Affichage des articles dont le libellé est smedley butler. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est smedley butler. Afficher tous les articles

vendredi 13 mars 2015

Au diable la guerre !



Smedley Butler et le racket de la guerre
Par Sheldon Richman, le 10 février 2015

De 1898 à 1931, Smedley Darlington Butler à été membre du Corps des marines états-unien. Au moment de prendre sa retraite, il avait atteint le grade le plus élevé de ce Corps d’armée existant à l’époque, major général; et jusqu’au moment de sa mort, en 1940 à 58 ans, il avait obtenu plus de décorations que tout autre Marine, dont deux médailles d’honneur. Durant ses années de service, il avait été envoyé aux Philippines (au moment du soulèvement contre l’occupation états-unienne), en Chine, en France (durant la Première Guerre mondiale), au Mexique, en Amérique Centrale et à Haïti.

Connaissant ce curriculum vitae, Butler avait probablement choqué un grand nombre de gens en 1935 (alors que se profilait la Seconde Guerre mondiale), en écrivant dans le magazine Common Sense :

«J’ai effectué 33 ans et 4 mois de service actif et, durant cette période, j’ai passé la plupart de mon temps comme gros bras pour le monde des affaires, pour Wall Street, et pour les banquiers. En bref, j’étais un racketteur, un gangster au service du capitalisme. J’ai aidé à sécuriser le Mexique, plus particulièrement la ville de Tampico, au profit des groupes pétroliers américains en 1914. J’ai aidé à faire de Haïti et de Cuba un endroit convenable pour que les hommes de la National City Bank puissent y faire des profits. J’ai aidé au viol d’une demi-douzaine de républiques d’Amérique centrale au bénéfice de Wall Street. J’ai aidé à purifier le Nicaragua au profit de la banque américaine Brown Brothers de 1902 à 1912. J’ai apporté la lumière en République dominicaine au profit des entreprises sucrières américaines en 1916. J’ai livré le Honduras aux entreprises fruitières américaines en 1903. En Chine, en 1927, j’ai aidé à ce que l’entreprise Standard Oil fasse ses affaires en paix.
Quand je repense à tout ça, je pourrais donner quelques conseils à Al Capone. Le mieux qu’Al Capone pouvait faire, c’était de racketter trois quartiers. Moi, j’agissais sur trois continents.»

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...