Voir aussi : L'Affaire de Pont Saint-Esprit, expliquée par le pain qui rend fou (Ina, 1951)
Pain maudit à Pont Saint-Esprit : de l'ergot dans le pétrin ? 18 nov. 2017
Pain maudit à Pont Saint-Esprit : Pont sous LSD ? 19 nov. 2017
Olivier Pighetti, Un village empoisonné par la CIA ? Pont-Saint-Esprit 1951 (France 3, 8 juillet 2015)
(suivi du témoignage de Karen Wetmore sur le projet MK-Ultra, à partir de 35')
Le 17 août 1951 à Pont-Saint-Esprit, dans le Gard, le village entier semble pris de folie, après ce qui ressemble à une banale intoxication collective. Pendant une semaine, les scènes surréalistes s'enchaînent, avec des habitants en proie au délire et à des hallucinations. A l'issue de cette semaine, on déplore cinq morts et 300 malades, dont une soixantaine internée dans des hôpitaux psychiatriques. En 2009, le journaliste américain Hank Albarelli assure dans un livre que le village aurait été victime d'une expérience sur les effets du LSD, menée conjointement par l'armée américaine et la CIA. Une théorie qui prend place aux côtés de l'empoisonnement par l'ergot de seigle ou les mycotoxines dans le catalogue des hypothèses.
Source : France 3
Déclassifié : La CIA a empoisonné tout un village français avec du LSD lors d'une expérience massive de contrôle mental
Par Jay Syrmopoulos, le 5 novembre 2017 - The Free Thougt Project / Sott (trad.)
La CIA a intentionnellement administré du LSD à un village français dans le cadre d'une expérience de contrôle mental très secrète, selon des documents publiés dans le cadre de la FOIA (la loi sur la liberté d'information).
Pendant des décennies, après qu'un village français ait été frappé par des hallucinations et une démence de masse en 1951, il était généralement admis que le problème venait de la farine d'une boulangerie locale qui aurait été contaminée par l'ergot, un champignon toxique présent naturellement sur le seigle et causant des hallucinations. Cependant, une découverte faite par un journaliste d'investigation faisant des recherches pour un livre sur cet incident, a révélé des preuves accablantes que la nourriture du village avait été intentionnellement contaminée par du LSD dans le cadre d'une expérience secrète de contrôle mental de la CIA.
Le 16 août 1951, de nombreux habitants de la région furent soudainement frappés d'horribles hallucinations de feu, de dragons et de serpents. Des dizaines d'entre eux furent enfermés dans des asiles et des centaines d'autres furent abandonnés à divers degrés de folie. L'incident est connu localement comme « le mystère du Pain Maudit » .
Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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dimanche 26 novembre 2017
mercredi 26 avril 2017
2017, Le coup d'état
Le 24 mars 2017 - Network point zero
Avertissement :
Les informations qui ont été utilisées pour cette analyse ont été recoupées et vérifiées conformément aux principes de la charte journalistique de Munich. Elles ont pour origine des articles de presse, interviews télé, images et ouvrages dont les auteurs sont connus et reconnus pour la fiabilité de leurs recherches. Il serait trop long de les énumérer ici. Loin de tout name-droping, vous trouverez en fin de publication les références. Mais tout est vérifiable. Attention, cependant aux sites complotistes, confusionnistes où d’extrême droite. Assurez vous que les sites que vous consultez soient reconnus pour le sérieux de leurs publications. Préférez les sites de recherches universitaires. A ceux qui disent que cet article est complotiste, il s’agit, tout simplement, d’un propos irresponsable qui a pour objectif de discréditer toutes critiques à l’égard de pratiques qui mettent en danger la démocratie. Mais plus grave encore cela permet de les avaliser. Il est urgent de cesser ce genre d’accusation un peu simpliste et de poser les vraies questions. En l’occurence a-t-on oui ou non utilisé l’appareil d’État à des fins de stratégies politiques? Les relais d’influence sont -ils réels ? Les media et les instituts de sondage sont ils indépendants? etc. Ce sont les questions centrales du débat.
Propos liminaires.
Une fois de plus, cet article est long. Prenez le temps de le lire tranquillement, mais lisez le. Il révèle comment certains acteurs ont préparé minutieusement ce qu’il faut bien appeler un coup d’État. Il s’agit pour eux de pérenniser, coûte que coûte, la politique engagée par François Hollande. Alors qu’ils se persuadent de servir les desseins heureux de la France, ces putschistes sont en passe de réussir leur ultime objectif, celui de faire perdre à notre pays son libre arbitre, en soumettant son peuple et en violant la démocratie
L’heure est grave.
Avant –propos.
En 2005, vous avez, pour certains d’entre vous, participé au referendum du TCE (Traité pour une Constitution Européenne) vous avez détesté le battage médiatique outrancier pour le « oui » ? Vous avez applaudi son rejet par 55% des Français ? Vous avez protesté contre la transformation du TCE en Traité de Lisbonne adopté par le Parlement réuni en Congrès en 2012 ? Vous avez hurlé au déni de démocratie ? Un coup porté à la voix du peuple…un véritable coup d’État ?
Eh bien c’est, à peu de chose près, ce qui se passe aujourd’hui pour faire élire un candidat choisi par la même oligarchie, par les mêmes élus de gauche et de droite, par les mêmes media et pour les mêmes objectifs. Exactement les mêmes. De VGE à Cohn Bendit en passant par Hollande et Bayrou, de TF1 à Libération, du Monde au journal Les Échos, les Pineau, Arnault, Bolloré, tous participent à la promotion d’un seul et même vœu… le « oui » pour Emmanuel Macron.
Dans « Macron ciblé par la CIA » publié sur ce même blog [aussi en bas de page] (que je vous conseille de lire avant cette publication) il a été démontré comment ce jeune banquier-énarque a été porté au cœur de l’appareil d’État par des apparatchiks européistes et atlantistes.
Aujourd’hui, il est l’heure pour ces gens là de passer à la phase opérationnelle. Ce qui se prépare en France à l’occasion de ces élections présidentielles peut être qualifié de coup d’État, tant les séquences collent exactement à la définition qu’en font des spécialistes.
jeudi 9 mars 2017
CIA : le plus grand pirate de la planète
Après le scandale des écoutes de la NSA celui des piratages informatiques de la CIA.
Source WikiLeaks : Vault 7: CIA Hacking Tools Revealed
Lire aussi sur RT :
WikiLeaks met en ligne plus de 8 000 documents de la CIA révélant ses capacités de piratage, le 7 mars 2017
85% des smartphones dans le monde contrôlés par la CIA, révèle WikiLeaks, le 8 mars 2017
«La CIA a créé sa propre "NSA"» : WikiLeaks met en lumière le cyber-arsenal de la CIA, le 8 mars
Vault 7 : WikiLeaks précise que ce n'est qu'un début, le 8 mars 2017
Vault 7 : la CIA affirme avoir été au courant, et accuse des fournisseurs, le 8 mars 2017
Révélations de Wikileaks : Berlin veut une enquête sur l’existence d’une base de la CIA à Francfort, le 8 mars 2017
Vault 7 : Wikileaks va fournir aux sociétés high-tech un accès exclusif aux malwares de la CIA, le
9 mars 2017
Espionnage de la campagne présidentielle française de 2012 : Wikileaks publie des ordres de la CIA, le 16 févr. 2017
Sur Sputniknews :
Ce logiciel de la CIA transforme le Wi-Fi des smartphones Android en outil d’espionnage, le 8 mars 2017
Les fameux «pirates russes» étaient donc la CIA? Twitter réagit aux fuites de WikiLeaks, le 8 mars 2017
Comment la CIA parvient à lire les messages de WhatsApp
Par Anouch Seydtaghia, le 8 mars 2017 - Le Temps
Les révélations de WikiLeaks indiquent que les Etats-Unis sont capables de pénétrer dans n’importe quel téléphone. Du coup, le chiffrement de WhatsApp, Telegram ou Signal est dans ces cas inefficace
Près de 9000 pages de documents, des millions de lignes de code et une liste de dizaines d’appareils pouvant être piratés. En publiant mardi soir des révélations sur les données en main de la CIA, WikiLeaks a déclenché une onde de choc. Des téléviseurs de Samsung aux iPhone, en passant par WhatsApp sur Android, tous ces produits et services sont susceptibles, selon les documents mis en ligne par WikiLeaks, d’être espionnés par l’agence de renseignement américaine.
Le choc est d’autant plus grand que depuis avril 2016 et la décision de WhatsApp de chiffrer toutes les conversations, ses concurrents ont suivi et la majorité des applications de messagerie sont considérées comme inviolables. WhatsApp utilise, comme certains de ses concurrents, le protocole Signal, qui permet un cryptage absolu des messages – la société elle-même n’y a pas accès. Or WikiLeaks, en dévoilant le set de document «Vault 7» de la CIA, a montré que l’agence avait accès à tous les messages, sur tous les téléphones. Et ce alors même que le FBI, la police fédérale américaine avait critiqué, début 2016, le chiffrement de WhatsApp.
Chiffrement contourné
Comment la CIA agit-elle? En prenant le contrôle total de l’appareil, à distance. «Il ne s’agit pas d’une défaite du chiffrement. Si vous compromettez un téléphone, vous ne vous souciez plus du tout de chiffrement», expliquait Nicholas Weaver, chercheur à l’International Computer Science Institute de Berkeley en Californie, cité par le site spécialisé Wired. En piratant les appareils en amont, la CIA a ainsi pu déjouer tous les processus de protection des applications. «L’agence utilise une combinaison de logiciels malveillants (malwares), de virus, de chevaux de Troie et de failles inconnues des fabricants pour accéder aux appareils», expliquait le site spécialisé Cnet.com. Cette collection d’outils semble avoir été rachetée par la CIA, jour après jour, à des tiers.
Apple a été particulièrement ciblé. Selon WikiLeaks, une unité spéciale de la CIA était chargée d'«infester, contrôler et exfiltrer des données des iPhone». Contacté par le site spécialisé Techcrunch, l’entreprise californienne n’a pas tardé à réagir: «[…] Près de 80% de nos clients utilisent la dernière version du système disponible. Nos analyses indiquent que beaucoup des failles rendues publiques aujourd’hui ont déjà été traitées dans notre système, et nous allons continuer à identifier et traiter rapidement des vulnérabilités.»
Perte de contrôle
La CIA dispose ainsi d’armes plus puissantes que celles de la NSA, agence américaine de renseignement électronique qui se concentrait sur la mise à l’écoute des centres de données des géants de la technologie. On ne sait pas si ces armes ont été utilisées pour de l’écoute à grande échelle ou pour du piratage ciblé sur certains individus. WikiLeaks estime en plus que «récemment, la CIA a perdu le contrôle de la majorité de son arsenal de piratage […]. Cette collection extraordinaire, qui consiste en plusieurs centaines de millions de lignes de code, donne à son propriétaire l’entier de la capacité de hacking de la CIA.»
De quoi faire frémir Bruce Schneier, l’un des spécialistes de cybersécurité le plus reconnu. Sur son blog, l’Américain écrivait qu'«il semble que les documents n’ont pas été pris chez la CIA et donnés à WikiLeaks. Ils ont circulé dans la communauté pendant un moment avant qu’une partie d’entre eux n’ait été transmise à WikiLeaks. Il y a donc davantage de documents, et certains pourraient être publiés à l’avenir.»
Source WikiLeaks : Vault 7: CIA Hacking Tools Revealed
Lire aussi sur RT :
WikiLeaks met en ligne plus de 8 000 documents de la CIA révélant ses capacités de piratage, le 7 mars 2017
85% des smartphones dans le monde contrôlés par la CIA, révèle WikiLeaks, le 8 mars 2017
«La CIA a créé sa propre "NSA"» : WikiLeaks met en lumière le cyber-arsenal de la CIA, le 8 mars
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Vault 7 : Wikileaks va fournir aux sociétés high-tech un accès exclusif aux malwares de la CIA, le
9 mars 2017
Espionnage de la campagne présidentielle française de 2012 : Wikileaks publie des ordres de la CIA, le 16 févr. 2017
Sur Sputniknews :
Ce logiciel de la CIA transforme le Wi-Fi des smartphones Android en outil d’espionnage, le 8 mars 2017
Les fameux «pirates russes» étaient donc la CIA? Twitter réagit aux fuites de WikiLeaks, le 8 mars 2017
Comment la CIA parvient à lire les messages de WhatsApp
Par Anouch Seydtaghia, le 8 mars 2017 - Le Temps
Les révélations de WikiLeaks indiquent que les Etats-Unis sont capables de pénétrer dans n’importe quel téléphone. Du coup, le chiffrement de WhatsApp, Telegram ou Signal est dans ces cas inefficace
Près de 9000 pages de documents, des millions de lignes de code et une liste de dizaines d’appareils pouvant être piratés. En publiant mardi soir des révélations sur les données en main de la CIA, WikiLeaks a déclenché une onde de choc. Des téléviseurs de Samsung aux iPhone, en passant par WhatsApp sur Android, tous ces produits et services sont susceptibles, selon les documents mis en ligne par WikiLeaks, d’être espionnés par l’agence de renseignement américaine.
Le choc est d’autant plus grand que depuis avril 2016 et la décision de WhatsApp de chiffrer toutes les conversations, ses concurrents ont suivi et la majorité des applications de messagerie sont considérées comme inviolables. WhatsApp utilise, comme certains de ses concurrents, le protocole Signal, qui permet un cryptage absolu des messages – la société elle-même n’y a pas accès. Or WikiLeaks, en dévoilant le set de document «Vault 7» de la CIA, a montré que l’agence avait accès à tous les messages, sur tous les téléphones. Et ce alors même que le FBI, la police fédérale américaine avait critiqué, début 2016, le chiffrement de WhatsApp.
Chiffrement contourné
Comment la CIA agit-elle? En prenant le contrôle total de l’appareil, à distance. «Il ne s’agit pas d’une défaite du chiffrement. Si vous compromettez un téléphone, vous ne vous souciez plus du tout de chiffrement», expliquait Nicholas Weaver, chercheur à l’International Computer Science Institute de Berkeley en Californie, cité par le site spécialisé Wired. En piratant les appareils en amont, la CIA a ainsi pu déjouer tous les processus de protection des applications. «L’agence utilise une combinaison de logiciels malveillants (malwares), de virus, de chevaux de Troie et de failles inconnues des fabricants pour accéder aux appareils», expliquait le site spécialisé Cnet.com. Cette collection d’outils semble avoir été rachetée par la CIA, jour après jour, à des tiers.
Apple a été particulièrement ciblé. Selon WikiLeaks, une unité spéciale de la CIA était chargée d'«infester, contrôler et exfiltrer des données des iPhone». Contacté par le site spécialisé Techcrunch, l’entreprise californienne n’a pas tardé à réagir: «[…] Près de 80% de nos clients utilisent la dernière version du système disponible. Nos analyses indiquent que beaucoup des failles rendues publiques aujourd’hui ont déjà été traitées dans notre système, et nous allons continuer à identifier et traiter rapidement des vulnérabilités.»
Perte de contrôle
La CIA dispose ainsi d’armes plus puissantes que celles de la NSA, agence américaine de renseignement électronique qui se concentrait sur la mise à l’écoute des centres de données des géants de la technologie. On ne sait pas si ces armes ont été utilisées pour de l’écoute à grande échelle ou pour du piratage ciblé sur certains individus. WikiLeaks estime en plus que «récemment, la CIA a perdu le contrôle de la majorité de son arsenal de piratage […]. Cette collection extraordinaire, qui consiste en plusieurs centaines de millions de lignes de code, donne à son propriétaire l’entier de la capacité de hacking de la CIA.»
De quoi faire frémir Bruce Schneier, l’un des spécialistes de cybersécurité le plus reconnu. Sur son blog, l’Américain écrivait qu'«il semble que les documents n’ont pas été pris chez la CIA et donnés à WikiLeaks. Ils ont circulé dans la communauté pendant un moment avant qu’une partie d’entre eux n’ait été transmise à WikiLeaks. Il y a donc davantage de documents, et certains pourraient être publiés à l’avenir.»
jeudi 12 janvier 2017
Fake news et pensée unique
MAJ de la page : Nouvelle théorie du complot made in CIA
Fanny Ardant remontée contre les journalistes et la "pensée unique" (Arte, le 28', le 11 janvier 2017)
La réelle signification du rapport de la Direction du renseignement US sur « le choix de la Russie d’interférer dans l’élection »
Par Le Saker, Le 8 janvier 2017
Je dois avouer que ma première réaction a été d’ignorer tout simplement ce rapport comme étant une charge inutile d’absurdités. Puis j’ai remarqué un blogueur ukrainien, Anatoli Sharii, qui se moque de ce rapport pendant plus de 10 minutes. En l’écoutant, ma première réaction a été « ce n’est pas possible – Sharii exagère ». Mais ensuite, Sharii a commencé à citer le rapport en long et en large et je ne pouvais en croire mes yeux (j’ai lu le texte original en anglais que Sharii avait traduit en russe) : chaque mot que prononçait Sharii était vrai. C’est alors que j’ai décidé de télécharger ce document et de le lire. Il est incrusté ici pour que vous puissiez le lire aussi. Lisez le texte entier, s’il vous plaît. Il est absolument incroyable.
Source (et suite) du texte : Le Saker francophone
Le président « bon » et le président « méchant »
Par Manlio Dinucci, le 12 Jan 2017 - Il Manifesto / Investig'action
Barack Obama fut « santo subito » (« saint immédiatement ») : à peine entré à la Maison Blanche il fut décoré préventivement en 2009 du Prix Nobel de la paix grâce à « ses extraordinaires efforts pour renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples ». Alors que son administration préparait déjà secrètement, par l’intermédiaire de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, la guerre qui deux ans plus tard allait démolir l’état libyen, en s’étendant ensuite à la Syrie et à l’Irak via des groupes terroristes fonctionnels à la stratégie USA/Otan.
Donald Trump est par contre « démon immédiatement », avant même d’entrer à la Maison Blanche. Il se trouve accusé d’avoir usurpé le poste destiné à Hillary Clinton, grâce à une opération maléfique ordonnée par le président russe Poutine. Les «preuves » sont fournies par la Cia, la plus experte en matière d’infiltrations et coups d’état. Il suffit de rappeler ses opérations pour provoquer et conduire les guerres contre le Vietnam, le Cambodge, le Liban, la Somalie, l’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Libye et la Syrie ; ses coups d’état en Indonésie, Salvador, Brésil, Chili, Argentine, Grèce. Des millions de personnes emprisonnées, torturées et tuées ; des millions déracinées de leurs terres, transformées en réfugiés objet d’une véritable traite des esclaves. Surtout les fillettes et jeunes femmes, soumises en esclavage, violées, contraintes à se prostituer.
Fanny Ardant remontée contre les journalistes et la "pensée unique" (Arte, le 28', le 11 janvier 2017)
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La réelle signification du rapport de la Direction du renseignement US sur « le choix de la Russie d’interférer dans l’élection »
Par Le Saker, Le 8 janvier 2017
Je dois avouer que ma première réaction a été d’ignorer tout simplement ce rapport comme étant une charge inutile d’absurdités. Puis j’ai remarqué un blogueur ukrainien, Anatoli Sharii, qui se moque de ce rapport pendant plus de 10 minutes. En l’écoutant, ma première réaction a été « ce n’est pas possible – Sharii exagère ». Mais ensuite, Sharii a commencé à citer le rapport en long et en large et je ne pouvais en croire mes yeux (j’ai lu le texte original en anglais que Sharii avait traduit en russe) : chaque mot que prononçait Sharii était vrai. C’est alors que j’ai décidé de télécharger ce document et de le lire. Il est incrusté ici pour que vous puissiez le lire aussi. Lisez le texte entier, s’il vous plaît. Il est absolument incroyable.
Source (et suite) du texte : Le Saker francophone
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Prétendre que des hackers russes auraient influencé les élections américaines n’est pas tenable
Prise de position d’anciens spécialistes des services secrets américains, le 9 janvier 2017
Le fait que, dans les débats hystériques concernant la prétendue influence de la Russie sur les élections américaines, les services de renseignements américains prétendent avoir des «indices circonstanciés» est un mystère pour les anciens spécialistes des renseignements américains; car si ces cyber-attaques avaient réellement eu lieu, les services secrets pourraient présenter des preuves irréfutables.
Source (et suite) du texte : Horizons et débats
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Quand BuzzFeed (et 4Chan ?) devient une source fiable pour L’Obs (bravo à Boris Manenti !)
Par Olivier Berruyer, le 12 janvier 2017
Une nouvelle preuve de l’intégrité de certains médias… Cela en devient fascinant, surtout après la bouffée délirante d’Alep, alors qu’ils n’ont que le mot fake news à la bouche…
Bref, comment attenter une fois de plus à la Démocratie, et faire le jeu des populistes.
Il va devenir temps de réfléchir sérieusement aux moyens de sanctionner de telles violations de la Charte d’éthique professionnelle des journalistes.
Ce que contient le rapport de 35 pages qui accable Donald Trump
Source : Le Nouvel Obs, Boris Manenti, 11-01-2017
Une série de notes rédigées par un ancien agent du contre-espionnage britannique met en relief le chantage exercé par la Russie sur le président américain élu.
OB : et hop, on passe d’un rapport probablement bidon à un “chantage” déjà devenu réalité…
Source (et suite) du texte : Les Crises
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Le président « bon » et le président « méchant »
Par Manlio Dinucci, le 12 Jan 2017 - Il Manifesto / Investig'action
Barack Obama fut « santo subito » (« saint immédiatement ») : à peine entré à la Maison Blanche il fut décoré préventivement en 2009 du Prix Nobel de la paix grâce à « ses extraordinaires efforts pour renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples ». Alors que son administration préparait déjà secrètement, par l’intermédiaire de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, la guerre qui deux ans plus tard allait démolir l’état libyen, en s’étendant ensuite à la Syrie et à l’Irak via des groupes terroristes fonctionnels à la stratégie USA/Otan.
Donald Trump est par contre « démon immédiatement », avant même d’entrer à la Maison Blanche. Il se trouve accusé d’avoir usurpé le poste destiné à Hillary Clinton, grâce à une opération maléfique ordonnée par le président russe Poutine. Les «preuves » sont fournies par la Cia, la plus experte en matière d’infiltrations et coups d’état. Il suffit de rappeler ses opérations pour provoquer et conduire les guerres contre le Vietnam, le Cambodge, le Liban, la Somalie, l’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Libye et la Syrie ; ses coups d’état en Indonésie, Salvador, Brésil, Chili, Argentine, Grèce. Des millions de personnes emprisonnées, torturées et tuées ; des millions déracinées de leurs terres, transformées en réfugiés objet d’une véritable traite des esclaves. Surtout les fillettes et jeunes femmes, soumises en esclavage, violées, contraintes à se prostituer.
mercredi 14 septembre 2016
La CIA, l’Arabie saoudite et l’histoire inavouable d’al-Qaïda
Hillary Clinton reconnait la responsabilité américaine dans la création d'al-Qaïda.
"Nous avons crée le problème [Al-Qaïda] que nous sommes présentement en train de combattre". (...) "Les gens que nous combattons aujourd'hui [Al-Qaïda] nous les avons crée 20 ans plus tôt". Hillary Clinton
Idem pour Daesh :
"Quel est le docteur Frankenstein qui a créé ce monstre [Daesh] ? Affirmons-le clairement, parce que cela a des conséquences : ce sont les Etats-Unis. Par intérêt politique à court terme, d'autres acteurs - dont certains s'affichent en amis de l'Occident - d'autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les Etats-Unis". Général Vincent Desportes
Source : Sénat (Commission des Affaires Etrangères, de la Défense et des Forces armées, 17 décembre 2014)
* * *
La CIA, l’Arabie saoudite et l’histoire inavouable d’al-Qaïda
Par Maxime Chaix, le 11 septembre 2016 - Maxime Chaix
Quinze ans après le 11-Septembre, alors que le Congrès vient d’autoriser les citoyens américains à poursuivre l’Arabie saoudite pour son rôle présumé dans ces attentats, la « guerre contre le terrorisme » lancée peu après l’effondrement des Tours jumelles ne trouve pas de conclusion. Dans ce contexte, un nombre croissant d’experts désignent le militarisme occidental dans le « Grand Moyen-Orient » comme un facteur majeur d’amplification de la menace terroriste. Or, une attention bien moindre a été accordée aux politiques clandestines de la CIA, des services secrets saoudiens et de leurs alliés, qui sont pourtant à l’origine de ce fléau. En effet, tout observateur avisé est au courant du rôle central de ces agences dans la création et l’essor d’al-Qaïda, depuis la campagne antisoviétique des années 1980 en Afghanistan jusqu’au soutien des groupes armés qui tentent de renverser Bachar el-Assad en Syrie. Plongée dans une période trouble et mécomprise de l’histoire récente des services spéciaux américains et de leurs principaux partenaires.
Après le scandale du Watergate, le Congrès impose à la CIA de sévères restrictions légales et budgétaires. En réponse, des officiers de l’Agence créent un réseau alternatif appelé le Safari Club, du nom d’une luxueuse résidence de vacances au Kenya où ses membres se réunissent. Comme l’a expliqué l’ancien diplomate canadien Peter Dale Scott dans son dernier ouvrage, L’État profond américain, « durant les années 1970, d’importants officiers actifs ou retraités de la CIA (…) étaient mécontents des réductions budgétaires menées sous le Président Carter par Stansfield Turner, le directeur de l’Agence. En réponse, ils organisèrent un réseau alternatif que l’on appelle le Safari Club. Supervisé par les directeurs des services secrets français, égyptiens, saoudiens, marocains et iraniens (alors sujets du Shah), le Safari Club était secondé à Washington par un “réseau privé de renseignement”, selon Joseph Trento. Ce réseau regroupait alors des officiers de l’Agence tels que Theodore Shackley et Thomas Clines, qui avaient été marginalisés ou renvoyés par le directeur de la CIA Stansfield Turner. Comme le prince [et ancien chef des services secrets saoudiens] Turki ben Fayçal l’expliquera plus tard, l’objectif du Safari Club n’était pas seulement l’échange de renseignements, mais également la conduite d’opérations clandestines que la CIA ne pouvait plus mener directement en raison du scandale du Watergate et des réformes qui s’ensuivirent. » Ainsi fut mise en place une sorte de « deuxième CIA » hostile au Président Carter, mais favorable à celui qui allait lui succéder, l’ancien gouverneur Ronald Reagan – un farouche opposant à l’apaisement entre les États-Unis et l’URSS.
Années 1980 : la BCCI, la « deuxième CIA » et la création de la future al-Qaïda
À cette époque, le Safari Club a besoin d’un réseau de banques pour financer ses opérations anticommunistes. Avec la bénédiction du directeur de la CIA George Bush sénior, le chef des services secrets saoudiens Kamal Adham transforme la banque BCCI en une véritable blanchisserie internationale d’argent sale. Toujours selon Peter Dale Scott, « dans les années 1980, le directeur de la CIA William Casey prit des décisions cruciales dans la conduite de la guerre secrète en Afghanistan. Toutefois, celles-ci furent élaborées hors du cadre bureaucratique de l’Agence, ayant été préparées avec les directeurs des services de renseignement saoudiens – d’abord Kamal Adham puis le prince Turki ben Fayçal. Parmi ces décisions, nous pouvons citer la création d’une légion étrangère chargée d’aider les moudjahidines afghans à combattre les Soviétiques. En clair, il s’agit de la mise en place d’un réseau de soutien opérationnel connu sous le nom d’al-Qaïda depuis la fin de cette guerre entre l’URSS et l’Afghanistan. Casey mit au point les détails de ce plan avec les deux chefs des services secrets saoudiens, ainsi qu’avec le directeur de la Bank of Credit and Commerce International (BCCI), la banque pakistano-saoudienne dont Kamal Adham et Turki ben Fayçal étaient tous deux actionnaires. Ce faisant, Casey dirigeait alors une deuxième Agence, ou une CIA hors canaux, construisant avec les Saoudiens la future al-Qaïda au Pakistan, alors que la hiérarchie officielle de l’Agence à Langley “pensait que c’était imprudent”. »
mercredi 16 décembre 2015
Licio Gelli, le grand marionnettiste
A l'occasion de sa mort, retour sur Licio Gelli et le scandale de la loge maçonnique P-2.
Licio Gelli, le grand marionnettiste (RTS, Temps Présent, 1983)
Le 17 mars 1981, des unités de la police judiciaire italienne perquisitionnent à Arezzo chez un riche industriel, Licio Gelli. Elles mettent la main sur un fichier de centaines de noms qui composent la loge maçonnique P-2 (Propaganda Due). Y sont affiliés tous les chefs des services secrets, des ministres, des parlementaires, des banquiers, des chefs de groupe de presse.
Bref, c'est un véritable Etat dans l'Etat qui vient d'être mis à jour. Le gouvernement italien est immédiatement démis de ses fonctions et une commission d'enquête parlementaire est instaurée.
Lors de l'élaboration de ce reportage de Temps Présent, en 1983, tous les éléments sur la P-2 ne sont pas encore connus. Néanmoins, cette enquête éclaire déjà les liens entre plusieurs affaires d'Etat en Italie et la P-2, comme l'assassinat d'Aldo Moro, le réseau Gladio et la stratégie de la tension prônée par l'OTAN. Cette stratégie reposait sur la manipulation de groupes extrémistes de gauche et de droite dans le but de radicaliser le climat politique en Europe et d'empêcher l'avènement démocratique des partis socialistes et communistes.
Mais de nombreuses questions restent ouvertes: Gelli était-il le seul responsable exécutif de la P-2? De quelles complicités a-t-il bénéficié lors de son évasion en 1983 de la prison genevoise de Champ-Dollon ? Quels sont ses liens exacts avec le réseau Gladio ?
Licio Gelli, le grand marionnettiste (RTS, Temps Présent, 1983)
Le 17 mars 1981, des unités de la police judiciaire italienne perquisitionnent à Arezzo chez un riche industriel, Licio Gelli. Elles mettent la main sur un fichier de centaines de noms qui composent la loge maçonnique P-2 (Propaganda Due). Y sont affiliés tous les chefs des services secrets, des ministres, des parlementaires, des banquiers, des chefs de groupe de presse.
Bref, c'est un véritable Etat dans l'Etat qui vient d'être mis à jour. Le gouvernement italien est immédiatement démis de ses fonctions et une commission d'enquête parlementaire est instaurée.
Lors de l'élaboration de ce reportage de Temps Présent, en 1983, tous les éléments sur la P-2 ne sont pas encore connus. Néanmoins, cette enquête éclaire déjà les liens entre plusieurs affaires d'Etat en Italie et la P-2, comme l'assassinat d'Aldo Moro, le réseau Gladio et la stratégie de la tension prônée par l'OTAN. Cette stratégie reposait sur la manipulation de groupes extrémistes de gauche et de droite dans le but de radicaliser le climat politique en Europe et d'empêcher l'avènement démocratique des partis socialistes et communistes.
Mais de nombreuses questions restent ouvertes: Gelli était-il le seul responsable exécutif de la P-2? De quelles complicités a-t-il bénéficié lors de son évasion en 1983 de la prison genevoise de Champ-Dollon ? Quels sont ses liens exacts avec le réseau Gladio ?
mercredi 9 décembre 2015
CIA, fomenteur de guerre en Syrie et déjà en Afghanistan
Julian Assange, La guerre en Syrie orchestrée dès 2006
Lire aussi :
Assange à RT : Washington cherche depuis des années à renverser Assad, avant même le soulèvement, le 10 sept. 2015, RT
WikiLeaks révèle que la guerre civile syrienne était bel et bien une reconfiguration orchestrée par l’administration américaine, le 14 octobre 2015, AWDnews
* * *
Oui, la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes...
Le 15 janvier 2008 - Le Nouvel Observateur / Les Crises
Le Nouvel Observateur : L’ancien directeur de la CIA Robert Gates l’affirme dans ses Mémoires [1] : les services secrets américains ont commencé à aider les moudjahidine Afghans six mois avant l’intervention soviétique. A l’époque, vous étiez le conseiller du président Carter pour les affaires de sécurité. Vous avez donc joué un rôle clé dans cette affaire ? Vous confirmez ?
Zbigniew Brzezinski : Oui. Selon la version officielle de l’histoire, l’aide de la CIA aux moudjahidine a débuté courant 1980, c’est-à-dire après que l’armée soviétique eut envahi l’Afghanistan, le 24 décembre 1979.
Mais la réalité gardée secrète est tout autre : c’est en effet le 3 juillet 1979 que le président Carter a signé la première directive sur l’assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul. Et ce jour-là j’ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu’à mon avis cette aide allait entraîner une intervention militaire des Soviétiques.
jeudi 12 novembre 2015
La guerre secrète multinationale de la CIA en Syrie et le chaos islamiste
La guerre secrète multinationale de la CIA en Syrie et le chaos islamiste
Par Maxime Chaix, traducteur de Peter Dale Scott, le 4 novembre 2015
Le mythe de l’« inaction » militaire occidentale contre le régime syrien
Ces derniers mois, le secrétaire à la Défense Ashton Carter et le général Lloyd Austin – qui dirige les opérations du Pentagone au Moyen-Orient et en Asie centrale –, ont tous deux reconnu l’échec du programme de formation de rebelles « modérés » pour lutter contre Daech en Syrie. Monsieur Carter a d’abord affirmé devant le Congrès des États-Unis que seulement 60 combattants avaient été formés dans le cadre de cette opération, lancée en 2014 et budgétée à hauteur de 500 millions de dollars ; (1) puis le général Austin a estimé que seuls « 4 ou 5 » hommes entraînés par les militaires états-uniens étaient alors actifs sur le terrain. (2) À la suite d’un ultime revers, ce programme d’entraînement a été « suspendu » puis « réduit » en octobre 2015. (3) La presse internationale est donc unanime sur l’échec de cette politique. Néanmoins, il est possible que les chiffres ridicules avancés par le Pentagone aient eu un impact majeur sur l’opinion publique mondiale, que cet effet soit recherché ou non. En d’autres termes, ils ont certainement contribué à renforcer le mythe de l’« inaction » militaire des États-Unis et de leurs alliés occidentaux pour renverser Bachar el-Assad. (4)
Or, bien que les puissances de l’OTAN et leurs alliés n’aient pas lancé de guerre ouverte contre ce régime, je vais analyser l’implication massive, illégale et clandestine de la CIA dans la déstabilisation de la Syrie, cette politique profonde ayant mobilisé différents services spéciaux moyen-orientaux et occidentaux. (5) Aujourd’hui, nous n’avons aucune idée précise de l’ampleur de cette intervention de l’Agence dans cette guerre civile. Cependant, d’après un article du Washington Post publié en juin 2015, la CIA a mené depuis 2013 contre le régime el-Assad « l’une [de ses] plus grandes opérations clandestines », dont le financement annuel avoisine le milliard de dollars. (6) D’après ce journal, cette intervention secrète – qui aurait notamment permis de former 10 000 rebelles –, s’inscrit dans un « plus vaste effort de plusieurs milliards de dollars impliquant l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie », c’est-à-dire les trois États notoirement connus pour soutenir les factions extrémistes en Syrie. (7) Bien qu’il ait officiellement démarré à l’automne 2013, (8) nous verrons que l’engagement de la CIA dans ce pays avait été lancé en janvier 2012, et qu’il trouve ses origines profondes en 2011, dans le contexte trouble de la guerre de l’OTAN en Libye. (9) Ainsi, je décrirai ce qui s’apparente à une guerre secrète multinationale contre le régime syrien, les opérations de la CIA et de ses alliés étant distinctes du programme lancé en 2014 par le Pentagone afin de former des combattants pour lutter contre Daech. (10)
L’objectif de cet article n’est pas de défendre le régime el-Assad et ses soutiens étrangers, qui partagent une lourde responsabilité dans cette guerre civile meurtrière. (11) Néanmoins, je souhaite démontrer que les principales puissances occidentales – essentiellement les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France –, en sont militairement coresponsables du fait de leurs politiques profondes en Syrie. (12) Le but de cet article n’est pas non plus d’établir une vérité historique encore impossible à déterminer. En effet, j’étudierai essentiellement des opérations clandestines, qui sont protégées par le secret-défense et qui ne sont en principe pas revendiquées par les États qui en sont à l’origine. Or, ces actions confidentielles font parfois l’objet de fuites dans la presse, ou de confirmations officielles plutôt rares et bien souvent imprécises. Ainsi, en me basant sur des informations recoupées, je tenterai de démontrer que l’« inaction » militaire occidentale contre le régime syrien est un mythe entretenu par les médias (13) et les États clandestinement engagés dans ce conflit. Ce mythe déresponsabilise ces gouvernements, puisqu’il leur permet de nier, de déformer ou de minimiser l’ampleur de leurs interventions secrètes dans cette guerre civile (14) – notamment en rejetant la faute de l’essor de Daech et d’al-Qaïda en Syrie sur leurs alliés turcs et pétromonarchiques. Du fait du caractère confidentiel de leurs opérations, mon article relèvera de la « Politique profonde », telle que définie par l’auteur et ancien diplomate Peter Dale Scott : l’étude de « l’ensemble des pratiques et des dispositions politiques, intentionnelles ou non, qui sont habituellement refoulées dans le discours public plus qu’elles ne sont admises. » (15)
jeudi 16 juillet 2015
Un village empoisonné par la CIA ? - Pont-Saint-Esprit 1951 (et autres crimes)
MAJ de la page : MK-Ultra. Projet de la CIA pour le contrôle mental
Olivier Pighetti, Un village empoisonné par la CIA ? - Pont-Saint-Esprit 1951
suivi du témoignage de Karen Wetmore sur le projet MK-Ultra - à partir de 35' (France 3, 8 juillet 2015)
Le 17 août 1951 à Pont-Saint-Esprit, dans le Gard, le village entier semble pris de folie, après ce qui ressemble à une banale intoxication collective. Pendant une semaine, les scènes surréalistes s'enchaînent, avec des habitants en proie au délire et à des hallucinations. A l'issue de cette semaine, on déplore cinq morts et 300 malades, dont une soixantaine internée dans des hôpitaux psychiatriques. En 2009, le journaliste américain Hank Albarelli assure dans un livre que le village aurait été victime d'une expérience sur les effets du LSD, menée conjointement par l'armée américaine et la CIA. Une théorie qui prend place aux côtés de l'empoisonnement par l'ergot de seigle ou les mycotoxines dans le catalogue des hypothèses.
Source : France 3
Olivier Pighetti, Un village empoisonné par la CIA ? - Pont-Saint-Esprit 1951
suivi du témoignage de Karen Wetmore sur le projet MK-Ultra - à partir de 35' (France 3, 8 juillet 2015)
Le 17 août 1951 à Pont-Saint-Esprit, dans le Gard, le village entier semble pris de folie, après ce qui ressemble à une banale intoxication collective. Pendant une semaine, les scènes surréalistes s'enchaînent, avec des habitants en proie au délire et à des hallucinations. A l'issue de cette semaine, on déplore cinq morts et 300 malades, dont une soixantaine internée dans des hôpitaux psychiatriques. En 2009, le journaliste américain Hank Albarelli assure dans un livre que le village aurait été victime d'une expérience sur les effets du LSD, menée conjointement par l'armée américaine et la CIA. Une théorie qui prend place aux côtés de l'empoisonnement par l'ergot de seigle ou les mycotoxines dans le catalogue des hypothèses.
Source : France 3
lundi 2 mars 2015
Et la CIA créa le label "Théorie du complot"
Par George Washington – Le 23 Février 2015
En 1967, la CIA a créé le label Théoriciens du complot… pour attaquer quiconque mettait en doute la version officielle.
Les théories du complot devraient être acceptées comme normales
La démocratie et le capitalisme de libre marché ont été fondées sur des théories du complot. La Magna Carta, la Constitution et la Déclaration d’Indépendance ainsi que d’autres documents occidentaux fondateurs étaient fondés sur des théories du complot. La démocratie grecque et le capitalisme de marché libre ont également été basés sur les théories du complot.
Mais c’était le bon vieux temps… Les choses ont maintenant changé.
La CIA a inventé le terme théoricien de la conspiration en 1967
Tout cela a changé dans les années 1960. Plus précisément, en avril 1967, la CIA a écrit un mémo qui a inventé le terme «théories du complot»… et recommandé les méthodes pour discréditer ces théories. Le mémo a été marquée comme PSYCH– abréviation pour opérations psychologiques ou de désinformation – et CS pour l’unité de la CIA des services clandestins.
lundi 2 février 2015
Services secrets et démocratie
Esprit de justice par Antoine Garapon
Les services secrets peuvent-ils être soumis à un contrôle démocratique ? 11.12.2014
avec :
Arnaud Danjean, député européen (PPE)
Sébastien Laurent, professeur à la faculté de droit et de sciences politiques de l'Université de Bordeaux
mardi 20 janvier 2015
Qui finance le terrorisme ?
Quelques éléments de réponse à propos d'Al-Quaida et de Daech.
Hillary Clinton rappelle que les USA ont financé Al-Quaida
La traduction est sujet à controverse, elle dit "funded" (financé) et non "founded" (fondé).
"Souvenons-nous que les gens contre qui nous nous battons aujourd'hui (Al-Quaida), nous les avons financé il y a 20 ans..."
Hilary Clinton (extrait de la vidéo ci-dessus)
Hillary Clinton rappelle que les USA ont financé Al-Quaida
La traduction est sujet à controverse, elle dit "funded" (financé) et non "founded" (fondé).
"Souvenons-nous que les gens contre qui nous nous battons aujourd'hui (Al-Quaida), nous les avons financé il y a 20 ans..."
Hilary Clinton (extrait de la vidéo ci-dessus)
Comment le Djihad est arrivé en Europe ?
Présentation du livre de Jurgen Elsasser par son éditeur (2015)
- Comment le Djihad est arrivé en Europe ? Préface de Jean-Pierre Chevènement, Ed. Xénia, 2006
Commande sur Amazon : Comment le Djihad est arrivé en Europe
Source (et suite) du texte : wikipedia
Vigiles pour la paix (Suisse) : Friedensmahnwachen
Remarque : L'auteur ne parle pas de false flag (attentat sous faux drapeau) mais démontre les intrications entre CIA et terrorisme depuis la guerre des Balkans.
Comment le djihad est arrivé en Europe (2006) :
Silvia Cattori : Votre enquête sur les agissements des services secrets fait un constat effrayant. C’est ainsi que l’on découvre que depuis les années 80 les États-Unis ont investi des milliards de dollars pour financer des activités criminelles et que par le biais de la CIA ils sont directement impliqués dans des attentats que l’on attribue à des musulmans. Quel est l’apport de votre livre ?
Jurgen Elsässer : C’est le seul ouvrage qui établit le lien entre les guerres dans les Balkans des années 90 et les attentats du 11 septembre 2001. Tous les grands attentats, à New York, à Londres, à Madrid, n’auraient jamais eu lieu sans le recrutement par les services secrets américains et britanniques de ces djihadistes à qui l’ont attribue les attentats. Sur les manipulations des services j’apporte un nouvel éclairage. D’autres livres que le mien ont fait état de la présence d’Oussama Ben Laden dans les Balkans. Mais leurs auteurs ont présenté ces combattants musulmans présents dans les Balkans, comme des ennemis de l’Occident. Les informations que j’ai collectées à de multiples sources, démontrent que ces djihadistes sont des marionnettes entre les mains de l’Occident et non pas, comme on le prétend, des ennemis.
jeudi 18 décembre 2014
Ce que nous enseigne la torture
La Grande table (2ème partie) par Caroline Broué
Ce que nous enseigne la torture 17.12.2014
avec Catherine Perret auteure de L'Enseignement de la Torture
mercredi 10 décembre 2014
Terrorisme étasunien
Par Noam Chomsky - 21 octobre 2014
« ICH » – « TeleSur » – Un sondage international a révélé que les États-Unis arrivaient largement en tête de « la plus grande menace actuelle pour la paix dans le monde », loin devant le Pakistan classé second, aucun autre pays ne pouvant rivaliser.
Imaginez que la une de la Pravda fasse état d’une étude du KGB passant en revue les principales opérations terroristes conduites par le Kremlin à travers le monde, dans le but de déterminer les facteurs ayant conduit à leur succès ou à leur échec, et finalement concluant que, malheureusement, les succès ont été si rares qu’il convient de quelque peu repenser leur politique. Supposez que l’article se poursuive par une citation où Poutine déclare qu’il a demandé au KGB de mener ces recherches afin de trouver des exemples de « financement et de fournitures d’armes à une insurrection dans un pays, qui aient finalement porté leurs fruits. Et ils n’ont pas pu trouver grand-chose. » De sorte qu’il soit devenu réticent à poursuivre de tels efforts.
Si, scénario presque inimaginable, un tel article devait paraître, les cris scandalisés et les hurlements d’indignation s’élèveraient jusqu’au ciel, et la Russie serait sévèrement condamnée – ou pire – non seulement pour ce violent dossier terroriste ouvertement reconnu, mais aussi pour les réactions de ses dirigeants et de sa classe politique : parfaite indifférence, sauf pour la question de l’efficacité du terrorisme d’État russe et des possibilités d’amélioration de ses méthodes.
Il est en effet bien difficile d’imaginer qu’un tel article puisse voir le jour, sauf que c’est ce qui vient d’arriver – ou presque.
Le 14 octobre, le principal article du New York Times faisait état d’une étude de la CIA passant en revue les principales opérations terroristes conduites par la Maison Blanche à travers le monde, dans le but de déterminer les facteurs ayant conduit à leur succès ou à leur échec, et finalement concluant que, malheureusement, les succès ont été si rares qu’il convient de quelque peu repenser leur politique. L’article continuait par une citation où Obama déclare qu’il a demandé à la CIA de mener ces recherches afin de trouver des exemples de « financement et de fournitures d’armes à une insurrection dans un pays, qui aient finalement porté leurs fruits. Et ils n’ont pas pu trouver grand-chose. » De sorte qu’il est devenu réticent à poursuivre de tels efforts.
Il n’y eut pas de cris scandalisés, pas d’indignation, rien.
« ICH » – « TeleSur » – Un sondage international a révélé que les États-Unis arrivaient largement en tête de « la plus grande menace actuelle pour la paix dans le monde », loin devant le Pakistan classé second, aucun autre pays ne pouvant rivaliser.
Imaginez que la une de la Pravda fasse état d’une étude du KGB passant en revue les principales opérations terroristes conduites par le Kremlin à travers le monde, dans le but de déterminer les facteurs ayant conduit à leur succès ou à leur échec, et finalement concluant que, malheureusement, les succès ont été si rares qu’il convient de quelque peu repenser leur politique. Supposez que l’article se poursuive par une citation où Poutine déclare qu’il a demandé au KGB de mener ces recherches afin de trouver des exemples de « financement et de fournitures d’armes à une insurrection dans un pays, qui aient finalement porté leurs fruits. Et ils n’ont pas pu trouver grand-chose. » De sorte qu’il soit devenu réticent à poursuivre de tels efforts.
Si, scénario presque inimaginable, un tel article devait paraître, les cris scandalisés et les hurlements d’indignation s’élèveraient jusqu’au ciel, et la Russie serait sévèrement condamnée – ou pire – non seulement pour ce violent dossier terroriste ouvertement reconnu, mais aussi pour les réactions de ses dirigeants et de sa classe politique : parfaite indifférence, sauf pour la question de l’efficacité du terrorisme d’État russe et des possibilités d’amélioration de ses méthodes.
Il est en effet bien difficile d’imaginer qu’un tel article puisse voir le jour, sauf que c’est ce qui vient d’arriver – ou presque.
Le 14 octobre, le principal article du New York Times faisait état d’une étude de la CIA passant en revue les principales opérations terroristes conduites par la Maison Blanche à travers le monde, dans le but de déterminer les facteurs ayant conduit à leur succès ou à leur échec, et finalement concluant que, malheureusement, les succès ont été si rares qu’il convient de quelque peu repenser leur politique. L’article continuait par une citation où Obama déclare qu’il a demandé à la CIA de mener ces recherches afin de trouver des exemples de « financement et de fournitures d’armes à une insurrection dans un pays, qui aient finalement porté leurs fruits. Et ils n’ont pas pu trouver grand-chose. » De sorte qu’il est devenu réticent à poursuivre de tels efforts.
Il n’y eut pas de cris scandalisés, pas d’indignation, rien.
jeudi 13 novembre 2014
Afghanistan
LE DERNIER CALIFE D’AFGHANISTAN (France, 2014)
Chef des talibans recherché depuis 2001 par les Américains, le mollah Omar incarne tout à la fois le mal absolu pour les Occidentaux et un espoir de renouveau pour une partie des Afghans. Nul ne sait où il se cache, ni s'il est l'auteur des messages que diffusent les talibans en son nom. Hors des sentiers battus, trois femmes journalistes se sont lancées sur ses traces...
Chef des talibans recherché depuis 2001 par les Américains, le mollah Omar incarne tout à la fois le mal absolu pour les Occidentaux et un espoir de renouveau pour une partie des Afghans. Nul ne sait où il se cache, ni s'il est l'auteur des messages que diffusent les talibans en son nom. De rares photos et de folles rumeurs circulent, tissant une légende à deux faces, sauveur pour les uns, monstre pour les autres. Pour tenter de démêler le vrai du faux, les trois auteures, qui travaillent depuis longtemps en Afghanistan, se lancent sur ses traces. Reçues par d'ex-ministres talibans, d'anciens voisins, des camarades de madrassa (école coranique) devenus vieux, des témoins de sa transformation en chef de guerre, elles dessinent au fil de leur quête le visage d'un pays ignoré des JT, entre guerre et paix.
Jeu de billes
Ici, un guerrier à la retraite s'agenouille pour jouer aux billes, comme il le faisait autrefois avec son camarade Omar. Là, des femmes penchées sur leurs travaux d'aiguille évoquent les exactions des seigneurs de la guerre auxquelles les talibans ont mis fin. Pas de scoop sur leur chef dans ce road movie impressionniste, de Kaboul à Kandahar et jusqu'au Pakistan. Mais en montrant les coulisses du tournage – les burqas dont les enquêtrices s'affublent pour passer inaperçues, l'hospitalité chaleureuse qui les accueille, les palabres patientes qui, parfois, conduisent à un témoin clé, la manière dont la guerre s'est installée dans le paysage… –, Claire Billet ouvre une porte dérobée pour entrer de plain-pied dans la réalité afghane. Ce dépaysement radical permet de mesurer la part de propagande qui, en Occident, façonne l'image de l'Afghanistan.
Source : Arte
samedi 1 novembre 2014
Nicaragua, une révolution confisquée
NICARAGUA, UNE RÉVOLUTION CONFISQUÉE (France, 2013)
Retour sur la révolution sandiniste de 1979 au Nicaragua, qui souleva un grand espoir populaire pour finalement aboutir à une terrible guerre civile. Que reste-t-il de ses idéaux revendiqués à la fois par Daniel Ortega, réélu président en 2011, et par ses opposants, les sandinistes rénovateurs, engagés dans un bras de fer avec leur ancien leader ?
En 1979, au Nicaragua, la révolution sandiniste chasse du pouvoir la famille Somoza et suscite un grand espoir au sein d'un peuple oppressé par cinquante ans de dictature. Cette révolution originale et pluraliste, qui propose une troisième voie au-delà des antagonismes de la guerre froide, enthousiasme le monde entier. Mais cette "lune de miel" révolutionnaire ne dure que neuf mois, débouchant sur une guerre civile qui oppose les Sandinistes au pouvoir, menés par Daniel Ortega, à une résistance armée (les Contras) financée par les États-Unis. Le Nicaragua en sort finalement exsangue, ruiné par une économie de guerre qui bloque les réformes sociales, divisé sur la conduite de la révolution, muselé par la censure des organisations sandinistes et affamé par l’embargo commercial décrété par l’administration américaine. Cette révolution était-elle dès sa naissance vouée à l’échec ou aurait-elle pu tenir ses promesses ? A-t-elle été corrompue par le contexte international ou par ses propres contradictions internes ? Que reste-t-il de ses idéaux revendiqués à la fois par Daniel Ortega, réélu président en 2011, et par ses opposants, les sandinistes rénovateurs, engagés dans un bras de fer avec leur ancien leader depuis les années 1990 ? Le documentaire revient sur cette révolution à partir d'archives et des témoignages d'anciens militants ainsi que des membres du premier gouvernement d’Ortega (1979-1985).
Source : Arte
mercredi 30 juillet 2014
CIA Guerres secrètes
William Karel, CIA Guerres secrètes (France, 2013)
1947-1977: Opérations clandestines
1977-1989: La fin des illusions
1990-2001: D'une guerre à l'autre
1947-1977: Opérations clandestines
William Karel ouvre la boîte de Pandore en recueillant et confrontant méthodiquement les révélations de personnages clés : anciens directeurs, sous-directeurs et officiers de la CIA et du FBI, membres du KGB, secrétaires d’État à la Défense, conseillers du président. Ces témoignages, illustrés par des images d’archives, retracent l’histoire de la montée en puissance et de la dérive criminelle de la CIA, qui s’est peu à peu détournée de sa mission de renseignement.
Créée en 1947 par le président Truman pour pallier les déficiences des services secrets qui n’ont pas su prévoir Pearl Harbor, la Central Intelligence Agency a, à l’origine, "pour unique fonction de prédire quand, comment et à quel endroit l’Union soviétique (va) attaquer", selon Robert Baer (CIA – Opérations clandestines). Mais très vite, elle échappe à l’autorité présidentielle et se charge des opérations subversives à l’étranger.
Elle est directement impliquée dans le renversement de Mossadegh en Iran, celui d’Arbenz Guzman au Guatemala et dans l’assassinat de Patrice Lumumba au Congo. John F. Kennedy voudra anéantir l’agence qui lui fait porter la responsabilité de l’échec de la baie des Cochons.
Mais la CIA se révèle indémantelable. Il faudra attendre le renversement d’Allende, la débâcle vietnamienne, la mise sur écoute de milliers de civils américains et surtout l’enquête sur le Watergate, en 1972, pour que le Congrès décide de museler la CIA en instaurant le Prohibition Act.
Source : Arte
1977-1989: La fin des illusions
À son arrivée à la Maison-Blanche, en 1977, Jimmy Carter tente de tourner la page d’une CIA puissante et opaque, mais les erreurs d’appréciation se poursuivent. Dans l’euphorie qui suit Camp David, les États-Unis minimisent la popularité croissante de Khomeyni en Iran et laissent le pays sombrer dans le fondamentalisme. Quelques mois plus tard, l’affaire des otages de Téhéran révèle avec fracas les manœuvres politiques de la CIA pour placer Reagan au pouvoir.
Entre-temps, Carter mésestime une nouvelle fois la situation en ne prêtant pas attention au danger d’une possible invasion russe en Afghanistan. Surpris par l’attaque, les Américains surarment des moudjahidin incontrôlables, qui deviendront les talibans.
Mais c’est surtout sous Reagan que la CIA renoue avec ses méthodes d’antan, notamment dans son laboratoire politique d’élection, l’Amérique du Sud. Au Nicaragua, la CIA finance la contre-révolution avec l’argent des armes vendues à l’Iran. C’est l’Irangate. Mais, loin d’être une créature qui a échappé au contrôle de son créateur, la CIA ne fait qu’appliquer les ordres des plus hautes instances de l’État. Manœuvres politiques douteuses et incapacité à anticiper les grands bouleversements, y compris la chute de l’URSS, résument la CIA entre 1977 et 1989. La guerre froide terminée, l’agence de renseignement se retrouve sans ennemi, inutile et oisive…
William Karel recueille témoignages et révélations de personnages clés de la défense américaine, qui sont mis en perspective avec des images d’archives et les analyses critiques de journalistes et d’historiens. Le puzzle ainsi reconstitué met directement en cause les personnages politiques les plus importants de l’époque.
Source : Arte
1990-2001: D'une guerre à l'autre
“Quand vous avez pour président un étudiant médiocre qui ne connaît pas grand-chose, vous avez toutes les chances de courir au désastre.” (Richard Steele, CIA opérations clandestines, à propos de George W. Bush)
Dans un monde devenu instable après la fin de la guerre froide, la CIA et le FBI s’opposent : rétention d’informations et conflits entre les différents services les empêchent alors de percevoir les menaces internationales. Élu président en 1993, Bill Clinton réduit le rôle de la CIA et ne prend pas au sérieux les informations qu’elle transmet. Les attentats du World Trade Center, de la Tanzanie, du Kenya et du Yémen fonctionnent comme des révélateurs du danger islamiste, mais les autorités n’arrivent pas à mettre en place une politique efficace de lutte contre le terrorisme. Pourquoi ?
Mis sous pression par les lobbies pétroliers surpuissants et aveuglés par les liens économiques qui les unissent à l’Arabie Saoudite, les États-Unis ne veulent pas voir que cette dernière est devenue le pilier financier du terrorisme international. Si Ben Laden est rapidement stigmatisé comme ennemi numéro 1, les Américains ne se donnent pas les moyens d’arrêter cet homme qu’ils ont contribué à former pendant la guerre d’Afghanistan. William Karel reconstitue peu à peu le processus qui a conduit aux attentats du 11 septembre : léthargie du pays, manque de vigilance, collusion entre le pouvoir économique et le pouvoir politique… Autant d’éléments qui sont à l’origine des difficultés américaines à lutter efficacement contre le terrorisme. Un documentaire saisissant qui tire sa force des témoignages, les principaux acteurs du renseignement analysant eux-mêmes leurs propres échecs.
Source : Arte
CIA Opération Laos
Opération secrètes CIA : massacre au Laos (Allemagne, 2008)
La guerre du Viêt-Nam fut le premier conflit retransmis à la télévision. Pourtant, c'est le Laos voisin qui constitua la cible d'une guerre aérienne interminable et démesurée, devenant le pays le plus bombardé de l'histoire. Cette "guerre secrète", l'opération la plus importante menée par la CIA, reste aujourd'hui encore largement ignorée. Les spécialistes parlent de crimes de guerre et la comparent aux conflits actuels en Irak et en Afghanistan. Dans CIA - Opération Laos, les principaux protagonistes de cette opération (anciens agents de la CIA, pilotes américains, combattants laotiens, reporters de guerre) nous conduisent jusqu'à l'emplacement stratégique du conflit : la base secrète de Long Cheng, QG de la CIA où tout était organisé et décidé. Alors que la guerre s'éternisait, Long Cheng était devenue la base aérienne la plus active du monde et un centre névralgique du commerce de l'opium et de l'héroïne…
Source : Arte
jeudi 16 janvier 2014
MK Ultra. Projets de la CIA pour le Contrôle mental
MAJ des pages : Les héritiers du Dr. Mengele / Opération Artichaut (...)
Le Projet MKULTRA (ou MK-ULTRA), dévoilé en 1975, est le nom de code d'un projet secret illégal de la CIA des années 1950 à 1970 visant à manipuler mentalement certaines personnes par l'injection de substances psychotropes. (...)
En 1972, Richard Helms, directeur de la CIA ordonna la destruction des archives du projet. Il est donc difficile d'avoir une compréhension complète de MK-ULTRA étant donné que plus de 150 sous-projets différents ont été financés dans le cadre de ce programme. Le projet fut définitivement stoppé en 1988.
Source (et suite) du texte : wikipedia
The official US government declassified MK ultra document about the human experiments conducted by the CIA (1977) : scribd
Les techniques de contrôle mental de la CIA (ABC News, 1979)
MK Ultra au Canada, Dr. Ewen Cameron
Extrait de l'émission "The Fifth Estate" sur le tournage du film "The Sleep Room" (CBS, 1998)
CIA Projet MK-Ultra (France 5)
Quatre sous-projets (n° 102, 103, 112 et 117) étaient axés sur des enfants, notamment avec la complicité du Centre international de vacances d'été pour enfants (International Children Summer Camp). La CIA n'a jamais reconnu ces expériences, malgré le témoignage et les documents de certains psychiatres et psychothérapeutes déclarant avoir soigné des enfants victimes de ces expérimentations. Ces enfants étaient officiellement traités pour des troubles dissociatifs de l'identité et étaient en fait confrontés à des actes visant à les rendre encore plus dissociés, tels que l'abus sexuel pédophile délibéré.
Le 15 mars 1995 sont enregistrés par la Commission consultative présidentielle les témoignages du Dr Valérie Wolf (thérapeute spécialisée dans l’aide aux victimes), de Christine DeNicola et de Claudia Mullen (victimes). Elles décrivent l’irradiation délibérée d’être humains, de nombreux enfants en particulier, pour les soumettre à des manipulations de programmation mentale (ou mind control) dans le cadre de ce projet de la CIA « MK-ULTRA », en vue d’en faire des espions ou des assassins.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Audience devant la Commission Consultative Présidentielle (1995).
Le Projet MKULTRA (ou MK-ULTRA), dévoilé en 1975, est le nom de code d'un projet secret illégal de la CIA des années 1950 à 1970 visant à manipuler mentalement certaines personnes par l'injection de substances psychotropes. (...)
En 1972, Richard Helms, directeur de la CIA ordonna la destruction des archives du projet. Il est donc difficile d'avoir une compréhension complète de MK-ULTRA étant donné que plus de 150 sous-projets différents ont été financés dans le cadre de ce programme. Le projet fut définitivement stoppé en 1988.
Source (et suite) du texte : wikipedia
The official US government declassified MK ultra document about the human experiments conducted by the CIA (1977) : scribd
Les techniques de contrôle mental de la CIA (ABC News, 1979)
MK Ultra au Canada, Dr. Ewen Cameron
Extrait de l'émission "The Fifth Estate" sur le tournage du film "The Sleep Room" (CBS, 1998)
CIA Projet MK-Ultra (France 5)
Quatre sous-projets (n° 102, 103, 112 et 117) étaient axés sur des enfants, notamment avec la complicité du Centre international de vacances d'été pour enfants (International Children Summer Camp). La CIA n'a jamais reconnu ces expériences, malgré le témoignage et les documents de certains psychiatres et psychothérapeutes déclarant avoir soigné des enfants victimes de ces expérimentations. Ces enfants étaient officiellement traités pour des troubles dissociatifs de l'identité et étaient en fait confrontés à des actes visant à les rendre encore plus dissociés, tels que l'abus sexuel pédophile délibéré.
Le 15 mars 1995 sont enregistrés par la Commission consultative présidentielle les témoignages du Dr Valérie Wolf (thérapeute spécialisée dans l’aide aux victimes), de Christine DeNicola et de Claudia Mullen (victimes). Elles décrivent l’irradiation délibérée d’être humains, de nombreux enfants en particulier, pour les soumettre à des manipulations de programmation mentale (ou mind control) dans le cadre de ce projet de la CIA « MK-ULTRA », en vue d’en faire des espions ou des assassins.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Audience devant la Commission Consultative Présidentielle (1995).
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