Francis Cousin, Critique de la Société de l'indistinction (24 oct. 2019)
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Enquête : comment un « gilet jaune » a été blessé à la tête par un tir de LBD à Bordeaux (Le Monde, 16 oct. 2019)
Violences policières, David Dufresne, le maintien de l'ordre en question (France 24, 9 oct. 2019)
Violences policière : la stratégie vicieuse du chèque en gris (Le Média, 22 oct. 2019)
D. Le savoir ignorant (...) Métaphoriquement, nous dirons que les mandats qui sont donnés à la police prennent la forme d'un chèque en gris. La signature et les montants consentis sont d'une part assez imprécis pour fournir au ministre qui l'émet le motif ultérieur d'une dénégation plausible de ce qui a été effectivement autorisé [22] ; ils sont toutefois suffisamment lisibles pour assurer le policier qui reçoit ce chèque d'une marge de manoeuvre dont il pourra, lui aussi, plausiblement affirmer qu'elle lui a été explicitement concédée. Les deux parties se protègent en établissant la base d'un litige sans fin, à partir de laquelle ils pourront mener une guerre d'usure contre leurs accusateurs, dans le cas d'un scandale. L'opacité des directives transmises est évidemment une fonction directe de la prévision qui est faite du caractère illégal ou répréhensible des opérations qui devront être accomplies pour les mettre en application.
Extrait de : La police : mythe et réalités de Jean-Paul Brodeur, criminologue, professeur agrégé, École de criminologie Université de Montréal. Article publié dans la revue CRIMINOLOGIE, vol. 17, no 1, 1984, pp. 9-41. Numéro intitulé : “La police après 1984.” Montréal : Les Presses de l’Université de Montréal.
Source : Université du Quebec à Chicoumini
Jérôme Rodringuez, les 16 et 17 nov. 2019 seront énormes (Sputnik, 23 oct. 2019)
Quartier Libre avec François Boulot (22 oct. 2019)
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Quartier Jaune avec Maxime Nicolle (16 oct. 2019)
Un pompier éborgné par les CRS, témoignage (FR3, 22 oct. 2019)
François Boulot, "La plus grosse arnaque politique de la 5e république" (RT, 10 avril 2019)
Doublons, copier-collers, questions biaisées... Les résultats du grand débat sont-ils fiables ?
9 avr. 2019 - RTFrance
S'appuyant sur les presque deux millions de contributions en ligne, la macronie est unanime : le grand débat est un succès, mais, outre son orientation idéologique, la plateforme a été investie par des trolls qui ont multiplié les contributions.
Evoqué comme un «grand blabla» par l'opposition de gauche à droite, le grand débat national a été salué comme un succès par l'exécutif et les figures de La République en marche (LREM).
Sauf que les chiffres de la participation sur la plateforme en ligne peuvent induire en erreur : selon les statistiques présentées le 8 avril par le site du grand débat, environ 500 000 contributeurs seraient responsables de près de 1,9 millions de contributions.
Les premières conclusions s’avéreraient elles aussi biaisées. Les Décodeurs du Monde ont ainsi noté que «certains contributeurs ont copié et collé des dizaines (voire des centaines) de fois leur texte», que «plus de la moitié des textes rédigés comportent moins de dix mots» ou encore que «plus de la moitié des textes rédigés sont en fait des doublons».
En conséquence, concernant les 506 000 contributeurs annoncés, le quotidien n'en a en fait comptabilisé que 255 003 qui auraient «pris la plume» sur les questions ouvertes en écrivant un texte et en ne se limitant donc pas aux questions à choix multiples. «Parmi [ces 255 003 personnes], 135 684 contributeurs n’ont répondu qu’à un seul des grands thèmes», précise Le Monde.
Preuve que certains activistes ont par ailleurs souhaité faire gonfler les chiffres de la plateforme, Les Décodeurs ont noté que le participant le plus actif avait «déposé 472 contributions, pour plus de 11 000 textes écrits dans les champs de libre expression». Le journal ajoute que les écrits des contributeurs les plus motivés «s’avèrent, au mieux, des copies».
Une analyse qui ne surprend guère. Un mois après l'ouverture du site du grand débat, nous avions pu démontrer qu'il était facile de créer des comptes anonymes et de multiplier les contributions. Il suffisait de changer légèrement le titre de l'une d'entre elle et de copier intégralement le contenu d'une autre.
D'ailleurs, nous avions remarqué, comme de nombreux confrères, l'orientation des questions, permettant de guider l'internaute vers une politique précise (par exemple, la baisse de la dépense publique, considérée comme évidente).
Source (et suite) du texte : RT France
Le fond de l'air est jaune
Les ronds-points sont une invention française, tout comme l'idée de les bloquer vêtus de gilets jaunes. En y installant leurs barrières, les manifestants les ont transformés en places publiques, permettant à des gens qui s'ignoraient jusqu'alors de fraterniser. Ils ont surtout réussi à mettre au centre du débat la question de la justice sociale –; et celle, fondamentale pour toute l'humanité, du lien entre justice sociale et justice écologique.
De cette histoire en cours, il est possible de dessiner certains contours sans les figer. Fait singulier, pour le monde des idées, la mobilisation des gilets jaunes a suscité celle des sciences sociales et humaines, rarement aussi présentes et précises face à l'irruption du contemporain. On a vu, très vite, circuler des analyses issues des meilleurs travaux de l'histoire, de la sociologie, de la géographie, de la science politique, de la philosophie, de l'économie, des sciences de l'information. À la fois archives du présent et armes pour l'avenir, quinze d'entre elles sont réunies ici, accompagnées de photographies, de textes et de slogans qui documentent une révolte inédite.
Avec Étienne Balibar, Ludivine Bantigny, Louis Chauvel, Isabelle Coutant, Aurélien Delpirou, Olivier Ertzscheid, Michaël Foessel, David Graeber, Samuel Hayat, Jean-Claude Monod, Thomas Piketty, Pierre Rosanvallon, Alexis Spire, Sophie Wahnich et Michelle Zancarini-Fournel. Textes réunis et présentés par Joseph Confavreux.
Quatrième de couverture Ed. Seuil, 2019
Gilets jaunes, Le cri du coeur d'un auteur, Edouard Louis (RTS, Nouvo, 19 mars 2019)
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François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l’IRIS (Institut des Relations Internationales et Stratégiques) : «Quand vous êtes sur place, vous ne pouvez pas confondre un black bloc avec un Gilet jaune» (RT, 17 mars 2019) L'impunité des black bloc a quelque chose de troublant. (..) Les mouvements violents servent objectivement le discours macronien qui est un discours de peur et de paranoia, 'Vous êtes complices, ces gens sont contre la Républiques donc vous êtes contre la République'. On voit une rhétorique assez simple, la rhétorique de la peur. François-Bernard Huyghe
Instrumentalisation de la violence. Le gouvernement laisse faire les casseurs pour justifier l'emploi des LBD et interdire les manifestations, pour faire taire ce mouvement sans avoir à remettre en cause sa politique d'extrême centre (ou néolibérale).
Philippe : des manifestations de Gilets jaunes seront interdites (Le Parisien, 18 mars)
Sophie Tissier : "M. Macron est un irresponsable, M. Macron est un incompétent, il mérite la prison" (LCI, 17 mars 2019)
Jérôme Rodriguez : "Où sont les images de GJ maltraités par un groupe de policiers ?" (LCI, 18 mars 2019)
François Boulo "Aujourd'hui notre pays, qui est la cinquième ou sixième puissance du monde, compte 9 millions de personne qui vivent sous le seuil de la pauvreté" (LCI, 15 mars 2019)
François Boulo : "le grand débat est juste de la fumée" (Europe 1, 16 mars 2019)
Castaner veut faire condamner et payer Eric Drouet et Maxime Nicole (18 mars 2019)
Eric Drouet répond à Castaner et Philippe (18 mars 2019)
Maxime Nicolle répond à Castaner (18 mars 2019)
Aude Lancelin : "Le réel c'est que vous portez gravement atteinte à notre capital symbolique mondial de patrie des droits de l'homme, auquel des instances comme l'ONU tente sans succès de vous ramener" (Le Média, 19 mars 2019)
Macron déconnecté de la réalité
Effigie à son image lancée par les Gilets jaunes à Nice le 12 févr. 2019
Gilets jaunes : la vérité sur les casseurs (Le fil d'actu, 29 nov. 2018)
Gilets jaunes, Acte III (RT, 1 décembre 2018)
Réflexions sur ce magnifique élan populaire des #giletsjaunes : il ne faut pas accepter d’être représentés, il faut apprendre à constituer.
Par Etienne Chouard, le 29 novembre 2018 - Etienne Chouard
Je crois que, si ce mouvement populaire des #giletsjaunes est représenté, il sera rapidement trahi et dévoyé : quel que soit leur mode de désignation (élection ou tirage au sort ou autre), les représentants ne seront pas achetés, bien sûr, mais INTIMIDÉS ET TROMPÉS (malgré leur honnêteté et leur bonne volonté) par un pouvoir qui sait très bien corrompre, à huis clos, par la PEUR et par le MENSONGE, plus que par l’appât du gain : tout ce qu’il faut au pouvoir pour corrompre cette révolution grandissante de gilets jaunes, ce sont des représentants.
Alors que, si ce mouvement sait refuser toute forme de représentation, il reste insaisissable (et donc invulnérable), ce qui lui donne le temps de faire monter, par éducation populaire, le niveau de conscience et d’exigence au sein de CHACUN des simples citoyens qui composent le mouvement.
Il faut que, sur les ronds-points et sur tous les points de rassemblement, les électeurs se transforment TOUT SEULS en citoyens constituants, de façon autonome, sans sauveur, sans leader, sans intellectuel de référence, toutes personnalités qui seraient autant de talons d’Achille pour discréditer le mouvement.