MAJ de la page : Permaculture
Les défis d'une autre agriculture (2018)
Comment réinventer une agriculture alternative au modèle industriel ? Éléments de réponse recueillis auprès d'agriculteurs en France et en Allemagne.
S’il a eu le mérite d’assurer la sécurité alimentaire et de faire chuter les prix des denrées, le système agro-industriel, fruit d’une révolution engagée au cours du XXe siècle, semble aujourd’hui à bout de souffle. Infertilité croissante des sols, pollution des eaux aux nitrates, maladies liées aux pesticides, disparition des insectes et d’innombrables espèces animales… Pour les défenseurs de l’environnement et pour la communauté scientifique – mais aussi pour une bonne partie du monde paysan –, il est urgent de changer de cap pour sortir de l’impasse, en s’engageant pour une agriculture durable et respectueuse de l’environnement. Mais par quels moyens ? Un passage au "tout-biologique" est-il possible ? Faut-il réformer les règles de l’agriculture conventionnelle ? Quel avenir pour la permaculture, modèle écologique au rendement remarquable ? Les réalisateurs de ce documentaire ont accompagné une année durant des paysans en quête de solutions alternatives en France et en Allemagne, pour tenter de répondre à ces questions essentielles. Les défis d’une autre agriculture aborde également le rôle capital du politique et de l’Union européenne en particulier – sans oublier les comportements des consommateurs – dans ce changement de paradigme.
Source : Arte
Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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vendredi 3 mai 2019
mardi 3 mai 2016
Manger plus pour se nourrir moins
Manger plus pour se nourrir moins (France 5, 30 avril 2016)
Aujourd'hui, dans les pays industrialisés, la majeure partie de la population mange à sa faim. Pourtant, de nombreuses personnes souffrent d'une insuffisance en micronutriments comme le fer, le zinc, mais aussi en acides gras et en vitamines. En effet, au cours des cinquante dernières années, les aliments auraient perdu jusqu'à 75% de leur valeur nutritive. Ainsi, pour retrouver l'apport en vitamine C d'une pomme des années 50, il faudrait en consommer une centaine. Cela serait pareil pour la majorité des fruits et légumes les plus consommés ainsi que pour la viande, le lait frais ou le blé. En cause, la révolution agricole des années 50, la mécanisation, la recherche variétale, la monoculture. Les coûts ont baissé certes, mais au détriment de la qualité. Enquête, des Etats-Unis à l'Allemagne, de l'Angleterre à la France.
Source : France5
Voir aussi la page : Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui
samedi 6 février 2016
Permaculture, agroécologie, l’exemple des Yanomami
Permaculture, agroécologie, jardins-forêts : des pratiques millénaires, l’exemple des Yanomami
Par Thierry Sallantin, le 2 février 2016 - Le Partage"Des preuves suggèrent que des peuples indigènes de l'Amazonie cultivent depuis des millénaires plusieurs variétés d'arbres et de plantes utiles" (http://www.nature.com/news/amazon-ecology-footprints-in-the-forest-1.13902)
Est-t-il écologique d’artificialiser la nature ?
Vers une réintroduction des méthodes douces d’artificialisation des forêts en décolonisant notre imaginaire d’occidentaux ne jurant que par l’AGER (guerre à la nature) / Nouvelles interrogations autour des notions de SYLVA, AGER et HORTUS / Exemples des agricultures Wayampi (Guyane française) et Yanomami (Venezuela)
Il est important de ré-interroger le concept d’agriculture biologique et c’est avec raison que la notion d’agroécologie entend attirer l’attention sur les limites d’une agriculture qui se définirait seulement par le négatif: pas de ceci, pas de cela, essentiellement pas de produits chimiques ni en tant qu’engrais ni pour les traitements. Limites visibles surtout depuis que l’on assiste à la dérive de l’agriculture biologique vers le mimétisme des pratiques industrielles des gros exploitants agricoles. Comme par exemple cet absence d’esprit critique par rapport au machinisme agricole, comme si l’usage des tracteurs de plus en plus puissants et des outils qui vont avec devait rester en dehors des inquiétudes face à la raréfaction du pétrole, ou comme par exemple les acquisitions de vastes domaines pour faire de la « bio » dans les zones d’Europe où la terre apparaît peu chère aux agriculteurs de l’ouest, et ceci au détriment de l’agriculture paysanne traditionnelle locale, et au détriment des habitudes communautaires d’entraide des cultures villageoises longuement constituées en microsociétés, en civilisations paysannes. Qu’un « gros » arrive, accapare tout, et cette forme de conquête en jouant sur le différentiel des monnaies et des niveaux de vie fait voler en éclat une socialité villageoise. On n’est pas loin de l’ethnocide donc du génocide culturel! Sans parler de cet autre dérive qu’est la seule production destinée aux grosses centrales d’achats, à cette grande distribution qui ajoute à ses produits insipides et crétinisants, voire toxiques, le nouveau créneau porteur que serait la nourriture saine d’une bourgeoisie éduquée éprise de « new-age » et de « bio ».
lundi 10 novembre 2014
La part de la terre : l’agriculture comme art
On ne parle pas la bouche pleine ! par Alain Kruger
Vénération de la terre 09.11.2014
avec :
Louise Browaeys, agronome
Henri de Pazzis, fondateur de ProNatura
Site officiel : ProNatura (France)
Homonyme : ProNatura (Suisse) / ProNatura (Genève)
Bibliographie :
La part de la terre : l’agriculture comme art, Ed. Delachaux et Niestlé (octobre 2014)
Par la voie d'une réflexion approfondie sur l'agriculture comme art, les auteurs abordent ce qui fait l'essence même de l'homme et la manière dont il se construit ou, au contraire, s'abîme, à travers les âges. Promenade méditative entre histoire, agronomie, société, philosophie et poésie, ce livre retrace l'histoire de l'humanité par ce qui la définit : l'agriculture - tantôt respectueuse de la nature, tantôt oublieuse de la nature au profit du rendement à tout prix. Bref, une oscillation entre révélation de l'humanité et perte du sens. La réflexion aboutit à l'idée même de développement durable qui apparaît comme une erreur de perspective, car la question ne réside pas dans le développement durable mais bien plutôt dans le développement intégré, car l'homme est une part de la terre. Et nous unir à la terre aujourd'hui, c'est accepter de nouveau le désordre, la vie à l'oeuvre dans sa violence ; c'est consentir que la technique ne peut pas répondre à toute la complexité du vivant.
Extrait de : La part de la terre (quatrième de couverture)
Commande sur Amazon : La part de la terre : L'agriculture comme art
lundi 14 juillet 2014
Révolutions agricoles
On ne parle pas la bouche pleine ! par Alain Kruger
Révolutions agricoles 14.07.2014
avec Tristan Lecomte
Site officiel : Pure Projet / Alter Eco
Tristan Lecomte : "L'agroforesterie sera la nouvelle révolution agricole" (25 Février 2014)
De retour du Congrès mondial sur l'agroforesterie, le fondateur d'Alter Eco et de Pur Projet nous explique pourquoi ce nouveau modèle agricole est appelé à se développer et à séduire jusqu'aux multinationales.
Indéfectible optimiste, Tristan Lecomte est avant tout un iconoclaste. Après des études à HEC et un passage chez l’Oréal, il lance en 1998 Alter Eco, label pionnier du commerce équitable. Depuis 2008, il se consacre à Pur Projet, un collectif qui aide les entreprises à compenser l’impact social et environnemental de leurs activités, via une gestion des forêts au service des populations défavorisées. Désigné en 2010 comme l’une des « 100 personnes les plus influentes du monde » par le magazine américain Time, l’homme n’a pas peur de s’adresser aux paysans du sud et aux grands patrons à la fois. Ni de déranger, pour peu qu’il fasse avancer sa cause.
Il a répondu aux questions de We Demain depuis sa résidence en Thaïlande, où il est aussi petit producteur de riz.
We Demain : Après Alter Eco, vous vous consacrez à la forêt à travers Pur Projet. Pourquoi avez-vous décidé de faire de l'arbre votre nouveau combat ?
Tristan Lecomte : L’arbre n’est pas un supplément d’âme ou un simple objet poétique. C’est un acteur à part entière qui remplit des rôles multiples. C'est d’abord un fantastique support de biodiversité, un habitat naturel pour les insectes et les oiseaux, qui permet de lutter contre les nuisibles en limitant l’emploi de pesticides dans l’agriculture. Les arbres enrichissent le sol et fixent l’azote, on a donc plus besoin de gaver la terre de fertilisants. Ils assainissent les eaux et empêchent l’érosion. Pour les agriculteurs du sud, l’arbre permet un revenu complémentaire et protège les végétaux alentours des phénomènes météorologiques extrêmes dus au dérèglement climatique. Je m’arrête là, mais nous avons dressé un total de 100 bénéfices de l’arbre. Planter un arbre coûte 2 à 5 euros et ce dernier génère des bénéfices pendant 100 ans. Pour peu qu’on regarde à long terme c’est un investissement très rentable, et un business qui va peser de plus en plus lourd. Les grosse boites en ont pris conscience.
Si l'agroforesterie (l'intégration de la forêt à l'agriculture) présente de telles vertus, comment expliquer que le modèle intensif reste dominant ?
Le changement, c'est toujours lent. Savez-vous qu'en France, jusqu’à la fin des années 1970, on payait les agriculteurs pour qu’ils coupent les arbres et les haies afin de former des parcelles géantes ? On a longtemps considéré le sol comme un simple substrat qu’il suffisait de nourrir, on l’a vidé de toute matière organique. C’est un système à bout de souffle. Il y a aussi une part d’inconscient collectif : depuis l’origine, beaucoup de civilisations se sont développées en repoussant la forêt, comme s’il s’agissait d’un obstacle.
Il y a les blocages... Mais dans le même temps, n'observe-t-on pas déjà des signaux positifs ?
Si. Une étude de l’INRA a montré qu’en combinant la culture de blé et de noyer, le rendement total augmente de 40%. Elle prouve la pertinence d’un modèle qui interagit avec un écosystème et utilise la science pour favoriser la collaboration entre différentes espèces. Faire avec la nature plutôt que contre elle. De grands acteurs de la chimie, comme BASF, savent que coupler les arbres à l'usage de produits phytosanitaires renforce leur efficacité. Il va y avoir une nouvelle révolution agricole dans les 50 prochaines années, car les producteurs réalisent que c’est moins couteux pour la planète et plus efficace à long terme de revenir vers une vision plus « holiste » de l’agriculture.
Source (et suite) du texte : We demain
Tristan Lecomte, fondateur d'ALTER ECO et de PUR PROJET, Entrepreneur social - (Widoobiz, Davos 2013)
vendredi 11 juillet 2014
Permaculture
Concevoir son jardin et sa vie avec la permaculture avec Bonita Ford et Sébastien Bacharach (2014)
L'essence de la permaculture avec Eric Escoffier (Vivre cru, 2014)
Site officiel : Permaculture sans frontières
La permaculture est un art de vivre qui associe l'art de cultiver la terre pour la rendre fertile indéfiniment avec l'art d'aménager le territoire. Elle n'est pas un mode de pensée mais un mode d'agir qui prend en considération la bio-diversité des écosystèmes ; elle est un ensemble de pratiques, de principes, et un mode de pensée visant à créer une production agricole durable. Cette production tend à être très économe en énergie (travail manuel et mécanique, carburant...) et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques. Elle vise à créer un écosystème productif en nourriture ainsi qu'en d'autres ressources utiles, tout en laissant à la nature « sauvage » le plus de place possible.
Elle utilise des notions d'écologie, de paysagisme, d'agriculture biologique, de biomimétisme, d'éthique, de philosophie et de pédologie. La permaculture invite à mettre ces aspects théoriques en relation avec les observations réalisées sur le terrain.
La base de la permaculture est systémique : il s'agit de considérer les interactions entre les éléments et facteurs de l'écosystèmes, ainsi que sa globalité et son évolution cyclique (saisons) et durable ; et non pas uniquement d'analyser les éléments constitutifs du système individuellement, comme s'ils étaient coupés les uns des autres, et statiques. Ceci mène à une compréhension des possibilités de l'écosystème dans l'optique d'une utilisation par l'homme, sans le détruire et avec des coûts minimaux.
Bien que souvent qualifiée de science par ses promoteurs, elle n'est pas une science dite conventionnelle, c'est-à-dire conforme aux critères de la scientificité, et traitée avec la méthode scientifique, car elle n'est que très peu documentée dans la littérature scientifique évaluée en comité de pairs.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Permaculture Suisse / France / Ressource sur la permaculture / La permaculture : un intérêt économique (PDF) / L'essence de la permaculture (PDF)
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