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vendredi 27 janvier 2017

"L'ordre politique des États-Unis est une ploutocratie corporative et financière"



Dr. Paul Street : "L'ordre politique des États-Unis est une ploutocratie corporative et financière"
Interview du Dr. Paul Street, journaliste, historien, par Mohsen Abdelmoumen, 26 janvier 2017  - Oximity

Mohsen Abdelmoumen: Vous avez consacré deux livres à Barack Obama : “The Empire's New Clothes: Barack Obama and the Real World of Power” et “Barack Obama and the Future of American Politics”. Comment jugez-vous les deux mandats du président Obama ?

Dr. Paul Street : Obama a été le président néolibéral, impérial, et profondément conservateur que beaucoup d'entre nous à gauche nous attendions à ce qu'il soit. J'ai écrit à ce sujet dans un essai récent dans Truthdig intitulé «l'héritage néolibéral d'Obama: dérive vers la droite et Donald Trump». Le premier livre que vous mentionnez (The Empire's New Clothes, Les nouveaux vêtements de l'Empire) est un dossier détaillé du service d'Obama à la classe d'élite d’affaires, à l'empire militaire global des États-Unis et à la persistance du racisme institutionnel et sociétal aux États-Unis. L'une des valeurs constantes de ce volume, je l'espère, c'est qu'il démontre l'essence conservatrice et néolibérale de la présidence Obama au cours de sa première année, lorsqu’Obama avait les majorités du Parti démocrate dans les deux chambres du Congrès des États-Unis et ne pouvait donc pas blâmer «l'obstruction du Parti républicain» pour ses politiques de droite. Le deuxième livre que vous avez mentionné précédemment a examiné la carrière pré-présidentielle d'Obama pour prédire les contours néolibéraux et impériaux de base de la présidence qui ont émergé. Avec l’administration Obama, comme avec la présidence de Bill Clinton, la branche exécutive des États-Unis a été tenue par une élite très intelligente de l’école de droit néolibérale nantie de l’Ivy League qui comprenait qu’il était là pour pacifier la population avec des illusions progressistes d’espoir et de changement tout en mettant en œuvre une politique au nom des dictatures de l’argent d’un "État profond" de l’empire non élu par la nation. Les deux présidents ont trahi les pauvres et la majorité de la classe ouvrière au nom desquels les démocrates prétendent gouverner, ouvrant la porte à l’aile droite des Républicains, avec l'aide du Collège électoral américain et la suppression du vote raciste dans les États contestés, pour accéder à la Maison Blanche en 2000 (George W. Bush) et 2016 (Trump).

Obama a donné au système américain une fausse image de marque progressiste que la classe dirigeante des États-Unis et l’empire exigeaient à la suite de l’invasion désastreuse de l’Irak de George Bush et de la crise financière de 2008. Sa race et son nom strictement musulman ont contribué à mettre un éclat démocratique nouveau et trompeur sur le gouvernement des États-Unis à l’intérieur et à l'étranger. C'était une grande tromperie. L’État profond a tenu. Obama a étendu la portée géographique de l'empire militaire américain, l'expansion des forces spéciales américaines et la guerre des drones (ce dernier est décrit avec précision par Noam Chomsky comme «la campagne terroriste la plus extrême des temps modernes») bien au-delà de ce qui avait été imaginé auparavant. Le dixième supérieur des 1% des États-Unis possède presque autant de richesse que les 90% inférieurs de la nation. La valeur moyenne nette des ménages noirs équivaut au treizième de la valeur moyenne nette des ménages blancs. Sous toute l'auto-félicitation nationale sur la façon dont l'élection d'Obama a soi-disant montré que les États-Unis avaient transcendé le racisme, la situation économique déjà pauvre des Noirs américains s’est en réalité aggravée pendant les années Obama aux États-Unis. Un stupéfiant 94% des emplois créés sous Obama ont été temporaires, des postes contractuels, ou des petits boulots à temps partiel dans une variété de domaines. La promesse d'Obama d'un «espoir» et d'un «changement» progressiste a été une farce. Trump a gagné grâce en grande partie à cette dure réalité.

mardi 19 août 2014

Etienne Chouard et la ploutocratie

Étienne Chouard, né le 21 décembre 1956 à Paris, est un enseignant français, professeur d'économie et de droit dans un lycée à Marseille. Principalement connu comme blogueur, il a bénéficié d'une certaine notoriété en 2005 à l'occasion de la campagne du référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe en argumentant pour le « non ».
Depuis lors Étienne Chouard, qui déclare « chercher la cause principale des injustices sociales », étudie différents régimes démocratiques et constitutions. Il arrive à la conclusion que la "cause des causes" est que "nous laissons écrire la Constitution par les seuls hommes qui ne devraient surtout pas l’écrire" c'est-à-dire les professionnels de la politique. Il défend notamment le système du tirage au sort4 (dans certains contextes et associé à des mécanismes de contrôle) et soutient qu'une nouvelle assemblée constituante devrait être basée sur cette méthode. Il défend également le référendum d'initiative populaire et soutient que le véritable suffrage universel est le vote direct des lois par les citoyens. Il qualifie l'Union européenne « d'épouvantable piège » qui met en place un « chômage institutionnalisé »9, et dénonce fréquemment le « sabordage monétaire » que constitue selon lui l'abandon de la création monétaire publique vers les banques privées. Dans une moindre mesure il défend également l'idée du revenu de base inconditionnel.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Sites officiels : Etienne Chouard / Blog / Le Message
Autres vidéos (plus de 200) : Playlist

Voir aussi les pages : La finance de l'ombre (débat avec Miret Zaki, 2011 - Enjeu pour le peuple du contrôle public de l'Etat et de la banque, cinquième vidéo à partir de 35') / Initiative Monnaie Pleine (récolte de signatures)


Bibliographie :
Préface de La dette publique, une affaire rentable : À qui profite le système ? de André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder, avec la collababoration du collectif Groupe de recherches économiques pour un système sociétal (GRESSO), Ed. Yves Michel, coll. « Économie », 2008


Reprendre le contrôle de la monnaie
C’est incroyable, vraiment incroyable : nos gouvernements ont abandonné la création monétaire aux banques privées. Nos prétendus "représentants" se sont même interdit à eux-mêmes de créer l'argent nécessaire au financement des besoins publics !
Cela entraîne, on va le voir, une dette publique extravagante et un chômage insupportable, mais aussi une dramatique dépendance des responsables politique envers ceux qui les financent.
Rendez-vous compte : regardez défiler le montant actuel seuls intérêts de la dette publique française (intérêts qui permettent aujourd'hui aux riches créanciers privés de nous voler —littéralement— tout ce que nous payons au titre de l'impôt sur le revenu) :
L’endettement de la puissance publique auprès d’acteurs privés n’est pourtant pas du tout une fatalité, la dette publique n'est pas inévitable : la dette publique est une prison financière non nécessaire, une camisole de force politique bien rôdée depuis des décennies dans les pays pauvres, voulue désormais par nos prétendus "représentants", notamment à travers l’article 104 du traité de Maastricht qui interdit aux États de créer la monnaie dont ils ont besoin pour financer les besoins publics.
C’est une sorte de « hara-kiri monétaire » par lequel les États s’imposent d’emprunter ces sommes auprès de prêteurs privés, moyennant un intérêt exorbitant, à la source d’une dette folle qui va finir par asphyxier les États et qui, finalement, nous interdit déjà toute politique publique volontariste.
On dirait même que c’est le but des prétendus "libéraux" : objectif = des États ruinés pour interdire toute relance keynésienne (qui serait favorable aux travailleurs et défavorable aux rentiers).
Alors, puisque nos "représentants" ne nous protègent plus sur ce point essentiel, écrire nous-mêmes une Constitution d’origine Citoyenne semble bien le seul moyen de reprendre le contrôle public de la monnaie.
Source (et suite) du texte : Etienne Chouard




Conférence : Les enjeux de la création monétaire (Cobema, Marseille, 2011)



Conférence : Le tirage au sort comme bombe politiquement durable contre l'oligarchie (Cobema, Marseille, 2011)



Chercher la cause des causes (TED, 2012)



Conférence : La démocratie est-elle un leurre ? (Lyon, 2012)



Interview (Demain la décroissance, 2014)



Réponse à l'accusation "théorie du complot"

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La vraie démocratie - Cornelius Castoriadis

Cornelius Castoriadis, né le 11 mars 1922 à Constantinople et mort le 26 décembre 1997 à Paris, est un philosophe, économiste et psychanalyste français d'origine grecque, fondateur avec Claude Lefort du groupe Socialisme ou barbarie.
Il consacra une grande part de sa réflexion à la notion d'autonomie, dont il proposa une conceptualisation particulière et qu'il défendit en élaborant un « projet d'autonomie », projet de société visant l'autonomie individuelle et collective, soit une démocratie « radicale », qu'il opposait à l'hétéronomie, constitutive selon lui des sociétés religieuses et traditionnelles, des régimes capitalistes mais aussi du régime de l'URSS.
Source (et suite) du texte : wikipedia

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