Affichage des articles dont le libellé est terrorisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est terrorisme. Afficher tous les articles

jeudi 7 décembre 2017

Sécurité nucléaire : le grand mensonge


Sécurité nucléaire : le grand mensonge (France, 2015)

Classée secret défense, la sécurité nucléaire reste aujourd’hui la zone opaque d’une industrie exposée au risque terroriste. Captivante autant qu’alarmante, cette enquête internationale révèle d'énormes failles en la matière.
Alors que les accidents de Tchernobyl ou de Fukushima ont alerté sur la sûreté nucléaire, la sécurité des installations, classée secret défense, reste encore entourée d’un épais mystère. Pourtant, au-delà de la vulnérabilité des sites mise en lumière par les opérations de militants écologistes, l’enquête sur les attentats de Bruxelles de mars 2016 a révélé que le nucléaire belge constituait bien une cible potentielle pour des terroristes en quête d’armes de destruction massive. De l’attentat-suicide et la chute d’un avion de ligne sur un réacteur aux cyberattaques en passant par les drones, les actes de sabotage ou la fabrication artisanale de bombes sales – un mélange d’explosifs et de matières radioactives –, les menaces, reconnues par les experts, sont réelles. Dès lors, comment nos installations sont-elles protégées pour affronter ces risques multiples et comment la communauté internationale s’organise-t-elle pour sécuriser les matières et éviter les trafics ?

Glaçant
Des États-Unis à l'Allemagne en passant par la France et la Belgique, cette enquête révèle les failles abyssales des systèmes de protection de sites nucléaires, conçus pour la plupart avant les attaques du 11-Septembre. Interrogeant experts, politiques et activistes de Greenpeace, le film montre aussi comment l’industrie nucléaire, aujourd’hui souvent déficitaire et surendettée, peine à mettre en œuvre des mesures efficaces – et forcément coûteuses – face au risque terroriste. On découvre ainsi qu'aucune norme internationale n'est imposée aux États nucléarisés, notamment pour ce qui concerne la sécurisation des matières les plus dangereuses, malgré les tentatives de Barack Obama, initiateur du Sommet mondial sur la sécurité nucléaire... Le silence qui entoure cette menace au nom de la confidentialité face à un ennemi potentiel prive de surcroît la société civile du légitime débat sur sa sécurité, quand les décisions pour la garantir relèvent du politique. Une investigation glaçante sur l’un des secrets les mieux gardés au monde.
Source : Arte

Lire aussi sur Bastamag : Dossier Risque Nucléaire 

mardi 23 février 2016

« Terrorisme, une focalisation excessive »



« Terrorisme, une focalisation excessive » 
Par Pascal Boniface, le 15/02/2016 - La Croix

Pour Pascal Boniface, directeur de l’Iris (1), la menace terroriste ne saurait constituer le seul horizon de la réflexion stratégique et de l’action politique. Car il existe bien d’autres causes de mortalité qui doivent aussi nous préoccuper.

La menace terroriste est devenue le centre de l’horizon médiatique, politique et stratégique français. Pourrait-il en être autrement ? Les attentats des 7 et 9 janvier 2015 et ses 15 morts, le plus grand nombre de victimes du terrorisme depuis cinquante ans sur le territoire français, avaient frappé la nation au plus profond. Elle avait fait face avec près de quatre millions de citoyens manifestant leur refus de céder à la peur. Mais le 13 novembre, c’est 130 personnes qui perdirent la vie du fait d’attentats. Une escalade dans l’horreur, et dans les réactions qui ont suivi.

C’est devenu le sujet numéro un pour les médias qui ont vu leur nombre de téléspectateurs, auditeurs et lecteurs fortement augmenter et pour les responsables politiques qui doivent répondre à une demande de protection et de sécurité du public.

Dans l’ensemble, les Français ont réagi avec une très grande dignité à ces drames. Mais ils sont anxieux et ont besoin d’être rassurés.

Ne pas tomber dans le piège qui nous est tendu

On peut cependant se demander si, malgré l’intérêt marqué du public, on ne parle pas trop du terrorisme ? Et si, ce faisant, on ne tombe pas dans le piège qui nous est tendu ? Dès 1962, Raymond Aron écrivait que « les effets psychologiques du terrorisme étaient hors de proportion avec les résultats purement physiques ». C’est encore plus vrai à l’heure des chaînes d’informations permanentes parce que c’est exactement ce que recherchent ceux qui ont frappé et veulent encore le faire : marquer les esprits et prendre le leadership sur l’agenda. Ne risque-t-on pas alors de susciter un effet de galvanisation chez les terroristes, qui vont crier victoire au vu de l’ampleur des réactions qu’ils suscitent ? Cela leur permet de consolider leurs recrutements. Ne crée-t-on pas un effet d’imitation ou d’entraînement pour des esprits faibles qui pourraient, par mimétisme, essayer à leur tour de tenter de commettre un attentat ? Ne risque-t-on pas de nourrir un climat anxiogène qui pèse sur le moral de la nation et l’activité économique, à vivre dans l’angoisse de nouvelles frappes qui peuvent survenir à tout moment ? Et du coup de donner une victoire symbolique aux terroristes qui seront parvenus à marquer les esprits ?

mardi 2 juin 2015

Le terrorisme islamique selon le GRU

Le général Igor Sergune, chef du GRU (Services de renseignement russes) accuse les États Unis et leurs alliés d’avoir fabriqué le réseau terroriste islamique transnational.

Présentation faite à la 4e conférence de Moscou sur la sécurité internationale le 16 avril 2015.
Sujet : Sécurité globale : transformation radicale ou création de nouvelles règles du jeu ?
Titre du discours : Les sujets brûlants de la lutte globale contre le terrorisme


Mesdames, Messieurs,

Un des plus dangereux défis de notre époque est celui du terrorisme international, qui est en train de prendre rapidement une tournure politique et de devenir une vraie force en essayant de prendre le pouvoir dans certains pays.

Nous assistons à une véritable expansion mondiale de l’activité des organisations terroristes, dans le sens d’un élargissement géographique, d’un renforcement des relations entre des groupes autrefois disparates ainsi qu’à une rapide capacité d’adaptation aux changements de situation.

Parmi ces organisations terroristes, le rôle de celles se réclamant de l’islam radical augmente. Leurs chefs collaborent de plus en plus pour chercher à créer des zones d’instabilité, non seulement à l’intérieur de quelques pays mais touchant des régions entières.

Ce terrorisme international émergent a pour but de restaurer, par des moyens militaires, un grand califat à l’intérieur de frontières qui s’étendent du Moyen-Orient au Caucase, en Afrique du Nord et dans la péninsule ibérique. Une campagne pour la formation d’un front uni pour un  djihad global fut annoncée, avec l’objectif de conduire une lutte armée contre  les principaux ennemis de l’islam, qui sont les États-Unis, les pays d’Europe occidental, la Russie et les pays musulmans ayant un gouvernement séculier.

dimanche 19 avril 2015

« Guerre contre le terrorisme » entre deux et huit millions de morts

Des victimes sans valeur : les quatre millions de musulmans tués dans les guerres occidentales depuis 1990
Par Nafeez Ahmed, le 15 avril 2015

Des recherches prouvent que la « guerre contre le terrorisme » menée par les Etats-Unis a tué pas moins de 2 millions de personnes ; mais ce chiffre n’est qu’une fraction de l’ensemble des morts dont l’Occident s’est rendu responsable en Irak et en Afghanistan depuis 1990.

Le mois dernier, Physicians for Social Responsibility (PRS), organisation basée à Washington DC, a publié une étude historique qui conclut que le nombre de morts occasionnées au cours des dix ans de la « guerre contre le terrorisme », lancée suite aux attentats du 11 septembre, s’élève à au moins 1,3 million de personnes et pourrait atteindre 2 millions de personnes.
Produit par un groupe de médecins lauréat du prix Nobel de la paix, ce rapport de quatre-vingt-dix-sept pages est le premier à comptabiliser le nombre total de victimes civiles des interventions antiterroristes des Etats-Unis en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.
Le rapport de PSR a été rédigé par une équipe interdisciplinaire d’éminents spécialistes de la santé publique, dont le Dr Robert Gould, directeur de la sensibilisation et de l’éducation des professionnels de la santé au centre médical de l’université de Californie, à San Francisco, ainsi que le Pr Tim Takaro, de la faculté des sciences de la santé de l’université Simon Fraser.
Ce rapport a été presque complètement ignoré par les médias anglophones, bien qu’il s’agisse de la première tentative effectuée par un organisme de santé publique d’importance mondiale de produire un calcul scientifiquement solide du nombre de victimes de la « guerre contre le terrorisme » dirigée par les Etats-Unis et la grande Bretagne.

vendredi 30 janvier 2015

Naissance d'un Etat terroriste



E.I., naissance d'un état terroriste (Suisse, 2015)

"On estime que l'Etat islamique contrôle 24 banques en Irak et e n Syrie et ce qui est tout à fait étonnant c'est que ces banques fonctionnent toujours à l'heure ou on parle et ces banques effectuent des transactions internationales (sic). Ultime provocation, la création d'une nouvelle monnaie indexée sur l'or."

On n’avait jamais entendu parler de ce mouvement il y a encore un an. Aujourd’hui, le groupe Etat islamique règne sur un territoire grand comme 8 fois la Suisse, où vivent 10 millions d’habitants. Doté d’une fortune comparable à celle d’un Etat africain, il attire des combattants du monde entier, notamment des Suisses. Comment s’explique l’ascension fulgurante de cette «multinationale» devenue numéro 1 de la terreur ? D’où vient l’argent ? Le groupe Etat islamique peut-il encore étendre son territoire ? Enquête sur la naissance et le modèle économique de cette organisation.
Pour Temps Présent, les journalistes Jérôme Fritel et Stéphane Villeneuve ont passé un mois en Irak et en Turquie, aux frontières du territoire contrôlé par le groupe Etat islamique (EI). Leur objectif : enquêter sur le modèle économique et la naissance d’une organisation, dont la fulgurante ascension bouleverse tous les enjeux géopolitiques de la région.

dimanche 25 janvier 2015

Politique de contre-radicalisation en France



Interview Pierre Conesa. Politique de contre-radicalisation en France (Thinkerview, 2015)

"Le terrorisme ne se combat pas par la guerre" (20.01.2015)

Comment lutter contre la radicalisation ? Deux semaines après les attentats qui ont fait 17 morts en France, la question est au centre du débat. Pour Pierre Conesa, ex-haut fonctionnaire au ministère de la Défense et auteur d'un rapport sur ce sujet, il faut d'abord s'appuyer sur "les élites musulmanes". Autre priorité : se resituer sur la scène internationale.
"Quelle politique de contre-radicalisation ?" C'est le titre du rapport rendu par Pierre Conesa fin décembre 2014 à la Fondation d'aide aux victimes du terrorisme. Après le choc provoqué par les attentats meurtiers des 7 et 9 janvier derniers à Paris, c'est la question de l'après qui se pose. Et notamment celle de la lutte contre la radicalisation.

mardi 20 janvier 2015

Qui finance le terrorisme ?

Quelques éléments de réponse à propos d'Al-Quaida et de Daech.



Hillary Clinton rappelle que les USA ont financé Al-Quaida
La traduction est sujet à controverse, elle dit  "funded" (financé) et non "founded" (fondé).

"Souvenons-nous que les gens contre qui nous nous battons aujourd'hui (Al-Quaida), nous les avons financé il y a 20 ans..."
Hilary Clinton (extrait de la vidéo ci-dessus)

mercredi 10 décembre 2014

Terrorisme étasunien

Par Noam Chomsky - 21 octobre 2014

« ICH » – « TeleSur » – Un sondage international a révélé que les États-Unis arrivaient largement en tête de « la plus grande menace actuelle pour la paix dans le monde », loin devant le Pakistan classé second, aucun autre pays ne pouvant rivaliser.

Imaginez que la une de la Pravda fasse état d’une étude du KGB passant en revue les principales opérations terroristes conduites par le Kremlin à travers le monde, dans le but de déterminer les facteurs ayant conduit à leur succès ou à leur échec, et finalement concluant que, malheureusement, les succès ont été si rares qu’il convient de quelque peu repenser leur politique. Supposez que l’article se poursuive par une citation où Poutine déclare qu’il a demandé au KGB de mener ces recherches afin de trouver des exemples de « financement et de fournitures d’armes à une insurrection dans un pays, qui aient finalement porté leurs fruits. Et ils n’ont pas pu trouver grand-chose. » De sorte qu’il soit devenu réticent à poursuivre de tels efforts.

Si, scénario presque inimaginable, un tel article devait paraître, les cris scandalisés et les hurlements d’indignation s’élèveraient jusqu’au ciel, et la Russie serait sévèrement condamnée – ou pire – non seulement pour ce violent dossier terroriste ouvertement reconnu, mais aussi pour les réactions de ses dirigeants et de sa classe politique : parfaite indifférence, sauf pour la question de l’efficacité du terrorisme d’État russe et des possibilités d’amélioration de ses méthodes.

Il est en effet bien difficile d’imaginer qu’un tel article puisse voir le jour, sauf que c’est ce qui vient d’arriver – ou presque.

Le 14 octobre, le principal article du New York Times faisait état d’une étude de la CIA passant en revue les principales opérations terroristes conduites par la Maison Blanche à travers le monde, dans le but de déterminer les facteurs ayant conduit à leur succès ou à leur échec, et finalement concluant que, malheureusement, les succès ont été si rares qu’il convient de quelque peu repenser leur politique. L’article continuait par une citation où Obama déclare qu’il a demandé à la CIA de mener ces recherches afin de trouver des exemples de « financement et de fournitures d’armes à une insurrection dans un pays, qui aient finalement porté leurs fruits. Et ils n’ont pas pu trouver grand-chose. » De sorte qu’il est devenu réticent à poursuivre de tels efforts.

Il n’y eut pas de cris scandalisés, pas d’indignation, rien.

lundi 11 août 2014

Le terrorisme d'Etat



John Pilger, Goldman Sachs, les nouveaux maîtres du monde (2001)



John Pilger, Guerre pour la démocratie (2007)



John Pilger, La guerre invisible (2010)

John Pilger, né le 9 octobre 1939 à Sydney (Australie, est un journaliste, scénariste et réalisateur australien.Pilger a été correspondant de guerre au Viêt-nam, au Cambodge, en Égypte, en Inde, au Bangladesh et au Biafra. L'un de ses premiers films, Year Zero (Année Zéro) a attiré l'attention de la communauté internationale sur les violations des droits de l'Homme commises par les Khmers rouges au Cambodge.
Pilger a obtenu de nombreux prix de journalisme et d'associations des droits de l'Homme (...)
Source (et suite) du texte : wikipedia
Site officiel : John Pilger



Le terrorisme d'Etat (interview, 2007)
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...