, la possibilité de Mélenchon est devenue sérieuse, tous les faux-semblants du maintien démocratique, toutes les contentions de l’objectivité raisonnable se sont instantanément effondrées pour enfin faire voir un vrai visage : unanime et fulminant.

Une expérience de réalité valant toujours mille fois mieux qu’une élaboration abstraite privée de chair, il aura suffi d’une semaine de clinique des médias en situation de stress politique — comme toujours les seules vraiment révélatrices — pour volatiliser d’un coup ce que les temps ordinaires parviennent peu ou prou à cacher, et pour savoir quel compte tenir des protestations demi-habiles, offusquées par une déontologie intellectuelle toute de circonstance qu’on puisse envisager conceptuellement l’existence de quelque chose comme « le-système » ou « lémédia ». Comme en 2005 lors du référendum européen, une courte semaine de fusion hystérique et d’unanimité écumante aura ici offert une leçon de choses plus éloquente que toutes les sociologies à froid.

On dispose donc des moyens expérimentaux les plus simples pour faire le départ entre une certaine sorte d’antisystème, dont le frelaté s’attire aussitôt la pâmoison du système, et une autre qui lui fait faire, dans un mouvement de compulsion-réflexe, la démonstration éclatante que tout son travail de dénégation s’efforce habituellement de retenir. Pour rudimentaire qu’il soit, ou peut-être pour cette raison même, le protocole offre alors de robustes conclusions : il suffit d’observer les réactions du système, surtout quand elles ont cette violence, pour faire le tri des prétentions, et savoir qui il tient réellement pour antisystème, qui il juge réellement dangereux au maintien de ses intérêts essentiels, sorte d’hommage que le vice rend à la vertu, faisant d’un coup litière des escroqueries les plus grossières.

vendredi 7 avril 2017

La gouvernance contre le peuple



François Asselineau, Présidentielle 2017 sans filtre ? (Thinkerview, 12 décembre 2016)



François Asselineau vu par Etienne Chouard (Cercle des Volontaires, 5 mars 2017)



Jacques Sapir : «Le seul candidat à pouvoir tenir face à Marine Le Pen est Jean-Luc Mélenchon» (RT France, 5 avril 2017)


Les enjeux de l’élection présidentielle
La gouvernance contre le peuple
Par Diana Johnstone, le 3 avril 2017 - Le Grand Soir

Il ne faut pas trop rire de l’élection présidentielle française de 2017. Elle se présente de plus en plus comme la rencontre historique entre deux conceptions de la vie politique, totalement opposées. D’un côté, la gouvernance, c’est-à-dire la gestion de la société par une élite cooptée, sur le modèle des grandes entreprises. De l’autre côté, le système traditionnellement appelée « démocratie », c’est-à-dire le choix par le peuple de leurs dirigeants au moyen d’élections libres et équitables.

Souvent dans l’histoire, les événements politiques en France ont marqué les époques et clarifié les dichotomies, à commencer par la distinction, aujourd’hui sur le déclin, entre « gauche » et « droite ». Cette élection pourrait en être un.

C’est quoi, la “gouvernance” ?

Il devient de plus en plus clair que l’élite dirigeante transatlantique a décidé depuis un bon moment que la démocratie représentative traditionnelle ne convient plus au monde globalisé basé sur la libre circulation du capital. Il faut passer au nouveau système, la « gouvernance », un terme emprunté au monde des affaires. Il s’agit de la bonne gestion de grandes entreprises, unies dans un seul but et qui visent à un maximum d’efficacité. Cette origine se reconnaît dans certains aspects de la gouvernance politique : l’unanimité quant aux « valeurs » et objectifs ; l’utilisation de comités spécialisés pour traiter certaines questions délicates, un rôle attribué à la « société civile » et aux « organisations non-gouvernementales » ; l’utilisation de la psychologie et de la communication pour former l’opinion publique ; l’isolement des trublions ; et surtout la cooptation des dirigeants.

La vie politique en Occident correspond de plus en plus à cette description. Malgré l’alternance des partis au pouvoir, les politiques les plus fondamentales sont toujours les mêmes.

dimanche 24 juillet 2016

Cinq questions sur Nice

MAJ de la page : Attentat de Nice



Attentat de Nice. Responsables et coupables. L'analyse de F. Asselineau (UPR, 18 juillet 2016)

Lire aussi :
La Syrie impute à la France des frappes ayant tué plus de 120 civils dans le nord du pays, RTFrance, le 20 juillet 2016
SYRIE. 77 civils tués, un enfant décapité : la coalition face à ses démons, le Nouvel Obs, le 21 juillet 2016
Des rebelles syriens “modérés” ont décapité un enfant, Les Crises, le 22 juillet 2016

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Cinq questions sur Nice
Par Jacques Sapir, le 22 juillet 2016 - RussEurope

L’attentat de Nice soulève une série de graves questions quant au rôle de l’Etat, mais aussi de la municipalité. Ces questions sont démultipliées par les débats qui ont entouré la reconduction de l’Etat d’urgence, qui a été prorogé pour une durée de 6 mois. Ces questions pourraient être à l’origine d’une polémique aux effets politiques redoutables dans les semaines et les mois à venir.

I. Quelles étaient les mesures de sécurité adoptées pour le feu d’artifice du 14 juillet à Nice ?

C’est le journal Libération qui a lancé le débat dans un article du 21 juillet[1]. Cet article a suscité une riposte violente du Ministre de l’intérieur, M. Bernard Cazeneuve, parlant d’un « complot » ourdi par ce journal[2]. Or, ce qui est mis en cause est cette partie du communiqué du 16 juillet [3]: «La mission périmétrique était confiée pour les points les plus sensibles à des équipages de la police nationale, renforcés d’équipages de la police municipale. C’était le cas notamment du point d’entrée du camion, avec une interdiction d’accès matérialisée par le positionnement de véhicules bloquant l’accès à la chaussée. Le camion a forcé le passage en montant sur le trottoir.» En fait, il apparaît que seuls 2 policiers municipaux assuraient le contrôle du périmètre au point où le camion du meurtrier est entré dans la partie piétonne de la promenade des anglais. Aucune chicane en béton n’était déployée, ni à cet endroit ni 370 mètres plus loin, là où se trouvaient la patrouille de 4 hommes de la police nationale. Or, de telles chicanes avaient été utilisées auparavant, et en particulier lors de l’Euro-2016. Il est clair qu’il y a de sérieuses différences entre ce que dit le Ministère de l’Intérieur et la réalité. Pourquoi le Ministère de l’intérieur ne veut-il pas le reconnaître ?

II. Etaient-elles raisonnablement suffisantes ?

Cette question surgit au regard des mesures pratiquées pour l’Euro-2016. Il semble que l’événement sportif ait été mieux sécurisé que le 14 juillet. Pourquoi ? Les autorités disposaient elles d’information les amenant à penser que la menace avait baissée ? Sinon, comment expliquer que l’on ait baissé la garde ? On sait que les forces de sécurité étaient (et sont) dans un état d’épuisement avancé. Dans ces conditions, n’était-il pas de l’autorité du maire et du préfet d’interdire un événement que l’on ne pouvait sécuriser convenablement ? Ou bien a-t-on pensé qu’en matière de relations publiques la mort de badauds pesait moins que celles de supporters ?

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