Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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mercredi 6 décembre 2017
La Loi de la Banane
La Loi de la Banane (France, 2017)
Sur ce simple fruit s’est bâti un empire. Comment, entre 1899 et 1989, l’United Fruit Company a planté des bananes en Amérique centrale et y a dicté sa loi. Un éclairant retour aux sources d’une des premières multinationales.
Sur ce simple fruit s’est bâti un empire. Raconter l'épopée édifiante de la banane, entre l'Amérique centrale et les États-Unis, c'est revenir aux sources d'un modèle plus que jamais d’actualité – un capitalisme se jouant des frontières et des lois nationales pour assurer à ses actionnaires des profits maximaux, jusqu’à menacer la démocratie. Quand elle apparaît au tournant du XXe siècle sur le marché nord-américain, la banane, denrée rare et chère, est réservée à une élite aisée. Minor Cooper Keith, entrepreneur visionnaire et dur en affaires, va faire d'elle un produit de consommation populaire, sur lequel il édifiera la première multinationale au monde. Bâtisseur du chemin de fer costaricain, il promet au lendemain de la Première Guerre mondiale aux jeunes nations d'Amérique centrale un développement basé sur la monoculture et l'exportation de la banane, en échange de terres achetées à vil prix, souvent confisquées aux petits paysans indiens, de l'usage gratuit des lignes ferroviaires qu'il construit et d'une quasi-exemption d'impôts.
"Le Poulpe"
Née en 1899, l'United Fruit Company (UFC) constitue trente ans plus tard une puissance régionale incontestée, édictant ses propres lois sur d'immenses plantations qui s'étendent jusqu'en Colombie. "Le Poulpe", comme on la surnomme, fait venir de Jamaïque une main-d'œuvre corvéable à merci, pourchasse les syndicalistes et fait pression sur les gouvernements des républiques "bananières". Quand, en 1933, quatre ans après la mort de Keith, un self-made-man né en Moldavie, Samuel Zemurray, alias "le tsar de la banane", reprend les rênes du mastodonte, il amplifie ces méthodes, notamment grâce aux services du père des "spin doctors" Edward Bernays. En 1954, avec l'appui du gouvernement Eisenhower, tous deux chasseront du pouvoir au Guatemala le social-démocrate Jacobo Árbenz Guzmán, coupable d'avoir nationalisé pour sa réforme agraire des milliers d'hectares de l'UFC. La guerre civile déclenchée alors fera plus de cent mille morts jusqu'en 1996…
Les multinationales d'aujourd'hui ont repris les pratiques inaugurées par l'UFC en Amérique latine : intégration verticale, poursuite du monopole, privatisation des ressources, évitement fiscal. La monoculture intensive d'un produit d'exportation, qui épuise les sols et empoisonne les travailleurs, reste elle aussi en vigueur dans une grande partie du monde. Grâce à un montage d’archives rares, le film retrace près d'un siècle de règne sans partage. Des spécialistes (Geoffrey Jones, historien des multinationales à la Harvard Business School, Gaël Giraud, économiste à l’Agence française pour le développement, et la philosophe Cécile Renouard, enseignante à l’Essec) commentent cette histoire édifiante et en partie oubliée, illustration éclairante des dérives du capitalisme.
Source : Arte
mercredi 16 août 2017
Le capitalisme totalitaire contre la démocratie
Le tyran (dé)masqué : la mission d’un homme pour détruire la démocratie
Par George Monbiot, le 19 juillet 2017 - The Guardian / Les Crises (trad.)
La vision de James McGill Buchanan d’un capitalisme totalitaire a infecté les politiques publiques aux Etats-Unis. Aujourd’hui, elle est en train de s’exporter.
C’est le chapitre manquant : une clé pour comprendre la politique de la dernière moitié du vingtième siècle. Lire le nouveau livre de Nancy Mac Lean: “Democracy in chains : The Deep History of the Radical Right’s Stealth Plan for America”, c’est voir ce qui jusqu’alors était demeuré invisible.
Le travail du professeur d’histoire sur le sujet commença par accident. En 2013, elle tomba sur une maison coloniale abandonnée sur le campus de l’université George Mason en Virginie. Celle-ci était remplie d’archives non classées appartenant à un homme mort cette année là et dont le nom ne vous est probablement guère familier : James McGill Buchanan. Elle affirme que la première chose qu’elle récupéra fut un lot de lettres confidentielles concernant des millions de dollars transférés à l’université par le milliardaire Charles Koch.
Ses découvertes dans cette maison des horreurs révèlent comment Buchanan, avec l’aide de magnats des affaires et des instituts financés par ces derniers, développèrent un programme secret pour supprimer la démocratie au bénéfice des ultra-riches. Ce programme est en train de remodeler la sphère politique et pas seulement aux Etats-Unis.
Buchanan fut fortement influencé à la fois par le néolibéralisme de Friedrich Hayek et de Ludwig von Mises ainsi que par le défenseur du primat de la propriété John C. Calhoun, lequel défendit dans la première moitié du XIXème siècle l’idée selon laquelle la liberté consiste à avoir le droit absolu d’utiliser votre propriété (y compris vos esclaves) comme vous le souhaitez ; toute institution qui empiète sur ce droit est un agent d’oppression, exploitant les possédants pour le compte de la masse.
James Buchanan réalisa la synthèse de ces influences pour créer ce qu’il appela la théorie du choix public. Selon cette dernière, une société ne peut être considérée comme libre à moins que chaque citoyen n’ait la possibilité de mettre un veto sur les décisions prises par celle-ci.
Pour Buchanan, cela voulait dire concrètement que personne ne devait être imposé contre sa volonté. Or, selon lui, les riches étaient exploités par ceux qui utilisent leur vote pour leur extorquer de l’argent et qui l’utilisent pour financer, via l’impôt, la dépense publique et les systèmes de protection sociale. Autoriser les travailleurs à créer des syndicats et mettre en place des niveaux d’imposition progressifs sur le revenu était l’exemple d’une législation « discriminatoire ou différentielle » envers les détenteurs du capital.
Tout conflit entre “la liberté » (autoriser les riches à agir comme bon leur semble) et la démocratie devait être résolu en faveur de la liberté. Dans son livre, « The Limits of Liberty », Buchanan notait que « le despotisme pourrait être la seule forme d’organisation alternative à la structure politique telle que nous l’observons. »
Le despotisme au nom de la défense de la liberté.
Sa solution à ce problème était une “révolution constitutionnelle” : créer des contraintes irrévocables pour limiter le choix démocratique. Sponsorisé durant toute sa carrière par des fondations appartenant à des milliardaires et de grandes entreprises, il développa un cadre théorique pour présenter à quoi ressemblerait sa révolution constitutionnelle ainsi que la stratégie pour la mettre en œuvre.
Il expliqua comment les politiques de déségrégation dans les écoles du sud des Etats-Unis pourraient être mises en échec en créant un réseau d’écoles privées soutenues par les états. Il fut le premier à proposer de privatiser les universités et d’imposer aux étudiants de payer l’intégralité des frais de scolarité : son but initial était d’écraser le militantisme étudiant.
Il appela à privatiser la sécurité sociale et de nombreuses autres fonctions de l’Etat. Il chercha à rompre les liens entre le peuple et le gouvernement et à réduire à néant la confiance envers les institutions. Pour résumer, son objectif était de sauver le capitalisme de la démocratie.
Par George Monbiot, le 19 juillet 2017 - The Guardian / Les Crises (trad.)
‘ Buchanan a développé un programme caché pour supprimer la démocratie pour le compte des très riches. Il refaçonne la politique. Illustration: Sébastien Thibault’
La vision de James McGill Buchanan d’un capitalisme totalitaire a infecté les politiques publiques aux Etats-Unis. Aujourd’hui, elle est en train de s’exporter.
C’est le chapitre manquant : une clé pour comprendre la politique de la dernière moitié du vingtième siècle. Lire le nouveau livre de Nancy Mac Lean: “Democracy in chains : The Deep History of the Radical Right’s Stealth Plan for America”, c’est voir ce qui jusqu’alors était demeuré invisible.
Le travail du professeur d’histoire sur le sujet commença par accident. En 2013, elle tomba sur une maison coloniale abandonnée sur le campus de l’université George Mason en Virginie. Celle-ci était remplie d’archives non classées appartenant à un homme mort cette année là et dont le nom ne vous est probablement guère familier : James McGill Buchanan. Elle affirme que la première chose qu’elle récupéra fut un lot de lettres confidentielles concernant des millions de dollars transférés à l’université par le milliardaire Charles Koch.
Ses découvertes dans cette maison des horreurs révèlent comment Buchanan, avec l’aide de magnats des affaires et des instituts financés par ces derniers, développèrent un programme secret pour supprimer la démocratie au bénéfice des ultra-riches. Ce programme est en train de remodeler la sphère politique et pas seulement aux Etats-Unis.
Buchanan fut fortement influencé à la fois par le néolibéralisme de Friedrich Hayek et de Ludwig von Mises ainsi que par le défenseur du primat de la propriété John C. Calhoun, lequel défendit dans la première moitié du XIXème siècle l’idée selon laquelle la liberté consiste à avoir le droit absolu d’utiliser votre propriété (y compris vos esclaves) comme vous le souhaitez ; toute institution qui empiète sur ce droit est un agent d’oppression, exploitant les possédants pour le compte de la masse.
James Buchanan réalisa la synthèse de ces influences pour créer ce qu’il appela la théorie du choix public. Selon cette dernière, une société ne peut être considérée comme libre à moins que chaque citoyen n’ait la possibilité de mettre un veto sur les décisions prises par celle-ci.
Pour Buchanan, cela voulait dire concrètement que personne ne devait être imposé contre sa volonté. Or, selon lui, les riches étaient exploités par ceux qui utilisent leur vote pour leur extorquer de l’argent et qui l’utilisent pour financer, via l’impôt, la dépense publique et les systèmes de protection sociale. Autoriser les travailleurs à créer des syndicats et mettre en place des niveaux d’imposition progressifs sur le revenu était l’exemple d’une législation « discriminatoire ou différentielle » envers les détenteurs du capital.
Tout conflit entre “la liberté » (autoriser les riches à agir comme bon leur semble) et la démocratie devait être résolu en faveur de la liberté. Dans son livre, « The Limits of Liberty », Buchanan notait que « le despotisme pourrait être la seule forme d’organisation alternative à la structure politique telle que nous l’observons. »
Le despotisme au nom de la défense de la liberté.
Sa solution à ce problème était une “révolution constitutionnelle” : créer des contraintes irrévocables pour limiter le choix démocratique. Sponsorisé durant toute sa carrière par des fondations appartenant à des milliardaires et de grandes entreprises, il développa un cadre théorique pour présenter à quoi ressemblerait sa révolution constitutionnelle ainsi que la stratégie pour la mettre en œuvre.
Il expliqua comment les politiques de déségrégation dans les écoles du sud des Etats-Unis pourraient être mises en échec en créant un réseau d’écoles privées soutenues par les états. Il fut le premier à proposer de privatiser les universités et d’imposer aux étudiants de payer l’intégralité des frais de scolarité : son but initial était d’écraser le militantisme étudiant.
Il appela à privatiser la sécurité sociale et de nombreuses autres fonctions de l’Etat. Il chercha à rompre les liens entre le peuple et le gouvernement et à réduire à néant la confiance envers les institutions. Pour résumer, son objectif était de sauver le capitalisme de la démocratie.
lundi 12 septembre 2016
Le Capitalisme, une histoire d'amour
Michael Moore, Le Capitalisme, une histoire d'amour (2009)
Michael Moore, né le 23 avril 1954 à Flint dans le Michigan (États-Unis), est un écrivain et un réalisateur américain de documentaires engagés.
Source (et suite) du texte : wikipedia
jeudi 30 octobre 2014
Art(e) du Capitalisme - Suite 2
MAj de la page : Art(e) du Capitalisme
CAPITALISME (5/6)
Keynes/Hayek, un combat truqué ?
Considéré aujourd’hui comme une évidence, le capitalisme n’a, de fait, pas toujours existé... Cette magistrale série documentaire offre des clefs de compréhension du système capitaliste. Ce cinquième volet revient sur l'affrontement entre l’économiste autrichien Friedrich Hayek et son confrère britannique John Maynard Keynes, qui a modelé la pensée économique au XXe siècle.
L'affrontement entre l’économiste autrichien Friedrich Hayek et son confrère britannique John Maynard Keynes a modelé la pensée économique de tout un siècle. Chacun défend ses idées pour sortir le capitalisme de la sévère dépression des années 1930, la pire qu’il ait connue. Pourquoi et comment ce débat qui semblait réglé ressurgit-il régulièrement, notamment depuis la crise économique de 2008 ?
Théories d’hier, réalités d’aujourd’hui
La série Capitalisme, tournée dans vingt-deux pays, nous entraîne dans une enquête captivante, au fil de cinq cents ans d’histoire, avec pour guides éclairants des anthropologues, des historiens et des économistes renommés, dont Robert Boyer ou Thomas Piketty. Sur les traces d’un amiral chinois, des geôles d’esclaves au Ghana à la rencontre d’Indiens Maijunas, et d’une rive à l’autre de l’Atlantique, les théories d’hier nouent un dialogue fructueux avec l’actualité et les réalités contemporaines. Depuis les origines jusqu’à la mondialisation, le décryptage des mécanismes d’un système qui détermine nos vies et survit malgré la crise.
Source : Arte
CAPITALISME (6/6)
Karl Polanyi, le facteur humain
Considéré aujourd’hui comme une évidence, le capitalisme n’a, de fait, pas toujours existé... Dernier volet de cette magistrale série documentaire avec l'analyse de la pensée du Hongrois Karl Polanyi, qui a peut-être eu raison trop tôt en pointant, en 1944, le danger représenté par une société qui devient tributaire de l'économie, et non l'inverse.
e Hongrois Karl Polanyi a peut-être eu raison trop tôt en pointant, en 1944, le danger représenté par une société qui devient tributaire de l'économie, et non l'inverse. Ce cri d'alarme a rencontré plus d'échos au XXIe siècle que dans la seconde moitié du précédent. Les études de Polanyi sur les sociétés antiques de Sumer et Babylone peuvent peut-être éclairer de façon salutaire le monde d'après 2008, dans lequel un régime d'austérité imposé écrase les pays endettés et dans lequel les élus des démocraties semblent impuissants face aux décisions anonymes assenées par les marchés financiers.
Théories d’hier, réalités d’aujourd’hui
La série Capitalisme, tournée dans vingt-deux pays, nous entraîne dans une enquête captivante, au fil de cinq cents ans d’histoire, avec pour guides éclairants des anthropologues, des historiens et des économistes renommés, dont Robert Boyer ou Thomas Piketty. Sur les traces d’un amiral chinois, des geôles d’esclaves au Ghana à la rencontre d’Indiens Maijunas, et d’une rive à l’autre de l’Atlantique, les théories d’hier nouent un dialogue fructueux avec l’actualité et les réalités contemporaines. Depuis les origines jusqu’à la mondialisation, le décryptage des mécanismes d’un système qui détermine nos vies et survit malgré la crise.
Source : Arte
CAPITALISME (5/6)
Keynes/Hayek, un combat truqué ?
Considéré aujourd’hui comme une évidence, le capitalisme n’a, de fait, pas toujours existé... Cette magistrale série documentaire offre des clefs de compréhension du système capitaliste. Ce cinquième volet revient sur l'affrontement entre l’économiste autrichien Friedrich Hayek et son confrère britannique John Maynard Keynes, qui a modelé la pensée économique au XXe siècle.
L'affrontement entre l’économiste autrichien Friedrich Hayek et son confrère britannique John Maynard Keynes a modelé la pensée économique de tout un siècle. Chacun défend ses idées pour sortir le capitalisme de la sévère dépression des années 1930, la pire qu’il ait connue. Pourquoi et comment ce débat qui semblait réglé ressurgit-il régulièrement, notamment depuis la crise économique de 2008 ?
Théories d’hier, réalités d’aujourd’hui
La série Capitalisme, tournée dans vingt-deux pays, nous entraîne dans une enquête captivante, au fil de cinq cents ans d’histoire, avec pour guides éclairants des anthropologues, des historiens et des économistes renommés, dont Robert Boyer ou Thomas Piketty. Sur les traces d’un amiral chinois, des geôles d’esclaves au Ghana à la rencontre d’Indiens Maijunas, et d’une rive à l’autre de l’Atlantique, les théories d’hier nouent un dialogue fructueux avec l’actualité et les réalités contemporaines. Depuis les origines jusqu’à la mondialisation, le décryptage des mécanismes d’un système qui détermine nos vies et survit malgré la crise.
Source : Arte
CAPITALISME (6/6)
Karl Polanyi, le facteur humain
Considéré aujourd’hui comme une évidence, le capitalisme n’a, de fait, pas toujours existé... Dernier volet de cette magistrale série documentaire avec l'analyse de la pensée du Hongrois Karl Polanyi, qui a peut-être eu raison trop tôt en pointant, en 1944, le danger représenté par une société qui devient tributaire de l'économie, et non l'inverse.
e Hongrois Karl Polanyi a peut-être eu raison trop tôt en pointant, en 1944, le danger représenté par une société qui devient tributaire de l'économie, et non l'inverse. Ce cri d'alarme a rencontré plus d'échos au XXIe siècle que dans la seconde moitié du précédent. Les études de Polanyi sur les sociétés antiques de Sumer et Babylone peuvent peut-être éclairer de façon salutaire le monde d'après 2008, dans lequel un régime d'austérité imposé écrase les pays endettés et dans lequel les élus des démocraties semblent impuissants face aux décisions anonymes assenées par les marchés financiers.
Théories d’hier, réalités d’aujourd’hui
La série Capitalisme, tournée dans vingt-deux pays, nous entraîne dans une enquête captivante, au fil de cinq cents ans d’histoire, avec pour guides éclairants des anthropologues, des historiens et des économistes renommés, dont Robert Boyer ou Thomas Piketty. Sur les traces d’un amiral chinois, des geôles d’esclaves au Ghana à la rencontre d’Indiens Maijunas, et d’une rive à l’autre de l’Atlantique, les théories d’hier nouent un dialogue fructueux avec l’actualité et les réalités contemporaines. Depuis les origines jusqu’à la mondialisation, le décryptage des mécanismes d’un système qui détermine nos vies et survit malgré la crise.
Source : Arte
mercredi 22 octobre 2014
Art(e) du Capitalisme - suite
MAJ de la page : Art(e) du Capitalisme
CAPITALISME (3/6)
Ricardo et Malthus, vous avez dit liberté ?
Considéré aujourd’hui comme une évidence, le capitalisme n’a, de fait, pas toujours existé... Cette magistrale série documentaire offre des clefs de compréhension du système capitaliste. Le troisième volet se penche sur les théories de David Ricardo et Thomas Malthus, considérés comme des acteurs fondamentaux de la construction de la société britannique du XIXe siècle.
David Ricardo et Thomas Malthus sont considérés comme des acteurs fondamentaux de la construction de la société britannique du XIXe siècle. Depuis quarante ans, l'économie se mondialise selon la vision de David Ricardo de "l'avantage comparatif" et en conditionne notre adhésion à la logique du marché. Les bouleversements sociaux et politiques engendrés par ce tsunami économique ont été présentés comme le prix à payer pour améliorer le sort de tous. Mais qu'est-ce que David Ricardo a réellement écrit ? Est-ce que l'histoire des quatre dernières décennies s'explique avec des théories du XIXe siècle ou par les intérêts politiques et économiques de nos contemporains ?
Source : Arte
CAPITALISME (4/6)
Et si Marx avait raison ?
Et si Marx avait raison, après tout ? Avec l'effondrement de l'Union soviétique et la chute du Mur, le communisme a été jeté à la poubelle de l'histoire, et lui avec. Mais après la crise de 2008, on peut se demander si nous avons bien compris Marx. Son analyse du capitalisme du XIXe serait-elle plus pertinente aujourd'hui ? Cet épisode décrypte la pensée de l’auteur du Capital, depuis sa jeunesse d’étudiant romantique ami d’Engels jusqu'à son accession au statut de leader théorique de la révolution mondiale. Au-delà de l'idéologie communiste, le film s'attache à sa lecture du capitalisme comme "immense accumulation de marchandises" jusqu’à sa critique des concentrations financières et du capitalisme d’État, démontrant que ses prévisions s'avèrent aujourd’hui très pertinentes. S’il a reconnu que le système produisait des merveilles, il fut aussi l'un de ses critiques les plus impitoyables, notamment à travers son analyse de l'inéluctabilité des crises.
Source : Arte
CAPITALISME (3/6)
Ricardo et Malthus, vous avez dit liberté ?
Considéré aujourd’hui comme une évidence, le capitalisme n’a, de fait, pas toujours existé... Cette magistrale série documentaire offre des clefs de compréhension du système capitaliste. Le troisième volet se penche sur les théories de David Ricardo et Thomas Malthus, considérés comme des acteurs fondamentaux de la construction de la société britannique du XIXe siècle.
David Ricardo et Thomas Malthus sont considérés comme des acteurs fondamentaux de la construction de la société britannique du XIXe siècle. Depuis quarante ans, l'économie se mondialise selon la vision de David Ricardo de "l'avantage comparatif" et en conditionne notre adhésion à la logique du marché. Les bouleversements sociaux et politiques engendrés par ce tsunami économique ont été présentés comme le prix à payer pour améliorer le sort de tous. Mais qu'est-ce que David Ricardo a réellement écrit ? Est-ce que l'histoire des quatre dernières décennies s'explique avec des théories du XIXe siècle ou par les intérêts politiques et économiques de nos contemporains ?
Source : Arte
CAPITALISME (4/6)
Et si Marx avait raison ?
Et si Marx avait raison, après tout ? Avec l'effondrement de l'Union soviétique et la chute du Mur, le communisme a été jeté à la poubelle de l'histoire, et lui avec. Mais après la crise de 2008, on peut se demander si nous avons bien compris Marx. Son analyse du capitalisme du XIXe serait-elle plus pertinente aujourd'hui ? Cet épisode décrypte la pensée de l’auteur du Capital, depuis sa jeunesse d’étudiant romantique ami d’Engels jusqu'à son accession au statut de leader théorique de la révolution mondiale. Au-delà de l'idéologie communiste, le film s'attache à sa lecture du capitalisme comme "immense accumulation de marchandises" jusqu’à sa critique des concentrations financières et du capitalisme d’État, démontrant que ses prévisions s'avèrent aujourd’hui très pertinentes. S’il a reconnu que le système produisait des merveilles, il fut aussi l'un de ses critiques les plus impitoyables, notamment à travers son analyse de l'inéluctabilité des crises.
Source : Arte
mercredi 15 octobre 2014
Art(e) du Capitalisme
CAPITALISME (1/6)
Adam Smith : à l'origine du libre marché ? (France, 2013)
Considéré aujourd’hui comme une évidence, le capitalisme n’a, de fait, pas toujours existé... Cette magistrale série documentaire, tournée dans vingt-deux pays, offre des clefs de compréhension du système capitaliste. Ce premier volet remonte à Adam Smith, philosophe écossais du XVIIIe siècle, considéré comme le "père du capitalisme".
Son livre, La richesse des nations, best-seller mal lu depuis plus de deux siècles, aurait posé les bases du libre marché, à la veille de la révolution industrielle. Or, si Adam Smith, philosophe écossais du XVIIIe siècle, considéré comme le "père du capitalisme", croyait aux lois naturelles de l’économie et à l’inclination des hommes au commerce, le capitalisme ne résulte pas d’un concept, mais bien d’un processus historique, amorcé avec la découverte de l’Amérique, la colonisation et le commerce triangulaire. Un Nouveau Monde où les Aztèques n’accordaient d’ailleurs aucune valeur matérielle à l’or. Considéré aujourd’hui comme une évidence, le capitalisme n’a, de fait, pas toujours existé...
Théories d’hier, réalités d’aujourd’hui
Comme les suivants, les deux premiers épisodes de la magistrale série Capitalisme, tournée dans vingt-deux pays, nous entraînent dans une enquête captivante, au fil de cinq cents ans d’histoire, avec pour guides éclairants des anthropologues, des historiens et des économistes renommés, dont Robert Boyer ou Thomas Piketty. Sur les traces d’un amiral chinois, des geôles d’esclaves au Ghana à la rencontre d’Indiens Maijunas, et d’une rive à l’autre de l’Atlantique, les théories d’hier nouent un dialogue fructueux avec l’actualité et les réalités contemporaines. Depuis les origines jusqu’à la mondialisation, la série décrypte les mécanismes d’un système qui détermine nos vies et survit malgré la crise.
Source : Arte
CAPITALISME (2/6)
"La richesse des nations", nouvel évangile ? (France, 2013)
Enfant de la révolution scientifique, son auteur y dénonce en effet la division du travail, ce pilier de l’économie de marché, estimant qu’elle abrutit les hommes. De même, la notion de "main invisible" d’Adam Smith a été délibérément sortie de son contexte pour être exploitée à des fins politiques. En revanche, La théorie des sentiments moraux, son livre le plus important selon lui, a été totalement occulté. Exemples à l’appui, ce deuxième épisode réexamine dans le texte les théories d’Adam Smith, observateur curieux de son époque et doté d'une foi inébranlable dans le progrès. Mais il rappelle surtout ses préoccupations sociales, délibérément oubliées. Une traversée de l’histoire des idées et des sociétés au cours de laquelle on croise aussi le philosophe africain Anton Wilhelm Amo, esclave affranchi d’origine ghanéenne, qui avait étudié en Allemagne.
Théories d’hier, réalités d’aujourd’hui
Comme les suivants, les deux premiers épisodes de la magistrale série Capitalisme, tournée dans vingt-deux pays, nous entraînent dans une enquête captivante, au fil de cinq cents ans d’histoire, avec pour guides éclairants des anthropologues, des historiens et des économistes renommés, dont Robert Boyer ou Thomas Piketty. Sur les traces d’un amiral chinois, des geôles d’esclaves au Ghana à la rencontre d’Indiens Maijunas, et d’une rive à l’autre de l’Atlantique, les théories d’hier nouent un dialogue fructueux avec l’actualité et les réalités contemporaines. Depuis les origines jusqu’à la mondialisation, la série décrypte les mécanismes d’un système qui détermine nos vies et survit malgré la crise.
Source : Arte
Adam Smith (5 juin 1723 - 17 juillet 1790) est un philosophe et économiste britannique des Lumières. Il reste dans l’histoire comme le père de la science économique moderne, dont l'œuvre principale, La richesse des nations, est un des textes fondateurs du libéralisme économique. Professeur de philosophie morale à l'université de Glasgow, il consacre dix années de sa vie à ce texte qui inspire les grands économistes suivants, ceux que Karl Marx appellera les « classiques » et qui poseront les grands principes du libéralisme économique.
Source (et suite) du texte : wikipedia
ENTRETIEN AVEC JEREMY RIFKIN
Entretien avec l'essayiste américain Jeremy Rifkin, auteur d’une vingtaine de best-sellers. Dans son dernier ouvrage, "La nouvelle société du coût marginal zéro" (éditions Les Liens qui Libèrent), il livre sa vision de ce que sera le monde après la fin annoncée du capitalisme : une société fondée sur une économie du partage et de la collaboration.
Émilie Aubry s'entretient avec l'essayiste américain Jeremy Rifkin, auteur d’une vingtaine de best-sellers, dont Une nouvelle conscience pour un monde en crise, Le rêve européen, La fin du travail, ou La troisième révolution industrielle. Dans son dernier ouvrage La nouvelle société du coût marginal zéro, à paraître le 24 septembre aux éditions Les Liens qui Libèrent, il livre sa vision de ce que sera le monde après la fin annoncée du capitalisme : une société fondée sur une économie du partage et de la collaboration, qui s’appuiera sur les opportunités offertes par les nouvelles technologies numériques.
CAPITALISME (3/6)
Ricardo et Malthus, vous avez dit liberté ?
Considéré aujourd’hui comme une évidence, le capitalisme n’a, de fait, pas toujours existé... Cette magistrale série documentaire offre des clefs de compréhension du système capitaliste. Le troisième volet se penche sur les théories de David Ricardo et Thomas Malthus, considérés comme des acteurs fondamentaux de la construction de la société britannique du XIXe siècle.
David Ricardo et Thomas Malthus sont considérés comme des acteurs fondamentaux de la construction de la société britannique du XIXe siècle. Depuis quarante ans, l'économie se mondialise selon la vision de David Ricardo de "l'avantage comparatif" et en conditionne notre adhésion à la logique du marché. Les bouleversements sociaux et politiques engendrés par ce tsunami économique ont été présentés comme le prix à payer pour améliorer le sort de tous. Mais qu'est-ce que David Ricardo a réellement écrit ? Est-ce que l'histoire des quatre dernières décennies s'explique avec des théories du XIXe siècle ou par les intérêts politiques et économiques de nos contemporains ?
Source : Arte
CAPITALISME (4/6)
Et si Marx avait raison ?
Et si Marx avait raison, après tout ? Avec l'effondrement de l'Union soviétique et la chute du Mur, le communisme a été jeté à la poubelle de l'histoire, et lui avec. Mais après la crise de 2008, on peut se demander si nous avons bien compris Marx. Son analyse du capitalisme du XIXe serait-elle plus pertinente aujourd'hui ? Cet épisode décrypte la pensée de l’auteur du Capital, depuis sa jeunesse d’étudiant romantique ami d’Engels jusqu'à son accession au statut de leader théorique de la révolution mondiale. Au-delà de l'idéologie communiste, le film s'attache à sa lecture du capitalisme comme "immense accumulation de marchandises" jusqu’à sa critique des concentrations financières et du capitalisme d’État, démontrant que ses prévisions s'avèrent aujourd’hui très pertinentes. S’il a reconnu que le système produisait des merveilles, il fut aussi l'un de ses critiques les plus impitoyables, notamment à travers son analyse de l'inéluctabilité des crises.
Source : Arte
CAPITALISME (5/6)
Keynes/Hayek, un combat truqué ?
Considéré aujourd’hui comme une évidence, le capitalisme n’a, de fait, pas toujours existé... Cette magistrale série documentaire offre des clefs de compréhension du système capitaliste. Ce cinquième volet revient sur l'affrontement entre l’économiste autrichien Friedrich Hayek et son confrère britannique John Maynard Keynes, qui a modelé la pensée économique au XXe siècle.
L'affrontement entre l’économiste autrichien Friedrich Hayek et son confrère britannique John Maynard Keynes a modelé la pensée économique de tout un siècle. Chacun défend ses idées pour sortir le capitalisme de la sévère dépression des années 1930, la pire qu’il ait connue. Pourquoi et comment ce débat qui semblait réglé ressurgit-il régulièrement, notamment depuis la crise économique de 2008 ?
Théories d’hier, réalités d’aujourd’hui
La série Capitalisme, tournée dans vingt-deux pays, nous entraîne dans une enquête captivante, au fil de cinq cents ans d’histoire, avec pour guides éclairants des anthropologues, des historiens et des économistes renommés, dont Robert Boyer ou Thomas Piketty. Sur les traces d’un amiral chinois, des geôles d’esclaves au Ghana à la rencontre d’Indiens Maijunas, et d’une rive à l’autre de l’Atlantique, les théories d’hier nouent un dialogue fructueux avec l’actualité et les réalités contemporaines. Depuis les origines jusqu’à la mondialisation, le décryptage des mécanismes d’un système qui détermine nos vies et survit malgré la crise.
Source : Arte
CAPITALISME (6/6)
Karl Polanyi, le facteur humain
Considéré aujourd’hui comme une évidence, le capitalisme n’a, de fait, pas toujours existé... Dernier volet de cette magistrale série documentaire avec l'analyse de la pensée du Hongrois Karl Polanyi, qui a peut-être eu raison trop tôt en pointant, en 1944, le danger représenté par une société qui devient tributaire de l'économie, et non l'inverse.
e Hongrois Karl Polanyi a peut-être eu raison trop tôt en pointant, en 1944, le danger représenté par une société qui devient tributaire de l'économie, et non l'inverse. Ce cri d'alarme a rencontré plus d'échos au XXIe siècle que dans la seconde moitié du précédent. Les études de Polanyi sur les sociétés antiques de Sumer et Babylone peuvent peut-être éclairer de façon salutaire le monde d'après 2008, dans lequel un régime d'austérité imposé écrase les pays endettés et dans lequel les élus des démocraties semblent impuissants face aux décisions anonymes assenées par les marchés financiers.
Théories d’hier, réalités d’aujourd’hui
La série Capitalisme, tournée dans vingt-deux pays, nous entraîne dans une enquête captivante, au fil de cinq cents ans d’histoire, avec pour guides éclairants des anthropologues, des historiens et des économistes renommés, dont Robert Boyer ou Thomas Piketty. Sur les traces d’un amiral chinois, des geôles d’esclaves au Ghana à la rencontre d’Indiens Maijunas, et d’une rive à l’autre de l’Atlantique, les théories d’hier nouent un dialogue fructueux avec l’actualité et les réalités contemporaines. Depuis les origines jusqu’à la mondialisation, le décryptage des mécanismes d’un système qui détermine nos vies et survit malgré la crise.
Source : Arte
Voir aussi les pages : Dépasser le capitalisme / Le capitalisme est-il criminogène ? / Etienne Chouard / Révolution monétaire
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