Casseurs ou combattants de la liberté ? (Quartier Libre, 26 nov. 2019) Selon que vous serez « casseurs » français, ou « combattants de la liberté » hongkongais, les médias mainstream vous saliront, ou vous célèbreront.
Francis Cousin, Critique de la Société de l'indistinction (24 oct. 2019)
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Enquête : comment un « gilet jaune » a été blessé à la tête par un tir de LBD à Bordeaux (Le Monde, 16 oct. 2019)
Violences policières, David Dufresne, le maintien de l'ordre en question (France 24, 9 oct. 2019)
Violences policière : la stratégie vicieuse du chèque en gris (Le Média, 22 oct. 2019)
D. Le savoir ignorant (...) Métaphoriquement, nous dirons que les mandats qui sont donnés à la police prennent la forme d'un chèque en gris. La signature et les montants consentis sont d'une part assez imprécis pour fournir au ministre qui l'émet le motif ultérieur d'une dénégation plausible de ce qui a été effectivement autorisé [22] ; ils sont toutefois suffisamment lisibles pour assurer le policier qui reçoit ce chèque d'une marge de manoeuvre dont il pourra, lui aussi, plausiblement affirmer qu'elle lui a été explicitement concédée. Les deux parties se protègent en établissant la base d'un litige sans fin, à partir de laquelle ils pourront mener une guerre d'usure contre leurs accusateurs, dans le cas d'un scandale. L'opacité des directives transmises est évidemment une fonction directe de la prévision qui est faite du caractère illégal ou répréhensible des opérations qui devront être accomplies pour les mettre en application.
Extrait de : La police : mythe et réalités de Jean-Paul Brodeur, criminologue, professeur agrégé, École de criminologie Université de Montréal. Article publié dans la revue CRIMINOLOGIE, vol. 17, no 1, 1984, pp. 9-41. Numéro intitulé : “La police après 1984.” Montréal : Les Presses de l’Université de Montréal.
Source : Université du Quebec à Chicoumini
Jérôme Rodringuez, les 16 et 17 nov. 2019 seront énormes (Sputnik, 23 oct. 2019)
Quartier Libre avec François Boulot (22 oct. 2019)
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Quartier Jaune avec Maxime Nicolle (16 oct. 2019)
Un pompier éborgné par les CRS, témoignage (FR3, 22 oct. 2019)
De Gaulle et l'Europe (INA) Alors, il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politiques autrement que sur des réalités. Bien entendu on peut sauter sur sa chaise, comme un cabri en disant : l'Europe, l'Europe, l'Europe, mais ça n'aboutit à rien.
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Coralie Delaume, Union Européenne pour ou contre ? (Thinkerview, 10 mai 2019)
Coralie Delaume, Pierre Manent, Le projet européen de Macron est-il mort ? (23 décembre 2019)
François Boulo, L'article 50 est-il un piège ? (16 mai 2019)
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François Asselineau, Les origines cachées de l'Union européenne (2014)
Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris 7, Denis Diderot, Des origines de l'UE au temps présent (8 avril 2019)
Lire aussi : « Philippe de Villiers n’a pas le droit de falsifier l’histoire de l’UE au nom d’une idéologie » [article du Monde et réponse de Philippe de Villiers], Les Crises, 18 mai 2019 / Europe : Guy Mettan sur Maire, Proche et Moyen Orient, 13 mai 2019 /
A propos des livres :
Philippe de Villers, J'ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu, Ed. Fayard, 2018
Guy Mettan, Le continent perdu. Plaidoyer pour une Europe démocratique et souveraine, Ed. des Syrtes, 2019 La réponse de Philippe de Villiers aux historiens
« Un collectif d’universitaires a publié dans Le Monde daté du 28 mars une tribune en riposte à mon dernier livre, J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu. Il le qualifie de « complotiste », tout en expliquant que les pièces inédites que je publie seraient bien connues, et m’attaque pour des propos que je n’ai pas tenus. Ce faisant, il reprend la ligne de la note officielle que vient de diffuser la Commission européenne contre mon livre. Où est donc passé le professeur libre d’esprit et de plume ? Où se cache-t-il, parmi les titulaires des 500 chaires Jean Monnet, 1 500 séminaires et autres modules subventionnés, celui dont les travaux ne reflètent pas la position de Bruxelles ? Sans soutien institutionnel, une idéologie ne tient pas. J’affirme, moi, que les crises multiples, la montée d’un climat insurrectionnel et la désunion européenne d’aujourd’hui sont le résultat d’un déni historique.
On m’invente d’abord des propos. Je n’ai ainsi jamais écrit que la construction européenne serait d’inspiration nazie. Je dis que le choix de faire l’Europe par l’intégration plutôt que par la coopération était celui exigé par le département d’Etat américain. Il fut porté avec conviction par trois personnalités – Monnet, Schuman et Hallstein – qui avaient pour points communs de haïr De Gaulle, de vouloir une Europe postnationale et atlantiste et de s’être diversement compromis avant 1945.
De même, je n’ai jamais dit que Hallstein avait eu sa carte au parti nazi. J’affirme en revanche qu’il a bien volontairement et précocement adhéré à la Ligue nazie des enseignants et à la Fédération des juristes nazis. Il a collaboré avec le ministre Hans Frank à la nazification juridique, au rapprochement avec le droit fasciste et aux bases d’un Reich européen. Enfin, et contrairement à la plupart de ses collègues, il fut choisi comme officier instructeur en national-socialisme, sorte de commissaire politique dans la Wehrmacht. Où sont-ils, les indignés ? Pourquoi a-t-il été sélectionné pour être « rééduqué » à Fort Gettyen 1945, être nommé recteur à Francfort en 1946, négocier les traités puis présider la Commission ?
Les cosignataires expliquent ensuite que mon livre n’apporte, à leurs yeux, rien de nouveau. Pour ma part, j’ignorais que certains articles des traités de Paris et de Rome avaient été rédigés à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. J’ignorais que le choix des présidents de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), d’Euratom et de la Communauté économique européenne (CEE) était validé à Washington. J’ignorais que c’est une agence américaine qui servit de modèle à la Haute Autorité devenue la Commission, ou que la méthode Monnet des « petits pas » avait été inventée par l’école fonctionnaliste américaine.
J’ignorais qu’un autre récit des origines de l’intégration européenne se nichait dans une vingtaine de boîtes d’archives conservées en Californie, dans le Missouri et en Suisse. J’ignorais que la Fondation Ford faisait autre chose que de la philanthropie et qu’il existât un American Committee for United Europe ouvertement dirigé par les patrons de la CIA, finançant diverses opérations en Europe jusqu’en 1960. J’ignorais que les Mémoires de Monnet n’étaient pas de Monnet et résultaient d’une commande d’outre-Atlantique.
J’ignorais que M. Schuman, contrairement à de très nombreux Lorrains, dont ceux de ma propre famille, s’était toujours trompé de camp, en 1914 comme en 1940. J’ignorais que Jean Monnet avait été d’abord un banquier d’affaires, sauvé de plusieurs faillites par ses amis de Wall Street, ou qu’il s’était marié à Moscou au moment des purges staliniennes. J’ignorais qu’il avait tenté d’empêcher l’appel du 18 juin à la BBC et recommandé, dans une note au conseiller de Roosevelt, en 1943, de « détruire De Gaulle ». J’ignorais que deux de ses collaborateurs avaient trouvé la panoplie sémantique de la supranationalité à Uriage, sous Vichy. J’ignorais décidément tout ce qu’une historiographie officielle avait oublié de nous dire.
Juan Branco, 1e mai, mobilisation générale (28 avril 2019)
Les propositions mises en débat par Juan Branco pour faire face à une chute précipitée du régime :
- un tribunal populaire pour juger les prédateurs qui, ces trente dernières années, ont pillé le pays à leur seul profit, non seulement les exécutants (Macron, Philippe…), mais aussi les commanditaires, ces oligarques richissimes qui ont privatisé le bien public ;
- un Conseil constituant chargé de préparer la formation d’une Assemblée constituante ;
- un Conseil de transition, sorte de gouvernement provisoire chargé de faire fonctionner la machine étatique pendant la période de transition politique ;
- reprendre le contrôle de notre monnaie ;
- soumettre rapidement la question de l’appartenance à l’Europe par référendum ;
- libérer les médias de leur emprise oligarchique ;
- exercer un contrôle immédiat des capitaux pour éviter l’évasion fiscale.
Source : Le Yeti
Voir aussi : Juan Branco répond sur le satanisme, les francs-maçons, ...
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L'origine du 1e mai (les grèves de Chicago en 1886)
"Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce" (Voltairine de Clerc, 1886)
1e mai : La révolution sera carnavalesque (26 avril 2019)
Howard Zinn, Home, “Le problème n’est pas la désobéissance civile. Notre problème, c’est l’obéissance civile.” (1970). Texte lus par Matt Damon (31 janvier 2012)
"La désobéissance civile n'est pas un problème. Le problème c'est l'obéissance civile. Notre problème ce sont les gens du monde entier qui obéissent aux dictats imposés par leurs gouvernements et qui ont donc soutenu des guerres ; des millions périrent à cause de cette obéissance... Notre problème c'est l'obéissance des gens du monde entier qui voient pourtant la pauvreté, la famine, la stupidité, la guerre et la cruauté. Notre problème c'est que les gens soient obéissants alors que les prisons sont remplis de petits voleurs, et que de grands délinquants dirigent leurs pays. C'est cela notre problème."
Source (et suite) de la transcription : Les Crises
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Les images qui accablent Benalla (1 mai 2018)
Vincent Crase et Alexandre Benalla : un an déjà et toujours en liberté (usurpent les fonctions de policiers, frappent des manifestants, etc.). Plus de 800 gilets jaunes condamnés à des peines de prisons ferme (jusqu'à trois ans), dont le boxeur Christophe Dettinger.
Violences policières (et politiques) : 1 décès, 23 éborgnés, 5 mains arrachées, ... plus de 700 signalements IGPN : aucune condamnation.
Facebook : Benalla, un an déjà
Dimitri Courant, doctorant en science politique à l'Université de Lausanne et de Paris 8, La peur du RIC (28 avril 2019)
Le vote obligatoire, le vote blanc et l'abstention (RT, Interdit d'interdire, 29 avril 2019)
Frédéric Taddeï reçoit Philippe Pascot, essayiste, Nicolas Framont, sociologue, Antoine Buéno, écrivain et Louis-Georges Tin, président du CRAN
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Dick Marty, ancien procureur général, "Cette arrestation est choquante pour quelqu'un qui a dit la vérité, qui a révélé des pratiques criminelles." (RTS, 11 avril 2019)
Source : RTS
Eva Joly. Asile pour Julian Assange (ONU, 23 avril 2019).
"En débattant de la possible extradition de Julian Assange, le fondateur de wikileaks, vers les Etats-Unis, nous n'abordons pas seulement le sort d'un homme, nous esquissons le futur de nos démocraties. Nous devons défendre haut et fort la liberté d'information et la transparence. Car c'est de cela dont il s'agit : Assange a rendu publiques des informations qui dérangent, notamment sur des crimes de guerre perpétrés par les Etats-Unis ! Plutôt que de rendre compte de leurs crimes, les gouvernements veulent faire taire les voix qui s'élèvent. (...) La France doit accueillir Assange et défendre les couleurs de la transparence." Eva Joly
Jacques Bouveresse, Les premiers jours de l'inhumanité : Karl Klaus et la guerre, Ed. Hors d'atteinte , 2019
Les moyens de communication les plus puissants et les plus modernes offrent au mensonge, désormais "mécanisé", des possibilités susceptibles de le rendre à peu près irrésistible. Les mots sont plus que jamais capables de se transformer en armes meurtrières, au pouvoir de destruction quasiment illimité. Pendant les années de guerre, les plumes ont été trempées dans le sang, et les épées dans l'encre.
Des Derniers Jours de l'humanité (1922) à Troisième nuit de Walpurgis (1933), l'écrivain et satiriste autrichien Karl Kraus n'a cesse de démonter les techniques visant à s'emparer des esprits pour écraser et détruire l'humanité. Le philosophe Jacques Bouveresse revient ici à ses analyses pour les confronter au monde actuel. Une propagande fondée sur l'émotion et la destruction de l'intellect, par laquelle on augmente la toélrance des peuples au mensonge et à la brutalité, accuse ses adversaires des atrocités que l'on commet, et fait croire ses électeurs à une revanche sociale qui n'en en réalité rien d'autre qu'une destruction de la démocratie : voilà qui n'est pas sans résonances avec le comportement de certains dirigeants contemporains.
Préface (extrait)
Karl Kraus par Jacques Bouveresse (Uni Lausanne, 2014)
Karl Kraus est un écrivain autrichien né le 28 avril 1874 à Gitschin (aujourd'hui Jičín en République tchèque) et mort le 12 juin 1936 à Vienne, ville dans laquelle il a vécu toute sa vie.
Auteur d'une œuvre monumentale qui n'est que très partiellement traduite en français, dramaturge, poète, essayiste, il a aussi et surtout été un satiriste et un pamphlétaire redouté. Il dénonçait avec la plus grande virulence, dans les pages de Die Fackel, la revue qu'il avait fondée et dont il a pendant presque quarante ans été le rédacteur à peu près exclusif, les compromissions, les dénis de justice et la corruption, et notamment la corruption de la langue en laquelle il voyait la source des plus grands maux de son époque, et dont il tenait la presse pour principale responsable.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Vérité et liberté
Daniel Mermet : Jacques Bouveresse, d’où vous est venue l’idée d’inviter Noam Chomsky au Collège de France pour ce colloque sur « Rationalité, vérité et démocratie » ?
Jacques Bouveresse : Nous nous trouvons confrontés en France à une situation qui devient de plus en plus pénible pour les gens comme moi. On a l’impression qu’une espèce d’incompatibilité s’est instaurée progressivement entre deux idées qui sont aussi essentielles et fondamentales l’une que l’autre, à savoir l’idée de liberté et l’idée de vérité. Il y a des gens qui soutiennent aujourd’hui que, pour être véritablement démocrate, il faudrait s’en prendre directement à l’idée même de vérité et, plus généralement à celles d’objectivité, de fait, etc. La modernité – c’est-à-dire en fait la postmodernité, la modernité postmoderne – semble reposer en grande partie sur une conviction de cette sorte : dans l’intérêt de la liberté et de la démocratie, il faudrait essayer de se débarrasser d’idées comme celles de vérité et d’objectivité.
En réfléchissant à cette question, ce que je fais depuis un bon moment déjà, je me suis rendu compte qu’il y a trois auteurs – Russell, Orwell et Chomsky – qui occupent, dans ce débat, une position assez semblable, et qui ont continué à défendre les idées de vérité et d’objectivité, et à les défendre pour des raisons qui ne sont pas seulement théoriques mais également sociales et politiques. D’où l’idée de notre colloque, qui était aussi pour moi l’occasion d’essayer d’en savoir un peu plus sur les relations que Chomsky entretient avec Bertrand Russell, dont je sais qu’il est une de ses références principales, et avec Orwell.
Source (et suite) du texte : La-bas si j'y suis
Noam Chomsky, les intellectuels et le pouvoir (mars 2019)
Juan Branco, Révélation sur Assange, Macron et les Gilets jaunes (Le Média, 14 avril 2019)
Juan Branco, De Wikileaks aux Gilets jaunes : se révolter au 21e siècle (Les Déconomistes, 11 avril 2019)
Juan Branco, François Boulo, Jérôme Rodrigues (Bourse du travail, 9 avril 2019)
Lien direct entre le décès de Mme Redouane et le tir de grenade (RT France) "Le procureur de la République, de Marseille, a indiqué qu'il n'y avait pas, en l'état actuel, de lien entre la grenade qui a atteint le visage de Mme Redouane et son décès (...) Suite à cette explosion de grenade au visage, Mme Redouane a été conduite aux urgence dans un état critique, ce sont les opérations nécessaires pour cette grave blessure qui ont entraîné la mort, donc de dire qu'il n'y a pas de lien est totalement faux"
Lire aussi : Gilets jaunes : la famille de Zineb Redouane, tuée après un tir de lacrymogène, porte plainte, RT France, 15 avr. 2019
François Boulot, "La plus grosse arnaque politique de la 5e république" (RT, 10 avril 2019)
Doublons, copier-collers, questions biaisées... Les résultats du grand débat sont-ils fiables ?
9 avr. 2019 - RTFrance
S'appuyant sur les presque deux millions de contributions en ligne, la macronie est unanime : le grand débat est un succès, mais, outre son orientation idéologique, la plateforme a été investie par des trolls qui ont multiplié les contributions.
Evoqué comme un «grand blabla» par l'opposition de gauche à droite, le grand débat national a été salué comme un succès par l'exécutif et les figures de La République en marche (LREM).
Sauf que les chiffres de la participation sur la plateforme en ligne peuvent induire en erreur : selon les statistiques présentées le 8 avril par le site du grand débat, environ 500 000 contributeurs seraient responsables de près de 1,9 millions de contributions.
Les premières conclusions s’avéreraient elles aussi biaisées. Les Décodeurs du Monde ont ainsi noté que «certains contributeurs ont copié et collé des dizaines (voire des centaines) de fois leur texte», que «plus de la moitié des textes rédigés comportent moins de dix mots» ou encore que «plus de la moitié des textes rédigés sont en fait des doublons».
En conséquence, concernant les 506 000 contributeurs annoncés, le quotidien n'en a en fait comptabilisé que 255 003 qui auraient «pris la plume» sur les questions ouvertes en écrivant un texte et en ne se limitant donc pas aux questions à choix multiples. «Parmi [ces 255 003 personnes], 135 684 contributeurs n’ont répondu qu’à un seul des grands thèmes», précise Le Monde.
Preuve que certains activistes ont par ailleurs souhaité faire gonfler les chiffres de la plateforme, Les Décodeurs ont noté que le participant le plus actif avait «déposé 472 contributions, pour plus de 11 000 textes écrits dans les champs de libre expression». Le journal ajoute que les écrits des contributeurs les plus motivés «s’avèrent, au mieux, des copies».
Une analyse qui ne surprend guère. Un mois après l'ouverture du site du grand débat, nous avions pu démontrer qu'il était facile de créer des comptes anonymes et de multiplier les contributions. Il suffisait de changer légèrement le titre de l'une d'entre elle et de copier intégralement le contenu d'une autre.
D'ailleurs, nous avions remarqué, comme de nombreux confrères, l'orientation des questions, permettant de guider l'internaute vers une politique précise (par exemple, la baisse de la dépense publique, considérée comme évidente).
Source (et suite) du texte : RT France
Le fond de l'air est jaune
Les ronds-points sont une invention française, tout comme l'idée de les bloquer vêtus de gilets jaunes. En y installant leurs barrières, les manifestants les ont transformés en places publiques, permettant à des gens qui s'ignoraient jusqu'alors de fraterniser. Ils ont surtout réussi à mettre au centre du débat la question de la justice sociale –; et celle, fondamentale pour toute l'humanité, du lien entre justice sociale et justice écologique.
De cette histoire en cours, il est possible de dessiner certains contours sans les figer. Fait singulier, pour le monde des idées, la mobilisation des gilets jaunes a suscité celle des sciences sociales et humaines, rarement aussi présentes et précises face à l'irruption du contemporain. On a vu, très vite, circuler des analyses issues des meilleurs travaux de l'histoire, de la sociologie, de la géographie, de la science politique, de la philosophie, de l'économie, des sciences de l'information. À la fois archives du présent et armes pour l'avenir, quinze d'entre elles sont réunies ici, accompagnées de photographies, de textes et de slogans qui documentent une révolte inédite.
Avec Étienne Balibar, Ludivine Bantigny, Louis Chauvel, Isabelle Coutant, Aurélien Delpirou, Olivier Ertzscheid, Michaël Foessel, David Graeber, Samuel Hayat, Jean-Claude Monod, Thomas Piketty, Pierre Rosanvallon, Alexis Spire, Sophie Wahnich et Michelle Zancarini-Fournel. Textes réunis et présentés par Joseph Confavreux.
Quatrième de couverture Ed. Seuil, 2019
Arnaud Montbourg " A chaque fois qu'un nouveau président français est élu, il prend son avion pour Berlin, Bruxelles, et c'est terminé. Que dit Junker : 'la démocratie ne peut pas aller contre les traités. Que dit Merkel : 'la démocratie doit se conformer au marché' " (BFMTV, 24 mars 2019)
Que dit Mussolini : Le Fascisme devrait plutôt s'appeler Corporatisme, puisqu'il s'agit en fait de l'intégration des pouvoirs de l'état et des pouvoirs du marché.
Source : Le Parisien
Nous allons donc vers un nouveau Fascisme ou Corporatisme pire que celui de Mussolini puisqu'il ne s'agit plus d'une intégration mais d'une soumission aux pouvoirs du marché.
LES NOUVELLES DE L'ÉCO par Arjuna Andrade
Aéroports de Paris : la privatisation c'est le vol 20/02/2019
Emmanuel Todd et Marcel Gauchet, Comprendre Macron (Critique de la Raison Européenne, 26 mars 2019)
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Gilets jaunes: le long bouillonnement de la société (Mediapart, 28 mars 2019)
Avec Ahmel Benhamiche (Rungis), François Boulo, avocat (Rouen), Yann Le Lann, sociologue (université de Lille) et Edwy Plenel, éditorialiste.
Comment couvrir les violences policières ? (Mediapart, 29 mars 2019)
Avec David Dufresne, journaliste
David Dufresne, « Philippe, Castaner et Nunez n’ont jamais démenti mon travail » (Regards, 29 mars 2019)
“J’avais peur de mourir”. Mélissa, 18 ans, street-médic violemment matraquée par des CRS à Nice
Le 27 mars 2019 - Révolution permanente
“Ceci est le témoignage de ce qui m’est arrivé samedi 23 mars à Nice, où j’ai été violemment battue par des CRS”. Mélissa nous livre son témoignage, affligeant, sur les violences policières subies après que son équipe de Street-médic ait tenté de secourir Geneviève Legay.
“J’ai 18 ans, et je suis Street Medic dans les Alpes Maritimes. Le samedi 23 mars dernier, je me suis rendue à la manifestation Gilets Jaunes de Nice, qui avait été interdite par le Maire sur validation du Préfet des Alpes Maritimes. Je suis arrivée un peu en retard, vers 10h30, et mon équipe de Street Medics (13 personnes) était déjà sur les lieux, et déjà encerclée par un cordon de CRS. Je leur ai donné à boire, car ces derniers ne voulaient pas les laisser sortir de la nasse pour aller chercher des bouteilles d’eau. Nous étions 3 à être en dehors de l’encerclement, des Gilets Jaunes étaient également encerclés. Les gens à l’extérieur de la nasse ont commencé à être dispersés, et il y a eu une sommation de la part des CRS. Il faut savoir que quand nous (les Street Medics) intervenons sur des manifestations, nous nous mettons sur les côtés pour être identifiables, nous portons un tee-shirt spécifique, des lunettes de plongée, masque à gaz, casque, et du matériel médical d’urgence sur nous.
Source (et suite) du texte : Révolution permanente
La Commune de Paris (1871) est une période insurrectionnelle de l'histoire de Paris qui dura un peu plus de deux mois, du 18 mars 1871 à la « Semaine sanglante » du 21 au 28 mai 1871. Cette insurrection contre le gouvernement, issu de l'Assemblée nationale qui venait d'être élue au suffrage universel masculin, ébaucha pour la ville une organisation proche de l'autogestion ou d'un système communiste.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Pierre-Emmanuel Barré : "Bachar Al Macron, Emmanuel Jung Un" (Semaine Barré#10, 24 mars 2019)
Macron Baïonnette au Canon (Le Média, 22 mars 2019)
Clément Viktorovitch recadre une militante LREM sur les Gilets Jaunes "La violence s'exerce envers des personne, la casse c'est de la dégradation de bien (...) Cela n'a rien à voir avec le terrorisme" (CNews, 21 mars 2019)
Acte 19 - Interdiction de manifestation
Un gouvernement de plus en plus dangereux pour les libertés publiques
Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme, 21 mars 2019 - LdH-France
En confiant à l’armée des missions, même limitées, de maintien de l’ordre, le gouvernement prend un risque majeur et porte gravement atteinte aux libertés publiques.
L’armée n’est ni habilitée ni formée ni équipée pour faire face à des manifestants. Confier à des militaires la charge de s’opposer éventuellement à des manifestants revient à transformer ces derniers en ennemis. C’est la paix civile que le gouvernement met en péril.
Loin de préserver l'ordre public, cette mesure n’a pas sa place dans une démocratie.
Un prince qui pérore avec ses sages pendant que son chambellan convoque l'armée et les drones pour mater une révolte venue de la périphérie... Il flotte sur la France un petit parfum de roman d'anticipation.
Source (et suite) du texte : L'Obs
Dérive autoritaire
Par Christiane Pasteur, 21 mars 2019 - Le Courrier
Plus rien ni personne ne semble mesurer de freiner la dérive autocratique d'Emmanuel Macron. Ni l'escalade policière, et désormais militaire, s'abattant sur les gilets jaunes.Plus rien ni personne ne semble en mesure de freiner la dérive autocratique d’Emmanuel Macron. Ni l’escalade policière, et désormais militaire, s’abattant sur les gilets jaunes. Après l’adoption d’une nouvelle loi anticasseurs, des périmètres entiers, comme les Champs-Elysées à Paris, seront interdits de cortèges. Pour un mot de trop, les opposants politiques sont menacés de poursuites judiciaires. L’armée sera appelée en renfort ce samedi, pour l’acte XIX. Elle protégera certains établissements publics afin de permettre aux CRS de se déployer au contact des manifestants. Un véritable retour en arrière: ce n’était pas arrivé en métropole depuis la répression de la grève des mineurs en 1947, et la Guerre d’Algérie.
Gilets jaunes, Le cri du coeur d'un auteur, Edouard Louis (RTS, Nouvo, 19 mars 2019)
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François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l’IRIS (Institut des Relations Internationales et Stratégiques) : «Quand vous êtes sur place, vous ne pouvez pas confondre un black bloc avec un Gilet jaune» (RT, 17 mars 2019) L'impunité des black bloc a quelque chose de troublant. (..) Les mouvements violents servent objectivement le discours macronien qui est un discours de peur et de paranoia, 'Vous êtes complices, ces gens sont contre la Républiques donc vous êtes contre la République'. On voit une rhétorique assez simple, la rhétorique de la peur. François-Bernard Huyghe
Instrumentalisation de la violence. Le gouvernement laisse faire les casseurs pour justifier l'emploi des LBD et interdire les manifestations, pour faire taire ce mouvement sans avoir à remettre en cause sa politique d'extrême centre (ou néolibérale).
Philippe : des manifestations de Gilets jaunes seront interdites (Le Parisien, 18 mars)
Sophie Tissier : "M. Macron est un irresponsable, M. Macron est un incompétent, il mérite la prison" (LCI, 17 mars 2019)
Jérôme Rodriguez : "Où sont les images de GJ maltraités par un groupe de policiers ?" (LCI, 18 mars 2019)
François Boulo "Aujourd'hui notre pays, qui est la cinquième ou sixième puissance du monde, compte 9 millions de personne qui vivent sous le seuil de la pauvreté" (LCI, 15 mars 2019)
François Boulo : "le grand débat est juste de la fumée" (Europe 1, 16 mars 2019)
Castaner veut faire condamner et payer Eric Drouet et Maxime Nicole (18 mars 2019)
Eric Drouet répond à Castaner et Philippe (18 mars 2019)
Maxime Nicolle répond à Castaner (18 mars 2019)
Aude Lancelin : "Le réel c'est que vous portez gravement atteinte à notre capital symbolique mondial de patrie des droits de l'homme, auquel des instances comme l'ONU tente sans succès de vous ramener" (Le Média, 19 mars 2019)
Macron déconnecté de la réalité
Effigie à son image lancée par les Gilets jaunes à Nice le 12 févr. 2019
Monique Pinçon-Charlot, sociologue :
auteur de : Le président des ultra-riches, Chronique du mépris de classe dans la politique d’Emmanuel Macron, Ed. La Découverte 2019
« Macron, c’est moi en mieux », confiait Nicolas Sarkozy en juin 2017. En pire, rectifient Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Huit ans après Le Président des riches, les sociologues de la grande bourgeoisie poursuivent leur travail d’enquête sur la dérive oligarchique du pouvoir en France.
Au-delà du mépris social évident dont témoignent les petites phrases du président sur « ceux qui ne sont rien », les auteurs documentent la réalité d’un projet politique profondément inégalitaire. Loin d’avoir été un candidat hors système, Emmanuel Macron est un enfant du sérail, adoubé par les puissants, financé par de généreux donateurs, conseillé par des économistes libéraux. Depuis son arrivée au palais, ce président mal élu a multiplié les cadeaux aux plus riches : suppression de l’ISF, flat tax sur les revenus du capital, suppression de l’exit tax, pérennisation du crédit d’impôt pour les entreprises… Autant de mesures en faveur des privilégiés qui coûtent un « pognon de dingue » alors même que les classes populaires paient la facture sur fond de privatisation plus ou moins rampante des services publics et de faux-semblant en matière de politique écologique.
Mettant en série les faits, arpentant les lieux du pouvoir, brossant le portrait de l’entourage, ce livre fait la chronique édifiante d’une guerre de classe menée depuis le cœur de ce qui s’apparente de plus en plus à une monarchie présidentielle.
Quatrième de couverture
Blog supprimé par Google et réapparu quelques jours après, sans avoir fait de demande de restauration. Le mystère des algorithmes de Google (ou une tentative de censure) ?
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Peut-être suite à la plainte d'un Marcheur n'ayant pas aimé le titre d'un post précédent : Macron est-il (cliniquement) fou ?
Si tel est le cas, offrons-lui une Mise à jour.
Juan Branco, avocat, Contre Macron (10 février 2019)
Juan Branco, Contre Macron, Conférence (Bretagne, janv. 2019)
Le Macronisme est une nouvelle variante du fascisme, et il nous faudra avoir la plus grande attention à la façon de débrancher ces êtres de nos institutions au moment du changement démocratique nécessaire et qu’ils chercheront compulsivement à éviter. Telle est la thèse de Juan Branco, jeune normalien et docteur en droit, conseiller juridique de Julian Assange et de Wikileaks, spécialisé dans les violences politiques et violences de masse. Ce texte montre comment, dès les premiers jours de son mandat, se dessinait chez Emmanuel Macron une pratique du pouvoir dangereuse pour la démocratie, ancrée dans une histoire politique éloignée des préceptes auxquels sa rhétorique donnait l’impression d’adhérer.
Quatrième de couverture
Juan Branco, Contre Macron, Ed. Ed. Divergences , 2019
Voir aussi : Menaces et intimidations policières d'un porte-parle des Gilets jaunes, par Juan Branco, avocat, 10 février 2019 (vidéo) La Brute, par Michel Onfray, janvier 2019 (vidéo)
François Boulot, avocat (Sputniknews, 8 février 2019) "Le président de la République est complètement perdu, il verse dans le complotisme le plus inquiétant. Pour ma part je peux affirmer n'avoir jamais été ni financé ni même influencé par une quelconque puissance financière ou par un quelconque média, et je peux dire exactement la même chose pour mes collègues gilets jaunes"
François Ruffin, député de la FI, Un zinzin à l'Elysée (5 février ) "Du « boxeur gitan » à l’ingérence russe, en passant par le Ministère de la Vérité, la Loi anti-casseur, la perquisition à Mediapart : Macron est atteint d’une folie. Une folie qui le dépasse. La folie d’une classe saisie de démesure".
Source : Francois Ruffin
Loi Anti-casseur ou (loi Anti-manifestation), Charles de Courson, député centriste, fils de résistant, sur la loi Anti-casseur (Assemblée nationale, 31 janv. 2019) "Où sommes-nous, c'est une dérive complète, on se croit revenu sous le régime de Vichy !"
Raphael Kempf, avocat, Comment le gouvernement embastille les Gilets jaunes (Le Média, 12 février 2019) "Le 'délit de participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations','est un délit particulier qui fait penser au film 'Minority Report', qui vise à punir une personne avant qu'elle commette quoi que ce soit."
Gilets jaunes : vers une justice politique ? par Maîtres Sauvignet et Pascual (Le Média, 12 février 2019)
Les incroyables consignes [illégales] du parquet sur les gilets jaunes (Canard Enchainé, 30 janv. 2019
François Boulo, avocat, appelle à la Grève Générale Illimitée pour le 5 février 2019 (Le Média, 27 janv. 2019) Information sur le droit de grève
Francois Boulo (Balance ton post, janv. 2019)
Juan Branco, "L'obsession de Macron a toujours été les privatisations (Sud Radio, 28 janv. 2019)
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Francis Cousin, De la Commune de Paris aux Gilets jaunes (27 janv. 2019)
1ère émission radio du peuple, avec M. Chouard en guest ! (25 janv. 2019)
Etienne Chouard, Conférence du 14 Janvier 2019 au Théâtre Toursky à Marseille
Suite : Playlist
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Il est allé trop loin, il doit partir
par Frédéric Lordon, 28 janvier 2019 - Le Monde diplomatique
William Blake. — « Nebuchadnezzar » (Nabuchodonosor), gravure de 1795.
La vidéo tournée d’un immeuble en hauteur plonge sur une cour de récréation du 19e arrondissement d’où monte un grand cri scandé : « Macron démission ! Macron démission ! ». Ce pouvoir est devenu l’objet du lazzi des enfants. Normalement un régime qui en est là ne connaît plus qu’une forme ou une autre de sursis.
On ne spéculera pas plus que ça sur le sens politique des petits. Davantage sur le degré auquel le pays est imprégné de la détestation du monarque pour que les mioches en aient capté quelque chose. En tout cas, les petites éponges de cour de récré ne se trompent pas : il est haï. Et pour des raisons écrasantes, incontestables, dont la gravité ne cesse d’ailleurs de croître. Dans la série graduée des actes par lesquels un souverain en vient à perdre sa légitimité, le point maximal est atteint quand il prend le parti de constituer sa population en ennemie, et par conséquent de lui faire la guerre. Nous en sommes là, littéralement. Déployer des blindés en ville, équiper les forces de police de fusils à pompe, et même de fusils d’assaut, infliger aux manifestants des blessures… de guerre, c’est bien être en guerre. Du reste, s’il en est à prévoir des plans d’exfiltration des ministres et à prépositionner un hélicoptère pour évacuer l’occupant de l’Élysée, c’est que ce régime lui-même ne s’illusionne pas tout à fait quant à la réalité de ses rapports avec « sa » population.
En vérité, ce pouvoir est symboliquement à terre. Il a franchi un à un tous les seuils du discrédit, et puis ceux du scandale. Il ne lui reste plus que la force armée pour contenir la contestation.
Monique Pinçon-Charlot, Macron ou l'orgie des ultra-riches (Le Media, 21 janv. 2019)
Faut-il rétablir l'ISF ? (RT, 21 janv. 2019) avec François Boulo, gilet jaune, Jean-Marc Daniel, économiste, Guillaume Duval, journaliste et Virginie Pradel, fiscaliste
Frédéric Lordon, Démontage d'un enfumage. L'ISF. (Déc. 2018)
Denis Robert, Les milliardaires gavés au sang des gilets jaunes ? (Thinkerview, 17 janv. 2019)
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Services publics ou fortunes privées ?
Quand les multinationales et les grandes fortunes ne payent pas leur juste part d’impôt, elles privent les états de ressources pour financer les services publics essentiels, comme la santé ou l’éducation. Les gouvernements doivent agir contre les inégalités avec des mesures de justice fiscale.
Source (et suite) du texte : Rapport Oxfam 2019 Oxfam: «Les inégalités entre riches et pauvres sont un choix politique»
Par Christian Losson, le 21 janvier 2019 - Le Temps
"26 milliardaires possèdent autant de richesses que 3,8 milliards d’habitants" [!]
Pour Winnie Byanyima, directrice d’Oxfam International qui publie son rapport annuel sur les inégalités à l’occasion du WEF, le néolibéralisme économique est à la racine des titanesques disparités de ressources entre milliardaires et milliards de pauvres. La solution: taxer davantage les ultrariches pour financer les services publics
Figure de proue de la défense des droits des femmes et de la gouvernance démocratique et de la consolidation de la paix, l’Ougandaise Winnie Byanyima est la directrice générale d’Oxfam International, qui publie ce lundi son rapport annuel sur les inégalités. Une étude alarmante puisque 26 milliardaires détiennent désormais autant d'argent que la moitié la plus pauvre de l'humanité. Que nous apprend le rapport d’Oxfam?
Que les inégalités sont un choix politique. Les gouvernements ont aidé à créer la crise des inégalités. Ils peuvent y mettre fin. Les nouvelles pistes de réflexions qui y figurent?
Primo: les inégalités sont hors de contrôle. Les fortunes de milliardaires ont augmenté de 2,5 milliards de dollars par jour en 2018 alors que des dizaines de milliers de personnes meurent chaque jour faute d’accès aux soins. Deuzio: les gouvernements sous-taxent les plus fortunés quand, dans le même temps, les services publics cruciaux, comme la santé ou l’éducation, s’effondrent faute de financement, affectant en premier lieu les femmes et les filles. Tertio: les gouvernements doivent faire en sorte que les plus nantis participent plus activement à la justice fiscale afin de mieux s’attaquer à la réduction de la pauvreté. Comment expliquez-vous que les 1% les plus riches ont accaparé 45,6% des richesses produites l’an passé?
L’allocation des richesses n’a jamais été aussi concentrée au plus haut sommet. Le nombre de milliardaires a presque doublé depuis la crise financière de 2008. En France, il a plus que doublé, passant de 14 à 40… Nos économies ne fonctionnent plus pour la majorité mais seulement pour quelques privilégiés. D’un côté, les plus nantis et les multinationales, qui ont vu leur taux d’imposition fondre, profitent du système pour optimiser leur évitement fiscal, et les actionnaires s’octroient des dividendes de plus en plus démesurés. De l’autre, beaucoup de travailleurs ont vu leurs salaires stagner ou baisser et les secteurs de la santé ou de l’éducation manquent cruellement de financement…
Gwanaelle "Christophe Dettinger m'a sauvé la vie" (10 janv. 2019)
Ralenti ou l'on voit le boxeur défendre une femme en rouge en enlevant le policier qui la frappait de coups de pieds, et la matraquait, alors qu'elle était à terre. Ce policier sera à son tour projeter au sol et recevra ce qu'il infligeait à sa victime (en étant, lui, protégé par son casque et son équipement corps). (5 janv. 2019)
Qui est le voyou, le policier (frappant une femme) ou le boxeur (venu à son secours) ?
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François Boulo, «Soit il y a un changement de cap politique à 180 degrés, soit nous retournons aux urnes» (RT, 12 janv. 2018)
Insoumis : incitation à la violence ? Juan Branco se défend brillamment ! (BFMTV, 190 janv. 2019)
Vincent Cespedes, Gilets Jaunes : «Une intelligence connective qui se met en parallèle d'une intelligence collective» (RT, le 11 janvier 2019)
La couverture médiatique des Gilets jaunes étudiée par le CSA (RT, 10 janv. 2019)