Affichage des articles dont le libellé est ttp. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ttp. Afficher tous les articles

jeudi 17 décembre 2015

TTP, TAFTA : le grand remplacement de la démocratie par la corporatocratie

MAJ de la page : TTP / TAFTA



TTP et TAFTA : les dirigeants européens n’osent plus dire «non» à Washington
16 déc. 2015 - RT France

L’économiste Jean-Michel Quatrepoint, livre à RT France sa vision sur les accords de libre-échange trans-pacifique et transatlantique.
Après onze ans passés au Monde, il a dirigé les rédactions de l’Agefi, de la Tribune et du Nouvel Economiste. Il a été pendant quinze ans le patron de La Lettre A. Son livre La Crise globale (Mille et une nuits, 2008) a reçu le Prix de l’Excellence Économique 2009. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Le Choc des empires (Gallimard, 2014), Mourir pour le Yuan ? (François Bourin éditeur, 2011) La dernière bulle (Mille et une nuits, 2009).
Commande sur Amazon : Le choc des empires: États-Unis, Chine, Allemagne : qui dominera l'économie-monde ?

RT France : Plusieurs experts affirment que le partenariat trans-pacifique (TPP) est une sorte d’arme commerciale contre la Chine. Etes-vous d’accord avec ce point de vue ?

Jean-Michel Quatrepoint : Oui. Ce n’est pas seulement une arme commerciale, c’est une arme globale contre la Chine, car il s’agit de rassembler les pays du Pacifique et de les intégrer dans un vaste ensemble qui ne comprend pas seulement des accords de libre-échange et de libre-circulation, mais qui va beaucoup plus loin puisque ça concerne aussi les normes, le droit, le droit de propriété, la propriété des données, le contrôle des données. L’idée des Américains, c’est d’avoir une sorte d’alliance non pas pour le progrès, mais contre la Chine. Et pour amener, éventuellement, la Chine à se rallier un jour au TPP. Mais à partir de ce moment-là, cela voudra dire que la Chine se coule dans le moule anglo-saxon, dans le moule américain et accepte d’ouvrir son pays aux normes et au droit anglo-saxon. Par ailleurs, la Chine, elle, a développé sa propre zone de libre-échange, mais là il s’agit d’une zone de libre-échange d’abaissement des droits de douane sans volonté d’imposer des normes et le droit chinois. Les approches sont donc profondément différentes. Les Américains font bien comprendre que ces deux accords, trans-pacifique et transatlantiques (TAFTA), sont des accords de domination culturelle, technologique, judiciaire, juridique. Ce n’est pas que du commerce. C’est une façon de voir le monde.

dimanche 1 novembre 2015

Transfert de souveraineté des Etats vers les transnationales


Les vrais objectifs du Partenariat transpacifique 
Par Jacques Nikonoff, le 30 oct. 2015
Professeur associé à l’Institut d’études européennes de l’Université Paris 8 Jacques Nikonoff explique quels sont, pour lui, les véritables enjeux du TPP.

Le Trans-Pacific Partnership Agreement (TPP, Partenariat transpacifique en français) a été signé le 5 octobre par 12 pays : Australie, Brunei, Canada, Chili, États-Unis, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, Vietnam. Ce n’est pas un simple accord commercial mais, comme l’affirme le Wall Street Journal du 21 octobre, «une pièce centrale du leadership économique mondial des États-Unis». Plus précisément, cette opération a trois objectifs :

1) repositionner les États-Unis en Asie pour contrer l’influence grandissante de la Chine.
2) le Partenariat transpacifique [TPP] et le Partenariat transatlantique [TIPP ou TAFTA] sont les deux mâchoires qui vont se refermer pour imposer les valeurs américaines au commerce mondial.
3) organiser un gigantesque transfert de souveraineté des États vers les firmes multinationales occidentales

Premier objectif : repositionner les États-Unis en Asie pour contrer l’influence grandissante de la Chine.

Les exportations des États-Unis vers les pays signataires représentent 698 milliards de dollars (621 milliards d’euros), soit 44% de toutes les exportations américaines, la région pesant 40% du PIB mondial. Or les États-Unis ont été contestés en Asie par l’influence grandissante de la Chine. Face à une Chine qui affiche sa volonté d’être une puissance régionale et même au-delà, le TPP sert aux États-Unis à rester une puissance du Pacifique, zone où le taux de la croissance économique est le plus fort au monde. C’est aussi la plus vaste zone de dérégulation de la planète.

Le TPP sert aux États-Unis à rester une puissance du Pacifique 
C’est pourquoi Barack Obama répète : «Si nous n’écrivons pas ces règles économiques dans la région, la Chine le fera ». […] Des normes supérieures à celles de la Chine qui sera obligée de s’aligner sur ces standards. Sinon c’est elle qui soumettra le commerce mondial à ses normes, beaucoup moins exigeantes.» Le président américain ajoute : «Alors que plus de 95% de nos clients potentiels vivent en dehors de nos frontières, nous ne pouvons pas laisser les pays comme la Chine écrire les règles de l’économie globale. Nous devons écrire ces règles, en ouvrant nos produits américains à de nouveaux marchés et en établissant de hauts standards de protection des employés et de la sécurité environnementale.»
Voilà la raison pour laquelle la Chine n’a pas été invitée au TPP, la stratégie de repositionnement américain en Asie n’était pas compatible.

Deuxième objectif : le Partenariat transpacifique [TPP] et le Partenariat transatlantique [TIPP ou TAFTA] sont les deux mâchoires qui vont se refermer pour imposer les valeurs américaines au commerce mondial.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...