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jeudi 17 novembre 2016

Vers la fin du néolibéralisme ?

MAJ de la page : Emmanuel Todd



Interview de Emmanuel Todd par Mouloud Achour (Canal+, le Gros Journal, 14 novembre 2016)

"On essaie de sortir, aux Etats-Unis, d'une période de fausse conscience généralisée, ou les gens votaient contre leur intérêt, supportaient un système économique qui leur était complètement défavorable, pour réclamer, je ne sais pas si cela sera réaliser au final, des politiques économiques de protection beaucoup plus raisonnable. 
J'ai un peu de mal à comprendre l'inquiétude des gens parce que pour moi c'est le parti républicain d'avant, celui qui a déclenché la guerre d'Irak, qui était inquiétant ou c'est l’élection de Hillary Clinton, qui est une belliciste extrêmement dangereuse. (...) On l'a échappé belle, il y avait du risque [guerre avec la Russie] à avoir Hillary Clinton. 
(...)
En France on vit, avec une droite et une gauche - ou une droite unifiée maintenant que le PS fait partie de la droite - qui essaie de rattraper le monde anglo-saxon dans son concept néolibéral, mais avec une société moins adaptée. On fait les choses à l'envers. (...) Au moment ou le monde anglo-saxon passe à la phase suivante de l'histoire [post néolibéral] on a une classe politique tétanisée, en retard de trente ans intellectuellement, et qui continue à parler du libre-échange comme si c'était la panacée universelle et qui , évidemment, s'attache au détail superficiel, au jet de tomates de la campagne..."


  

Lire aussi sur Les Crises par Olivier Berruyer :
Présidentielle USA, Comment l'argent a voté, le 17 novembre 2016 
"Clinton a donc eu 70 % du financement total, dont 76 % du financement des entreprises, et 87 % de celui des riches…"
"[Dépense publicitaire:] 125 M$ pour les médias pour Clinton, 30 M$ pour Trump…"
Présidentielle USA, Comment les journeaux ont voté, le 14 novembre 2016
"241 journaux sur 348 ont appelés a voter Hillary Clinton, cumulant un tirage de 22,7 millions d'exemplaire. "

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Jean-Luc Mélenchon, Revue de presse, spécial élection américaine (le 10 novembre 2016)

"Trump n'a pas fait campagne qu'avec des injures racistes et sexistes, ça c'est les parfumés qui croient ça, ils n'écoutent pas le reste du discours. Qu'est-ce qu'il a dit : terminer les traités de libre-échange, réindustrialisation du pays, on arrête de faire la guerre sur la terre entière, c'est ça que les gens ont entendu."

mercredi 9 novembre 2016

Trump président

MAJ de la page : Donald Trump / Hillary Clinton



Premier discours de Trump (9 novembre 2016)

"Nous serons juste, nous serons équitable, avec tous, avec toutes les nations, avec chacun nous chercherons des terrains d'entente, le partenariat plutôt que le conflit"

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Trump président
Par Jacques Sapir, le 9 novembre 2016 - RussEurope

La victoire de Donald Trump a secoué les Etats-Unis et surpris le monde. Elle traduit la montée d’une vague de colère des classes populaires contre ce que l’on appelle les « élites ». Elle signe une réaction historique contre la fracture sociale, mais aussi idéologique et culturelle, aux Etats-Unis qui a vu se développer une politique, mais aussi des médias « hors sol ». Ces mêmes médias qui ont mené une campagne hystérique en faveur d’Hillary Clinton sont aujourd’hui brutalement désavoués. Ils devraient en tirer les leçons ; il n’est pas sûr qu’ils le fassent.

Une victoire, une défaite, un regret

Il y a eu, et c’est évident, des relents racistes dans la campagne menée par Donald Trump, mais les observateurs qui s’y sont attachés et qui n’ont voulu voir que cela ont oublié l’essentiel : cette vague de fond qui montait depuis des mois contre la « finance », contre Wall Street. L’élection de Trump c’est, symboliquement, la victoire de la vie réelle sur la vie virtuelle. Cette élection témoigne aussi, en creux, de ce que le bilan de Barack Obama n’est pas aussi bon que ce que la presse veut bien nous en dire, et que l’économie américaine ne s’est toujours pas relevée de la crise de 2007-2009.

Cette vague, elle aurait pu prendre aussi une autre direction. Bernie Senders, le candidat malheureux de la primaire démocrate, l’incarnait aussi, à sa manière, et certainement de façon plus politique que Donald Trump. C’est la responsabilité historique de « l’establishment » démocrate, des caciques du parti qui n’ont pas hésité à manipuler cette primaire, qui ont outrancièrement avantagé Hillary Clinton, que d’avoir permis la victoire de Donald Trump. Retenons ici la leçon. La gauche peut vaincre quand elle renoue avec le peuple, jamais quand elle se fourvoie avec les financiers et les grands patrons, la caste journalistique et des artistes aussi changeants qu’inconstants. C’est l’un des enseignements de cette campagne et de cette élection, et il valide en partie la stratégie de Jean-Luc Mélenchon.

Mais, cette victoire et d’abord et avant tout la défaite d’Hillary Clinton. Elle est apparue comme la candidate de la finance ; ses liens avec les grandes banques d’affaires de Wall Street – dont Goldman Sachs – étaient notoires. Elle copinait avec les plus riches et les plus connus. Les liens financiers allaient au-delà, et le rôle de la Fondation Clinton restera à élucider, en particulier ses relations avec les dirigeants de certains pays comme l’Arabie Saoudite et le Qatar. Son comportement, ce mélange de négligence et d’arrogance dont elle a fait preuve dans l’affaire de ses courriels (le emailgate) a été rejeté par une majorité d’américains. Ses positions interventionnistes et aventuristes en politique étrangère ont aussi contribué à effrayer aussi une partie de l’opinion.

mardi 8 novembre 2016

Ni l'un(e) ni l'autre

MAJ de la page : Hillary Clinton / Donald Trump


Ni Clinton ni Trump
Le 11 octobre 2016 - République sociale

Au fur et à mesure que s’approche la date des élections américaines, la crainte de l’élection de Donald Trump est de plus en plus palpable. Une peur justifiée par les propos du candidat républicain qui propose entre autres d’expulser et de ne plus accueillir de musulmans sur le sol américain ou encore d’ériger un mur le long de la frontière mexicaine afin d’empêcher l’arrivée de latinos-américains clandestins. Un mur qui serait construit aux frais du Mexique selon les dires de Trump. Ces seuls propos peuvent laisser imaginer le pire pour un pays qui nous a déjà habitué au pire.

Or, si tout le monde sera d’accord- pour une fois- à ce sujet, les avis concernant l’autre prétendante à la Maison blanche, divergent. Ainsi pour beaucoup Clinton est le rempart au populisme de Trump, tandis que pour d’autres elle n’est ni plus ni moins qu’une candidate pro-système. De mon point de vue Clinton n’est pas pire que Trump, mais elle est presque aussi dangereuse.

Ceux qui pensent que l’arrivée au pouvoir d’Hillary Clinton serait bénéfique pour les Etats-Unis et pour le reste du monde, se trompent de toute évidence, tout comme ceux qui pensent que celle de Trump en serait une bonne. Mais faut-il rappeler les dévastes et les ravages de la politique extérieure de Clinton en Libye ou en Syrie ? Cette politique qui a consisté, et qui consiste toujours, à armer et à financer des groupes terroristes prétendus « démocratiques et modérés ». Peut-être d’ailleurs que sur ce sujet, Donald Trump a choisi la voix de la raison, puisqu’il a clairement exprimé son refus d’intervenir et sa volonté de mener une politique plus isolationniste. Pour le reste, ces propos racistes anti-musulmans, anti-noirs, et plus généralement contre tous les immigrés font froid dans le dos.

Malgré tout il est assez amusant de remarquer que, comme d’ordinaire, les principaux médias nous montrent ce qu’ils veulent qu’on écoute. Ainsi, si l’accent est mis sur ses propos nauséabonds- ce qui certes suffit amplement à détester le personnage- les médias oublient de nous évoquer les autres points du programme de Trump, à croire qu’il n’aurait pour seul programme le mur à la frontière américano-mexicaine. Ainsi rien n’est dit sur son refus de baisser les allocations, ou bien son projet de réindustrialisation des Etats-Unis et notamment dans les régions où les travailleurs ont été le plus durement touchés. Ces aspects du programme du candidat républicain peuvent ainsi expliquer pourquoi, malgré son racisme avéré, Trump est autant populaire parmi les classes moyennes qui sont fortement touchées par la crise. A ce propos il convient de lire l’article paru dans le Monde diplomatique d’Octobre 2016 : « les Etats-Unis tentés par le risque » .

lundi 7 novembre 2016

Le phénomène Trump

MAJ de la page : Donald Trump

Le phénomène Trump
Par Jean Bricmont, Le 3 oct. 2016 - RT


Le plus fascinant chez Donald Trump, c'est que, plus on le dénonce, plus on illustre l'échec total de la «deuxième gauche» des Clinton et de Hollande qui n'a plus que le soutien des élites et a perdu celui du peuple, estime l'essayiste Jean Bricmont.

La première chose à dire sur les élections américaines c'est qu'elles sont extrêmement anti-démocratiques. Et je ne parle pas des manipulations qui ont peut-être fait gagner Clinton contre Sanders ou du fait que presque tous les médias sont ligués contre Trump. L'aspect fondamentalement anti-démocratique des élections américaines est qu'une petite partie de l'humanité élit quelqu'un qui a une influence énorme sur le reste du monde, qui prend des décisions qui peuvent nous entraîner dans une guerre généralisée et qui, à tout le moins, peut aggraver les tensions avec la Russie, l'Iran, la Chine, la Syrie, tensions auxquelles, nous Européens, n'avons aucun intérêt.

De ce point de vue là, Trump présente un avantage sur Clinton : il a dit vouloir être président des Etats-Unis et pas du monde, tandis qu'elle déclare que les Etats-Unis doivent «guider le monde».
Trump est décrit comme la dernière incarnation du Mal (après Saddam, Kadhafi, Assad, les Brexiters) : raciste, sexiste, islamophobe, ami des dictateurs etc., bref toute la panoplie de ce qui fait grimper au plafond les défenseurs des droits de l'homme.

Je voudrais proposer un autre point de vue sur Trump : c'est avant tout un capitaliste, presque une caricature du genre d'homme que le capitalisme produit et encourage. Pour lui, tout se réduit à une analyse coût-bénéfice : la défense des pays baltes ? Ca coûte combien, ça rapporte combien ? La défense du Japon ? Ca coûte combien, ça rapporte combien ?

Il est aussi, à sa façon, patriote : bien sûr, pas au point de payer des impôts ni de payer des sous-traitants s'il peut éviter de le faire, mais il se préoccupe sans doute sincèrement de la désindustrialisation des Etats-Unis (ce qui est parfaitement rationnel d'un point de vue capitaliste). Il pense régler ce problème, de nouveau de façon capitaliste : il va faire des deals, avec les Chinois ou les entreprises qui délocalisent.

Comme capitaliste, Trump a réussi : bien sûr, il n'est pas parti de rien, mais il a considérablement agrandi la fortune reçue en héritage. Il l'a fait par toutes sortes de moyens discutables moralement et légalement. Et alors ? Y a-t-il beaucoup de capitalistes qui réussissent et font autrement ?

dimanche 6 novembre 2016

Hillary, ses courriels, son scandale

MAJ de la page : Hillary Clinton


Hillary, ses courriels, son scandale
Par Jacques Sapir, le 5 novembre 2016 - RussEurope

Le scandale de ce que l’on appelle l’emailgate est en train d’interférer de manière spectaculaire avec la campagne présidentielle américaine. Il met en lumières les pratiques, pour le moins douteuses, d’Hillary Clinton. Quel que soit le résultat de l’élection du 8 novembre, cette affaire hantera dans les années à venir Mme Clinton.

Il y a, en réalité, plusieurs « affaires » dans l’affaire. On est en présence d’un mélange de négligence sur les questions de sécurité nationale de la part d’Hillary Clinton, d’arrogance de sa part (équivalente il faut le dire aux « révélations » de notre Président à des journalistes sur les opérations illégales qu’il aurait ordonné), mais aussi d’obstruction à la justice et – potentiellement – de corruption aggravée. C’est un « drame » en cinq actes, qui se déroule donc depuis 2009 et qu’il faut retracer précisément pour en comprendre l’importance et les implications potentielles.

Premier acte : Hillary Clinton se croit au-dessus des lois

Reprenons ; en janvier 2009 Hillary Clinton est nommée par Barack Obama au poste de Ministre des affaires étrangères (State Secretary). Dans le même temps, les époux Clinton mettent en place une messagerie privée (adresse électronique pour Hillary Clinton : hdr22@clintonemail.com). Sur la recommandation d’Huma Abedin, alors épouse d’Anthony Weiner politicie démocrate de New York, et que Hillary Clinton considère comme sa fille adoptive, Justin Cooper, un des assistants de Bill Clinton contacte Brian Pagliano pour mettre en place un serveur. Brian Pagliano récupère du matériel informatique de la campagne des primaires d’Hillary Clinton pour l’installer à la résidence des Clinton et transfère alors le serveur de mails sur cet équipement, qui devient connu comme le « serveur Pagliano ». Au printemps 2013, le serveur installé par Brian Pagliano se fait vieux, et Pagliano change d’horizon professionnel. L’acquisition et l’installation d’un nouveau système est alors demandée à une société de services, la PRN ou Platte River Networks, société qui est choisie par Hillary Clinton. Un système de sécurité avait été demandé à PRN, mais la société décida finalement de ne pas trop durcir le serveur mail pour permettre une administration-système plus facile.

Mme Hillary Clinton utilise de 2009 à 2013 dans ses fonctions officielles cette messagerie installée sur le serveur Pagliano, et ce en parfaite violation du Federal Records Act. Cette loi impose en effet une copie pour archivage des communications officielles des élus et hauts fonctionnaires pour des activités liées à leur mandat (obligation liée la loi sur la liberté d’information ou Freedom of Information Act). Aux Etats-Unis, en effet, l’ensemble des communications gouvernementales, y compris les courriels, sont supposés être enregistrés par le Ministère de la Justice pour archivage[1]. Mais surtout elle le fait en parfaite violation des règles de sécurité et de confidentialité de sa fonction.

Elle ne pouvait ignorer qu’elle violait la loi, ayant en 2007 comme sénatrice reproché à des élus républicains leur utilisation de mails privés dans le cadre de leurs fonctions. De plus, en 2011 elle envoya, depuis sa messagerie privée un message enjoignant aux ambassadeurs américains de ne pas utiliser des adresses privées. Elle ne pouvait donc ignorer que ce qu’elle faisait – elle – était contraire aux lois et règlements. Fin du premier acte.

samedi 5 novembre 2016

Comment la «guerre de Clinton» a déstabilisé l’Europe

MAJ de la page : Julian Assange / Hillary Clinton



Comment la «guerre de Clinton» a déstabilisé l’Europe : l'interview exclusive d'Assange au complet
Par John Pilger, le 5 nov. 2016 - RT

RT vous présente la vidéo complète de l'interview du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, interrogé en exclusivité par John Pilger, en plus de nouveaux extraits forts sur la guerre en Libye, le terrorisme, ou encore la crise des migrants.

Alors que de nombreux emails d’Hillary Clinton révélés par WikiLeaks concernent la guerre en Libye, Julian Assange ne mâche pas ses mots face à la candidate démocrate : «La Libye était avant tout la guerre d’Hillary Clinton. Initialement, Barack Obama s’y était opposé. Qui s’opposait à lui quand il promouvait son point de vue ? Hillary Clinton. On en trouve la preuve dans ses emails.»

La «bouteille de l’Afrique», ouverte par Hillary Clinton ?

Qualifiant le pays, jadis dirigé par Mouammar Kadhafi, de «bouchon de la bouteille de l’Afrique», Julian Assange affirme que la guerre de 2011 a été le point de départ de nombreux problèmes sur le plan international : afflux d’armes en circulation dans les pays africains, implantation de Daesh en Libye, ou encore crise migratoire frappant l’Europe.
«En 2011, Kadhafi l’a clairement dit», poursuit Julian Assange : «A quoi pensent les Européens ? Ils bombardent et détruisent la Libye, ce qui va provoquer un afflux de migrants africains et de djihadistes en Europe. C’est exactement ce qu'il s’est passé.»

Selon le lanceur d’alerte, la candidate démocrate à la Maison-Blanche, «figure centrale dans la destruction de l’Etat libyen», aurait un rôle crucial à jouer dans ces problèmes, en ayant fait passer ces considérations au second plan dans une visée électoraliste : «Elle a perçu l’élimination de Kadhafi et le renversement de l’Etat libyen comme quelque chose qu’elle utiliserait pour briguer la présidence.»

«Selon les conclusions de l’ONU, je suis retenu de façon arbitraire et illégale, privé de ma liberté», affirme-t-il, trouvant «absolument incroyable» que sa situation ne soit «pas couvert[e] par la presse».
Disant faire «l’objet d’une persécution de la part des Etats-Unis», avec de lourdes poursuites judiciaires engagées contre lui pour ses révélations, Julian Assange rappelle : «Oui, l’Occident a des prisonniers politiques. C’est une réalité. Ce n’est pas seulement moi. Il y en a aussi d’autres. L’Occident a des prisonniers politiques.»

Lire aussi : Pour Julian Assange, Clinton et Daesh sont financés par le même argent et Trump ne gagnera jamais, le 4 novembre 2016, RTFrance

Les courriels de Clinton révélés par Washington ?
La fuite des courriels de Podesta serait organisée par des milieux officiels de Washington, selon un ami proche du fondateur de WikiLeaks Julian Assange. L'auteur de la fuite des courriels de John Podesta, directeur de campagne de la candidate démocrate à l'élection présidentielle américaine Hillary Clinton, se trouve dans les milieux officiels de Washington, la Russie n'y étant absolument pour rien, a déclaré à l'agence Sputnik l'ancien ambassadeur britannique en Ouzbékistan et ami proche du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, Craig Murray.

« La source de ces mails, de cette "fuite", n'a aucun rapport avec la Russie. J'ai appris l'identité de la source il y a deux mois lors d'un séjour à Washington où je dirigeais la cérémonie de la remise du Sam Adams Award. La source de ces mails provient des milieux officiels de Washington. Si vous voulez apprendre son identité, vous devriez la chercher là et non plus en Russie », a déclaré l'ancien diplomate.

Auparavant, le site WikiLeaks avait publié une partie des courriels confidentiels de John Podesta dans lesquels il y avait des citations d'interventions privées d'Hillary Clinton qui ont eu lieu en 2013-2014. Un discours crucial a été prononcé par Clinton lors une des rencontres avec les banquiers dans lequel elle déclarait qu'elle suivait deux lignes politiques, « publique et privée, qui est totalement différente ».

Lire aussi : Un lanceur d’alerte de la NSA, William Binney, affirme que les piratages du DNC ne proviennent pas de la Russie mais des agences de renseignement US, le 3 novembre 2016, Agoravox

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A l’intérieur du gouvernement invisible : Guerre, Propagande, Clinton & Trump
Par John Pilger, le 28 octobre 2016 - John PilgerLe Grand Soir (trad.)

Le journaliste américain, Edward Bernays, est souvent présenté comme l’inventeur de la propagande moderne.
Neveu de Sigmund Freud, le pionnier de la psychanalyse, Bernays a inventé le terme « relations publiques » comme un euphémisme pour désigner les manipulations et les tromperies.

En 1929, il a persuadé les féministes de promouvoir les cigarettes pour les femmes en fumant lors d’une parade à New York – un comportement considéré à l’époque comme saugrenu. Une féministe, Ruth Booth, a déclaré, « Femmes ! Allumez un nouveau flambeau de la liberté ! Luttez contre un autre tabou sexiste ! »

L’influence de Bernays s’étendait bien au-delà de la publicité. Son plus grand succès a été de convaincre le public américain de se joindre à la grande tuerie de la Première Guerre mondiale. Le secret, disait-il, était « de fabriquer le consentement » des personnes afin de les « contrôler et orienter selon notre volonté et à leur insu ».
Il décrivait cela comme « le véritable pouvoir de décision dans notre société » et l’appelait le « gouvernement invisible ».
Aujourd’hui, le gouvernement invisible n’a jamais été aussi puissant et aussi peu compris. Dans toute ma carrière de journaliste et de cinéaste, je n’ai jamais connu de propagande aussi influente sur nos vies que celle qui sévit aujourd’hui, et qui soit aussi peu contestée.

Clinton : mensonges, corruptions et pédocriminalité

MAJ de la page : Hillary Clinton / Pédocriminalité



Dr. Steve R. Pieczenik, psychiatre, consultant pour le ministère de la Défense, Sur le Coup d'état civil des Clinton et le Contre-coup du FBI et autres branches du renseignement (novembre 2016)

(...) Le 1er novembre 2016, Hillary Clinton, Bill Clinton et leur entourage qui les assiste, ont mené un Coup d’État civil. (...) mené silencieusement et très efficacement à travers deux méthodes : la corruption et la cooptation. (...)
Cependant, dans le but de stopper ce coup d’état, nous, au sein de la Communauté du Renseignement et d’autres personnes qui sont impliqués, nous nous sommes associés de façon informelle et avec leur permission, je commence à annoncer que nous avons initié un Contre-coup d’état via Julian Assange et WikiLeaks. Ceci a eu pour effet de forcer Comey à s’occuper de l’affaire d’Hillary Clinton et d’évoquer sérieusement ses e-mails en lien avec l’affaire Anthony Weiner : ce n’était pas cette affaire elle-même qui était importante, mais le fait que ça a pu être le déclic pour beaucoup d’entre nous, en vue d’un Contre-coup d’état signifiant à l’Administration : « nous vous avons à l’œil [nous avons votre numéro : nous savons où vous trouver]. (...)




Dr. Steve R. Pieczenik, psychiatre, consultant pour le ministère de la Défense, Sur la pédocriminalité des Clinton (novembre 2016)

(...) Le vrai problème sous-jacent des activités abominables de Bill Clinton aussi bien que les activités sexuelles d'Hilary Clinton est le fait que nous savons que les deux ont participé dans une grande mesure à ce qui s'appelle le "Lolita Express" qui est un avion appartenant à M. Jeff Epstein, un riche homme multi-millionnaire qui vole vers les Bahamas et permet à Bill Clinton et Hillary de se livrer à des relations sexuelles avec des personnes mineurs, ce qui s'appelle de la pédophilie [ou plus exactement de la pédocriminalité]. Et comme résultat de l'excellent travail que le New York Police Department fait dans la lutte contre la pédophilie, ils ont aussi un enregistrement d'Hillary, de Bill et d'autres gens associés aux Clinton au sujet de la pédophilie. Donc non seulement elle va être inculpée pour entrave à la justice, pour avoir menti à un procureur du FBI, mais aussi être inculpée de pédophilie, de relations sexuelles avec des personnes mineures et autres sordides questions. (...)

Son site internet : Steve Pieczenik / biography

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Clinton traitée d'Antéchrist par certains agents du FBI
Le 4 novembre 2016 - Sputniknews

Profondément impopulaire parmi les agents du FBI, Hillary Clinton est traitée d'«Antéchrist» par certains. Certains membres du FBI éprouvent une profonde antipathie envers la candidate démocrate à la Maison Blanche Hillary Clinton, écrit le journal britannique The Guardian se référant à ses sources au sein du Bureau.

« Le FBI — c'est le Trumpland », c'est-à-dire le « pays des partisans de Trump », a déclaré un agent du FBI. 
Un autre agent en poste a indiqué que « pour plusieurs collègues, Clinton était la personnification de l'Antéchrist ». 

Il a expliqué que les fuites d'informations nuisibles à la candidate démocrate étaient organisées par les agents de Donald Trump. Par ailleurs, d'autres agents ont déclaré qu'ils ne croyaient pas à l'existence d'un soutien inconditionnel à la candidature de Trump au sein du Bureau, mais reconnaissaient que Clinton était extrêmement impopulaire parmi les agents.

Les interlocuteurs du journal ont fait état d'un large mécontentement au sein du FBI provoqué par la décision du directeur James Comey prise en juillet de ne pas poursuivre Hillary Clinton pour avoir utilisé son serveur personnel pour sa correspondance professionnelle. Auparavant, l'agence Associated Press a annoncé que seul un groupe d'enquêteurs travaillant au bureau new yorkais du FBI était hostile à Clinton.

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Bill Clinton a pris 26 fois en seulement trois ans le « Lolita Express », l’avion de Jeffrey Epstein, le délinquant sexuel 
Par Geoff Earle et David Martosko, le 13 mai 2016 - Daily Mail / Les Crises (trad.)

Bill Clinton a pris, pour des voyages tous frais payés, 26 fois en seulement trois ans le « Lolita Express », l’avion de Jeffrey Epstein, le délinquant sexuel tombé en disgrâce

- Le financier Jeffrey Epstein a eu une légère peine de prison de 18 mois pour avoir recruté des prostituées et s’être offert les services sexuels de jeunes mineures
- Bill Clinton, avec ses célèbres penchants donjuanesques, fait partie des célébrités qui ont fréquenté Epstein avant que la gravité de ses problèmes juridiques ne soit rendue publique
- Dans l’avion d’Epstein se trouvait un lit où les hôtes avaient des relations sexuelles avec de jeunes filles
- Les registres de vol montrent que l’ancien président s’est rendu à Brunei, en Norvège, en Russie, à Singapour, à Hong-Kong, au Japon, aux Açores, en Afrique, en Belgique, en Chine, à New York et en Belgique dans l’avion d’Epstein

Bill Clinton a passé tant de temps à bord de l’avion « Lolita Express » du nabab de Wall Street tombé en disgrâce qu’il pourrait prétendre à un programme de fidélité pour voyageur fréquent, selon de choquantes informations parues dans la presse qui dévoilent à quelle fréquence l’ancien président des E-U a fait route avec le délinquant sexuel condamné par la justice.

Les livres de vol analysés par Fox News montrent que Bill Clinton a fait 26 voyages à bord du Boeing 727 d’Epstein, ce qui est plus du double des 11 vols comptabilisés antérieurement.

jeudi 3 novembre 2016

Triste Amérique



Emmanuel Todd, Les Etats-Unis, un empire en décomposition (2002)

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Interview de Michel Floquet, grand reporter, correspondant de TF1 et LCI à Washington de 2011 à 2016, (Le Figaro, On ne parle que de ça, 2016)
A propos de son dernier livre : Triste Amérique : Le vrai visage des Etats-Unis, Ed. Les Arènes, 2016

Il y a deux Amérique. Celle du mythe, de la liberté, de la musique, de la chance offerte à chacun. De la Silicon Valley, de Manhattan, de Google, de Facebook, de Wall Street et d’Hollywood. Et l’autre Amérique... Un pays qui consacre la moitié de son budget à l’armée, en perdant toutes ses guerres. Où un enfant sur quatre mange à la soupe populaire. Où l’on compte, proportionnellement, plus de prisonniers qu’en Chine ou en Corée du Nord. Où des vieillards paralytiques purgent des peines de 150 ans. Où, chaque jour, plus de 30 personnes sont abattues par arme à feu. Où les études coûtent 40 000 dollars par an, induisant une reproduction sociale sans égale. Où l’impôt taxe les plus riches de 15 % et les plus modestes de 25 ou 30 %. Une démocratie dominée par deux partis qui dépenseront 7 milliards de dollars lors de l’élection de 2016 pour continuer à se partager le pouvoir. C’est cette triste Amérique que dépeint Michel Floquet. Un pays qu’il a parcouru pendant cinq ans, saisi par son éloignement de l’Europe, son continent d’origine. Et l’on réalise qu’au XXIe siècle, les Etats-Unis ont dévoré l’Amérique tant admirée.
Quatrième de couverture
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Portrait d'une bien «triste Amérique»: interview du journaliste Michel Floquet
Par Laurent Ribadeau Dumas, le 21/06/2016 - Géopolis

Drapeaux américains en berne à Washington 
le 13 juin 2016 après la tuerie d'Orlando. 

L’Amérique n’est pas forcément celle de l’American Dream, celle de tous les possibles… Elle ne s’est jamais autant intéressée aux armes et à la religion. Et ne s’est jamais autant désintéressée du sort des démunis. Dans son livre, «Triste Amérique», Michel Floquet, correspondant de TF1 aux Etats-Unis de 2011 à 2016, en dresse un portrait documenté, passionnant, mais assez terrifiant. Interview.

Pourquoi ce titre «Triste Amérique» ? S’agit-il d’un pays que nous, Français, ne voudrions pas voir? 

Il y a un peu de provocation dans ce titre ! Pour autant, c’est vrai qu’aujourd’hui, l’American Dream n’existe plus. C’est une imposture, un mensonge. Si l’on y croit, on pense que quelles que soient ses origines, si l’on travaille, l’on vivra mieux que ses parents. Mais c’est l’inverse qui se passe. Dans le même temps, les Etats-Unis ont le taux de reproduction sociale le plus élevé des pays développés.

Comment l’expliquez-vous ?

Notamment par le système d’études. Celui-ci est extrêmement coûteux. A tel point que si l’on n’a pas des parents fortunés ou si l’on n’est pas un élève d’exception à qui l’on accorde facilement une bourse, on a toutes les peines du monde à accéder à l’Université. Et on risque d’en sortir très endetté. Regardez Obama : il a fini de payer ses études quand il est arrivé à la Maison Blanche ! La situation est telle qu’au 1er janvier 2015, l’encours de la dette étudiante s’élevait à plus de 1160 milliards de dollars. Plus que celui des subprimes.

Ce problème est une catastrophe pour le pays. Dans ce contexte, les jeunes se dirigent vers les secteurs les plus rémunérateurs comme médecins ou avocats. Et ils désertent les professions d’ingénieurs. Résultat : les firmes américaines doivent délocaliser ces fonctions, notamment en Inde. Et importer massivement des ingénieurs : pour la seule Californie, il en vient ainsi 80.000 par an, dont de nombreux Français.

lundi 31 octobre 2016

Email gate, le retour

MAJ de la page : Hillary Clinton / Donald Trump



Discours humoristique de Donald Trump (New-York, Alfred E. Smith Memorial Foundation Dinner, diner annuel de charité, 20 octobre 2016), revenant notamment sur l'affaire des Email.



Michael Moore: «L'élection de Trump va être le plus grand F*CK YOU jamais vu dans l'histoire de l'humanité. Et ça va faire du bien.»

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«Email gate» : le FBI connaissait depuis des semaines les emails de Clinton sur lesquels il enquête
Le 30 oct. 2016- RTFrance

Le FBI connaissait depuis longtemps l'existence de nouveaux mails envoyés par Hillary Clinton avec une adresse privée, alors qu'elle était secrétaire d'Etat. Pour autant, l'agence a annoncé la réouverture d'une enquête il y a deux jours seulement.

D'après le témoignage d'un responsable des autorités américaines cité par l'agence Associated Press dimanche 30 octobre, l'agence fédérale américaine avait connaissance depuis plusieurs semaines des mails d'Hillary Clinton au sujet desquels elle a annoncé la réouverture d'une enquête, vendredi 28 octobre.

Ce jour-là, le directeur du FBI James Comey avait provoqué un coup de tonnerre dans la campagne présidentielle américaine, en faisant savoir qu'il allait rouvrir l'enquête sur l'utilisation d'une adresse mail et d'un serveur privés par la candidate Démocrate, alors qu'elle était secrétaire d'Etat du président Barack Obama (entre 2009 et 2013). Le FBI, avait-il alors expliqué à des membres du Congrès américain, avait en effet «appris l'existence de [nouveaux] mails qui paraiss[aient] pertinents», et souhaitait déterminer s'ils comportaient «des informations classifiées». Ces courriels, selon le journal The New York Times, auraient été découverts par le FBI à la suite de la saisie d'appareils électroniques appartenant à Huma Abedin, une assistante d'Hillary Clinton, ainsi qu'à son mari Anthony Weiner.

Cette actualité inattendue a jeté une ombre soudaine sur la route de l'ex-première dame vers la Maison Blanche, qui parvenait alors à se démarquer clairement de son concurrent républicain dans les sondages. A moins de deux semaines de l'échéance présidentielle du 8 novembre, le retour sur le devant de la scène de cet «Email gate» devrait fournir un angle d'attaque sur mesure pour Donald Trump.

dimanche 30 octobre 2016

Hillary Clinton et l'AIPAC

MAJ de la page : AIPAC (Lobby Pro-Israélien)

A réécouter sur France Inter :
Daniel Mermet, Etats-Unis : le lobby pro-israélien, voyage autour d'un tabou (La-bas si j'y suis, le 19 octobre 2011) - à partir de 10 min.


Le lobby, Trump et Hillary
Par Bruno Guigue le 27 octobre 2016 - Arrêt sur info

Discrous d'Hillary Clinton à l'AIPAC (mars 2016)

Dans son édition du 27 octobre, le quotidien israélien « Haaretz » révèle que les cinq principaux donateurs de la campagne d’Hillary Clinton sont juifs. C’est le « top five donors ». Je cite dans le texte pour éviter les mauvais procès. « They are Donald Sussman, a hedge fund manager; J.B. Pritzker, a venture capitalist, and his wife, M.K.; Haim Saban, the Israeli-American entertainment mogul, and his wife, Cheryl; George Soros, another hedge funder and a major backer of liberal causes, and Daniel Abraham, a backer of liberal pro-Israel causes and the founder of SlimFast. »
Bigre. On a même les noms ! Comment est-ce possible ? Juge suprême du vice et de la vertu directement branché sur Yahvé, le CRIF va-t-il porter plainte contre « Haaretz » pour avoir osé colporter des clichés antisémites ? Va-t-il accuser Hillary Clinton de contribuer aux thèses complotistes en prenant un malin plaisir à solliciter les fonds provenant de la communauté juive ? Que fait la police ?  En tout cas, il sera difficile d’accuser d’antisémitisme ceux qui en parlent, puisque la presse israélienne elle-même ne s’en prive pas.

Cette bienveillance communautaire à l’égard de la candidate démocrate, évidemment, n’est pas le fruit du hasard. Depuis son discours devant l’AIPAC, le 21 mars, Hillary Clinton est littéralement adoubée par un lobby pro-israélien (dont on rappellera encore une fois qu’il a une existence officielle) qui y voit la meilleure avocate de ses ambitions. Il faut dire que pour lui faire plaisir ladite candidate a sorti l’artillerie lourde, et pas seulement au sens figuré. Elle a soigneusement caressé son auditoire dans le sens du poil, en lui tenant un langage qu’on peut résumer en trois points.

Premièrement, non seulement Israël et les USA appartiennent au même monde, le monde merveilleux de la démocratie et de la civilisation, mais ils en sont les leaders naturels. C’est pourquoi leur union (voulue par Dieu en personne, a-t-elle omis de préciser) est indéfectible. « Nous sommes deux nations construites par des immigrants et des exilés cherchant à vivre et à adorer dans la liberté, des nations fondées sur des principes d’égalité, de tolérance et de pluralisme. Israël et l’Amérique sont .. une lumière destinée à éclairer les nations en raison de ces valeurs« . (Avis à ceux qui tâtonnent dans l’obscurité, ce condominium fluorescent est la solution à leur problème).

Deuxièmement, ce monde, bien que dirigé par un tandem aussi lumineux, est malheureusement engagé dans une lutte à mort avec les forces du mal. Ces entités diaboliques, on les connaît. Ce sont l’Iran, le Hezbollah et la résistance palestinienne. L’accord sur le nucléaire iranien est un bon accord, dit Mme Clinton, s’il empêche la République islamique de se doter de l’arme nucléaire. Mais si le moindre risque existe, il faudra passer à l’offensive. « Si les dirigeants de l’Iran violent leur engagement de ne pas faire de recherche, mettre au point ou acquérir des armes nucléaires, les Etats-Unis agiront pour le faire cesser, et nous le ferons en utilisant la force si nécessaire. »

Troisièmement, et c’est essentiel, Israël et l’Amérique doivent absolument conserver leur suprématie militaire. Mieux, il faut livrer de nouveaux armements à nos amis israéliens qui souffrent tant du terrorisme perpétré par des fanatiques assoiffés de sang. « Les Etats-Unis doivent fournir à Israël la technologie de défense la plus sophistiquée« , ce qui inclut « les défenses israéliennes par missiles avec de nouveaux systèmes comme les Arrow 3 et les David’s Sling, deux générations de missiles financées et mises au point par Israël et les USA« . Vous voulez de la grosse artillerie, en voilà.

Camp du bien, forces démoniaques, arsenal de destruction massive. Tel est en substance le message de la candidate. Le triptyque salvateur. La sainte trinité. Lorsqu’elle détaille l’arsenal destiné à préserver Israël des barbares, Mme Clinton adresse aussi un clin d’oeil au complexe militaro-industriel. Dont acte. Les magnats de l’armement et les matamores en pré-retraite ne ménageront pas non plus leur appui à cette candidate au discours viril. Elle sera donc soutenue par le lobby pro-israélien, le lobby des marchands de canon et, bien sûr, le lobby des financiers de Wall Street. Hillary Clinton cumule les avantages client. C’est clair : elle est la candidate organique de l’oligarchie prédatrice qui dirige le pays.

dimanche 9 octobre 2016

Les fruits pourris de la présidence Obama

Les fruits pourris de la présidence Obama
Par Bruno Guigne, le 8 octobre 2016 - Bruno Guigne

Prix Nobel de la Paix, 2009

C'est le moins qu'on puisse dire : la fin de l'ère Obama sent la poudre. Le chef d'état-major des forces armées US, Mark Milley, vient de déclarer qu'un "conflit extrêmement meurtrier" avec la Russie est "quasiment certain". Pour ceux qui auraient des doutes sur la nature de ce conflit, le secrétaire à la Défense de l'administration Obama, Ashton Carter, s'était chargé de les dissiper. Avec ses cheveux bien peignés, la raie sur le côté, il nous a doctement rappelé que les USA se réservaient le droit d'effectuer une "première frappe nucléaire" contre tout ennemi potentiel.

Cette doctrine d'emploi de l'arme atomique n'est pas nouvelle. Admiratif du modèle israélien, le Pentagone croit depuis longtemps aux vertus combinées de l'attaque préventive et du feu nucléaire. "Le maintien d'une possibilité de tirer les premiers a été notre politique depuis longtemps et fait partie de nos plans pour l'avenir", précise Ashton Carter. Contrairement à la France, les USA ne tiennent pas l'arme nucléaire pour un argument de dernier recours. Elle n'est pas une arme de "dissuasion du faible au fort". Elle n'a pas pour vocation d'éviter, par la crainte des représailles, une agression qui menacerait les intérêts vitaux de la nation.

Pour Washington, l'arme suprême est une arme offensive destinée à anéantir la menace, et non à la dissuader. On pourrait la résumer par la formule suivante : la meilleure défense c'est l'attaque, et tant qu'on y est, il vaut mieux atomiser l'ennemi. A Washington, cette doctrine a pignon sur rue. Elle est inscrite noir sur blanc dans les documents officiels. Mais grâce au président Obama, cette doctrine mortifère aura connu une nouvelle jeunesse sous son second mandat. En tenant ce discours de matamore, il entend donner toute sa crédibilité à une politique belliciste qui sera amplifiée par Hillary Clinton si elle accède à la Maison Blanche. Pour ceux qui croyaient à la fable d'un gentil président manipulé par les démons néo-conservateurs du Pentagone, on imagine que c'est la douche froide.

Ces déclarations martiales sont des rodomontades, dira-t-on. Escalade purement verbale, effets de manche sans conséquences ! Ce n'est pas parce qu'ils adressent des menaces qu'ils passeront à l'acte. Certes, mais il y a des données objectives. Le budget militaire US représente neuf fois celui de la Russie, il pèse à lui seul la moitié des dépenses militaires mondiales, les USA n'ont pas hésité en 1945 à utiliser l'arme nucléaire, et on ne sait jamais jusqu'où peut conduire l'ivresse de la puissance. Hillary Clinton a dit un jour que le formidable arsenal dont dispose la "nation exemplaire" ne présentait aucun intérêt si l'on répugnait à s'en servir pour de vrai. A bon entendeur ! Cette Amérique dont elle promet le retour n'hésitera pas à vitrifier ceux qui entravent sa marche grandiose vers la gouvernance planétaire.

lundi 3 octobre 2016

Les convulsions du "Dragon blessé"



Hillary Clinton menace de guerre la Russie ! (31 août 2016)

"Vous avez vu les rapports : la Russie s'est infiltrée dans un tas de trucs, la Chine s'est infiltrée dans un tas de trucs, la Russie s'est même introduite dans le Comité national démocrate. Peut-être même dans quelques systèmes d'élection au niveau des états. Donc il faut qu'on monte notre jeu d'un cran. Nous assurer que nous sommes bien défendus et capables de combattre ceux qui nous cherchent des problèmes. En tant que présidente, je vais faire en sorte que ce soit clair, que les USA vont traiter les cyber-attaques de la même façon que toute autre attaque. Nous serons prêts à donner des réponses politiques, économiques et militaires [sic]". Hillary Clinton


Un général américain haut-placé prévient qu’une zone d’exclusion aérienne en Syrie signifie la guerre avec la Russie
Par Bill Van Auken, le 26 septembre 2016 - ESWS

La mise en œuvre d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie signifierait une guerre des États-Unis à la fois avec la Syrie et la Russie, le commandant en uniforme le plus haut gradé des États-Unis l’a dit ouvertement à la commission des forces armées du Sénat jeudi.
Le général de la marine, Joseph Dunford, le chef de l’état-major interarmées des États-Unis, a énoncé les graves implications de la politique préconisée à la fois par les factions prédominantes au sein du Parti républicain et par la candidate démocrate à la présidence, Hillary Clinton, au milieu de la violence montante en Syrie, et de la pression croissante de Washington sur le gouvernement russe pour qu’il accepte unilatéralement l’immobilisation de ses propres avions, ainsi que ceux du gouvernement syrien.

Le Secrétaire d’État, John Kerry, a demandé à plusieurs reprises que la Russie adhère à ce qui serait essentiellement une zone d’exclusion aérienne unilatérale contre la Russie et la Syrie où des avions de guerre américains continueraient d’effectuer des attaques aériennes.
Source (et suite) du texte : WSWS


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L'analyse de Douguine : la troisième guerre mondiale (septembre 2016)



L'analyse de Douguine : Donald Trump et les États-Unis (juillet 2016)

Lire aussi : Les 7 propositions de Donald Trump que les grands médias nous cachent par Ignacio Ramonet, le 21 septembre sur Mémoire des luttes.

Alexandre Guelievitch Douguine (en russe : Александр Гельевич Дугин), né à Moscou le 7 janvier 1962, est un théoricien politique russe.
Douguine est un intellectuel nationaliste, « vieux croyant » orthodoxe de la mouvance reconnaissant l'autorité du patriarche de Moscou (edinovertsy). Il est devenu un des intellectuels les plus influents de la « nouvelle Russie ».
Source (et suite) du texte : wikipedia

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Noam Chomsky: "Trump représente un risque pour l’espèce humaine"
Par Philippe Revaz, le 30 août 2016 - RTS (cliquez sur le lien pour l'interview radio)

"Vraiment effrayant", c'est ainsi que l'intellectuel américain Noam Chomsky qualifie une possible élection de Donald Trump, "un ignorant, susceptible et mégalomane qui pourrait faire n'importe quoi", à la présidence des Etats-Unis.
"Ce que Trump ferait est vraiment imprévisible. Il dit tout et son contraire. Il dit ce qui lui passe par la tête: rien.  On a là un ignorant, susceptible et mégalomane, qui pourrait faire n'importe quoi. Et en particulier avec l'arme nucléaire, c'est trop dangereux!", s'alarme le linguiste et philosophe Noam Chomsky au micro de la RTS.

Survie de l'espèce en jeu ?

Le candidat républicain "répète qu'il est un grand négociateur, que la Chine, la Russie feront ce qu'il demande. Supposez qu'il essaie et que personne ne lui obéit. Que fera-t-il ensuite? La survie de l'Espèce humaine en dépend! Prendre un tel risque, c'est vraiment effrayant", estime l'idéologue de la gauche radicale américaine.

Donald Trump "est une sorte de symbole de l'opposition aux institutions, qui est un phénomène très répandu. Et cette opposition est une conséquence des programmes néo-libéraux. Ils ont eu des effets très négatifs sur la population", estime Noam Chomsky.

Il relève aussi que près de la moitié des Américains "croient que le monde a été créé il y a 10'000 ans". Et "ce segment de la société représente une grande part du soutien à Trump. Ses supporters se sentent proches de la doctrine autoritaire, suprémaciste ou patriarcale".

dimanche 25 septembre 2016

15 ans après le 11 septembre

MAJ de la page : Daniel Ganser



15 ans après le 11 septembre : Conférence de Daniele Ganser, historien suisse (Paris, ReOpen911, 9 septembre 2016)
Auteur de : Les Armées Secrètes de l'OTAN, Ed. Demi-lune, 2011
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En fin de conférence Daniele Ganser fait référence à une étude scientifique concernant l'effondrement des trois tours : Europhysicsnews (PDF - anglais). Compte rendus en bas de page.


« Tant Trump que Clinton sont un danger pour la paix mondiale »
Interview de Daniele Ganser par Mohsen Abdelmoumen, le 21 septembre 2016 - American Herald TribuneOximity (trad.)

Mohsen Abdelmoumen : Vos travaux portent essentiellement sur la stratégie de la guerre masquée. Pouvez-vous nous expliquer ce concept ?

Dr. Daniele Ganser : Une guerre secrète, une guerre masquée, est une guerre où l'attaquant ne reconnaît pas qu'il attaque le pays cible. En 1961, par exemple, la CIA a fait une invasion de Cuba et a tenté de renverser le gouvernement de Fidel Castro. C‘était une opération secrète, et ensuite à l'Organisation des Nations Unies, l'ambassadeur américain a menti en disant: Nous n'avons rien à voir avec cela.

Quel est le rôle des médias dans la stratégie de la guerre masquée ?

Aujourd'hui, nous avons une guerre secrète contre la Syrie. En 2011, les quatre pays de l'OTAN, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et la Turquie ont attaqué la Syrie, ainsi que le Qatar et l'Arabie Saoudite. Ces six pays veulent renverser le gouvernement du président Assad. Ceci est illégal selon la Charte des Nations Unies. Mais les médias embrouillent le public. Ils répandent des histoires selon lesquelles ce que nous avons en Syrie est une guerre civile d'un dictateur brutal contre sa propre population. Avec ce récit, les médias cachent que les puissances internationales tentent de provoquer un changement de régime. Mais il y a toujours des journalistes courageux qui tentent d'informer le public sur ce qui se passe réellement. Ces journalistes rapportent par exemple comment les pays de l'OTAN coopèrent avec des terroristes en Syrie qui veulent aussi renverser Assad. Bien sûr, les pays de l'OTAN disent alors que jamais ils ne coopéreraient avec des terroristes comme al Nosra, mais seulement avec des "rebelles modérés". Donc, nous sommes au milieu d'une guerre de l'information.

lundi 15 août 2016

Escroc versus escroc

Escroc versus escroc
Par Chris Hedges, le 19 juin 2016 - Truthdig / Les Crises


Durant la préparation des élections présidentielles, les libéraux ont affiché un manque criant de conviction. Des organisations libérales telles MoveOn.org [Aller de l’avant, NdT] se sont progressivement subordonnées, de façon asse écœurante, au parti démocrate. Les médias libéraux, incarnés par MSNBC, ont liquidé de manière impitoyable ceux qui osaient s’attaquer à l’establishment du parti démocrate. Les commentateurs libéraux, tels Paul Krugman, critiquent vertement les détracteurs du monde politique, les accusant de permettre la nomination d’un candidat du camp républicain. Les libéraux s’égosillent à dire, en dépit des faits, qu’ils ne sont pas comme Ralph Nader, le “révélateur” qui a donné George W. Bush aux américains.

La classe libérale refuse de combattre pour les valeurs qu’elle prétend défendre. Elle est paralysée et piégée par la panique que façonnent les systèmes de propagande corporatifs. La seule pression à l’intérieur du système politique provient du pouvoir des entreprises (corporations). Sans contrepoids et sans la volonté de la classe libérale de défier le statuquo, nous nous enlisons de plus en plus dans un despotisme corporatif. L’argument répété d’une nécessité de soutenir « le moins pire » rend les choses encore pire.

Le changement ne se fera pas rapidement. Cela risque de prendre une décennie, voire plus. Le changement n’adviendra jamais d’une capitulation face au Parti démocrate, qui représente l’ordre établi. Nous allons accepter notre place dans la jungle politique et nous allons construire des partis et des mouvements alternatifs afin de faire s’écrouler le pouvoir des entreprises. Sans quoi, nous apercevrons l’atrophie de notre démocratie, la conversion en un état policier, ainsi que la destruction de notre écosystème.

La montée d’un démagogue tel que Donald Trump est le résultat direct de l’adoption du néolibéralisme par le Parti démocrate. Cette collusion a pour conséquence l’asservissement du Parti démocrate envers l’impérialisme américain et, ainsi, de nous vendre aux entreprises les plus offrantes. Il n’y aurait actuellement pas de Trump si Bill Clinton et le Parti démocrate n’avaient pas initialement trompé les travailleurs citoyens avec l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Cet accord a détruit le système de protection sociale, a quasiment doublé la population carcérale, a réduit les programmes des services sociaux, a offert les ondes radio et TV à une poignée d’entreprises en dérégulant la Commission des Communications Fédérale, a esquinté les pare-feu délimitant les droits et obligations des banques commerciales et d’investissements. Ces déréglementations ont, par la suite, conduit à un crash financier global qui a prolongé la récession. De plus, cet accord marque également le début d’une guerre contre nos libertés civiles. Nous sommes depuis la population la plus surveillée, la plus sur écoute, la plus photographiée et la plus profilée de l’histoire de l’humanité. Il n’y aurait pas de Trump si les Clinton et le Parti démocrate, Barack Obama inclus, n’avaient pas décidé de se prostituer aux maquereaux corporatifs.

vendredi 22 juillet 2016

Néo-conservateurs et néo-libéraux : comment les idées mortes tuent encore

Néo-conservateurs et néo-libéraux : comment les idées mortes tuent encore
Par Robert Parry, le 11 mai 2016 - Consortiumnews / Le Saker francophone



Aujourd’hui, les dangereuses idées mortes sont le néo-conservatisme et son fidèle allié, le néo-libéralisme. Ces concepts ont respectivement façonné la politique étrangère américaine et son économie, au travers des dernières décennies – et ils ont pitoyablement échoué, du moins du point de vue de la plupart des Américains et des peuples des nations ayant subi les effets de ces idéologies.

Aucune n’a profité à l’humanité, les deux ont mené à la mort et la destruction, cependant les jumeaux néo ont bâti une si puissante propagande, et un si puissant appareil politique, en particulier à Washington, qu’ils continueront surement à faire des ravages dans les prochaines années. Ce sont des idées zombies qui tuent.

Pourtant, le Parti démocrate est prêt à nominer un adhérent à ces deux néos, en la personne d’Hillary Clinton. Plutôt que d’aller au-delà du malaise de la politique du président Obama, et de ce qu’il appelle le manuel de procédures de Washington, les démocrates s’y réfugient.

Après tout, l’establishment de Washington reste ravi des deux néos, favorisant l’interventionnisme type changement de régime du néo-conservatisme, et le mondialisme libre-échangiste du néo-libéralisme. En somme, Clinton s’est avérée être la candidate clairement favorite des élites, du moins depuis que les alternatives se sont limitées au populiste milliardaire Donald Trump et au socialiste démocrate Bernie Sanders.

mercredi 13 juillet 2016

La paranoïa de l’OTAN : l’intégration eurasiatique

MAJ de la page : OTAN / Hillary Clinton

Les actions agressives de la Russie, y compris ses activités militaires provocatrices à la périphérie du territoire de l’OTAN et sa volonté avérée d’atteindre des objectifs politiques par la menace ou l’emploi de la force, constituent une source d’instabilité régionale, représentent un défi fondamental pour l’Alliance, ont nui à la sécurité euro‑atlantique, et menacent l’objectif, que nous poursuivons de longue date, d’une Europe libre, entière et en paix [sic]§5

La paranoïa de l’OTAN : l’intégration eurasiatique
Par Pepe Escobar, le 8 juillet 2016 - Sputniknews / Le Saker francophone (trad.)

Pendant que le sommet de l’OTAN à Varsovie s’amorçait, Dmitry Peskov, le porte-parole du Kremlin, n’a pu s’empêcher cette remarque lapidaire : « Ce n’est pas nous qui nous approchons des frontières de l’OTAN. »

C’est un exposé des faits. Mais les faits, l’OTAN n’en a rien à cirer, car elle ne carbure qu’aux mythes. Un des mythes solidement cuirassé à l’intérieur du périmètre à Washington est que l’OTAN ramène périodiquement les USA à assumer son « rôle traditionnel » , qui est de garantir la sécurité de l’Europe. Dans les faits, c’est plutôt le contraire, Washington devant rappeler périodiquement à ses vassaux européens la nécessité absolue d’une présence accrue de l’OTAN.

L’OTAN a trop longtemps privilégié les opérations hors zone, depuis 1993 au moins, lorsque le concept s’est échafaudé.


Cela a permis à l’OTAN de « projeter la stabilité » en Afghanistan − en échouant lamentablement dans sa guerre contre des membres de tribus armés de kalachnikovs − et en Libye, en transformant un pays stable en terre désolée ravagée par les milices.

Mais c’est encore loin d’être terminé. Il suffit de lire le point II du sommet de Varsovie : Projeter la stabilité. La mission se lit comme suit : « Pour préserver la sécurité sur son territoire, l’OTAN doit aussi projeter la stabilité au‑delà de ses frontières. »

Ce n’est rien moins que la volonté de faire de l’OTAN un « robocop » planétaire, un projet qui risque de passer à la vitesse supérieure si jamais la candidate officielle des néocons et des néolibérauxcons, Hillary Clinton, prend les commandes de la Maison-Blanche en 2017.

Mais ce qui ressort aujourd’hui, c’est que l’OTAN est revenu à sa mission (remixée) de l’époque de la Guerre froide, qui est de s’en prendre à la Russie. C’est le thème principal du sommet de Varsovie et de ce qui suivra, peu importe l’emballage médiatique.

 

Tout revient donc à « l’agression russe. » Pour défendre sa cause, l’OTAN est prête à créer un nouveau rideau de fer, même s’il est en fait plastifié, de la mer Baltique à la mer Noire, en clamant haut et fort, comme l’a fait son secrétaire-général Jens Stoltenberg, que « Si un de nos alliés est attaqué, toute l’alliance répondra d’une seule voix. »

jeudi 26 novembre 2015

"Le véritable objectif de ces guerres n’est que négatif"



Hillary Clinton, La Reine du chaos (Ed. Delga, 2015) : entretien avec Diana Johnstone et Jean Bricmont (Agenceinfolibre, 2015)
Commande Amazon : Hillary Clinton : La reine du chaos


Diana Johnstone : «La campagne américaine de dénigrement de la France semble avoir terrifié Paris»
Le 18 sept. 2015 - RT France

Universitaire, journaliste et écrivaine américaine Diana Johnstone vient de publier le livre Hillary Clinton : la reine du chaos. RT France s’est entretenu avec l’auteur au sujet du dossier syrien et le rôle que peuvent y jouer la Russie et les USA.

RT France : Dans votre livre, vous étudiez plusieurs interventions américaines dont les guerres en Irak et en Libye. A quel point le scénario syrien ressemble-t-il aux autres guerres menées par les Etats-Unis ?

Diana Johnstone : Depuis la guerre du Kosovo contre la Serbie en 1999, on voit des variations du même scénario : en Irak, en Libye et maintenant en Syrie. Sous un prétexte ou un autre, les faiseurs d’opinion occidentaux proclament un état d’urgence dans le pays ciblé, dû aux agissements d’un «dictateur» qui «doit partir». En Syrie, comme en Libye et au Kosovo, l’OTAN soutient militairement un groupe de rebelles sans trop se préoccuper de ses antécédents criminels ou de ses objectifs réels, en présentant ses membres comme des «victimes» qui souhaitent installer «la démocratie». Après des bombardements humanitaires, le pays ainsi «sauvé» sombre dans le chaos.

RT France : Est-ce une guerre gagnée pour les Etats-Unis ?

D.J. : La caractéristique principale de ces guerres menées par les Etats-Unis est qu’elles ne sont ni gagnées ni perdues, dans le sens que l’on atteint jamais «la démocratie» proclamée comme objectif. On casse une société, produisant un désordre ingérable dont l’un des résultats est de provoquer des flots de réfugiés qui déferlent aujourd’hui sur l’Europe. C’est vrai, même pour la première guerre de la série. Sait-on que le deuxième plus grand nombre de demandeurs d’asile en Europe depuis des mois sont les Albanais du Kosovo, qui fuient leur pays «libéré» par l’OTAN ?

RT France : Quel est donc l’objectif de ces guerres ?

D.J. : Le véritable objectif de ces guerres n’est que négatif. Il ne s’agit pas de créer des démocraties et de défendre les droits de l’homme, mais de détruire un pays qui ne correspondrait pas aux impératifs de l’hégémonie américaine.

En 2003, la France a eu le courage, applaudie par la plupart des pays du monde, de refuser la guerre américaine qui a détruit l’Irak, guerre qui a fait le lit du soi-disant «Etat Islamique». Malheureusement, la campagne américaine de dénigrement de la France semble avoir terrifié Paris et incité les dirigeants qui ont succédé à Chirac à rentrer dans le rang.

mardi 20 janvier 2015

Qui finance le terrorisme ?

Quelques éléments de réponse à propos d'Al-Quaida et de Daech.



Hillary Clinton rappelle que les USA ont financé Al-Quaida
La traduction est sujet à controverse, elle dit  "funded" (financé) et non "founded" (fondé).

"Souvenons-nous que les gens contre qui nous nous battons aujourd'hui (Al-Quaida), nous les avons financé il y a 20 ans..."
Hilary Clinton (extrait de la vidéo ci-dessus)

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