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mercredi 5 février 2020

France, Violence d'état et violence policière

MAJ de la page : Gilets jaunes



LES PIEDS SUR TERRE par Sonia Kronlund
Témoignage d'un ancien directeur de cabinet du Préfet en charge du maintien de l’ordre devenu Gilets jaunes, choqué par les violences policières (4 février 2020)
Lequel filmera notamment un tir de LBD à bout portant le 9 janvier 2020 :



Lire aussi : Une enquête ouverte après un tir de LBD à bout portant par un policier durant une manifestation à Paris, 10 janvier 2020, le Monde




Sortie de prison d'un GJ emprisonné d'après les témoignages mensongers de policiers puis libéré grâce à une vidéo filmée par la LEDH - Ligue Européenne des Droits de l'Homme (10 janv. 2020)




Gouvernement et médias : complices pour nier les violences policières (Le Média, 21 janv. 2020)
Lire aussi : Manifestation des pompiers : un tir de LBD a-t-il atteint un soldat du feu en pleine tête ? , 29 janv. 2020  / Nommer la violence d’Etat par Didier Fassin, professeur à l’Institute for Advanced Study de Princeton et au Collège de France, 28 janvier 2020, Libération


Macron : Ubu, 1984 et Rhinocéros en même temps
par Mathieu Morel, 31 janv. 2020 - Vu du droit

Macron posant avec un T-shirt contre les violences policières !

De deux choses l’une, comme disait l’autre regretté : « soit [qui vous savez] est un con et ça m’étonnerait tout de même un peu, soit [le même] n’est pas un con et ça m’étonnerait quand même beaucoup ».
A vrai dire, enmêmetemptisme oblige et tout devant être relativisé, je suis de plus en plus tenté de dire que c’est peut-être un peu des deux à la fois.
Source (et suite) du texte : Vu du droit



Rencontre avec Manu, éborgné depuis l'acte 53 des GJ (17 nov. 2019)




Pas de Quartier, Macron ou nous, c'est maintenant (27 janv. 2020)



En marche vers l'affrontement total (Le Media, 19 janv. 2020)




Gérard Fauré, ex dealer des "élites", Macron à tout d'un sniffeur ! (2019)
Notre président actuel à des mimiques douteuses, le fait de toujours se gratter le nez (...), il y a aussi le regard et puis son comportement, hautain (...) Avoir un président cocaïnomane c'est quand même dangereux, il est forcément imprévisible, cela crée un dédoublement de la personnalité (...). Et puis le comportement avec le peuple, voyez ce qui se passe en ce moment avec les Gilets jaunes. C'est normal ça ? C'est pas normal. Çà c'est le comportement d'un sniffeur. 
  

vendredi 17 janvier 2020

Quelle « violence légitime » ?



Tatiana Ventose, Les agents du chaos (12 janv. 2020)



Tir de LBD à bout portant, le 9 janv. 2020 (Le Monde, 10 janv. 2020)
Lire aussi : Policier filmé en train de tirer au LBD à bout portant: une enquête ouverte pour "violences volontaires", 10 janv. 2020, BFMTV
Adrien, victime d'un tir LBD : Ce qui me manque ? un bout de crâne, 7 nov. 2029 DUF


Mort de Cédric Chouviat, "On m'a dit qu'il était tombé tout seul" (L'Obs., 10 janv. 2020)



Sofia Chouviat, Mort de Cédric Chouviat : le mensonge de la police (Le Média, 17 janv. 2020)
Voir aussi : Mort d'un livreur à Paris : le "plaquage au sol", technique controversée qui "n'existe pas" pour la police, par Anaïs Grand, 10 janv. 2020, Marianne
Les violences policières font-elles peur aux manifestants ?, 11 janv. HuffPost

Lire aussi : « On nous appelait les prisonniers politiques » : des gilets jaunes incarcérés racontent, par Pierre Bonneau, 16 janvier 2020, Bastamag Plus de 2200 peines de prison prononcées, dont 1000 fermes et 1200 avec sursis. 



Saez, Manu dans l'cul (2019)
Paroles : La boite aux chansons

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Quelle « violence légitime » ?
par Frédéric Lordon, 14 janvier 2020 - Le Monde diplomatique


Ils auront matraqué des personnes âgées, frappé des handicapés en chaise roulante, tiré au LBD sur des ados, agenouillé des classes entières, lancé des grenades à l’intérieur des appartements, tué une vieille dame — et puis bien sûr visé les yeux, lancé les GLI-F4 en cloche, arraché des mains. Ils auront tout fait — la police de Macron. Maintenant la haine de la population est sortie, et elle ne rentrera pas de sitôt dans le tube. Sa légitimité est constituée, entière, incontestable. La population hait la police et personne ne pourra lui dire qu’elle n’a pas raison.

Les violents dans les institutions de la violence

Lire aussi Raphaël Kempf, « Le retour des lois scélérates », Le Monde diplomatique, janvier 2020.
Qu’on trouve surreprésentés des individus violents à l’embauche des institutions de la violence, il ne devrait y avoir là rien pour étonner. Toute la question est celle de savoir ce que les institutions de la violence font de leurs violents. La combinaison de la nullité burlesque de Castaner et de la complète étrangeté de Macron au monde réel, associées à la situation du régime ne tenant plus que par la force armée, ont conduit à tout lâcher là où il était impérieux de tout tenir. C’est que la prérogative exorbitante d’exercer la violence ne peut aller sans la contrepartie d’une responsabilité et d’une surveillance exorbitantes. Si le macronisme restera dans l’histoire comme la bascule dans l’État policier, c’est parce qu’à la prérogative exorbitante, il aura au contraire ajouté les autorisations exorbitantes : faites ce que vous voulez.

Il faut se représenter la décharge biochimique qu’entraîne dans des têtes violentes cette parole à peine murmurée : faites ce que vous voulez. C’est la décharge de la pulsion à laquelle d’un coup il est donné libre cours. On ne reprend pas facilement le bouillonnement sadique après l’avoir libéré. Chez les sujets dont nous parlons, l’expérience de la licence absolue, comme un Salò à ciel ouvert, licence de brutaliser, d’insulter, d’humilier, d’exercer par la violence un pouvoir unilatéral sans borne, puisque l’impunité est devenue une garantie implicite, cette expérience est de celle dont on ne revient pas facilement. La police est partie, et maintenant il va falloir la rattraper. Le régime avait l’usage mais aussi la garde d’individus potentiellement dangereux, dont il exploitait à ses fins les pulsions ; dans la panique pour sa propre survie, il a tout lâché ; il a maintenant abandonné la société politique à un corps étranger, irrésistiblement pris dans un devenir-milice, qui ne vit plus que d’une vie totalement autocentrée, et totalement préoccupée de ses assouvissements. « Maintenant sous Macron, on a tous les droits ». La police n’a pas besoin de circulaires pour mesurer l’ampleur de ses autorisations.

On dit que la répétition des week-ends jaunes « épuise » les policiers, « les prive de leur vie de famille ». Pour certains au moins c’est une énorme blague. Un article du Canard Enchaîné début 2019 avait mieux restitué la disposition d’esprit policière à l’approche des actes « gilets jaunes » : « C’est la fête du slip ». Chez les baqueux, on pousse des cris de jungle à chaque impact de LBD. Partout ça jouit à en hurler de bonheur. On pense à ce CRS interviewé dans La Série Documentaire de France Culture consacrée à la police : « Je suis chanceux, chanceux, vous ne pouvez pas savoir à quel point je remercie, tous les jours en allant au travail, je dis merci, merci, merci ». La jouissance a saisi les corps : on se souvient du bonheur physique d’un des CRS gazeurs de jeunes écolos sur le pont Sully cet été, impérial, poivreuse en main, parfaite décontraction, totale certitude d’un pouvoir sans limite. C’est le même corps exultant de violence qui jouit à littéralement détruire une femme syndicaliste dans la manifestation du 9 janvier.

Mais l’on sait à quel niveau l’on est descendu quand c’est le moins pire qui est presque le pire : ainsi de ce croche-patte d’un CRS à une femme à peine arrêtée, sans doute objectivement moins violent qu’un œil crevé, et pourtant tréfonds d’ignominie qui dit tout de la position psychique présente de la police. Et de sa déchéance morale plus encore : ces gens sont sans honneur, sans dignité, sans face. Ils sont hors-tout, et c’est à eux qu’on a donné les armes. Cet été, aux Rencontres d’Eymoutiers, un « gilet jaune », la tranquillité de la classe moyenne en personne, racontait comment, pour protéger sa femme de la violence policière, il s’était interposé, donc retrouvé en garde-à-vue, et entendu dire : « Elle est belle ta fille, il ne faudrait pas qu’il lui arrive quelque chose ». La police française est dans la fange.

mardi 10 décembre 2019

Grève générale : un gouvernement contre son peuple



Grève générale : un gouvernement contre son peuple (Quartier libre, 6 décembre 2019)
Voir aussi : 5 Décembre : Une journée historique pour la France, Le Média, 6 décembre 2019



Policiers frappant une personne à terre (5 décembre 2019)



Paris : Manifestation des journalistes et reporters contre les violences policières (5 décembre 2019)
Lire aussi : Retraites : trois journalistes blessés dans la manifestation parisienne, Le Figaro (5 décembre 2019)



J'ai tenté de filmer la manifestation du 5 décembre (Taranis, 5 décembre 2019)

Les violences policières continuent, pour ne pas y mettre en terme mais faire taire toute protestation un Amendement déposé au Sénat veut interdire de les filmer :
"« Art. 35  - Lorsqu'elle est réalisée sans l'accord de l'intéressé, la diffusion, par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support, de l'image des fonctionnaires de la police nationale, de militaires ou d'agents des douanes est punie de 15 000 euros d'amende. »
Lire aussi : Interdiction de filmer les policiers? «On ferait mieux de changer de ministre», selon Langlois, RT



Lire aussi : Violence de la répression contre le mouvement social : la justice première responsable par Régis de Castelnau, Vu du Droit, 8 décembre 2019 / Comment j'ai échappé à la grève des transports en passant 36 heures en garde à vue. Chronique de la répression ordinaire. Lundi matin, 9 décembre 2019Lancer en cloche d’une grenade de désencerclement le 5 décembre à Paris, Spoutniknews / Le gaz lacrymogène : des tranchées de la Première Guerre mondiale à un usage "civil", France Culture, 10 décembre 2019

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La colère va bien au-delà des retraites (Russeurope express, 7 déc. 2019)
Jacques Sapir et Clément Ollivier reçoivent Henri Sterdyniak, cofondateur des Économistes atterrés et chercheur à l’OFCE, Nicolas da Silva, maître de conférences en économie à Paris 13, spécialiste de la santé et de la protection sociale, et Stéphane Sirot, historien du syndicalisme et des mouvements sociaux, professeur à l’université de Cergy-Pontoise.




Thomas Piketty dénonce "l'arnaque" de la réforme des retraites :"Je serai dans la rue le 5 décembre" (2 décembre 2019)



Thomas Piketty : l'argent appelle l'argent (Canal+, 18 oct. 2019)




Clément Viktorovitch : Les Gilets jaunes analysés par des universitaires (Clique TV, 18 nov. 2019)

mercredi 4 décembre 2019

Contre tous les flics du Capital - Vive l'insurrection sociale !

MAJ de la page : Francis Cousin / Gilets jaunes



Francis Cousin, Gilets Jaunes : contre tous les flics du capital, vive l'explosion sociale ! (Guerre de classe, 27 nov. 2019)
 
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Violence policières démocratie en danger (Le Média, 1 décembre 2019)



Alexandre Langlois, Le policier qui fait trembler la macronie (Pas de quartier, 1 déc. 2019)
Voir aussi : David Dufresne : « Allô, place Beauvau ? C'est pour un signalement », Quartier Libre, 29 oct. 2019 /
Lire aussi  Gilets jaunes: le biologiste qui enquête sur les gaz lacrymogènes arrêté, RT /



Casseurs ou combattants de la liberté ? (Quartier Libre, 26 nov. 2019)
Selon que vous serez « casseurs » français, ou « combattants de la liberté » hongkongais, les médias mainstream vous saliront, ou vous célèbreront. 




Jacques Sapir, Pricillia Ludosky, François Bouleau : Un an, ce n'est qu'un début (Radio Spoutnik, 21 nov. 2019)
Voir aussi : Michel Collon sur les Gilets jaunes: « c’est un mouvement historique », 4 déc. 2019, Spoutniknews



Edvard Munch, le Cri - revisité 
 

vendredi 25 octobre 2019

Critique de la Société de l'indistinction

MAJ de la page : Francis Cousin / Gilets jaunes



Francis Cousin, Critique de la Société de l'indistinction (24 oct. 2019)

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Enquête : comment un « gilet jaune » a été blessé à la tête par un tir de LBD à Bordeaux (Le Monde, 16 oct. 2019)



Violences policières, David Dufresne, le maintien de l'ordre en question (France 24, 9 oct. 2019)



Violences policière : la stratégie vicieuse du chèque en gris (Le Média, 22 oct. 2019)

D. Le savoir ignorant 
(...) Métaphoriquement, nous dirons que les mandats qui sont donnés à la police prennent la forme d'un chèque en gris. La signature et les montants consentis sont d'une part assez imprécis pour fournir au ministre qui l'émet le motif ultérieur d'une dénégation plausible de ce qui a été effectivement autorisé [22] ; ils sont toutefois suffisamment lisibles pour assurer le policier qui reçoit ce chèque d'une marge de manoeuvre dont il pourra, lui aussi, plausiblement affirmer qu'elle lui a été explicitement concédée. Les deux parties se protègent en établissant la base d'un litige sans fin, à partir de laquelle ils pourront mener une guerre d'usure contre leurs accusateurs, dans le cas d'un scandale. L'opacité des directives transmises est évidemment une fonction directe de la prévision qui est faite du caractère illégal ou répréhensible des opérations qui devront être accomplies pour les mettre en application.
Extrait de : La police : mythe et réalités de Jean-Paul Brodeur, criminologue, professeur agrégé, École de criminologie Université de Montréal. Article publié dans la revue CRIMINOLOGIE, vol. 17, no 1, 1984, pp. 9-41. Numéro intitulé : “La police après 1984.” Montréal : Les Presses de l’Université de Montréal.
Source : Université du Quebec à Chicoumini



Jérôme Rodringuez, les 16 et 17 nov. 2019 seront énormes (Sputnik, 23 oct. 2019)



Quartier Libre avec François Boulot (22 oct. 2019)

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Quartier Jaune avec Maxime Nicolle (16 oct. 2019)


CRS VS pompier

lundi 9 septembre 2019

Résistance, résistances

MAJ des pages : Alain Damasio, David Dufresne, Frédéric Lordon



Alain Damasio, David Dufresne, Frédériqc Lordon, Résistance, résistances (19 août 2019)
C’est le Dictionnaire amoureux de la Résistance, de Gilles Perrault, qui sert de point de départ à cette rencontre. L’esprit de la Résistance peut-il encore nous être utile aujourd’hui ? Peut-on le voir à l’œuvre dans les mouvements des peuples actuels ?
Cette question qui leur est proposée, Alain Damasio, David Dufresne et Frédéric Lordon la débordent bien vite. Peut-on échapper à la société de contrôle ou doit-on la renverser ? Est-il possible de construire un archipel de dissidences qui résiste à la répression ? Le Grand soir n’est-il qu’un fossile d’une pensée politique ensevelie ?
Une rencontre proposée par Serge Quadruppani.
Enregistrée le 19 août 2019 avec la complicité du festival Les Écrits d’août et de l’Université populaire d’Eymoutiers.
Source : Télémillevaches


Exemple de "Gestion démocratique des foules" (sic) :
un policier de la BAC étrangle un vieil homme 
lors d'une manifestation à Nantes (3 août 2019) - Mediapart

Lire aussi : Le ministère de l’Intérieur commande en masse des munitions pour fusils d’assaut et des grenades de désencerclement, par Jean-Marc Manach, 12 juin 2019, Bastamag /
Du libéralisme au fascisme, le développement totalitaire de la civilisation par Bernard Charbonneau, 1948, Le Partage / Le néolibéralisme est un fascisme, par Manuela Cadelli, 2016  (sur le blog)


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No Pasaran (Ils ne passeront pas), chanson de résistance républicaine face aux nationalistes du général Franco lors de la guerre civile espagnole.


Les grands discours, Dolores Ibarruri, No Pasaran (Arte, 2017)

Au lendemain du coup d’Etat de Franco en 1936, Dolorès Ibarruri appelle à la résistance sur les ondes de la radio madrilène. Pendant les trois années de la guerre d’Espagne, « No Pasarán » et son oratrice sont l’un des symboles forts du camp républicain.
« No Pasarán » : on voit apparaître ce slogan sur les murs et sur les banderoles d’Europe et d’ailleurs dès que l’extrême-droite gagne du terrain ou que son retour au pouvoir semble probable. Ce cri est né en Espagne pendant l’été 1936. Au lendemain du coup d’État de Franco, à Madrid, une femme, Dolores Ibárruri, députée communiste, appelle à la résistance sur les ondes de la radio madrilène. Pendant les trois années de la guerre d’Espagne, « No Pasarán » et son oratrice seront l’un des symboles forts du camp républicain. Quel est le parcours de cette femme qu’on surnommait la Pasionaria ? Comment son cri est-il devenu un slogan universel dépassant les frontières et le temps ?
Source : Arte
  

dimanche 1 septembre 2019

Gilets jaunes, vers un acte 2 radical ?

MAJ de la page : Francis Cousin / Gilets jaunes



Francis Cousin et une GJ constituante, Gilets Jaunes, ce n'était qu'un début (28 août 2019)



Francis Cousin, Traduction des présocratiques (2016)



La reprise du travail aux usines Wonder, "Wonder, mai 68" (mai et juin 1968)


La Suisse pourrait interdire la vente de LBD à la France
par Émilie Massemin, 31 août 2019 - Reporterre

Indignés par les violences policières contre les Gilets jaunes, des citoyens et des parlementaires suisses cherchent à faire interdire l’exportation de lanceurs de balles de défense vers la France. Une chaîne humaine de la frontière au siège genevois de l’ONU est prévue ce samedi.

Un policier vise le journaliste Simon Louvet à Rouen le 29 décembre 2018.

Une chaîne humaine transfrontalière contre les lanceurs de balles de défense (LBD), fabriqués en Suisse et responsables de graves mutilations en France. Ce samedi 31 août, à 12 h, quelque 2.000 Suisses et Français répartis sur plus de quatre kilomètres se passeront un flambeau du poste-frontière de Ferney-Voltaire, au Grand-Saconnex, jusqu’à l’Office des Nations unies à Genève (ONUG), place des Nations, pour dénoncer l’utilisation abusive des LBD par la police française, notamment pendant le mouvement des Gilets jaunes. « Il y aura de nombreuses personnalités : Laurent Thines, chef de service en neurochirurgie à l’hôpital de Besançon, qui avait lancé une pétition contre les LBD ; l’homme politique, sociologue et ancien rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation Jean Ziegler ; Francis Lalanne ; le Gilet jaune Christophe Guerreiro, qui a été Casque bleu pour l’ONU ; Priscillia Ludosky… On va tous prendre la parole, en espérant que l’ONU utilise tous les outils et organes à sa disposition pour faire comprendre au gouvernement français que ses exactions doivent cesser », explique Patrice Philippe, membre du collectif Mutilés pour l’exemple. Ce Gilet jaune originaire de Pau (Pyrénées-Atlantiques) a perdu son œil droit à la suite d’un tir de LBD le 8 décembre 2018 à Paris et, en conséquence, son permis et son emploi de chauffeur routier de convois exceptionnels. Le 2 juin, alors que les Gilets jaunes organisaient une Marche des mutilés à Paris, le sinistre décompte s’établissait à plus de 2.400 blessés, une femme tuée — la Marseillaise Zineb Redouane, à la suite d’un tir de gaz lacrymogène —, 23 éborgnés, principalement par des tirs de LBD, et cinq amputés d’une main.

À cette occasion, les manifestants vont remettre à Michelle Bachelet, haute-commissaire aux droits de l’Homme à l’ONU, un dossier rassemblant des éléments sur la répression du mouvement des Gilets jaunes et les blessures causées par les LBD. « J’ai commencé à travailler sur ce dossier il y a un mois en sollicitant de nombreuses personnes, explique le Suisse Olivier Pahud, fondateur de l’association Myracle, à l’initiative de cette mobilisation. J’ai découvert les violences policières contre le mouvement des Gilets jaunes sur les réseaux sociaux. Je ne connaissais pas les LBD. Quand j’ai découvert qu’ils étaient fabriqués en Suisse, je me suis dit qu’il était possible d’agir de manière détournée. La stratégie, en interpellant l’ONU, est d’exercer une pression internationale sur la France.
Source (et suite) du texte : Reporterre

Lire aussi : Proposition de résolution pour une interdiction d’exportation en France des lanceurs de balles de défense (LBD),  21 mai 2019Les «gilets jaunes» donnent de la voix sans remplir la place des Nations, 31 août 2019, TdG


vendredi 30 août 2019

Un Macron ça ose tout

MAJ de la page : Emmanuel Macron / Gilets jaunes / CETA



Macron et l'écologie : le mensonge de l'été (Le Vent se lève 29 août 2019)
Lire aussi : Traité de libre-échange UE-Mercosur : La liberté de tout détruire, par Sakina Boisard. 4 juillet 2019, Le Vent se lève




CETA : Le traité qui fait polémique (RT, C'est cash, 27 août 2019)

Macron appelle à une refondation du capitalisme (sic) (G7 : dénonçant un capitalisme «fou» et une démocratie «déréglée», Macron appelle à une «refondation», 23 août 2019, RT), pour défendre la démocratie et lutter contre les inégalités tout en menant une politique contraire et en promouvant des accords de dérégulation comme le CETA («Le CETA, c’est la mondialisation débridée», 15 septembre 2019, Le Figaro).

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Incendies en Amazonie : le gouvernement français "fait des non-sens", estime le vice-président du Grand conseil coutumier des peuples amérindiens
25 août 2019 - France Info


Une partie de la forêt brûlée, près de Boca do Acre au Brésil, le 24 août 2019.

Dans une tribune publiée sur franceinfo, le Grand conseil coutumier des peuples amérindien et bushinengé dénonce l'hypocrisie des gouvernements brésilien et français.

"Le gouvernement français déplore la destruction de l'Amazonie brésilienne, mais parallèlement octroie des permis d'exploration aux multinationales minières en Amazonie française", dénonce dimanche 25 août sur franceinfo Christophe Pierre, vice-président du Grand conseil coutumier des peuples amérindien et bushinengé, après les incendies qui ravagent la forêt amazonienne. L'instance, qui représente et de défend les intérêts des peuples autochtones, a publié sur franceinfo une tribune dénonçant "l'œuvre du capitalisme" et l'hypocrisie des gouvernements brésilien et français.
"En Guyane, ce sont plus de 360 000 hectares qui ont été cédés aux multinationales minières. C'est énorme. C'est la moitié de la surface de forêt qui a brûlé en Bolivie, compare Christophe Pierre, on dénonce le fait de vouloir donner des leçons à l'international, alors que sur le territoire guyanais français, ce gouvernement fait des non-sens, des choses qui ne vont pas dans le sens de la préservation de la biodiversité et de l'Amazonie."

La reconnaissance des droits des peuples autochtones
Les peuples autochtones réclament également d'être partie prenante des mesures décidées pour préserver la forêt, notamment un éventuel fonds international pour lutter contre les incendies et pour la reforestation. "Il n'est jamais indiqué, à aucun moment, que les peuples autochtones ont toujours su préserver leur milieu, à travers leur mode de vie. C'est un savoir-faire précieux aujourd'hui", estime le vice-président du Grand conseil coutumier, "La priorité, c'est aussi de reconnaître les droits des peuples autochtones et leur rapport à la terre. C'est un élément fondamental du combat contre la crise climatique".
"Pour nous, la forêt, ce n'est pas seulement un ensemble d'arbres, d'animaux et d'êtres. C'est notre maison, c'est le territoire qui nous a tout donné, de notre identité jusqu'à quasiment la nourriture quotidienne. Voir la forêt brûler, c'est voir brûler tout cela", rappelle Christophe Pierre.


Images, causes réelles, effets, importance…: démêlez le vrai du faux sur les incendies en Amazonie
Par Xavier Lambert, 26 août 2019  - RTBF
Fausses photos, noms d’oiseaux entre les présidents brésilien Jair Bolsonaro et français Emmanuel Macron, thèses complotistes, accusations fantaisistes : les incendies en Amazonie font depuis quelques jours l’objet de nombreuses polémiques, controverses, mais aussi de quelques fantasmes. On a essayé de démêler pour vous le vrai du faux, en gardant l’esprit le plus critique possible, en 10 affirmations vérifiées
Source (et suite) du texte : RTBF

Lire aussi : Incendies en Amazonie : Emmanuel Macron tweete une photo vieille d'au moins seize ans, 23 août 2019, Le Figaro / Ecologie : Macron couronné «champion du blabla» lors de la «marche des portraits», 26 août 2019, RT / Feux de forêt en Amazonie et en Afrique subsaharienne : une indignation à géométrie variable ?, 24 août 2019, RT

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Macron critique Poutine sur la répression des manifestation en Russie et "en même temps" nie toute violence policière en France  : «Pas de violences irréparables» contre les Gilets jaunes ? Les propos de Macron font scandale, 27 août 2019, RT / Pas de "violences irréparables" contre les "gilets jaunes" selon Emmanuel Macron : des mots "terribles" et "dangereux", selon la Ligue des droits de l'homme, 27 aout 2019,France info.

Pas de violence irréparables selon Macron :
2 décès, 24 éborgnés, 5 mains arrachées, (...) !

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Georges Lautner, Les Tontons flingueurs, dialogues de Michel Audiard, "Les cons ça osent tout, c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait" (1963)

Ceux qui osent tout sont des cons
Or Macron ose tout 
Donc Macron... (à vous de conclure le syllogisme)
 

dimanche 4 août 2019

En marche vers l'Etat policier



Denis Robert, En marche vers l'Etat policier (Le Média, 2 aout 2019)
Jamais la police n’a été autant protégée par le pouvoir politique et judiciaire. Jamais la justice et la Chancellerie n’ont été autant inféodées à l’Elysée. Jamais les médias n’ont été autant liés dans leur globalité à des puissances financières supportrice d’Emmanuel Macron. Nous ne sommes dupes de rien. Nous sommes moins cons, dociles et paisibles que nous en avons l’air.
Source : Le Média



Denis Robert, En marche vers la mort du journalisme (Le Média, 18 juillet 2019)
"Ce refus de voir l’information, c’est la mort du journalisme. Et un petit peu de la démocratie.
Je le dis sans aucun sanglot dans la voix. Je le dis en vous regardant en face : Le journalisme est vraiment mal barré en ce moment."
BFM TV, affaire Zineb Redouane, révélations de Médiapart sur De Rugy ou la propagande de la PQR, dans cet édito, Denis Robert dresse un portrait alarmant de l'état du journalisme en France.
Source : Le Média

Lire aussi : Le “gilet jaune” Jérôme Rodrigues en garde à vue, soupçonné de violences conjugales. Les Crises, 29 juillet 2019 /



Denis Robert, Gilets Jaunes. Mort de Zineb Redouane : Une affaire d'Etat (Le Média, 11 juillet 2019)



Dettinger : un symbole que Macron veut détruire (Le Média, 22 juillet 2019)

Lire aussi : «Médailles de la honte» : l'Intérieur décore des policiers suspectés de violences illégitimes, RT, 18 juil. 2019 / Les Gilets jaunes au cœur de la nouvelle «stratégie nationale du renseignement», RT, 19 juil. 2019 Affaire Legay : le procureur a-t-il blanchi les policiers pour ne pas embarrasser Macron ?, RT, 24 juil. 2019 / Nantes Steve : les curieuses lacunes de l’enquête de l’IGPN, Presse Océan, 1 août 2019 / Qui a tué Steve Canico ? Qui est responsable et pourquoi est-il mort ?, Régis de Castelnau, 1 août 2019


  

dimanche 23 juin 2019

Les Gilets jaunes ont-ils été vaincus ?



Les Gilets jaunes ont-ils été vaincus ? avec François Boulo et Stathis Kouvélakis, par Aude Lancelin (QG, 18 juin 2019)



Juan Branco sur Macron, Gilets jaunes, Julian Assange, Crépuscule (Le Média, 18 juin 2019)



Sophia Albert Salmeron, avocat, plainte contre Macron et Castaner devant la CPI (Cour Pénale Internationale - 13 juin 2019)

Lier aussi : Emmanuel Macron et Christophe CastanerMacron et Castaner visés par une plainte à la Cour pénale internationale pour «crime contre l’humanité» , Sputniknews, 14 juin 2019

samedi 25 mai 2019

Gilets jaunes, une répression dEtat



UE : voyage au coeur de la machine (Le fil d'actu, 21 mai 2019)
Voir aussi : Tatiana Ventos, Bienvenue en EU-RSS ? (24 mai 2019)
Lire aussi : YouTubeurs, aimez-nous ! Quand l’Union Européenne veut "influencer les influenceurs", par Tatiana Ventose, Marianne, 20 mai 2019



Élections européennes : le vrai pouvoir du parlement européen (Osons Causer, 24 mai 2019)
Voir aussi : Mise au point - GOPÉs : L'UE impose ses lois !, UPR, 10 mai 2019 / Comprendre le Gopé c'est comprendre leurs trahisons ! L'Aile à Stick, 21 mai 2019




"Tout sauf Macron" : Pour qui votent les gilets jaunes (RT, 22 mai 2019)

L'idéologie néolibérale, qui est celle de l'UE (et aussi de Macron) est un totalitarisme "soft",  mais de moins en moins, comme le montre la répression violente en France des Gilets jaunes la remettant en cause :




Gilets jaunes, Une répression d'Etat, documentaire (mai 2019)

Gilets jaunes : “Les méthodes de répression de ce mouvement s‘inspirent de celles utilisées dans les quartiers populaires”
Par Jérémie Maire, le 25/05/2019  - Télérama


Le documentaire “Gilets jaunes : une répression d’Etat”, produit par le média Web indépendant StreetPress, fait le lien entre la politique de maintien de l’ordre dans les manifestations qui secouent la France tous les samedis depuis novembre, et celle organisée dans les banlieues depuis cinquante ans. Entretien avec l’un des coréalisateurs de ce docu glaçant.

Les cinquante-six minutes que dure Gilets jaunes : une répression d’Etat ne peuvent laisser personne indifférent. Coréalisé par Cléo Bertet, Matthieu Bidan et Mathieu Molard, en libre accès sur YouTube, le documentaire du site indépendant StreetPress plonge dans six mois de manifestations du mouvement des Gilets jaunes, en prenant l’angle de la politique du maintien de l’ordre et des violences qui l’entourent.

Archives, explications techniques et chiffres à l’appui – 3 830 blessés, 8 700 gardés à vue, 13 460 tirs de LBD 40, 1 428 tirs de grenades –, mais surtout témoignages de blessés, de sociologues, d’avocats, de représentants de syndicats de police et d’associations (Amnesty International, collectif Justice pour Adama...), le film est très documenté. Ses auteurs en ressortent un constat sans équivoque : l’Etat mène une répression violente contre le mouvement des Gilets jaunes et use à son encontre de techniques héritées de cinquante ans de maintien de l’ordre dans les quartiers populaires, les ZAD ou aux abords des stades. Une forme de maintien de l’ordre dont les dérives sont inquiétantes et empiètent sur la liberté fondamentale du droit de manifester.

Matthieu Bidan, l’un des trois réalisateurs, revient pour Télérama sur ce docu choc et militant, qui a déjà atteint les 35 000 vues sur YouTube.

Quelle était l’ambition de ce documentaire ?
L’idée de réaliser un sujet autour des blessés du mouvement des Gilets jaunes a germé en janvier. Nous suivons les manifestations depuis le début et nous avons observé un réel tournant dans la stratégie du maintien de l’ordre à partir de l’acte III, début décembre. A ce moment, on a vu monter sur les réseaux sociaux la question des manifestants blessés par les armes de la police. Jusque-là, on n’en parlait pas beaucoup. Les politiques les occultaient, les médias les évoquaient peu. Or, à StreetPress, nous avons toujours eu une attention particulière aux blessés car nous traitons au quotidien des manifestations et de leurs conséquences dans les quartiers populaires et au sein des milieux radicaux. Nous nous sommes donc rapidement rendu compte que de nombreux Gilets jaunes étaient atteints de blessures similaires à celles que nous avions pu constater dans le passé lors de manifestations réprimées dans les quartiers populaires. Dès lors, il nous a semblé nécessaire de sortir de l’urgence dans le traitement du mouvement des Gilets jaunes et de prendre le temps de faire un film documenté qui donne du sens à toutes ces violences et les replace dans une perspective historique.

samedi 18 mai 2019

S'adapter à une société malade ?

MAJ de la page : Barbara Stiegler



Barbara Stiegler, philosophe, S'adapter à une société malade ?

"Ce n’est pas un gage de bonne santé que d’être bien intégré dans une société profondément malade". Jiddu Krishnamurti

* * *



Acte 27 des Gilets jaunes :  «On a eu des gazages sans aucune raison» (18 mai 2019)
Lire aussi : À Reims, une femme tombe au passage des policiers, BFMTV suspend l’image, 18 mai 2019, Sputniknews /


Lire aussi : Les gaz lacrymogènes : dangereux pour la santé, mais... silence d’État !, par Nicolas de la Casinière (Reporterre), 15 mars 2018 / Ce qu’il faut savoir sur les lacrymo, Desarmons-les, 6 avril 2019 /
Exigeons l'amnistie des gilets jaunes : Signez la pétition 



Gilets jaunes, La révolte inattendue (RT, 17 mai 2019)
 

mercredi 8 mai 2019

Acte 25 : La police écartée. Gendarmerie et GJ marchent côte à côte avec respect



Coeur de boxeur : la vérité sur Christophe Dettinger avec Antoine Peillon, journaliste, grand reporterre (Le Média, 6 mai 2019)
Auteur de : Coeur de boxeur. Le vrai combat de Christophe Dettinger. Ed. Les liens qui libèrent, 2019.


  

La répression des gilets jaunes pourrait se payer cher. Le mensonge d'Etat est pénalement répréhensible. 
par Régis de Castelnau, 6 mai 2019 - Causeur

On ne malmène pas impunément l’Etat de droit. Ne reculant devant aucun moyen pour réprimer le mouvement social, la Macronie pourrait l’apprendre à ses dépens.

Ce qui s’est passé dans notre pays le 1er mai a livré par un étonnant dévoilement la radiographie d’un système macronien à nu. Se pose maintenant la question des conséquences immédiates, et en particulier celle des suites judiciaires qu’appellent le comportement des gens du pouvoir et ceux qui les soutiennent. Voici une occasion supplémentaire d’interpeller la justice française sur le fait qu’elle pourrait ainsi et enfin manifester sa volonté de faire respecter l’État de droit.

Les libertés prises en otage
Nous avons assisté à la production de mensonges d’État relayés par un dispositif de communication hégémonique et qui se sont cependant fracassés sur la réalité et la vérité produite grâce à Internet et aux réseaux, outils que Emmanuel Macron veut précisément faire taire. Révélation irréfutable de plusieurs choses à commencer par la duplicité liberticide d’un pouvoir qui porte atteinte aux libertés d’expression et de manifestation en prétendant les protéger. Cette fois-ci, toutes les ficelles sont à nu.

Comme est désormais irréfutable l’existence d’intolérables violences policières délibérées, depuis que lors de ses vœux du nouvel an Emmanuel Macron a annoncé son refus d’une solution politique à la crise. Pour s’en remettre exclusivement aux répressions violentes et punitives telles que les ont déployées police et justice contre une partie du peuple français. Mais cette fois-ci, des secteurs entiers de la société se sont cabrés devant l’énormité du mensonge, et précipités sur les réseaux qui dévoilaient non seulement la fake news d’État, mais étalaient au travers de vidéos et témoignages irréfutables, la réalité d’une violence policière aussi dangereuse et irresponsable que délibérément organisée.
Source (et suite) du texte : Causeur
Lire aussi : « Attaque » de la pitié : Internet et les réseaux armes de la vérité, par Regis de Castelnau, 4 mai 2019 /
LBD 40 : des policiers auraient été équipés sans habilitation, selon le syndicat ViGi, 7 mai 2019 / « Tout le monde voulait échapper aux forces de l’ordre » : comment la machine policière a brisé la manif du 1er mai, par Thomas Clerget, Bastamag, 7 mai 2019 /
Macron rejette le critiques par l’ONU des violences policières contre les «gilets jaunes», par Anthony Torres, 8 mai 2019Nos libertés publiques sont en danger, organisons la riposte. Diverses personnes et collectifs impliqués dans des luttes sociales et écologistes. Reporterre, 7 mai 2019




Gilets jaunes : menacée d’expulsion pour avoir manifesté (Le Média, 7 mai 2019)


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Gilets jaunes : nous ne sommes pas dupes !
Par un groupe de 1400 artistes, 5 mai 2019 - Libération 

Juliette Binoche, Emmanuelle Béart, Edouard Louis, Alain Damasio, autant de personnalités qui apportent leur soutien à un mouvement «sans précédent dans l’histoire». Un mouvement qui représente tous les métiers de la culture. Un mouvement que le pouvoir cherche à discréditer et réprime sévèrement alors que la violence la plus menaçante est économique et sociale.
Source (et suite) du texte : Liberation
Lire aussi : L’actrice Mireille Perrier sur les Gilets jaunes : «Je les soutiens depuis le début» , RT, 7 mai 2019

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Acte 25 : La police écartée. Gendarmerie et GJ marchent côte à côte avec respect
Par Wolf Wagner, le 5 mai 2019 - Mediapart



Acte 25 : Après le 1er Mai, des Gilets jaunes se mobilisent à Paris

Le 4 mai, pour l'acte 25 des Gilets Jaunes, aucun incident n'a été recensé. Pas un coup échangé du côté des manifestants, comme de celui des forces de l'ordre. Pas de projectile, ni de tir de gaz lacrymogène. Les Gilets jaunes ne seraient-ils subitement plus une "foule haineuse"? Ou le choix de la seule gendarmerie au détriment de la police pour encadrer les manifestants en serait-il à l'origine ?
Si Christophe Castaner a fait son mea culpa concernant son mensonge sur la vraie fausse attaque de l'hôpital de la Pitié Salpêtrière par des manifestants... en réalité effrayés par sa police, il n'a pas pour autant complètement décidé d'arrêter de mentir. Ce samedi 4 mai, c'est 1460 manifestants qui ont été dénombrés à Paris par son Ministère de l'intérieur qui n'en fini donc plus de tenter de décrédibiliser ce mouvement.

Fly Rider, alias Maxime Nicolle, a réalisé un court live sur facebook où l'on distingue plusieurs milliers de personnes. Ces seules images suffisent à contredire le chiffre officiel, quel que soit celui sur lequel on s'accordera au final.
Moi-même, ayant participé à cette manifestation, j'estime qu'il y avait, selon les moments, au minimum entre 3000 et 5000 personnes sur le cortège principal (auxquelles il faut ajouter les centaines supplémentaires issues des autres points de rassemblement parisiens). C'est moins que les semaines précédentes, mais compte tenu de la manifestation du 1er mai éprouvante, trois jours plus tôt, cela reste une bonne mobilisation après 25 semaines et 3 manifestations en 8 jours.

Police discrète, absence de violence

Fait assez rare pour le noter : aucune violence, sous quelle que forme que ce soit, n'a été enregistrée ce samedi. Alors même que le ministre de l'intérieur assurait qu'il ne restait plus qu'une minorité radicalisée d'ultras jaunes encore mobilisée, ce constat est étonnant.
Comment cette minorité radicalisée et violente a-t-elle fait pour marcher plusieurs heures sans provoquer le moindre heurt ?
Il y a là quelque chose de contradictoire qui saute aux yeux vis à vis des actes passés. Qu'est-ce qui pourrait être à l'origine d'un tel regain de calme ?
Une maîtrise parfaite de l'ordre du ministère de l'intérieur ?
L'idée pourrait paraître séduisante, mais il a été démontré que, qu'importe la méthodologie employée, il y a toujours eu a minima des moments de tension lors des précédents actes, même les moins fournis en terme de manifestants.
Et pourtant, rien à changer dans la façon d'encadrer la manifestation aujourd'hui. On a repris la formule déjà usée à plusieurs reprises, à savoir un cordon de force de l'ordre en tête, en queue, et sur les côtés du cortège.
Dès lors, c'est bien que l'absence de violence vient d'un fait nouveau. Quelque chose de différent qui a permis de trouver un climat serein, calme et bon enfant.
La gendarmerie aujourd'hui assurait seule le contour du cortège des gilets jaunes. La police ne se trouvait qu'à chaque intersection de rues où les gilets jaunes devaient changer de direction, mais elle ne suivait pas la manifestation.
Vous pouvez le remarquer en revoyant ce live de Civicio, média indépendant qui couvre toutes les manifestations des gilets jaunes sur Paris.

Gilets jaunes et gendarmes sympathisent 

Le résultat fut immédiat. Les Gendarmes ont avancé non-casqués tout le long des 10kms du parcours, provoquant la sympathie d'une large partie du cortège. Cette longue marche a vu de nombreux gilets jaunes et gendarmes discuter et fraterniser, sourires aux lèvres. Jusqu'au bout l'ambiance a été bon enfant et bienveillante entre la Gendarmerie Nationale et les Gilets Jaunes.
Des chants habituels hostiles à la police étaient entendus dès que des unités de celle-ci étaient croisées, mais ils disparaissaient dans le même instant qu'elles. S'ensuivait alors un nouveau chant déjà quelque fois entonné auparavant, mais bien plus repris cette fois-ci que toutes les autres : "Les gendarmes détestent la police"... et force est de constater que les gendarmes ont continué à discuter et à garder le sourire jusqu'au bout !

Comment ne pas faire de lien entre l'épisode médiatique négatif pour le pouvoir concernant l'hôpital de la pitié salpêtrière et l'absence de présence policière aujourd'hui ?
Comment ne pas faire de lien entre l'absence de police et l'absence de violence ?
Christophe Castaner, qui annonçait encore à la veille du 1er Mai que toutes les manifestations autres que celles des Gilets Jaunes se déroulaient sans heurts, au contraire de celles de ce mouvement radicalisé, doit maintenant se demander ce qui a tant pu changer en si peu de temps chez les Gilets Jaunes pour arriver à ce résultat diamétralement opposé au constat qu'il pouvait tenir il y a encore quelques jours.

Où sont ces hordes de dégénérés, cette foule haineuse, ces ultras jaunes radicalisés ?
Du côté des Gilets Jaunes, on voit davantage dans l'absence de la police aujourd'hui la raison du retour au pacifisme viscéral qui les anime. Personne n'a eu peur de prendre des tirs de LBD aujourd'hui, ni même de respirer du gaz. Tout comme les gendarmes se savaient sereins sans casque.
Voilà ce qui aurait pu advenir dès les premiers jours de ce mouvement si le pouvoir avait décidé de ne pas retourner ses forces de l'ordre contre sa population. Voilà également le sentiment qui grandit de plus en plus au sein des gilets jaunes concernant la différence nette dans le traitement de l'ordre entre Gendarmerie et Police.
Personnellement, c'est factuellement le deuxième rapprochement clair et marqué auquel j'ai assisté entre Gilets Jaunes et Gendarmerie Nationale à Paris. Le premier l'avait été lors du rassemblement à République le 13 avril, lors de l'acte 22. Là aussi la scène avait particulièrement marqué les Gilets Jaunes présents, puisque la place, qui était alors intégralement entourée de forces de l'ordre, voyait se tenir côte à côte une unité de police casquée, boucliers sortis, et une unité de gendarmerie, sans casque et boucliers baissés. Tous les gilets jaunes faisant face à ce cordon avaient alors applaudi la gendarmerie et des discussions avaient là aussi été entamées.
Après la condamnation des violences policières par le Colonel de Gendarmerie, Michaël DiMeo, assiste-t-on petit à petit au refus de ce corps des forces de l'ordre de faire un usage démesuré de la force pour le seul bon vouloir de répression d'un pouvoir de plus en plus acculé ?



Un colonel de gendarmerie, Michael Di Meo, colonel de gendarmerie, "Oui, il y a des violences policières et là on est sur des violences policières." (7 avril 2019)

Voir aussi : Les policiers ne nous protègent plus, on a besoin des gendarmes, par Georgia SwitchnewsTV, 2 mai 2019.
Pétition : Soutien au colonel DI MEO et aux gendarmes qui dénoncent les violences policières
Pétition : J'accuse Macron et Castaner de crimes contre l'Humanité !
 

vendredi 3 mai 2019

Fake-news officiels



Radio Paris ment (INA)


Quand l'exécutif ment : ces «fake news» marquantes de la Macronie
Par Alexis Le Meur, le 3 mai 2019 - RT France

Depuis son arrivée au pouvoir en 2017, l'entourage d'Emmanuel Macron a été plusieurs fois montré du doigt pour diffusion de fausses nouvelles, comme dernièrement avec l'intrusion dans les locaux de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Petit florilège.
Emmanuel Macron a fait de la guerre contre les fausses informations un véritable cheval de bataille. Le gouvernement a même fait voter en décembre 2018 une loi relative à la manipulation de l’information. Or, depuis sa prise de fonction, le président de la République et ses ministres les ont accumulées. Retour sur les cinq plus grosses fake news véhiculées par le pouvoir exécutif.

L’intrusion dans la Pitié Salpêtrière le 1er mai
Le 1er mai en fin d’après-midi, alors que se déroulent dans la capitale des manifestations à l’occasion de la fête du Travail, quelques dizaines de manifestants pénètrent dans l’enceinte de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans le 13e arrondissement de Paris. «Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital», réagit immédiatement Christophe Castaner.
Source (et suite) du texte : RT

Voir aussi : Pitié-Salpetrière : Mensonge d'état, faillite des médias, Le Média, 3 mai 2019



Pitié Salpêtrière : Viktorovitch parle de «Mensonge d'Etat» de Castaner (CNews, 2 mai 2019)



Pitié-Salpétrière : l'intox du [gouvernement] 1 mai (Le Monde, les décodeurs, 2 mai 2019)

Lire aussi : Non, l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière n'a pas été attaqué par des black blocs, ni dégradé, par Jacques Pezet , Pauline Moullot et Fabien Leboucq, Checknews, Libération, 2 mai 2019«Hôpital attaqué» : la version de Castaner démentie par des témoignages et des vidéos, RT, 2 mai 2019Gros malaise sur le plateau de @RTLFrance suite au témoignage d'un médecin urgentiste de l'#hopital Pitié-Salpêtrière, 2 mai 2019 / Pitié-Salpêtrière : France Info a-t-il illustré l’«intrusion» avec une photo de casseurs attaquant un commissariat ?, Libération, 2 mai 2019 /
Non, une vague de gilets jaunes n’a pas déferlé sur le commissariat de Besançon, Est Républicains, 2 mai 2019




1er mai : gouverner par la terreur (Le Média, 2 mai 2019)
Voir aussi :  Manifestation du 1e mai 2019, Taranis news






Violences gratuites et séquestration (1 mai 2019)
Lire aussi : Gifles, jet de pavé et matraque dans le pantalon : l'IGPN ouvre trois enquêtes après le 1er Mai, RT, 3 mai 2019



Lancé de pavé par un CRS sur des manifestants - qui contrairement à eux n'ont pas de bouclier, casque et matériel de protection. Recevoir un pavé sur la tête peut-être mortel. (Le Parisien, 1 mai 2019)


« On va chercher à comprendre le contexte. La priorité pour les forces de l’ordre est d’utiliser les moyens de défense dont ils sont dotés. Si ce policier a jeté un pavé, c’est peut-être car il n’avait plus de grenades sur lui », indique le Sicop. [Service d’Information et de Communication de la Police !!!]
Source (et texte entier) : Le Parisien

Lire aussi : 1er Mai : une manif jaune et triste, par Alexandre-Reza Kokabi et NnoMan (Reporterre), 2 mai 2019 / 1er mai: Des centaines de milliers de personnes défilent en France et la police se déchaîne à Paris, par Alex Lantier, 3 mai 2019Des blessés reçoivent les premiers sois dans l'escalier d'un immeuble riverain. Jessie dit avoir reçu un tir de LBD #1erMai2019 (les tirs de LBD au visage continuent malgré leur interdiction)



Gilets jaunes : un réfugié syrien [de 15 ans] éborgné en marge d'une manifestation (26 avril 2019)



Violences policières : des Gilets jaunes «mutilés pour l'exemple» réunis à Gennevilliers (28 avril 2019)



Gilets jaunes : les blessés qui dérangent (Le vent se lève, 27 février 2019)
Cagnottes des blessés présents dans la vidéo : Vanessa / Axel / Franck / Jérôme 



Jean Bricmont "Ce n'est pas du maintien de l'ordre, dans la plupart des cas c'est de la provocation de la part de la police de façon à faire réagir les gens" (Sputniknews, 3 mai 2019)
Voir aussi : Michel Onfray, La fabrique du consentement, 3 mai 2019

* * *



Jeudi Chouard : l'heure des citoyens constituants avec Michel Collon sur Assange, les gilets jaunes, les fakes news, ... (2 mai 2019)



Lire aussi : «Un héros de la vérité»: des Gilets jaunes soutiennent Assange devant le tribunal à Londres, RT, 2 mai 2019 / Des experts de l'ONU jugent «disproportionnée» la condamnation d'Assange, 2 mai 2019

mercredi 1 mai 2019

Mai 2019, révolution ?



The 1er mai 2019 (Taranis News, 30 avril 2019)
Voir aussi : Gaspard Glanz : le tribunal reconnait l'irrégularité de la procédure, RT France, 30 avril 2019 / RT France en direct
Lire aussi : La liberté d’informer selon LREM : Chronique d’un pouvoir autoritaire, par Benjamin Lagues, Pauline Perrenot, Acrimed (Observatoire des médias), 30 Avril 2019 : Juin 2018 / Février 2019 / Avril 2019 / "Nous assistons à une volonté délibérée de nous empêcher de travailler" : plus de 300 journalistes dénoncent les violences policières, Franceinfo, 1 avril 2019



Juan Branco, 1e mai, mobilisation générale (28 avril 2019)

Les propositions mises en débat par Juan Branco pour faire face à une chute précipitée du régime :
- un tribunal populaire pour juger les prédateurs qui, ces trente dernières années, ont pillé le pays à leur seul profit, non seulement les exécutants (Macron, Philippe…), mais aussi les commanditaires, ces oligarques richissimes qui ont privatisé le bien public ;
- un Conseil constituant chargé de préparer la formation d’une Assemblée constituante ;
- un Conseil de transition, sorte de gouvernement provisoire chargé de faire fonctionner la machine étatique pendant la période de transition politique ;
- reprendre le contrôle de notre monnaie ;
- soumettre rapidement la question de l’appartenance à l’Europe par référendum ;
- libérer les médias de leur emprise oligarchique ;
- exercer un contrôle immédiat des capitaux pour éviter l’évasion fiscale.
Source : Le Yeti
Voir aussi : Juan Branco répond sur le satanisme, les francs-maçons, ...

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L'origine du 1e mai (les grèves de Chicago en 1886)

"Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce" (Voltairine de Clerc, 1886)


1e mai : La révolution sera carnavalesque (26 avril 2019)




Howard Zinn, Home, “Le problème n’est pas la désobéissance civile. Notre problème, c’est l’obéissance civile.” (1970). Texte lus par Matt Damon (31 janvier 2012)

"La désobéissance civile n'est pas un problème. Le problème c'est l'obéissance civile. Notre problème ce sont les gens du monde entier qui obéissent aux dictats imposés par leurs gouvernements et qui ont donc soutenu des guerres ; des millions périrent à cause de cette obéissance... Notre problème c'est l'obéissance des gens du monde entier qui voient pourtant la pauvreté, la famine, la stupidité, la guerre et la cruauté. Notre problème c'est que les gens soient obéissants alors que les prisons sont remplis de petits voleurs, et que de grands délinquants dirigent leurs pays. C'est cela notre problème."
Source (et suite) de la transcription : Les Crises

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Les images qui accablent Benalla (1 mai 2018)
Vincent Crase et Alexandre Benalla : un an déjà et toujours en liberté (usurpent les fonctions de policiers, frappent des manifestants, etc.). Plus de 800 gilets jaunes condamnés à des peines de prisons ferme (jusqu'à trois ans), dont le boxeur Christophe Dettinger.
Violences policières (et politiques) : 1 décès, 23 éborgnés, 5 mains arrachées, ... plus de 700 signalements IGPN : aucune condamnation.
Facebook : Benalla, un an déjà

Voir aussi : Montpellier: une observatrice de la ligue des droits de l'homme en garde à vue, France 3, 30 avril 2019 / A Marseille, des policiers fracassent le crâne d’une jeune femme à terre, Médiapart, 30 avril 2019 - Image / Twitter Davif Dufresne



François Boulo en Réponse à la conférence de presse du Président de la République (26 avril 2019)
Site internet : La ligne jaune
Lire aussi : «Grand débat»: Macron oppose une fin de non recevoir aux «gilets jaunes» par Alexandre Lantier et Kumaran Ira, 29 avril 2019 /

Macron refuse le RIC et le vote blanc :


Dimitri Courant, doctorant en science politique à l'Université de Lausanne et de Paris 8, La peur du RIC (28 avril 2019)



Le vote obligatoire, le vote blanc et l'abstention (RT, Interdit d'interdire, 29 avril 2019)
Frédéric Taddeï reçoit Philippe Pascot, essayiste, Nicolas Framont, sociologue, Antoine Buéno, écrivain et Louis-Georges Tin, président du CRAN

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Dick Marty, ancien procureur général, "Cette arrestation est choquante pour quelqu'un qui a dit la vérité, qui a révélé des pratiques criminelles." (RTS, 11 avril 2019)
Source : RTS



Eva Joly. Asile pour Julian Assange (ONU, 23 avril 2019).

"En débattant de la possible extradition de Julian Assange, le fondateur de wikileaks, vers les Etats-Unis, nous n'abordons pas seulement le sort d'un homme, nous esquissons le futur de nos démocraties. Nous devons défendre haut et fort la liberté d'information et la transparence. Car c'est de cela dont il s'agit : Assange a rendu publiques des informations qui dérangent, notamment sur des crimes de guerre perpétrés par les Etats-Unis ! Plutôt que de rendre compte de leurs crimes, les gouvernements veulent faire taire les voix qui s'élèvent. (...) La France doit accueillir Assange et défendre les couleurs de la transparence."  Eva Joly
 
Lire aussi : À la prison de Belmarsh, on refuse à Julian Assange l’accès à ses avocats et aux visiteurs, par Oscar Grenfell, 25 avril 2019 / L'avocat de Julian Assange porte plainte contre l'ambassadeur d'Equateur à Londres, RT, 30 avril 2019Julian Assange condamné à 50 semaines de prison à Londres, RT, 1 mai 2019
 
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