Comme le montrent les dépenses grecques en armements, ce ne sont pas les retraites ni les prestations sociales qui grèvent les économies, c’est le complexe militaro-industriel.
Par Giles Fraser, le 8 juillet 2015
« Dans les années qui ont suivi leur entrée dans l’UE, les Grecs sont devenus le 4e plus important acheteur mondial d’armement conventionnel. »
Quelque part dans une cellule de prison grecque, l’ex-ministre de la Défense, Akis Tsochatzopoulos regarde se dérouler la crise financière. Je me demande à quel point il s’en sent responsable. En 2013, Akis, comme on l’appelle communément, a plongé pour 20 ans, succombant aux vagues répétées de scandales financiers auxquels son nom était depuis longtemps associé. Car, en plus de ses dépenses somptuaires, de ses maisons et de ses déclarations d’impôts fallacieuses, il y avait eu les pots de vin, et ce sont les 8 millions d’€ de dessous de table qu’on l’accusait d’avoir reçus du marchand d’armes allemand Ferrostaal – pour l’achat au nom du gouvernement grec de sous-marins de type 214 – qui ont fini par l’envoyer en prison.
L’idée court que les Grecs se sont mis dans la situation catastrophique où ils sont parce qu’ils sont beaucoup trop payés pour en faire trop peu. C’est possible. Mais ce n’est pas tout. Car les Grecs se sont surtout endettés pour la plus vieille raison du monde, on peut dire pour la raison même qui a provoqué le premier de tous les endettements de la terre : lever et entretenir une armée.
Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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samedi 1 août 2015
jeudi 16 avril 2015
Vietnam - La sale guerre
VIÊTNAM - LA "SALE GUERRE" (Allemagne 2015)
De la guerre d’Indochine menée et perdue par les Français à la chute de Saigon fin avril 1975, des vétérans américains, des combattants vietnamiens, des journalistes et des militants pacifistes retracent la guerre du Viêtnam. Ces témoignages émouvants alternent avec des images d’archives, des documents laissés par des soldats disparus et des extraits d’actualités de l’époque.
Le cliché de cette petite Vietnamienne nue, fuyant un village en feu suite à un bombardement au napalm en 1972, a fait le tour du monde. Il est depuis resté gravé dans les mémoires. Mais comment en est-on arrivé à une telle horreur ? De la guerre d’Indochine menée et perdue par les Français à la chute de Saigon fin avril 1975, des vétérans américains, des combattants vietnamiens, des représentants des médias et des militants pacifistes retracent le conflit. Ces témoignages émouvants alternent avec des images d’archives inédites, des documents laissés par des soldats disparus et des extraits d’émissions d’actualités de l’époque. À travers cette matière passionnante, le film évoque aussi bien l’esprit de résistance des Vietnamiens que leur combat fratricide, né de la partition de leur pays. Viêtnam – La "sale guerre" explore les facettes les plus sombres de ce conflit aberrant et sans front : le mensonge des Américains pour justifier leur intervention militaire, le recours aux armes chimiques et l'ensemble des atrocités commises. Sans occulter pour autant l’envie tenace des deux camps de retrouver la paix et la liberté.
Source : Arte
dimanche 29 mars 2015
Qui gouverne les Etats-Unis ?
Paul Craig Roberts est un économiste et journaliste paléoconservateur américain, né le 3 avril 1939 à Atlanta (Géorgie).
Titulaire d'un doctorat obtenu à l'Université de Virginie, il est diplômé de l'Institut de technologie de Géorgie, de l'Université de Californie (Berkeley) et de l'Université d'Oxford, où il a été membre du Merton College.
De 1975 à 1978, Roberts est employé au Congrès. C'est durant cette période qu'il rédige la loi Kemp-Roth, une loi de réduction fiscale.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Site officiel : Paul Craig Roberts
Le Saker interview Paul Craig Roberts
Le 24 mars 2015
Il y a longtemps déjà que j’avais envie d’interviewer Paul Craig Roberts. J’ai suivi ses articles et ses interviews pendant de nombreuses années et chaque fois que je lisais ce qu’il avait à dire, j’espérais avoir un jour le privilège de l’interviewer sur la nature de l’État profond états-unien et l’Empire. Récemment, je lui ai envoyé un message et je lui ai demandé une interview, ce qu’il a très aimablement accepté. Je lui en suis vraiment reconnaissant.
Titulaire d'un doctorat obtenu à l'Université de Virginie, il est diplômé de l'Institut de technologie de Géorgie, de l'Université de Californie (Berkeley) et de l'Université d'Oxford, où il a été membre du Merton College.
De 1975 à 1978, Roberts est employé au Congrès. C'est durant cette période qu'il rédige la loi Kemp-Roth, une loi de réduction fiscale.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Site officiel : Paul Craig Roberts
Le Saker interview Paul Craig Roberts
Le 24 mars 2015
Il y a longtemps déjà que j’avais envie d’interviewer Paul Craig Roberts. J’ai suivi ses articles et ses interviews pendant de nombreuses années et chaque fois que je lisais ce qu’il avait à dire, j’espérais avoir un jour le privilège de l’interviewer sur la nature de l’État profond états-unien et l’Empire. Récemment, je lui ai envoyé un message et je lui ai demandé une interview, ce qu’il a très aimablement accepté. Je lui en suis vraiment reconnaissant.
vendredi 13 mars 2015
Au diable la guerre !
Smedley Butler et le racket de la guerre
Par Sheldon Richman, le 10 février 2015
De 1898 à 1931, Smedley Darlington Butler à été membre du Corps des marines états-unien. Au moment de prendre sa retraite, il avait atteint le grade le plus élevé de ce Corps d’armée existant à l’époque, major général; et jusqu’au moment de sa mort, en 1940 à 58 ans, il avait obtenu plus de décorations que tout autre Marine, dont deux médailles d’honneur. Durant ses années de service, il avait été envoyé aux Philippines (au moment du soulèvement contre l’occupation états-unienne), en Chine, en France (durant la Première Guerre mondiale), au Mexique, en Amérique Centrale et à Haïti.
Connaissant ce curriculum vitae, Butler avait probablement choqué un grand nombre de gens en 1935 (alors que se profilait la Seconde Guerre mondiale), en écrivant dans le magazine Common Sense :
«J’ai effectué 33 ans et 4 mois de service actif et, durant cette période, j’ai passé la plupart de mon temps comme gros bras pour le monde des affaires, pour Wall Street, et pour les banquiers. En bref, j’étais un racketteur, un gangster au service du capitalisme. J’ai aidé à sécuriser le Mexique, plus particulièrement la ville de Tampico, au profit des groupes pétroliers américains en 1914. J’ai aidé à faire de Haïti et de Cuba un endroit convenable pour que les hommes de la National City Bank puissent y faire des profits. J’ai aidé au viol d’une demi-douzaine de républiques d’Amérique centrale au bénéfice de Wall Street. J’ai aidé à purifier le Nicaragua au profit de la banque américaine Brown Brothers de 1902 à 1912. J’ai apporté la lumière en République dominicaine au profit des entreprises sucrières américaines en 1916. J’ai livré le Honduras aux entreprises fruitières américaines en 1903. En Chine, en 1927, j’ai aidé à ce que l’entreprise Standard Oil fasse ses affaires en paix.
Quand je repense à tout ça, je pourrais donner quelques conseils à Al Capone. Le mieux qu’Al Capone pouvait faire, c’était de racketter trois quartiers. Moi, j’agissais sur trois continents.»
mercredi 4 mars 2015
Tchétchénie, une guerre sans traces
TCHÉTCHÉNIE, UNE GUERRE SANS TRACES (France, 2014)
Vingt ans après la première guerre de Tchétchénie, Manon Loizeau explore un pays terrorisé, dont le président Kadyrov et ses milices veulent éradiquer jusqu'à la mémoire. Un témoignage exceptionnel, porté par de fragiles voix dissidentes.
Manon Loizeau, alors correspondante à Moscou, a découvert la Tchétchénie en 1995, lors de la guerre déclenchée par Boris Eltsine contre ce petit pays du Caucase pour le punir d'avoir proclamé l'indépendance. En 1999, c'est Poutine qui, au prétexte de lutter contre le terrorisme, lançait ses blindés et ses bombes contre les Tchétchènes, ciblant combattants et civils avec une égale férocité. Vingt ans et quelque 150 000 morts plus tard, la réalisatrice retrouve un pays "pacifié" par la terreur qu'inspirent désormais les milices tchétchènes, et non plus l'armée russe. Inféodé à Moscou, le régime du président Ramzan Kadyrov s'emploie méthodiquement à éradiquer la mémoire de la guerre comme l'histoire du pays, et impose un culte de la personnalité digne de l'ère stalinienne.
Disparitions
Généreusement financé par la Russie, le jeune Ramzan Kadyrov (38 ans) a aussi spectaculairement reconstruit son pays ravagé par la guerre. Grozny, capitale rasée par les bombes il y a dix ans, a pris des allures de Dubaï, avec néons, centres commerciaux et mosquées rutilantes. Ses avenues neuves portent les noms des principaux bourreaux de la population, Poutine en tête. Mais chaque jour, des gens continuent de disparaître, victimes du pouvoir absolu d'un gouvernement qui s'arroge ouvertement le droit de torturer et de tuer. De rares voix dissidentes prennent pourtant le risque de dénoncer cette terreur d'État : une femme harcelée par le pouvoir, qui raconte comment, peu à peu, son clan est décimé dans le silence ; le Comité des mères de Tchétchénie, fondé lors de la première guerre, qui en vingt ans de combat n'a retrouvé que deux personnes vivantes sur les 18 000 portées disparues ; un couple de vieux paysans dont les deux filles, enlevées un soir à Grozny par des miliciens, n'ont jamais reparu ; le Comité contre la torture, enfin, un collectif de jeunes juristes russes qui enquête sans peur sur les disparitions et les conditions de détention, et dénonce "une petite Corée du Nord" au sein de la Fédération de Russie… Dans ce "tunnel sans lumière" décrit par Madina, présidente du Comité des mères, Manon Loizeau a pu aller à leur rencontre en se cachant et en rusant, et même suivre le procès d'un politicien respecté, Rouslan Koutaiev, accusé sans aucune vraisemblance de détention d'héroïne et jugé par un tribunal aux ordres. En réalité, sa "faute", sanctionnée par quatre années de prison, avait consisté à braver l'interdiction de commémorer le 70e anniversaire de la déportation des Tchétchènes par Staline. Un témoignage poignant, exceptionnel, sur la tragédie d'un peuple que le monde a oublié.
Source : Arte
lundi 2 février 2015
Putains de guerre
Stephane Benhamou et Sergio Mondelo, Putain de guerre (France 3, 2012)
C'est une loi de la guerre inavouable : partout où il y a des soldats, il existe une prostitution ouverte, encadrée ou même érigée en système par les forces militaires en présence. Au fil de leur enquête, les auteurs du documentaire ont mis au jour un mode de fonctionnement implacable, et qui semble inévitable, de 1945 à aujourd'hui. Un système souhaité par les armées, entretenu par les sociétés militaires privées, et couvert par l'OTAN et l'ONU. Que ce soit en Indochine, en Algérie, au Viêtnam, en ex-Yougoslavie, en Irak ou en Afghanistan, les contingents ne se sont pas contentés d'être de simples clients : ils ont parfois été les complices actifs des proxénètes.
Source : France 3
dimanche 21 décembre 2014
Triomphe de la propagande : les médias, armes de guerre
MAJ de la page : John Pilger et le terrorisme d'état
Intervention de John Pilger au Symposium Logan « Construire une alliance contre le secret, la surveillance et la censure », organisé par le Centre pour le journalisme d’investigation, Londres, 5-7 décembre 2014
Pourquoi tant de journalistes ont-ils succombé à la propagande ? Pourquoi la censure et les distorsions sont-elles des pratiques courantes ? Pourquoi la BBC se fait-elle la voix d’un pouvoir rapace ? Pourquoi le New York Times et le Washington Post trompent-ils leurs lecteurs ?
Pourquoi n’enseigne-t-on pas aux jeunes journalistes à analyser l’agenda médiatique et à contester les hautes prétentions et les basses intentions de cette fausse objectivité ? Et pourquoi ne leur enseigne-t-on pas que l’essence de ce qu’on appelle les médias mainstream (dominants) n’est pas l’information, mais le pouvoir ?
Intervention de John Pilger au Symposium Logan « Construire une alliance contre le secret, la surveillance et la censure », organisé par le Centre pour le journalisme d’investigation, Londres, 5-7 décembre 2014
Pourquoi tant de journalistes ont-ils succombé à la propagande ? Pourquoi la censure et les distorsions sont-elles des pratiques courantes ? Pourquoi la BBC se fait-elle la voix d’un pouvoir rapace ? Pourquoi le New York Times et le Washington Post trompent-ils leurs lecteurs ?
Pourquoi n’enseigne-t-on pas aux jeunes journalistes à analyser l’agenda médiatique et à contester les hautes prétentions et les basses intentions de cette fausse objectivité ? Et pourquoi ne leur enseigne-t-on pas que l’essence de ce qu’on appelle les médias mainstream (dominants) n’est pas l’information, mais le pouvoir ?
Eh vous, cessez ces questions !
Ces questions sont urgentes. Le monde fait face à un risque majeur de guerre, peut-être nucléaire – avec des USA déterminés à isoler et à provoquer la Russie et finalement, la Chine. Cette vérité se voit inversée et travestie par les journalistes, dont ceux-là même qui firent la promotion des mensonges qui menèrent au bain de sang irakien de 2003.
Les temps dans lesquels nous vivons sont si dangereux, et l’opinion publique le perçoit de manière si distordue que la propagande n’est plus, comme Edward Bernays l’appelait, « un gouvernement invisible ». C’est le gouvernement. Elle règne directement sans craindre la contradiction et son principal objectif c’est de nous conquérir : notre vision du monde, notre capacité à séparer la vérité des mensonges.mercredi 30 juillet 2014
CIA Opération Laos
Opération secrètes CIA : massacre au Laos (Allemagne, 2008)
La guerre du Viêt-Nam fut le premier conflit retransmis à la télévision. Pourtant, c'est le Laos voisin qui constitua la cible d'une guerre aérienne interminable et démesurée, devenant le pays le plus bombardé de l'histoire. Cette "guerre secrète", l'opération la plus importante menée par la CIA, reste aujourd'hui encore largement ignorée. Les spécialistes parlent de crimes de guerre et la comparent aux conflits actuels en Irak et en Afghanistan. Dans CIA - Opération Laos, les principaux protagonistes de cette opération (anciens agents de la CIA, pilotes américains, combattants laotiens, reporters de guerre) nous conduisent jusqu'à l'emplacement stratégique du conflit : la base secrète de Long Cheng, QG de la CIA où tout était organisé et décidé. Alors que la guerre s'éternisait, Long Cheng était devenue la base aérienne la plus active du monde et un centre névralgique du commerce de l'opium et de l'héroïne…
Source : Arte
La pilule de Goring - La pervitine
La pilule de Goring - La pervitine (Allemagne, 2010)
Après de premières recherches au Japon et aux États-Unis dans les années 1920, c’est en Allemagne, en 1937, qu’un chimiste arrive à synthétiser une amphétamine particulièrement efficace, la méthamphétamine. Elle est commercialisée la même année par la firme Temmler sous le nom de pervitine. Très vite, les médecins de la Wehrmacht s’intéressent à ce nouvel excitant du système nerveux qui accroît la vigilance, la résistance à la fatigue et le sentiment d’invincibilité. Distribuée aux conducteurs de chars et aux pilotes d’avion aussi bien qu’à l’infanterie, la "pilule magique" permet à l’armée allemande d’envahir la France et l’URSS à marche forcée. Et, dans les derniers moments du Reich, de faire tenir les recrues des Jeunesses Hitlériennes qui, après l’école, sont mobilisées dans la défense anti-aérienne. Les témoins de cette époque révèlent aussi que, aussi bien dans l’armée que dans la population civile, la consommation de pervitine en Allemagne s’est prolongée bien au-delà de la fin des hostilités.
Source : Arte
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